La migration en mer devant Dakar: l’automne 2017 (1ère partie)

Voici donc une première ébauche de synthèse de la saison de seawatch 2017, que j’espère pouvoir retravailler par la suite pour une petite publication. En effet, c’est à notre connaissance la toute première fois qu’un suivi aussi exhaustif est fait sur l’ensemble d’une saison. Les efforts précédents ont presque toujours porté sur une période courte (1 à 3 semaines), généralement en octobre. Il y avait donc pas mal de spéculation quant à la phénologie et l’abondance de certaines espèces qu’on supposait passer plus tôt ou plus tard en saison.

Comme le note Niklas Holmström sur son site Senegal seawatching (qui bien qu’il date un peu, contient toujours une multitude d’infos pratiques): “septembre, fin novembre et décembre restent inexplorés et sont des périodes intéressantes pour les pionniers du seawatching ayant envie de faire des découvertes. Les possibilités d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses sur ce mystérieux groupe d’oiseaux sont encore énormes, surtout en ce qui concerne l’identification, la mue et les migrations!”. On trouvera notamment une liste des oiseaux de mer vus depuis Ngor ou au large depuis des bateaux, ainsi qu’une synthèse des effectifs notés par les diverses équipes ayant fait des suivis dans les années ’90 et 2000.

J’avais déjà fait un premier point sur la saison 2017 ici, et une note sur notre sortie en mer est consultable ici. Et pour une petite synthèse du passage prénuptial, se rendre ici.

Scopoli's Shearwater / Puffin de Scopoli

Scopoli’s Shearwater / Puffin de Scopoli, Ngor, Nov. 2017

Ces derniers mois, j’ai donc élu domicile sur la terasse du Calao, ayant fait 92 séances (82 dates différentes) entre le 22 juillet et le 5 décembre, pour un total de 125 heures de suivi (et j’ai dépensé une petite fortune en espressos, à 1’500 CFA la tasse, et même pas reçu de rabais!!) Soit une présence sur près de deux jours sur trois pendant la période; quelques séances ont été assurées par Miguel Lecoq lorsque j’étais absent et d’autres ont été faites en sa compagnie – un grand merci à lui! Sans exception, toutes les observations ont été effectuées depuis le Calao de Ngor, généralement le matin entre 7h30 et 9h30 à l’exception de quelques séances plus longues ou en fin de journée. Au final, ce sont un peu plus de 69’000 oiseaux qui ont été comptés.

Les principaux “trous” dans le suivi étaient fin juillet/début août, la 3ème semaine d’août, du 7 au 17 septembre, et les cinq premiers jours de novembre. On a donc fourni un gros effort pour avoir un suivi aussi complet que possible, mais le faire tout seul (ou presque) est bien sûr impossible. Du coup je suis allé observer un peu moins dans d’autres coins ces derniers mois (Technopole, mais aussi Pointe des Almadies, Ngor, Mamelles, Iles de la Madeleine…), mais surtout, j’ai encore plus souvent que d’habitude été absent de la maison, surtout le matin… j’en profite donc pour m’excuser auprès de ma petite famille, et à remercier Madame pour son niveau de tolérance élevé!

On a essayé de compter toutes les espèces de manière systématique, plus particulièrement les puffins, océanites, sulidés, limicoles. labbes, laridés et sternes. A quelques occasions des estimations ont dû être faites pour les sternes, car certains jours lors de passages soutenus c’était impossible de compter tous les oiseaux tout seul. Idem lorsqu’on se trouve devant un flux de plusieurs milliers de puffins. Pour les sternes en particulier, il est parfois difficile de distinguer entre oiseaux en migration active et individus stationnant ou se nourrissant dans la zone; il en est de même pour les Goélands bruns et d’Audouin, surtout en fin de saison.

Essai de synthèse…

Par où commencer? Peut-être par les faits les plus marquants, et notamment les passages impressionnants de Mouette de Sabine, Puffin cendré/de Scopoli, et Puffin majeur avec apparemment des records battus pour chacune de ces espèces. Pas de grandes raretés vues, mais tout de même quelques migrateurs peu courants sont notés, comme le Puffin des Baléares ou le Puffin de Boyd. L’absence ou la quasi-absence de quelques oiseaux de mer comme le Pétrel de Bulwer et les océanites est aussi à relever; ces espèces seraient plus faciles à détecter depuis l’ile de Ngor car on se trouve d’une part sur un point de vue plus élevé, d’autre part plus proche des migrateurs que le Calao.

Aussi 2-3 espèces inattendues, avec notamment un Hibou des marais qui arrive depuis le large, le 2/12, ainsi que deux observations de Huppe fasciée et une de Tourterelle des bois en migration active.

Le tableau ci-dessous est une tentative de résumé du passage des principales espèces: vous y trouverez le total compte, le “taux de présence” (rien de scientifique ici! juste le % de jours de présence de chaque espèce), les premières et dernières dates, ainsi que la date et l’effectif maximal, sous forme de nombre d’oiseaux par heure. En effet, vu que je n’ai pas pu faire un suivi exhaustif avec une présence continue chaque jour (j’aurais dû prendre quatre mois de congés, et encore!), il a fallu trouver un moyen de standardiser afin de pouvoir comparer l’intensité du passage au cours de la saison. J’ai donc calculé pour chaque jour le nombre d’oiseaux passant par heure, puis pour faire les graphiques de présence c’est la moyenne des effectifs par heure que j’ai utilisée. Pas sûr si ça tient la route tout ça, à creuser encore… d’ailleurs s’il y en a qui ont des idées pour analyser les données de manière à les rendre pertinentes, je suis preneur…

Seawatch_2017_Summary

Maintenant pour une brève discussion pour chaque espèce:

Puffins (Shearwaters)

