Quoi de neuf au Technopôle?

Mon dernier post sur le Technopôle remontant déjà à plusieurs semaines, voici en quelques lignes – et images – les dernières nouvelles du site.

Rien d’exceptionnel à signaler, mais le Technopôle étant ce qu’il est on ne s’y ennuie jamais. Les migrateurs intra-africains, précurseurs des pluies à venir (encore 3 mois!), commencent à remplacer les migrateurs européens. Si ces derniers mois le regard était essentiellement tourné vers les limicoles, laridés et passereaux du Nord, aujourd’hui les vedettes étaient plutôt tropicales, avec l’arrivée d’une adulte et une jeune Tentales ibis, un mâle discret de Rhynchée peinte et 2-3 Martins-chasseurs à tête grise. Il doit s’agir de la 3e ou 4e observation – au moins – de la Tentale sur le site, et on peut s’imaginer que ces deux individus aient voyagé avec des Pélicans blancs venus du Djoudj.

Les martins-chasseurs, j’avais pu en observer déjà le 26/4/15, donc à quelques jours près exactement il y une année, une observation restée sans suite… nicherait-il dans les environs? La présence d’un individu le 12/8 dans un quartier résidentiel de Dakar et surtout l’observation d’un couple nourrissant deux jeunes Grands Indicateurs au Lac Rose les 8-9/8/15 suggèrent que ce martin-chasseur “partiellement migrateur” pourrait bien se reproduire en périphérie du Technopôle. En tout cas dans les années ’70, il était nicheur à Dakar (Morel & Morel). On pourrait se poser la même question concernant la Rhynchée, dont la reproduction sur la Presqu’île du Cap-Vert reste apparemment encore à prouver. Des observations plus ou moins régulières au Technopôle ces dernières années laissent en tout cas penser qu’un ou deux couples y résident et pourraient donc bien s’y reproduire.  Ajoutons encore l’observation d’un Souimanga cuivré les 17 et 24/4, à chaque fois d’un mâle au même endroit, et d’une famille de Râles à bec jaune le 30/4.

Le nombre de Pélicans blancs continue d’augmenter (au moins 250 hier 30/4) et les ardéidés sont toujours aussi nombreux, même si le nombre de Crabiers chevelus – dont certains en superbe plumage nuptial – a sensiblement diminué, tout comme les Hérons ardoisés d’ailleurs dont plus que quelques individus fréquentent encore le site. Environ 10% des Grandes Aigrettes arborent actuellement leur livrée nuptiale: où nichent-elles? En tout cas 4 Blongios nains, dont au moins un de la ssp. locale payesii, sont vus le 17/4.

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Squacco Heron / Crabier chevelu

Les Echasses blanches deviennent de plus en plus territoriales, mais je doute qu’elles n’arrivent à nicher cette année vu que le niveau d’eau est bien plus élevé que l’annee dernière lorsque le plan d’eau “ouest” était en grande partie à sec.

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Black-winged Stilt / Echasse blanche

 

Il ne reste plus que quelques Chevaliers sylvains, aboyeurs et guignettes, mais toujours bon nombre de Bécasseaux minutes et sanderlings, tout comme les Grands Gravelots. Deux Barges à queue noire vues les 17 & 24/4 sont peut-être des oiseaux immatures qui passeront leur premier été dans la région, alors qu’une Barge rousse pourrait bien être une retardataire en route pour ses terres de nidification lapones. Globalement, les effectifs et la diversité d’espèces sont toutefois moins importants que l’an dernier à la même époque, lorsque Pluviers argentés, Tournepierres, des Bécasseaux maubèches et de Temminck (les deux espèces à l’unité) et même un Pluvier dominicain (bronzé) étaient présents fin avril/début mai. En parlant d’américains… cela fait bientôt un an que la Mouette de Franklin n’a plus été revue ici: seraient-elles enfin reparties sous des cieux plus familiers pour cette espèce? En 2011-2014 il y a eu en tout cas 5 individus différents, avec des observations régulières à toute saison (max. de 4 ensemble le 1/7/13) – j’avais eu la chance d’en voir 2 avec Paul Robinson lors d’une visite en juillet 2012, puis de nouveau l’an dernier lorsqu’un adulte était présent les 15/3 et 3/5/15.

Toujours dans la catégorie des migrateurs, des Martinets noirs – espèce étonnamment peu vue à Dakar – et Hirondelles rustiques sont vus à l’unité les 17 et 24/4, respectivement, à chaque fois en vol vers le Nord-Est donc certainement en migration active.

L’évènement le plus marquant fut sans doute la découverte d’un nid actif de Faucons chicqueras il y a 2 semaines, nid contenant au moins 2 jeunes déjà de taille adulte et sans doute proches de l’envol. Leurs cris de quémande incessants et les va-et-vient réguliers des parents font que la famille passe difficilement inaperçu – quel contraste avec la discretion qui a regné les semaines précédentes, quand personne (ou presque*)n’a remarqué ce nid pourtant situe à quelques dizaines de mètres seulement du nid de Vautour charognard dont je vous parlerai dans un post à venir.