  • Puffin cendré & de Scopoli (Cory’s/Scopoli’s Shearwater): ces deux taxons sont très difficiles à distinguer donc ils sont regroupés ici; avant c’était d’ailleurs bien plus simple car ils étaient traités comme des sous-espèces et non des espèces à part entière. On ne sait pas trop dans quelle proportion chacune des deux espèces est présente, mais c’est sûr qu’il y avait aussi bien de Scopolis que des cendrés. Je soupçonne toutefois que les Scopolis sont largement majoritaires, selon nos observations de l’an dernier et aussi lors du pélagique de mi-novembre. Idem d’ailleurs fin octobre devant les côtes marocaines, avec moins de 10% de cendrés sur les 500 Calonectris vus par l’équipe de Limosa. Voir aussi cette discussion sur l’identification de ces puffins ici. Vus lors de chaque séance à partir du 23 octobre, initialement en petit nombre (1-14 ex., 23-28/10), puis dès le 30/10 le passage s’intensifié: près de 100 ind. par heure le 30, pour culminer du 6 au 11/11. Pendant ces six jours, le flux de puffins est quasi continu, avec presque tous les jours plus de 1,000 oiseaux par heure (max. 4157/h. le 6/11, soit 70 individus par minute). Il est probable que ce passage très concentré ait commencé quelques jours plus tôt, mais il n’y a pas eu d’observations du 1er au 5/11. Après le 11/11 le passage devient moins constant, peut-être en raison du changement de la direction dominante des vents (NE au lieu de N/NW) bien qu’il concerne toujours quelques centaines d’oiseaux par heure du 14 au 16 et le 19/11. Les 3-4/12 il y a de nouveau pas mal d’oiseaux qui défilent – passage qui peut d’ailleurs durer jusqu’à fin décembre, du moins certaines années. En tout, plus de 32,000 individus sont comptés, soit près de la moitié (47%) de l’effectif total toutes espèces confondues.

Corys-ScopolisShearwater_2017_chart

  • Puffin du Cap-Vert (Cape Verde Shearwater): vu à quelques reprises seulement, bien qu’il soit possible que quelques individus soient passés inaperçus dans les gros mouvements de l’espèce précédente. Les quelques oiseaux vus n’étaient pas forcément en migration active, comme p.ex. ce groupe de 11 individus qui se nourrissent devant Ngor le 11/10. Deux puffins vus fin juillet et quatre début août étaient peut-être bien des Cap-Vert, mais trop lointains pour en être certain… Cette espèce doit d’ailleurs être bien plus nombreuse au large, comme en témoignent nos observations du 15/11 lors de notre sortie en mer. La présence de l’espèce devant Dakar semble d’ailleurs hautement variable d’une année à une autre.
  • Puffin majeur (Great Shearwater): l’une des grosses surprises de la saison fut le passage tout à fait inattendu de centaines d’individus début décembre… alors que seul un individu avait été vu début novembre. Fait étonnant, ce passage a eu lieu quasi uniquement le soir: le dimanche 3/12, je note 157 Puffins cendrés/de Scopoli en deux heures de suivi le matin, et en retournant en fin d’après-midi – espérant voir un peu plus de labbes – c’est un flot continu de puffins qui se présente devant moi, avec plus de 700 individus notés en 40′, dont env. 200 Puffins majeurs! Le lendemain pareil: très peu de puffins le matin (juste 14 de type cendré et un fuligineux), mais le soir il y a une bonne centaine de majeurs qui passent vers le sud-ouest, avec un passage soutenu qui dure jusqu’au crépuscule au moins. Vraiment étonnant et tout à fait exceptionnel! Comme quoi, ça vaut la peine de ne pas seulement faire du seawatch le matin – quelque chose qu’on savait déjà pour les labbes, mais pour ces Puffins majeurs ce passage uniquement “vespéral” était vraiment inattendu. Logiquement il s’agirait d’oiseaux immatures à cette époque, car les adultes devraient maintenant avoir regagné les sites de nidification de l’Atlantique Sud. Dommage que je n’aurai pas pu continuer le suivi après le 5/12, car c’est bien possible que ce passage ait continué encore dans les jours suivants.
  • Puffin fuligineux (Sooty Shearwater): l’une des espèces les plus régulières, vue sept jours sur dix et quasiment lors de toutes les séances à partir du 18/9. Le graphique ci-dessous résume la phénologie, sous forme de nombre moyen d’oiseaux par heure, pour chaque décade entre fin juillet et début décembre; il y aurait donc deux pics de passage, mais j’ai mis le pic de la 2ème décade de septembre en bleu clair car il n’y a eu que deux jours d’observation lors de cette période, donc moyenne à prendre avec des pincettes. Comme pour pas mal d’autres taxons, le passage est généralement plus intense par vents d’ouest à nord. Avec 3,600 individus comptés, Ardenna griseus fait partie du Top 10 des espèces les plus nombreuses de la saison.

SootyShearwater_2017_chart

  • Puffin des Anglais (Manx Shearwater): régulier avec des effectifs très modestes de mi-septembre à fin octobre, puis arret quasi total de la migration par la suite, avec juste une observation en novembre puis un seul oiseau le 3/12. Comme je n’ai pas pu faire de suivi entre le 7 et le 17/9, il est bien possible que les premiers oiseaux passent déjà début septembre. Et que pas mal d’individus passent plus au large et ne sont pas détectés depuis le Calao (par contre, ce qui est sympa chez cet oiseau c’est qu’il passe régulièrement près du rivage, contrairement à la plupart des autres puffins).
  • Puffin des Baléares (Balearic Shearwater):  un individu notê le 23/9. Peut-être plus courant que cette seule donnée ne le suggère, mais pas forcément facile à identifier donc peut-être qu’il y en avait quelques-uns parmi la soixantaine de puffins non identifiés que j’ai notés…
  • Puffin de Boyd (ou est-ce de Macaronésie? difficile de savoir quel traitement taxonomique lui réserver; Boyd’s Shearwater): un le 18/9.

Océanites (Storm Petrels)

  • Océanite de Wilson (Wilson’s Storm Petrel): Curieusement, lors de ma toute première séance, le 22/7 (ca parait bien loin maintenant!), je constate la présence d’une cinquantaine d’océanites devant le Calao, en train de se nourrir en faisant leurs va-et-vient papillonnants typiques de l’espèce. Deux jours plus tard, alors que le vent s’est couché, il n’y en a plus que trois. Il faut ensuite attendre le 8/10 pour voir quatre de ces oiseaux, par mer ultra calme de surcroît, puis trois le 11/10 et pas moins de 80 (environ!) le 14/10 et quelques-uns encore les deux jours suivants. Encore un oiseau le 24/10, puis c’est tout!
  • Océanite tempête (European Storm Petrel): un seul oiseau identifié, le 11/11 par mer très calme et un vent du nord bien faible.

Sulidés (Boobies & Gannets)

  • Fou de Bassan (Northern Gannet): un premier individu est vu le 18/9, mais ensuite il faut attendre un bon mois avant le suivant, puis ce n’est qu’a partir de début novembre que l’espèce devient régulière. Sur les 65 individus dénombrés, neuf passaient vers le nord-est ou étaient plutôt stationnaires. Le Fou de Bassan devrait logiquement encore continuer d’arriver ces prochaines semaines, et c’est bien plus tard en saison (janvier/fevrier) qu’on voit les plus gros effectifs, parfois quelques centaines, dans les eaux dakaroises.
  • Fou brun (Brown Booby): vu sept fois, dont trois individus en vol vers le sud-ouest et quatre vers le nord-est: difficile de parler d’un passage migratoire, peut-être plutôt des oiseaux stationnant aux Iles de la Madeleine et partant en mer pour pêcher? Tous les oiseaux étaient des immatures.

La suite de cette synthèse sera publiée dans quelques jours si tout va bien. Vous y trouverez limicoles, labbes, mouettes et goélands, sternes et guifettes, et quelques autres piafs encore.

 

 

 

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Short-eared Owl in Senegal

An unexpected sighting of a Short-eared Owl (Hibou des marais) migrating past Ngor this morning prompted me to have a closer look at the status of this bird in Senegal, and to attempt to assemble past records and available information about its distribution. It also so happens (a coincidence?) that there were two more records in recent weeks, with one seen just yesterday in the Saloum delta, and one early November in Senegal’s Far East, at Boundou nature reserve. Today’s post will be a rather short one, without any pictures to share – unfortunately (you do get lots of references instead!).

This morning, towards the end of a very quiet seawatch session, I noticed an unusual bird coming in over the ocean from a north-westerly direction, maybe about a kilometer away from land. It was easily identified as a Short-eared Owl thanks to its distinctive shape and plumage: pale plumage, long wings with pale yellow “hands” and a distinctive black comma on the underwing and dark primary tips, which distinguish it from Marsh Owl. It made slow progress, turning to the south and eventually reaching Ngor island, but proceeded without landing and seemed to continue towards the Almadies area (if I’d been at home, I may have seen it from my balcony!!). Could it perhaps have crossed from the Cape Verde islands, or hopped on a ship somewhere to the north of Dakar, and took off upon seeing the Mamelles in the distance?

In summary, Short-eared Owl is a scarce but seemingly regular (and likely annual) winter visitor to Senegal. Most observations are from the north, at Djoudj and Richard-Toll, with a scattering of records from elsewhere in the country: Dakar, Popenguine, Saloum, Boundou.

The earliest available reference is of course by Morel & Morel (who else?), who report to have seen it “on several occasions” around Richard-Toll, but don’t give much other detail other than that it is mainly seen on “autumn” and “spring” passage, with a mid-winter record in January 1978. The only record away from their study site that they mention is of a specimen collected at Sangalkam in the Dakar region, not far from Lac Rose, on 3/2/76 by Blancou.

In the early nineties, Short-eared Owl was regularly observed in the Djoudj national park, with at least 20 records “between 23 October and 29 March: three singles, 1990-91; 12 records in 1991-92 (max. 6 on 10 Dec 1991); five, 1992-93 (max. 3, Jan 1993). Previously only one record was known from the Djoudj (Dupuy 1971)” Elsewhere in Senegal,  Sauvage & Rodwell add a single record of one bird at Palmarin in January 1992, but there’s also one from 27/2/91 at Popenguine which they seemingly were unaware of (O. Benoist on eBird).

As is quite often the case it seems, there follows a gap in published data during the late nineties and first decade of the 21st century, and we need to fast-forward almost 20 (!) years until the next published records, listed below. All are of single birds between early November and late January.

Surely there are others that are hidden in note books, travel reports, trip lists etc., and that were never reported to the ABC for inclusion in the Recent Reports round-up. And maybe even a few birds seen by local birders, eco-guides and park rangers but that were even less likely to have ever been reported, for lack of a proper bird records database. For instance, it has been mentioned from the Ndiael reserve (between Saint-Louis and Richard-Toll), but I didn’t find any records yet.

Regardless, what stands out here is the good run of recent records, particularly this year. A coincidence, a real increase of the species, or better coverage and especially better reporting of data by observers? I tend to lean to the latter, since it’s unlikely that there is a real increase in numbers given its overall rather precarious conservation status in Europe. Short-eared Owl is known to have highly fluctuating population trends and tends to be a nomadic species in many areas, responding to abundance of rodents in both the breeding and wintering areas, so it certainly looks like it’s been a good year for them. Let’s see if other records resurface, or if more are seen in coming months.

What about elsewhere in West Africa?

The species is thought to be a regular winter visitor to Mauritania, where it is “recorded in small numbers on both passages (October/November and March/April)”. Isenmann et al. (2010) also mention that in winter the species is seen in open areas around wetlands and in coastal areas (northwards to the Banc d’Arguin). There are at least 12 records from Cape Verde, in August and October-March, from most islands but also including two records of birds “seen from ships at sea between the islands” (Hazevoet 2014), so these were likely of actively migrating birds, just like mine this morning at Ngor.

Short-eared Owl is thought to be a regular winter visitor along the Niger river in Mali (Lamarche 1980 even considers it “rather common” in the Delta Central) and around lake Chad in Nigeria and Chad. At the same latitude, Niger may also be part of its more or less regular range, as there are at least four known records. It is quite rare in The Gambia where there are a handful of observations, surprisingly perhaps mostly from the Upper River Division. The ABC Recent Reports mention one exception, of a bird disturbed while roosting at Pirang, close to Banjul, on 16 February 2003. Olly Fox kindly supplied two recent records from Kartong Bird Observatory, on the coast right on the border with Casamance: 30/10/15 and 24/11/17, both of singles flushed from dry grass/scrub amongst dune vegetation (again, a coincidence? With now five records in just four weeks we can almost talk of an influx in Senegambia this year!).

Borrow & Demey show records of vagrants in Guinea and in Liberia, with one record each: a very old one from the Fouta-Djallon (Maclaud 1906, see Morel & Morel 1988, Liste des oiseaux de Guinée), while the observation in Liberia was of a bird “hunting insects every 18 November to 10 December 1983 on a road passing through a high grass savanna clearing at Tuzon” (Gatter 1998, Birds of Liberia). There also is one record further south, in Cameroon on 14/1/08, of what was obviously a vagrant, flushed “on a lava flow in the southern foothills of Mt Cameroon” (Riegert et al. 2008. The first record of Short-eared Owl Asio flammeus in SW Cameroon. Malimbus 30).

So let’s see if there will be more records this year – I certainly hope so, as it’s always a pleasure to see this special owl, wherever in its wide range that may be (it is indeed an extremely widespread species, with a more or less continuous breeding range throughout Eurasia, in North America, and even the Caribbean and South America).