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Red-necked Falcon / Faucon chicquera juv. (le 17/4)

Red-necked Falcon / Faucon chiquera

Red-necked Falcon / Faucon chicquera juv. (le 24/4)

J’avais bien des soupçons comme quoi ce petit faucon pourrait nicher dans le coin, ayant régulièrement vu des oiseaux isolés et une fois un couple présumé, mais leur comportement discret a été tout à fait efficace… jusqu’au moment où les jeunes sont devenus bien trop bruyants pour passer inaperçu! Si on suppose un envol imminent, on peut déduire une ponte autour de la mi-février (le fameux Handbook of the Birds of the World, Vol. 2, fait état d’une durée d’incubation de 32-35 jours et d’une émancipation des jeunes à l’âge de 35-40 jours). Le nid, probablement un ancien nid de Corbeau pie, se trouve dans un des cocotiers – emplacement tout à fait typique pour cette espèce – à deux pas du Club House.

Red-necked Falcon / Faucon chicquera

Red-necked Falcon / Faucon chicquera ad. (m.?)

Le Faucon chicquera est assez courant à Dakar; j’en vois de temps à autre dans le quartier des Almadies mais aussi le long de la Corniche Ouest, notamment à Ouakam. C’est un oiseau typiquement inféodé aux savanes parsemés de palmiers à huile ou de cocotiers, mais aujourd’hui il semble s’être bien adapté aux environnements urbains. Au point où on les voit parfois se poser (et nicher?) sur les palmiers artificiels faisant office d’antennes-relais du réseau de téléphonie mobile. Apparemment, ce n’était pas toujours le cas car à l’époque de Morel & Morel, soit dans les années ’60-’80, l’espèce n’était pas du tout connue de la région dakaraoise. L’implantation de ce petit faucon dans la capitale serait donc assez récente. Leur présence en pleine ville ne se limite d’ailleurs pas à Dakar: dans la sous-région, j’en ai vu notamment à Bamako (station de Sotuba) et à Ouagadougou (Forêt urbaine de Bängr-Weogo).

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Striated Heron / Heron strié

 

* update du 3/5/16: entre-temps j’ai pu trouver cette photo faite par Etienne Henry le 6 mars dernier. On y voit l’un des adultes avec ce qui semble être des poussins fraichement eclos, ce qui impliquerait une ponte dans les premiers jours de février.

Les oiseaux de Toubab Dialaw

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Deux brefs séjours récents dans la brousse derrière le village côtier de Toubab Dialaw ont révélé un site fort intéressant pour les oiseaux, tout près de Dakar, même si aux premiers abords la zone ne semble pas présenter d’intérêt bien particulier. Les environs immédiats du village sont semblables à tant d’autres villages proches de Dakar: des maisons a moitie construites et des murs délimitant les terrains réservés au béton à perte de vue, entrecoupes de brousse surpâturée. Une combinaison intéressante de cultures, savane arbustive parsemée de baobabs, plantations de manguiers et un minuscule point d’eau dans un lit de ruisseau autrement à sec font qu’il y a une bonne diversité d’oiseaux.

Certains se retrouvent ici en limite septentrionale de leur aire de distribution au Sénégal, tels que la Pintade de Numidie, la Poule de roches, le Merle africain ou encore le Cossyphe a tète neigeuse. A l’opposé, d’autres atteignent ici plus ou moins la limite méridionale de leur aire de répartition régulière, comme l’Agrobate roux et les sympathiques Colious huppés. Les observations du merle et du cossyphe sont plutôt étonnantes et des premières pour moi dans la région. En effet, Morel & Morel (1990) indiquent que la première semble plutôt rare ou très localisée au nord de la latitude 14°N (“Du N jusqu’au 14°30N, statut incertain et statut rare ou très rare”), alors que la 2e est “rencontre[e] sporadiquement dans la région de Dakar dans les dépressions a Palmiers a huile”; on s’attendrait plutôt a les voir plus tard en saison ici, à l’approche des pluies.

S’y ajoutent plusieurs espèces intéressantes liées à la savane et aux baobabs: Autour sombreIrrisor moqueurGrand-Duc de VerreauxRollier variéMartinet d’UsherPic goertanHirondelle des mosquéesTraquet fourmilierCratérope à tête noireErémomele du SénégalPririt du SénégalMoineau doréVeuve à collier d’or,… L’Alouette chanteuse, peu rencontrée sur la côte, a été vue en septembre près de l’hôtel Pierre de Lisse, tout comme le Coucou didric, le Brubru africain, la Corvinelle à bec jaune, le Sporopipe quadrillé  ou encore le Serin à croupion blanc.

 

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Chestnut-bellied Starling / Choucador à ventre roux

A la mi-avril, le flot de migrateurs se faisait déjà bien plus discret qu’un mois auparavant, avec juste quelques espèces observées en escale ou, pour les Hirondelle de fenêtre, en migration active: Huppe fasciéeRougequeue à front blancHypolaïs obscurePie-grièche à tête rousse.

Mais il n’y a pas que les oiseaux! Deux Loups d’Afrique (Canis anthus) sont vus le 27 à l’aube dans les champs derrière les collines, et les terrains du Centre Mampuya sont fréquentés par le Lièvre du Cap (Lepus capensis), l’Ecureuil fouisseur (Xerus erythropus), les Singes rouges “patas” (Erythrocebus patas) et les Singes verts (Chlorocebus sabaeus). Ces derniers sont également vus dans les plantations de manguiers. L’individu ci-dessous se trouvait en haut d’un immense baobab à Mampuya.