 

Post updated with records supplied by  Oliver Fox and Jos Hooijmeijer (many thanks!)

 

 

La réserve naturelle de Popenguine

On a déjà parlé à plusieurs reprises de cette réserve si particulière, notamment pour vous faire part d’observations de Monticoles ou des Bruants d’Alexander, deux espèces emblématiques du site. J’ai eu la chance d’y faire une visite matinale il y a une quinzaine de jours, avec comme toujours des observations intéressantes à rapporter; d’autres ornithos ont également pu y faire des obs remarquables ces dernières semaines. C’est donc l’occasion de faire un rapide tour d’horizon de ce qu’on peut voir comme oiseaux à Popenguine, cette ancienne mission catholique qui de nos jours tient tout autant de la tranquille station balnéaire, du village sénégalais endormi et poussiéreux, que du lieu de pèlerinage et de culte.

Si cet espace naturel est protégé depuis longtemps (1936!), c’est à Charles Rouchouse (de l’ORSTOM, l’IRD de l’époque) qu’on doit la création de la réserve naturelle, en 1986, suite à quoi une meilleure protection est mise en place; vous pouvez en lire un peu plus sur l’histoire du site ici. Le milieu – principalement une savane arborée soudano-sahélienne – s’est bien rétabli depuis la création de la RNP, et les 1’009 ha que compte la réserve valent la peine d’être explorées à toute saison. Actuellement les quelques visiteurs se limitent généralement aux falaises, mais il y a sans doute de quoi parcourir à l’intérieur du périmètre. Je devrais vraiment y aller plus souvent, et prendre du temps pour explorer cette partie moins bien connue! Peut-être l’occasion de tomber sur une des espèces de mammifères qui auraient refait apparition depuis la création de la réserve, dont la présence de certains serait plutôt étonnante (en même temps, les bêtes à poils je ne m’y connais pas trop!) : sont mentionnés le Guib harnaché et même le Céphalophe de Grimm, la Hyène tachetée, Civette, Genette, Loup africain, et Porc-épic. Et il y a bien sûr les deux espèces de singes (Patas et Cercopithèque, le “singe vert”), Ecureuils fouisseurs et Lièvres du Cap qu’on aura plus de chance à voir que les autres espèces citées, bien plus farouches ou nocturnes.

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Vue vers le nord depuis le sentier de la falaise, un matin brumeux de novembre… Au fond, le village de Popenguine

 

Mais revenons-en aux oiseaux, à commencer par les “grives des rochers”: je me contenterai de partager ces quelques clichés lointains des Monticoles bleus, et de dire que l’espèce était déjà présente le 15 octobre cette année. Et que lors de ma dernière visite il y avait 2-3 oiseaux (un mâle, un type femelle) sur les falaises, plus un oiseau bien moins attendu car posé sur des bâtiments en limite du village, sur la partie haute non loin de la réserve. En fait c’est en quittant la chambre d’hôtes où nous étions logés, tôt le matin du 13/11, que j’ai pu voir un oiseau sur la villa même! Plus tard en milieu de matinée, rebelotte mais cette fois sur une maison voisine en construction (comme 90% des maisons sénégalaises!) d’où il a chanté un peu. Pas vu de Monticole de roche cette fois, donc pour l’instant j’en reste à notre seule et unique obs de février 2016 pour cette espèce, qui à en croire les quelques données historiques pourrait bien être régulière dans le secteur.

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Blue Rock Thrush / Monticole bleu, Nov. 2017

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Blue Rock Thrush / Monticole bleu, Nov. 2017

 

Autre spécialité du site, les Bruants d’Alexander, anciennement connu comme Bruant cannelle mais dont la sous-espèce ouest-africaine a été splittée. Les bruants sont généralement faciles à trouver le long du sentier arpentant les falaises du Cap de Naze. L’an dernier on a eu un beau mâle peu farouche (photo d’en-tête), cette fois 2-3 oiseaux dont cet individu que j’ai identifié comme un juvénile au plumage frais:

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Gosling’s Bunting / Bruant d’Alexander juv., Nov. 2017

 

Pas vu d’Hirondelle des rochers par contre, mais cet hivernant du bassin méditerrannéen est visiblement toujours hivernant ici car on vient de me signaler la présence d’au moins un individu samedi dernier (25/11; Carlos et trois ornithos danois de passage). Ci-dessous une ancienne photo faite sur place par Paul, avec des précisions quant au statut dans la sous-région de cet oiseau d’observation très rare hors des falaises de la RNP ici:

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Crag Martin / Hirondelle de rochers, Feb. 2012 (Paul Robinson)

 

La Pintade de Numidie et la Poulette de roche sont relativement communes dans la réserve, et je suppose qu’il en soit de même pour le Francolin à double éperons. Outarde à ventre noir, Caille des blés et Turnix d’Andalousie ont tous été observés en mai ’86.

Dans le registre des rapaces, citons les Balbuzards et Circaètes Jean-le-Blanc dont plusieurs individus hivernent dans le secteur, mais aussi le Circaète brun, le Busard des roseaux, l’Epervier shikra, le Faucon crécerelle ou encore ce Faucon de Barbarie vu en novembre 2016, et il est probable que les Faucons lanier et pèlerin se montrent aussi au moins de temps en temps car ces deux espèces affectionnent particulièrement les sites rupestres (elles sont d’ailleurs incluses dans l’inventaire de Rouchouse). Et puis il y a ce Faucon hobereau et cette Bondrée apivore vus le 15 octobre dernier par Miguel: deux espèces rarement notées par ici. Je soupçonne d’ailleurs qu’aussi bien en automne qu’au printemps il doit être possible d’observer la migration active de certains rapaces longeant la côte: le Cap de Naze pourrait bien se révéler un site d’observation intéressant pour le suivi de la migration des rapaces.

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Short-toed Eagle / Circaète Jean-le-Blanc, Nov. 2017

 

Les falaises attirent, logiquement, bon nombre de martinets, chassant au raz des sommets – souvent très venteux! – ou au-dessus de la mare. En saison d’hivernage, les Martinets cafres sont à rechercher parmi les nombreux Martinets des maisons. Les Martinets noirs et pâles sont probablement réguliers lors des deux passages. A toute saison il doit être possible de voir le Martinet d’Ussher. tout comme le Martinet des palmes. Et lors de ma dernière visite, j’ai eu la surprise de voir deux Martinets à ventre blanc ici. Ma première obs au Sénégal, et apparemment une bien rare donnée pour le pays: avant 1995, seulement quatre observations étaient connues (une de Richard-Toll, trois du Niokolo-Koba), auxquelles il faut ajouter au moins une observation à Popenguine même, par C. Rouchouse, en avril 1986, que ni Morel ni Sauvage & Rodwell n’ont mentionnée. Je n’ai trouvé que quelques mentions récentes, notamment de ce dernier lieu mais aussi d’un oiseau ayant percuté l’hôtel du Djoudj en mars 2012. Ce martinet doit pourtant être plus régulier que cela au Sénégal, mais comme l’ont montré les chercheurs de la Station Ornithologique Suisse à l’aide de leur radar en Mauritanie, les Martinets à ventre blanc migrent souvent trop haut pour être détectés par les observateurs!

Mottled Spinetail / Martinet d'Ussher

Mottled Spinetail / Martinet d’Ussher, Nov. 2016 (A. Barbalat)

 

La savane arborée et les buissons autour de la mare sont particulièrement attrayants pour toute une série de passereaux migrateurs – en gros les usual suspects tels que Rougequeue à front blanc, Hypolais polyglotte, divers pouillots, Fauvettes grisette et passerinette; Gobemouches noir et gris; la Pie-grièche à tête rousse. Aux Hirondelles de Guinée et des mosquées se mélangent des cousines nordiques comme ces quelques Hirondelles de rivage vues lors de ma dernière visite. Pipits des arbres et rousseline, Traquets motteux etc. sont à rechercher dans les zones plus ouvertes.

Charles Rouchouse avait d’ailleurs bien mis en évidence la migration active des hirondelles et martinets, dans son rapport du début des années 1980. Intitulé Mission ornithologique au Cap de Naze (Petite Côte, Sénégal) : le Cap de Naze, nouvelle réserve naturelle au Sénégal, ce pavé reste la seule référence de l’avifaune de la RNP. Peut-être qu’un jour on mettra à jour la liste, surtout si on arrive à visiter un peu plus souvent. Il faudra dans ce cas faire un peu le tri entre les données anciennes qu’on considèrerait aujourd’hui comme “douteuses”, car la liste comporte visiblement des erreurs et des données suffisamment extraordinaires qu’il aurait fallu mieux documenter, comme le Traquet deuil, le Traquet à front blanc, les Bruants fou et striolé.

Les Agrobates roux et podobé se côtoient à Popenguine: une bonne opportunité pour comparer leurs chants assez semblables, mais qu’une oreille aiguisée pourra différencier. Des petites bandes de Traquets bruns sont à rechercher dans les pentes érodées, notamment dans le vallon derrière le Cap de Naze. Le Merle africain a été vu près de la petite lagune, tandis que le Pririt du Sénégal et l’Erémomèle à dos vert peuvent se croiser tout au long du sentier longeant la falaise. D’autres passereaux africains incluent les Euplectes franciscain et monseigneur, le Beaumarquet melba et son parasite la Veuve du Sahel, ou encore le Serin du Mozambique. Il y en a sans doute d’autres, comme potentiellement le Mahali à calotte marron qui est inclus dans l’inventaire sans autre précisions.

Les Coucous de Levaillant et didric sont observés – et surtout entendus – en saison des pluies, tout comme les Martin-chasseurs du Sénégal et à tête grise, le Martin-pêcheur huppé, et même le Martin-pêcheur pygmée dont un individu est vu le 13/11 dernier. Le Martin-chasseur strié et le Coucou-geai sont mentionnés par Rouchouse.

La mare regorge souvent d’aigrettes et de hérons (pas moins de 63 Hérons cendrés récemment), et est également fréquentée par quelques limicoles: chevaliers surtout, mais aussi la Rhynchée peinte et même un Bécasseau tacheté vu en mars 2013 par Simon Cavaillès. D’autres oiseaux d’eau qu’on peut y voir sont notamment le Grèbe castagneux et parfois le Goéland d’Audouin.

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La visite de la réserve de Popenguine en vaut vraiment la peine, ne serait-ce que pour apprécier le paysage et pour faire une peu de marche en relief. Il ne vous en coûtera que 1’000 CFA pour le droit d’entrée, à payer aux bureaux de l’équipe de la Direction des Parcs Nationaux, juste avant l’entrée de la réserve, avec possibilité d’engager un guide pour vous accompagner pendant la visite, a 5’000 CFA (au moins un des gardes semble bien connaître les oiseaux!). Popenguine se trouve à moins d’une heure de Dakar, et maintenant que le nouvel aéroport devrait être opérationnel d’ici une semaine, Popenguine deviendra sans doute un lieu de passage plus courant pour les visiteurs, que ce soit à l’arrivée ou avant le départ, ce qui amènera peut-être un peu plus d’orni-touristes à visiter la RNP.

 

 

La lagune de Yenne-Tode

Comme je le disais déjà dans l’article sur le Chevalier à pattes jaunes de la semaine dernière, la lagune de Yenne est en ce moment un site incroyablement riche en oiseaux. Au point où l’on y trouve actuellement plus d’oiseaux qu’au Technopole¹ – autant dire que ça cartonne!

Lorsque le site est rempli d’eau comme c’est le cas cette année, on trouve là une impressionnante diversité d’oiseaux. Rien qu’en quatre visites en l’espace d’autant de semaines, nous avons pu détecter la présence de pas moins de 144 espèces… Il ne doit pas y avoir beaucoup de sites dans la région de Dakar où il est possible de voir plus de 100 espèces en une matinée! Autant dire que c’est notre site favori du moment.

Il semblerait cependant que la situation soit très variable d’une année à une autre, comme en témoignent les deux articles de Paul dans lesquels il est question de cette zone: lire ici (octobre 2011) et là (octobre 2013), deux visites lorsque le site était largement en assec. Quoiqu’il en soit, cette lagune mérite bien d’être protégée et préservée, alors qu’actuellement elle ne bénéficie d’aucun statut de protection… ce qui vaut bien malheureusement pour la plupart des zones humides autour de la capitale: Technopole, les lacs de Malika et Mbeubeusse, les niayes du secteur Lac Rose – Kayar – Tanma, etc. A Yenne, les travaux routiers ont visiblement changé la dynamique hydraulique, et les premiers signes annonciateurs d’extension de la zone d’habitation à venir sont déjà là, y compris DANS une ancienne partie de la lagune.