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Green Monkey / Singe vert

 

Les Chaméléons du Sénégal (Chamaeleo senegalensis) semblent courants dans le coin, à en croire les deux individus observés dans un jardin – encore faut-il les trouver!

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Senegal Chameleon / Chaméléon du Sénégal

 

Pour ceux qui passeraient dans le coin, j’ai résumé les sites d’observation autour de Toubab Dialaw sur la carte ci-dessous.

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  • Tout d’abord la brousse très bien préservée du Centre Mampuya “éco-solidaire”, situe sur l’une des collines de roche volcanique: riche en espèces, elle couvre une zone de plusieurs hectares avec de nombreux sentiers. Normalement pas librement accessible, et l’hébergement y est possible seulement dans le cadre d’ateliers ou retraites en groupe, mais il doit être faisable d’organiser une visite pour découvrir ce site très agréable.
  • La petite oasis de l’étonnant Theatre de l’Engouement attire toute une série d’oiseaux, notamment autour de la petite mare dans le lit de ruisseau qui traverse la zone. C’est là que j’ai pu observer le Merle africain et le Cossyphe à tête neigeuse, 3 espèces de souimangas, un Chevalier guignette, les Cratéropes à tête noire (une ou deux troupes fréquentent Mampuya), le Grand-Duc de Verreaux (dans les baobabs en amont du verger de manguiers), etc.
  • La “lagune” ou plutôt l’embouchure du ruisseau est à sec la plupart de l’année, mais en septembre, pendant les pluies, le site était fréquenté par quelques limicoles et laridés. En septembre dernier, s’y trouvaient des Chevaliers aboyeur, guignette, culblanc et gambette, Courlis corlieux, Grands Gravelots et Bécasseaux minutes. Accessible depuis la piste de Toubab à Ndayane/Popenguine.
  • En continuant en direction du sud le long de cette piste, on passe devant l’hôtel Pierre de Lisse, dont le terrain arboré semble très attractif pour les passereaux migrateurs comme l’Hypolaïs obscure, Pie-grièche a tête rousse, Gobemouche gris etc. Egalement vus ici (en septembre), l’Epervier shikra et le Faucon chicquera.
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Cut-throat / Cou-coupé

 

 

Enfin, voici une liste d’espèces enregistrées pendant nos 4 visites au cours de ces 12 derniers mois:

  • Poule de roches / Stone Partridge (le chant très caractéristique, émis tous les matins et soirs: XC309471)
  • Vanneau à tête noire  / Black-headed Lapwing (cris: XC312537)
  • Tourtelette améthystine / Blue-spotted Wood-Dove (chant d’un oiseau vu en septembre dernier: XC279101)
  • Coucal du Sénégal / Senegal Coucal (cris d’un adulte venant au bord de la mare: XC309475)
  • Barbion à front jaune / Yellow-fronted Tinkerbird (les deux variantes du chant monotone de cette espèce: XC312542 et XC309477)
  • Alouette chanteuse / Singing Bush Lark (chant: XC279102)
  • Pririt du Sénégal / Senegal Batis (cris: XC312539)
  • Tchagra à tête noire / Black-crowned Tchagra (chant et cris: XC312536)
  • Gonolek de Barbarie / Yellow-crowned Gonolek (l’etonnant duet typique d’un couple, comme toujours parfaitement synchronise: XC312540)
  • Hypolais obscure / Western Olivaceous Warbler (chant enregistre en mars 2015:
    XC217113 et cris d’un migrateur le mois dernier: XC309353)
  • Craterope à tête noire / Blackcap Babbler (cris de contact d’un petit groupe: XC309354)
  • Choucador à oreillons bleus / Greater Blue-eared Glossy Starling (cris: XC312538)
  • Agrobate podobé / Black Scrub Robin (chant: XC312731XC312732XC312733, cris supposes d’alarme: XC312909)
  • Agrobate roux (mineur) / Rufous-tailed (“African”) Scrub Robin (chant, à comparer avec celui des podobés: XC312727)
  • Souimanga à poitrine rouge / Scarlet-chested Sunbird (cris: XC309478)
  • Moineau gris / Northern Grey-headed Sparrow (cris: XC312722)
  • Tisserin gendarme / Village Weaver (le bruit de la colonie de l’hotel Pierre de Lisse: XC279100)
  • Cordon-bleu à joues rouges / Red-cheeked Cordon-bleu (cris: XC312724)
  • Serin du Mozambique / Yellow-fronted Canary (chant: XC309473)

 

Trip up North: Gandiol & the “PNLB” (30/3-3/4)

Last week’s school holidays and a cancelled road trip to the Gambia and Casamance (border closed to road traffic!) were a perfect opportunity to return to the Gandiol area, just south of Saint-Louis. We first stayed a couple of nights at the pleasant Niokobokk guest house, then 2 nights camping at our favourite Zebrabar. Rather than writing a long report, here’s an overview in pictures, in chronological order:

Thursday 31/3

  • Acacia bush between Gandiol village and Niokobokk: a Brubru (more heard than seen), a Yellow-billed Oxpecker feeding between a donkey’s ears, a busy pair of Northern Crombecs, 1 or 2 Woodchat Shrikes, numerous Common Whitethroats, several Common Redstarts, etc.
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Northern Crombec eating ants / Crombec sittelle mangeant des fourmis