Pour s’y rendre, voir Google Maps. A noter que le nom du site peut aussi s’écrire comme Yène Tode, Yene-Todé, et autres variantes. La visite pourrait se faire en combinaison avec une virée du côté de Popenguine ou de Toubab Dialaw, voire avec le Lac Rose qui n’est pas très loin, mais il faut prévoir 2-3 heures au minimum.

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Dans cette vaste zone humide on trouve en ce moment des canards en nombre, avec plus d’un millier d’individus de six espèces en tout lors de nos quatre visites ces dernières semaines: Dendrocygne veuf (plus de 500 le 18/11!! Et deux canetons âgés de deux semaines le 21/10, ML), +90 Canards souchets, +420 Sarcelles d’été, même des Canards pilets (env. 20 le 13/11). Le 29/10, Miguel a eu la chance de trouver une famille (locale?) de Canards à bosse et, surtout, une Oie-armée de Gambie, palmipède visiblement rare dans la région dakaroise. Mais ce sont donc surtout les canards européens dont les effectifs sont impressionants: à mettre en relation avec le manque d’eau sur d’autres zones humides, comme le lac Tanma mais surtout le Bas-Delta du Sénégal, qui connaîtrait un déficit pluviométrique important cette année?

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Les limicoles aussi profitent de cette grosse mare temporaire: plus d’une douzaine de Jacanas à poitrine dorée se nourrissant sur les nénuphars (y compris deux jeunes probablement nés localement), bien entendu les éternels Vanneaux éperonnés mais aussi à tete noire, ces derniers dans les parties plus sèches de la zone. Samedi dernier il y avait aussi cinq Avocettes, et de nombreuses Echasses blanches bien sûr, tout comme les Grands Gravelots mais aussi pour une fois des Petits Gravelots ainsi que quelques dizaines de pâtres, tout comme un Gravelot à collier interrompu vu samedi dernier. Les vasières abritent aussi pas mal de Pluviers argentés, quelques Barges à queue noire et une rousse, 5 Courlis corlieux le 29/10, des Becasseaux sanderlings, minutes, variables, cocorlis, et même maubèches… Cette dernière espèce semble d’ailleurs plus fréquente que d’habitude cet automne. Les sympathiques Tournepierres à collier se baladent entre tout ce beau monde, cherchant un caillou ou un coquillage à retourner… tandis que Chevaliers stagnatiles, aboyeurs, gambettes, sylvains, culblancs, et guignettes fréquentent les secteurs légèrement plus profonds du plan d’eau principal, tout comme plus d’une centaine de Combattants variés. Quelques Bécassines des marais se cachent dans la vegetation, tout comme au moins trois Rhynchées peintes.

Soit pas moins de 29 (!) espèces de limicoles pour l’instant, et je suis sûr qu’il nous en manque encore des réguliers, comme l’Huîtrier pie ou le Vanneau caronculé.

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African Jacana / Jacana a poitrine doree

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Avocet(te)

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Marsh Sandpiper / Chevalier stagnatile

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Ruff / Combattant varié

Du côté des laridés et des sternes, on trouve un peu de tout: quelques Mouettes à tête grise et surtout des rieuses et des Goélands raillers, parmi lesquels samedi dernier se trouvaient au moins quatre Mouettes mélanocéphales; le Goéland d’Audouin tout comme quelques Goélands bruns doivent être réguliers ici. Plusieurs centaines de Sternes caugeks semblent régulièrement utiliser le site comme reposoir, accompagnées par quelques royales, voyageusescaspienneshansels, naines et pierregarins en petit nombre. Les Guifettes noires étaient assez nombreuses fin octobre surtout, lorsque Miguel a aussi pu identifier une leucoptère.

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Caspian & Sandwich Tern, Slender-billed & Mediterranean Gull / Sterne caspienne & caugek, Goélands railleurs, Mouette mélanocéphale

 

Les grands échassiers ne sont pas en reste: hérons et aigrettes de toutes sortes bien sûr, dont les Herons pourpré et mélanocéphale et le Crabier chevelu, et même un Blongios de Stürm (Least Bittern!), à ma connaissance la première obs dakaroise. C’est Miguel qui a eu la chance de se retrouver nez à nez (à bec?) avec ce minuscule héron, un jeune individu, juste le temps de faire une photo témoin. Samedi dernier il y avait également au moins trois Ibis falcinelles – mes premiers de l’automne – et 1-2 Spatules blanches sont observées lors de nos deux dernières visites.

Parmi les autres oiseaux d’eau, citons les deux espèces de pélican, la Talève sultane (une le 29/10), même la Foulque macroule (deux les 21 et 29/10, ML) et le Grèbe castagneux qui est nicheur ici. Et il doit bien de temps à autre se cacher une marouette dans la végétation palustre!

Il y a aussi les Balbuzards bien sûr, mais aussi plusieurs Busards des roseaux, un Circaète Jean-le-Blanc (13 & 18/11), Shikra (29/10), et samedi dernier aussi ce que nous avons identifié comme un jeune Circaète de Beaudouin, un Faucon lanier, et un Faucon chicquera.

Les passereaux migrateurs paléarctiques abondent en ce moment, que ce soit dans les acacias et tamaris (Rougequeue à front blanc, Fauvettes passerinette et grisette, Hypolaïs polyglottePouillots véloce et fitis) ou dans les scirpes et les abords du plan d’eau (Phragmite des joncs, Bergeronnettes grise et printanière, Pipit des arbres, Traquet motteux). Des visites régulières lors de l’hiver nordique révèleront sans doute d’autres passereaux encore.

Parmi les locaux, citons entre autres l’Alouette chanteuse, le Moinellette à oreillons blancs, la Veuve à collier d’or ou encore l’Astrild cendré. Le Cou-coupé semble relativement commun, y compris dans le village même. Deux Pipits à dos uni sont identifiés par Miguel le 29/10. Et aussi, bien curieusement, le Bruant d’Alexander! Le 18/11 nous avons eu la surprise de voir un jeune oiseau posé au bord de la lagune, bien loin de ses milieux de prédilection rocailleux. Sans doute un individu en dispersion depuis les collines de Toubab Dialaw (où il pourrait nicher) ou les falaises de Popenguine.

Enfin, une mention speciale pour le Coucou-geai et le Martinet pâle vus le 29/10, et cette Tourterelle pleureuse le 18/11.

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Chestnut-backed Sparrow-Lark / Moinelette à oreillons blancs

 

 

¹ Et justement au Technopole, quoi de neuf me demanderez-vous? Rien de bien exceptionnel lors de mes trois dernières visites! Tout de même un ajout à la liste: le Souimanga pygmée vu le 8/11 près du Club House. Des ornithos de passage y ont récemment noté la Rhynchée peinte que je n’ai pas vue depuis un bon moment ici, et aussi et surtout le Faucon de Cuvier qui ne figurait pas encore sur la liste. Le niveau d’eau est déjà assez bas, ce qui fait que les conditions sont bonnes pour bon nombre de limicoles (dont 10 Maubèches le 19/11) et de laridés (première Mouette mélanocéphale de la saison le 19/11) mais aussi pour les canards qui sont présents en nombres plus importants que ces trois dernières années: jusqu’à 45 Sarcelles d’été, 90 Canards souchets (premiers le 8/10), et même cinq Pilets dimanche dernier. Par contre, ça risque de s’assécher rapidement au cours des prochains mois, donc je doute qu’il restera beaucoup d’eau au printemps prochain… à suivre.

 

 

Pelagic Trip!

Last Wednesday morning, a small party of excited birders set off from Ngor on a much anticipated Pelagic Trip. (Yes that’s right, a PELAGIC! One of those crazy things us birdwatchers will do just to see a few special birds…)

Destination: the Kayar Canyon, some 30km ENE off the Pointe des Almadies. This area is known to hold a good diversity of seabirds, attracted by trawlers that roam this part of the ocean and by the abundant food that they provide to shearwaters, skuas and terns. This is also where last year’s PAOC excursion was headed, and where we intended to go at the end of November 2016 at the tail end of a two-week trip by my Swiss friends but which had to be aborted (too much wind…). Approximate coordinates are in the bottom right corner of the Google Earth image below:

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Why a pelagic? Well, first of all there’s the opportunity to do a different kind of birding, and mostly there’s the chance of seeing 1) birds that you won’t see from the shore (or only miles away as distant dots against the waves that you can barely identify), and 2) finding oneself amidst a raft of shearwaters or a flock of hundreds of seabirds feeding behind a trawler is a really unique experience. And 3) I was particularly keen to figure out what exactly those Calonectris shearwaters that have been migrating past Ngor in recent weeks are: Cory’s or Scopoli’s?

If you still need to be convinced that such a trip is worth the effort, despite the possibility of being horribly seasick and stuck on a boat for an entire day, here’s a good read: Birdist Rule #55: Go on a Pelagic Birding Trip. Then again, some on the other hand will argue that one should not go on pelagic trips, ever: highly entertaining article from the 10,000 birds blog.

So what did we see? For the first two hours, nothing much really… a few dozen Calonectris shearwaters which proved to be mostly Scopoli’s, with 2-3 Cory’s, a probable Grey Phalarope followed by a second bird that was flushed by the boat and of which we got much better views, allowing us to confirm its ID; just a few skuas (1+1 Arctic, 1 Long-tailed, 1 Pomarine), three Black and a few Arctic Terns. Oh and lots of flying fish! And finally a few European Storm Petrels and two Sooty Shearwaters as we approached our target area. Species diversity was building up a bit by that time, and as we neared the first trawler this is what we saw:

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Birds everywhere – hundreds of shearwaters!! Skuas! Terns! More Storm Petrels, including a few more European but now also several Wilson’s.

We realised that there were several Cape Verde Shearwaters flying around and resting on the surface – as it turned out this ended up being the most numerous species of the trip, with several hundreds of birds.

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Cape Verde Shearwater / Puffin du Cap-Vert

 

Also these two adult Sabine’s Gulls

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Sabine’s Gull / Mouette de Sabine

 

…soon to be followed by our first Great Shearwater:

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Great Shearwater / Puffin majeur

 

The spectacle of seeing so many seabirds in a feeding frenzy was truly amazing, and much worth the time and effort to get out here. It somehow felt as if we arrived in some oasis after a long desert crossing…

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Mostly Cape Verde Shearwaters / Puffins du Cap-Vert

 

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Scopoli’s Shearwater / Puffin de Scopoli

 

A few more pictures can be found on our facebook page.

And these are the totals for the day:

  • At least 6-800 Cape Verde Shearwaters (a conservative estimate… probably lots more)
  • +100 Scopoli’s and 20-25 Cory’s at a minimum – good views are needed to distinguish these two species (things were easier back in the days when both were “just” Cory’s!)
  • 3-4 Great Shearwaters (three single birds sitting on the water, and I found one bird photo-bombing one of my pictures),
  • 2 Manx Shearwaters
  • 2 Sooty Shearwaters
  • +10 Wilson’s Storm Petrels
  • 5-10 European Storm Petrels
  • Just one Gannet
  • 1 ad. Long-tailed Skua by the trawlers, plus two young birds en route.
  • At least 4 Arctic and ca. 10 Pomarine Skuas
  • Two adult Sabine’s Gulls, plus a 1st year on the way back to Ngor
  • A few Sandwich, lots of Arctic, and probably also some Common Terns
  • 1-2 Grey Phalaropes
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Pomarine Skua / Labbe pomarin

 

Finally, a word of thanks for Julien and Mame from Nautilus Diving!

 

Another Lesser Yellowlegs (Chevalier à pattes jaunes)

Quick note today to report on the first Nearctic vagrant of the season: a Lesser Yellowlegs, seen yesterday at the Yenne-Todé lagoon.

After a very productive few days at Guereo, Bandia, and Popenguine – more on this later – I made my way back to Dakar via Yenne, the first village on the north end of the Petite Cote. I’ve known for a while that there’s a good lagoon here, but never visited at the right time of the year. A few weeks ago, Miguel had a great morning at the site (105 species including Dwarf Bittern, Spur-winged Goose, lots of Garganey), which prompted me to go see what’s about at the moment… Expectations were high, and I wasn’t disappointed: hundreds of ducks, many herons, a few gulls and quite a few terns, and most of all an incredible diversity of waders: 26 species!! Almost all regular migrant waders plus several of the local species were noted, some of which in decent numbers (e.g. nearly 30 Marsh Sandpipers, a few hundred Little Stints and Common Ringed Plovers, +120 Ruff). The site, which apparently is called the Niayetir lagoon, is easily accessible from different sides, mainly along the road coming from Toubab Dialaw but also from the village itself.