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Yellow-billed Oxpecker on a donkey’s head / Piqueboeuf à bec jaune sur la tête d’un âne

 

  • Niokobokk: A probable Iberian Chiffchaff in the garden of the guest house. Poor picture, but the well marked supercilium, whitish belly, pale legs (compared to Common Chiffchaff), shortish primary projection(compared to Willow Warbler) are more or less visible here. Unfortunately this bird didn’t call or sing, so I’m not 100% certain about this bird’s ID even if plumage, location and date all point in the Iberian direction.
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Probable Iberian Chiffchaff / Pouillot ibérique

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Black-headed Weaver / Tisserin à tête noire

 

  • Guembeul reserve: Daniel, Charlie and I paid an afternoon visit to Guembeul, where we were met by local guide Pape who just like on our first visit last year was very enthusiastic and obviously quite knowledgeable about the area’s bird- and wildlife. Of interest were +250 Avocets, a single Lesser Flamingo, +60 Greater Flamingos, 2 Little Terns… but also Warthog, Patas Monkey, Striped Ground Squirrel on the mammal front.

Friday 1/4

  • An entire morning out in the field with Frédéric Bacuez, Saint-Louis resident (well, almost!) birder and blogger, was undoubtedly the highlight of the trip. Fred’s knowledge of the birdlife and more generally of the biodiversity, geography and culture of the region is unique, making it was most definitely a privilege to be out birding together. Even more so because our excursion was highly successful in finding our main target: the little-known and elusive Little Grey Woodpecker, of which Fred recently found an active nest in an impressive baobab, somewhere in the “arrière-pays gandiolais” south of the Guembeul special fauna reserve. His blog Ornithondar contains a number of posts on this find, including a comprehensive report of our excursion together. It only took a short wait for the tiny Sahelian Woodpeckers as they are sometimes called to appear near their favourite tree.
Little Grey Woodpecker / Pic gris

Male Little Grey Woodpecker / Pic gris mâle

We enjoyed watching, photographing and recording a fine adult male with a female or young bird, staying closely together while feeding in the acacia trees. After a while, the latter flew onto the branch containing the nest hole. As it approached, just before entering the cavity, another young or female left the nest: it seems that the local family continues using their nest hole even after the young have fledged.

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Female-type Little Grey Woodpecker near nest / Pic gris type femelle, près du nid

 

A recording of the male calling loud & clear followed by constant softer contact (or begging?) calls is available on Xeno-canto. Seems that my recording is the only one that is publicly available, as the species was so far not represented in the extensive sound library, neither is it available in the AVoCet nor the Macaulay libraries.

A supporting act of various Palearctic passerines – Common Whitethroats everywhere, a single Subalpine Warbler, Orphean Warbler, Common Redstart, Bonelli’s Warbler – and a few “good” local species – Chestnut-bellied Sandgrouse, Little Tern (a presumed pair performing their aerial display), Little Green Bee-eater, Senegal Batis – further made our mourning out all the more enjoyable. A quick stop at the sewage ponds on the way back from Saint-Louis added a few more to the list, in particular River Prinia and Greater Swamp Warbler.

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“African” Scrub-Robin / Agrobate “mineur” (ssp. minor, sometimes split from Rufous Scrub-Robin)

 

Saturday 2/4

  • Parc National de la Langue de Barbarie (aka PNLB): the usual suspects around Zebrabar: a good diversity of waders of all sorts (Oystercatcher, Grey PloverCurlew Sandpiper, Little Stint, Curlew and Whimbrel, etc.), noisy Royal, Caspian, Gull-billed, Sandwich and Common Terns; Slender-billed, Grey-headed and Lesser Black-backed Gulls; Brown Babbler; Western Olivaceous WarblerLittle Weaver.
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Little Green Bee-eater / Guêpier d’Orient

 

  • Gandiolais bush east of Mouit village: a late afternoon visit produced another Orphean Warbler, at least a dozen or so Common Whitethroats feeding for the most part on “prickly pear cactus” (Barbary Fig), more Sudan Golden Sparrows, and so on.
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Sudan Golden Sparrow / Moineau doré du Soudan

 

Sunday 3/4

  • A quick early morning walk around Zebrabar produced more of the same, plus an adult Peregrine Falcon (one of very few raptors seen in the area), another White Wagtail, more Senegal Batises, and a Bar-tailed Godwit to mention but a few.

 

  • The return journey to Dakar took us once again through vulture country: from Potou to roughly Mboro, sightings of Hooded, White-backed and to a lesser extent Ruppell’s Vultures were fairly regular albeit in small numbers. Also seen were a roadside European Roller – a nice change from the common Abyssinian Roller – and several Mottled Spinetails between Kebemer and Mboro. A quick stop near one of the small Mboro lakes, pictured below, provided a snapshot of the potential of this area which I hope to explore more in coming weeks or months: an impressive density of African Swamphen, African Jacana, and Moorhen was remarkable, while a White-faced Whistling Duck, a pair of Little Grebes, an Intermediate Egret, Squacco Heron, a Black-headed Heron, Black-winged Stilt, Wood Sandpiper, and Palm Swift added more flavour. The Black-headed Heron was all the more surprising as this was the 2nd of the trip, after one flying over the new Lompoul road on our way northward, while the species is not known to regularly occur in the Niayes stretch between Dakar and the Senegal River. Also on the way up on 30/3, a pair of Bearded Barbets near Gokho village (north of Lac Tanma) was of interest as there are apparently few records this far north.

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All in all, about 135 bird species were seen during this trip, once again confirming the sheer diversity of this part of Senegal.

 

Spring migration at Ngor (25.03)

Quick stop at the Calao terrace this morning (8:45-9:30) to see what’s on the move at the moment. Spring migration has obviously picked up, or at least it was more visible today compared to last Sunday, with the majority of birds flying north or north-east.

  • Cape Verde Shearwater: 2+1 birds flying NE at fairly close range
  • Scopoli’s Shearwater: at least one, probably belonging to this species, feeding out at sea
  • Northern Gannet: at least 80, the majority of which flying NE. As usual a mix of all possible ages with very few full adults in the lot.
  • Pomarine Skua: 3 immatures flying past in different directions, and 9 adults slowly following a fisherman’s pirogue
  • Arctic Skua: 3 birds, including one nice adult
  • Lesser Black-backed Gull: 7, all towards the NE
  • Sandwich Tern: +50 flying NE, some feeding at sea
  • Lesser Crested Tern: 3 NE
  • Royal Tern: 3 NE
  • Arctic Tern: 20-40 NE, difficult to count because often flying low over the water (possibly also some Common Terns among them)

Also present were one of the usual Peregrines on the Ngor Diarama hotel, an Osprey, Whimbrel and Common Sandpiper.

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Hazy view from Le Calao towards Ngor island

 

Meanwhile in Almadies, I had a garden tick with 11 Chestnut-bellied Starlings flying rapidly past, but easily recognisable thanks to their diagnostic pale wing patches. A garden tick? If you’re unfamiliar with the term and think I’m referring to parasitic arthropods, then here’s a good read: The Garden List (and like Nigel, I tend to take the more liberal view of counting anything that’s visible from my garden – or in this case balcony).

Little Bee-eaters have reappeared in recent days, one Hooded Vulture was patrolling the area while noisy Senegal Parrots and Western Plantain-eaters mostly remained invisible today. And the usual little jobs are around of course: African Silverbill, Red-billed Firefinch, Variable and Beautiful Sunbirds, Black-headed Weaver, Tawny-flanked Prinia.

 

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Senegal Parrot / Perroquet youyou (picture taken from our balcony a couple of weeks ago)

 

 

Guereo & La Somone, 18-19 mars

Voici un désormais presque classique compte-rendu des obs les plus marquantes faites pendant le weekend dernier, en l’occurrence aux alentours du lodge des Manguiers de Guereo. On y était déjà passés le mois dernier lorsque Boris et moi avons pu explorer la lagune de Somone et la réserve de Popenguine. Cette fois j’ai plutôt parcouru la brousse directement derrière le lodge, le long du rivage nord de la lagune.

Un petit tour en fin de journée après notre arrivée permet de retrouver une partie des mêmes espèces déjà vues le mois dernier: Barbican de Vieillot et Barbion à front jauneGuêpier nainPintade de Numidie, les deux espèces de calaosChoucadors à longue queue, à oreillons bleus et à ventre rouxPie-grièche à tête rousseCorvinelle à bec jaune etc. Egalement une bande d’une cinquantaine d’Astrilds cendrés se nourrissant dans les hautes herbes, une petite troupe de Moineaux dorés, un Traquet motteux, deux Autours sombres, puis surtout une belle surprise tout à fait inattendue: en longeant le périmètre extérieur du lodge alors qu’il commence déjà à faire nuit, je lève deux Courvites à ailes bronzées! Une coche pour moi d’un oiseau réputé difficile à trouver, non seulement du fait de ses discrètes habitudes crépusculaires et nocturnes, mais également en raison de son nomadisme. L’espèce affectionne particulièrement les terrains récemment brûlés (c’était le cas ici!), se reposant à l’ombre d’un buisson pendant la journée et restant alors la plupart du temps invisible.

L’un d’eux se pose à faible distance tandis que l’autre atterrit hors de vue dans les broussailles du jardin. J’ai alors tout loisir d’observer cet oiseau dans le détail et je tente quelques photos qui malgré la faible lumière ne ressortent pas trop mal. Le lendemain à l’aube, je les retrouve au même endroit. Cette fois la luminosité est encore pire donc je n’ai que quelques photos floues, mais on y voit une nette différence de coloration entre les deux oiseaux, peut-être aussi une différence de taille: seraient-ce un adulte et un jeune? Difficile de l’affirmer à coup sûr car je n’ai pas de photos montrant le dos et les ailes (qui chez un jeune auraient encore des lisérés sombres aux couvertures). Je n’ai pas trouvé de références à un éventuel dimorphisme sexuel, et il n’y a que peu d’images de juvéniles disponibles sur le web donc aucune certitude sur l’âge de ce 2e oiseau.

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Bronze-winged Courser / Courvite à ailes bronzées

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Bronze-winged Coursers / Courvites à ailes bronzées

Consultant le Birds of West Africa (Borrow & Demey), je constate que ce courvite, contrairement au Temminck, serait absent du quart occidental du pays – il n’y a qu’une petite croix rouge indiquant une observation isolée, sur la Petite Côte. Selon Morel & Morel, dans le nord du pays ce courvite est un “visiteur de saison des pluies assez commun en saison des pluies ; peut-être tout le territoire, selon les saisons […]”; Rodwell & Sauvage rapportent une observation d’un couple en mars 1990 à Mbour, donc non loin et à la même époque de l’année que l’observation relatée ici. Wim Mullié l’a vu une fois près de Toubab Dialaw, soit une dizaine de kilometres plus au nord, et bien sûr ailleurs au Sénégal (dont le Saloum), mais je n’ai pas retrouvé d’autres observations de la côte. En Gambie, Clive Barlow mentionne la présence de l’espèce sur au sud de l’embouchure du fleuve, et me dit qu’il y a des indices de mouvements saisonniers (observations dans des jardins d’hôtel ou d’oiseaux ayant percuté des fenêtres à Banjul). C’est d’ailleurs Clive qui a pu documenter le premier cas de nidification en Sénégambie, relaté dans une note brève dans le Bulletin de l’ABC 9.2 (2002). Le nid, trouvé en février 2002 en Gambie, était situé sur un terrain ravagé par un feu de brousse un mois auparavant: les similitudes en termes de saison et de biotope avec la donnée de Guereo sont frappantes. On peut donc supposer que le Courvite à ailes bronzées soit regulier, peut-être même en tant que nicheur, sur la Petite Côte et probablement jusqu’au Saloum.

Pour clore ce petit chapitre des courvites, ajoutons encore une photo du biotope, justement: les oiseaux se tenaient le long de la haie au centre de la photo. Le terrain a été brûlé il y a 6 semaines environ “pour protéger les plantations de manguiers des feux de brousse.”

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Je continue donc ma balade matinale en direction de l’amont de la lagune. Deux Spatules blanches passent en vol, quittant la lagune peu après l’aube: sont-elles en route vers l’Europe? S’ajoutent encore à la liste une bande d’Irrisors moqueurs agaçant un Autour sombre, un Faucon pèlerin adulte transportant une proie que j’identifie comme Tourterelle mailléeVanneaux à tête noire et bien sûr éperonnés, etc. Surtout, j’arrive enfin à faire quelques enregistrements corrects car il n’y a que peu de vent ce matin, à écouter sur xeno-canto.

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Yellow-billed Shrike / Corvinelle à bec jaune

 

La deuxième surprise du séjour proviendra d’un petit passereau terne et discret, que je prends d’abord pour une Hypolaïs obscure, mais en l’observant je vois rapidement que l’oiseau ne cesse de hocher la queue: il doit donc s’agir d’une Hypolaïs pâle, espèce beaucoup moins fréquente en Afrique occidentale. Je tente de prendre des photos et des sons, qui me permettent plus tard de confirmer mon identification. Rien que le mouvement de la queue, très régulier, est tout à fait caractéristique et le distingue des Hypolaïs obscures dont la structure et le plumage sont très proches. J’ai eu la chance de pouvoir saisir deux clichés montrant ce hochement, permettant de simuler le mouvement (image du bas). D’autres caractères moins évidents sont également visibles: bec plus fin, lisérés clairs au secondaires formant une plage alaire pâle, plus ou moins bien visible selon la position de l’oiseau, queue relativement courte, petite tache noire devant l’oeil (visible sur certaines photos uniquement). Si le chant diffère entre les deux espèces, le cri – un tchac ou tchec assez doux mais insistant, régulièrement émis pendant que l’oiseau se nourrit dans les buissons – est très similaire sinon identique à celui de l’obscure.

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Eastern Olivaceous Warbler / Hypolaïs pâle

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Eastern Olivaceous Warbler showing tail-wagging movements / Hypolaïs pâle montrant le mouvement de la queue

Qu’en est-il au juste de la répartition de ce taxon au Sénégal? Peu d’observations sont connues, si bien que beaucoup de cartes de répartition n’incluent pas le pays ni même la partie occidentale de l’Afrique de l’Ouest. Les Morel font état de deux captures de la sous-espèce reiseri (celle qui niche en Afrique du Nord-Est et dont certains hivernent en Sénégambie), mais Borrow & Demey n’incluent pas la Sénégambie dans l’aire d’hivernage alors qu’il existe plusieurs observations documentées, notamment des captures en Gambie. Il n’y a à ma connaissance que l’excellent Reed and Bush Warblers (Kennerley & Pearson 2010) dont la carte de répartition – avec délimitation des sous-espèces de surcroît – paraît correcte pour la région.

Les buissons où se tenait l’hypolaïs étaient fréquentés par plusieurs autres passereaux en hivernage ou en escale ici: un Pouillot véloce, 2-3 Rougequeues à front blanc, une ou deux Fauvettes grisettes. Mais il est temps d’avancer…

Côté lagune, une brève visite prés de l’embouchure permet d’estimer (à la louche!) 350-400 Sternes royales, au moins 20 caugeks, 70 Goélands railleurs, 150 bruns, 20 Mouettes à tête grise, et au moins 2 Mouettes rieuses et 2 Sternes hansel – tous aussi bruyants les uns que les autres. Les Sternes royales, bien qu’elles ne soient pas nicheurs ici, paradent à volonté. Dans la vasière, quelques Pluviers argentés, Barges rousses,  Chevaliers aboyeurs et gambettesCourlis corlieux et un Courlis cendre sont les seuls limicoles à se montrer. Ici, la surprise provient de 5 Grues couronnées vues brièvement survoler la lagune au milieu de laquelle elles semblent se poser. Cette espèce emblématique, au statut de conservation Vulnérable selon la Liste Rouge de l’IUCN, n’est sans doute que de passage en très petit nombre sur la Petite Côte et dans les régions de Dakar et Thiès, à en croire la poignée d’observations dont nous avons connaissance.

 

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Western Red-billed Hornbill / Calao occidental

 

Oiseaux marins et encore le Technopôle

Profitant d’une pause dans mon calendrier de voyages professionnels, j’ai eu plusieurs opportunités pour visiter mes sites favoris à Dakar ces derniers temps. Tout d’abord donc quelques news rapides du Technopôle, site visité l’après-midi du 27/2 en compagnie de Frédéric en visite depuis Saint-Louis (voir son blog Ornithondar), Jérémy fraîchement arrivé de la Haute-Savoie, et Etienne de Ouakam; puis dimanche matin 6/3 avec Geoffroy. Entre ces deux visites, le nombre de limicoles a doublé, avec hier une centaine de Becasseaux minutes, quelques cocorlis, env. 80 Chevaliers aboyeurs, une quarantaine de Grands Gravelots et Combattants, etc.

Au moins un Blongios nain se montre bien dans un bout de roselière: vu les tons roux prononcés au cou il s’agit visiblement d’un oiseau de la ssp. africaine payesii, apparemment peu signalée au Sénégal. Une cinquantaine de Spatules blanches fréquentent le site actuellement, malheureusemnt trop loin pour lire les bagues des 2-3 individus décorés. Un regroupement d’au moins 25 Herons ardoisés fait exploser mon petit record local d’une dizaine d’oiseaux à peine. La présence d’au moins 6 Sarcelles d’été cachées dans la végétation suggère un faible passage ici au printemps.

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Little Gull / Mouette pygmee

Côté Laridés, nous avons la chance de découvrir une Mouette pygmée de 1er hiver, au plumage bien use, parmi les Mouettes rieuses et à tête grise, les Goélands railleurs, Goélands bruns et autres Sternes caspiennes. En limite méridionale de son aire d’hivernage, cette espèce est visiblement rare à Dakar, aussi bien pendant l’hiver paléarctique qu’en automne (vue seulement 2 sur 9 sessions de seawatch en octobre et début novembre, entre 1995 et 2008). Pareil autour de Saint-Louis, où la Mouette pygmée n’est notée qu’occasionnellement. Plus classique, une Mouette mélanocephale se trouvait également dans le tas, là aussi un oiseau de 1er hiver.

Les Phragmites des joncs chantent toujours de maniere aussi assidue, alors qu’un Rougequeue à front blanc était probablement seulement en escale, l’espèce n’hivernant pas sur ce site.

Il y a comme toujours des dizaines de Milans d’Afrique qui tournent dans la zone, dont voici cet oiseau que nous avions d’abord pris pour un Milan noir (l’œil foncé indique un oiseau immature donc de 2e année en ce moment, d’où le bec sombre)

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Yellow-billed Kite / Milan d’Afrique

…à comparer avec cet adulte au bec jaune bien marqué:

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Yellow-billed Kite / Milan d’Afrique

 

On quitte cette incroyable zone humide urbaine pour cette fois tourner le regard vers la mer, d’abord avec Frédéric et Jérémy depuis le Club Calao (27/2) et depuis l’île de Ngor et le Calao (28/2), puis le 4/3 depuis le golf du Meridien à la Pointe des Almadies. Les oiseaux les plus en vue en ce moment sont les Fous de Bassan, avec en tout cas une soixantaine pêchant devant les côtes, en nombre et mouvements variables d’un jour à l’autre. Les Labbes pomarins (max. +25) et parasites (5-10) répondent à l’appel, mais à part un ou deux puffins de type cendré/Cap Vert au loin, point de puffins à l’horizon alors que l’an dernier à la même période il y en avait plusieurs dizaines. Un groupe de 12 à 15 Grands Dauphins (Bottlenose Dolphin) passent en direction du nord le 29/2 et se laissent, pour une fois, assez bien observer au téléscope – l’un d’eux faisant même un saut impressionnant complètement hors de l’eau.

A marée basse, l’îlot devant le Calao sert de reposoir aux sternes et goélands et est actuellement surout occupé par les Sternes royales et caugeks, ces dernières maintenant en plumage nuptial complet pour la plupart, alors que les autres espèces de sternes n’ont pas encore complété leur mue. Parmi elles se trouvent quelques Sternes voyageuses et pierregarins, une poignée de Goelands bruns et 3-4 Goelands d’Audouin. Sur la terre ferme, l’imposant hôtel Diarama sert toujours de falaise de substitution au couple de Faucons pelerins hivernant ici. Au minimum 3 Balbuzards sont vus, dont un individu provenant d’Allemagne ou du Royaume-Uni à en croire sa bague noire (non lue car trop loin).

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Osprey / Balbuzard pecheur

A part quelques groupes de Caugeks, peu de migration active est visible. Le 29/2, une Bergeronnette grise passe à la Pointe des Almadies, peut-être en route vers l’Islande d’ou semble provenir une bonne partie des hivernants d’Afrique de l’Ouest. Ce même jour également mon premier Moineau doré de la saison, ma dernière obs à Dakar remontant au mois de novembre au Calao. Et surtout, des vols réguliers de centaines voire de milliers de Travailleurs à bec rouge (queleas), certains volant loin au large.

J’allais encore vous parler des Vautours charognards urbains car on vient d’aller voir un nid actif dans le centre-ville de Dakar, mais ce sera pour un prochain article. En attendant, voici déjà une photo prise il y a quelques jours depuis mon balcon:

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Hooded Vulture / Vautour charognard adulte

 

 

Lac Tanma & Technopole

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Technopole

I was lucky to go out birding twice this weekend, first to Technopole on Saturday together with Dieme, and today to Lac Tanma followed by another quick stop at Technopole, with Geoffroy (BirdLife International). Here’s a brief overview of the main sightings from both excursions.

Technopole produced no less than 67 species in just a couple of hours; keeping in mind that we only covered the pool behind the golf club house and part of the main lake, and that windy conditions meant reduced activity among passerines, one can easily imagine that the total number of species present was at least 80 or so. Out of these, no less than 3 species were new for me at this site, and we managed to read rings from 5 birds.

  • Black-headed Heron: first sighting here for both of us, though I assume that the species does show up every now and then. This one was an immature bird, possibly on a short stop here. The usual other heron species were of course also present: Great, Intermediate and Little Egret, Cattle Egret, Western Reef Heron, Grey Heron, Squacco Heron, Green-backed Heron, Black Heron.
  • With receding water levels, feeding conditions are starting to be more suitable for the smaller wader species, including Common Ringed Plover, Little Stint (+60 on both visits), Sanderling (a single bird together with the stints), Ruff, etc. Today there were also two Black-tailed Godwits, but none yesterday: the majority of West African overwintering birds is most certainly already in Europe by now.
  • Yellow-legged Gull: what I believe to be this species was photographed among the numerous Lesser Black-backed (+100) and Audouin’s Gulls (ca. 30). It would seem to fit the Mediterranean subspecies michahellis better than atlantis. Comments welcome! Another first for me here, of what is obviously not a regular species in Dakar.
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First-winter Yellow-legged Gull / Goeland leucophée

  • Mediterranean Gull: four birds yesterday, and just as many today though including at least two new birds, bringing the total to a minimum of six (one of which was an adult already in full breeding plumage). This species is obviously an increasingly regular winter visitor here with annual records since 2012 at least; prior to 1998 apparently only about 11 records were known from Senegal.
  • Rings: two Spanish Audouin’s Gulls, a Spanish and a Senegalese Slender-billed Gull, and a Dutch Black-headed Gull. The latter was ringed as an adult male in July 2015 in Arnhem NL (“ENY5”) and was already seen here by us two weeks ago. It’s the southernmost recovery from Frank Majoor’s long-running ringing scheme and as such a pretty interesting sighting. The previous record from one of Frank’s birds was from the Canary Islands.
  • Finally, a fine Short-toed Lark near the club house was a nice surprise, as this is a rare wanderer here in Dakar. There’s a record from Pointe des Almadies from January 1993 (Sauvage & Rodwell 1998), and I believe Paul has seen one once at Technopole in recent years, while a Swedish team photographed one here back in 2004.
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Short-toed Lark / Alouette calandrelle

 

The expanse of the shallow Lac Tanma is now much reduced compared to our previous visit about a month ago, leaving extensive mudflats that are good for waders, but conditions are no longer suitable for ducks as there is no more submerged vegetation. As a result, far fewer species were recorded on this visit but as always there were some great birds to be found.

  • Waders were the main feature of today’s visit: 6 or 7 Grey Plovers, at least 25 Kentish Plovers (incl. many males in breeding plumage), 50+ Kittlitz’s Plover, a few Common Ringed Plover, a lone Black-winged Stilt, 8-10 confiding Collared Pratincoles, 100+ Little Stints, and a Green Sandpiper.
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Collared Pratincole / Glaréole à collier

  • The only other waterbirds around were two Great White Pelicans and singles of Great Egret, Grey HeronGull-billed Tern, and Slender-billed Gull.
  • A Temminck’s Courser flying over high up in the sky while calling was probably a displaying bird, and a first for me in the Greater Dakar area. Also around were three Black-headed Lapwings in the baobab forest.
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Black-headed Lapwing / Vanneau à tête noire

  • Other migrants included Hoopoe (seen too briefly to determine ssp.), Iberian Yellow Wagtails, several Subalpine Warblers, a probable Eurasian Reed Warbler, a few Woodchat Shrikes, a Common or Lesser Kestrel, and a single Osprey roosting on a mudflat (compared to more than 25 on our previous visit!).
  • Yellow-bellied Eremomela was seen again, this time at least two birds feeding in bushes on the edge of the baobab forest (area shown in picture below); this is now the third time in a row that the species is recorded here. Also present was a singing Northern Crombec. Quite a few Palm Swifts were feeding over the plain, with one Mosque Swallow joining them for a while.
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View over Lake Tanma from the Baobab forest. Note the communal nests of White-billed Buffalo-Weaver in one of the trees.