After I visited the main wetland just north of the road to Yenne, I stopped at the lagoon just behind the village, along the road back to Bargny. While scanning the numerous waders, I noticed a medium-sized wader with bright yellow legs: Yellowlegs!! It was actively feeding amidst the other waders, close enough to get good views through the telescope, but just a bit too far for decent photos…

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Lesser Yellowlegs / Chevalier à pattes jaunes

 

Its flashy yellow legs made it stand out against all other waders here (bird names don’t need to be complicated!). Identification as Lesser Yellowlegs was pretty straightforward thanks to its relatively fine bill about equal to the length of the head, as well as overall structure. The straight all-dark bill of medium length and fairly uniform brown-grey breast and upperparts, as well as the smaller size and more slender appearance, distinguish it from the much rarer Greater Yellowlegs (which has never been recorded in Senegal). Moreover, the size of this bird was roughly the same as Marsh Sandpiper with which it was seen side by side, just slightly bulkier and with a marginally heavier bill. The Marsh Sandpiper is just about visible on the picture below:

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A long-distant migrant, Lesser Yellowlegs mainly breeds throughout Canada and Alaska, and winters in a variety of wetland habitats from coastal areas of the US all the way down to the southernmost tip of South America (Tierra del Fuego). It is a rare vagrant to West Africa, with only six previous records in Senegal that I’m aware of, all of single birds between August and March:

  • 6-7/1/91 at Hann, Dakar, “Feeding with Ruff, Wood Sandpipers and Marsh Sandpipers” (Sauvage & Rodwell)
  • 3/3/07 in the Djoudj NP (Julien Piette)
  • 18/3/13 at the Kaolack saltpans (Simon Cavaillès)
  • 3-12/1/15 at Keur Samba Han near Kaolack (Simon Cavaillès)
  • 15/8/15 at Technopole (BP)
  • 17/1/16 at Technopole (BP, Boris Droz, Jérôme Gremaud)

As such, it’s the second most frequently noted American wader in Senegal together with Buff-breasted Sandpiper. Only American Golden Plover has been seen more often, with 10 records so far; and if last winter’s trend continues then Buff-breasted Sandpiper will soon overtake Tringa flavipes (no less than four records of six birds were obtained between mid-November 2016 and early January 2017!)

Elsewhere in Africa, Lesser Yellowlegs has mostly been noted on the Cape Verde islands, and there are a handful of records from Mauritania (22/3/04 and 6/2/14), The Gambia (January 1976, 13/10/08; possibly others), Ghana (at least two, incl. on 16/10/08), and Nigeria (Feb.-March 1969). Further north it’s been reported from the Canary Islands, Madeira, Morocco, and Tunisia. There are also a few records from South Africa (including one on Tristan da Cunha island in the South Atlantic), Namibia, and even Botswana.

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I’ll try to go back over the weekend and see if it’s still around – and why not find another Yank this time!

 

 

Ngor seabird migration update

Fifty-one sessions, 69 hours, 23,693 birds, 54 species: this, in summary, is the result of the past three months of seawatching from Ngor.

We still have about two months to go until the end of the season (does it really ever stop? There’s always birds on the move off Ngor!), but I thought I’d give a quick update of what the season has been like so far. I did six sessions in early August, then started doing regular one to two hour spot checks from August 21st. The only interruption was from 7-17 September when I was in Mali, but other than that I managed to go on most days, usually in the morning. Miguel accompanied me on a couple of occasions and provided additional counts for two days. All observations – in the sake of consistency! – were made from the Calao terrace, which may not be as good as Ile de Ngor, but it definitely has the advantage of being easily accessible, and what’s more there’s shade and decent coffee.

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I won’t go into a review for each species as I may do this at the end of the season, so here are just a few highlights so far, along with a few recycled pictures because except for a few blurry pictures of migrating Whimbrels or a Purple Heron I don’t have much to offer.

  • Shearwaters

The main species here is Sooty Shearwater, which is seen in varying numbers during almost all seawatch sessions since Sept. 18th. The first three birds are noted on 4/9, and so far there have been small peak days on 18 & 20/9, 3/10, 14 and 16/10 with a max. of 164 birds in one hour on 3/10 (out of a total of 1,411 birds counted). This morning there finally was a pretty much constant flow of shearwaters, with 284 Sooties zooming past in less than two hours (= nearly 3 per minute).

The only other regular species is Manx Shearwater, seen during 18 out of 30 sessions since 18/9 – usually between one and five birds, with a max. of 31 in 75′ on 20/9. A Cape Verde Shearwater flew past on 31/8, while 11 birds were feeding off the Calao, luckily at fairly close range, on 11/10. A Balearic and a probable Boyd’s Shearwater were seen on 23/9 and 18/9, respectively.

Sooty Shearwater / Puffin fuligineux
Sooty Shearwater / Puffin fuligineux (April 2015)

 

  • Storm-Petrels

A very unpredictable group of pelagic species, which occurs in highly variable numbers from year to year – at least, based on what passage can be seen from land. As already mentioned, some 50 birds were feeding off the Calao on July 22nd with 3 still there two days later. The next Oceanodroma petrels were seen on 8/10 only (4 birds during SSW winds), followed by three on 11/10, then at least 80 on 15/10 (when we counted seabirds for 4 hours and 15 minutes) and a handful on following days. Most if not all of these were Wilson’s Storm-petrel, though it’s quite possible that there were a few Band-rumped (Madeiran) Storm-petrels in the lot. We really ought to get out at sea to get a closer look at these difficult birds – hopefully something we can manage to do in mid-November when we’re planning a pelagic.

 

  • Sulidae (Gannets & Boobies)

An early Gannet flew past on 18/9, though I can’t say for sure it was a Northern Gannet and not the vagrant Cape Gannet; the only other one so far was seen yesterday afternoon. This species should become increasingly common in coming weeks. Single Brown Boobies were seen on 18/9, 24/9 and 29/9, though only one was flying SW (could it have been three times the same immature bird?). Haven’t been back to Iles de la Madeleine for a few months now but it’s likely that several Brown Boobies are hanging out there at the moment.

 

  • Waders

Though this group is not made up of seabirds (except maybe Grey Phalaropes in winter), they can often be seen migrating along the coast, sometimes up to about a kilometer out at sea. Best days for waders are early on in the season (Aug./Sept.) during the peak migration time for most species, and particularly when it’s been raining during the night and early morning.

This was the case for instance on 24/8, when a good variety of waders were seen in 1.5 hours under light rain, after a heavy shower that started around 6am and with moderate SSW winds. About 39 Bar-tailed Godwits were counted, in four groups, all except one mixed with Whimbrels; also 13 Turnstones, a Common Redshank, a Common Sandpiper, four Little Stints, 16 Sanderling, four Curlew Sandpipers, and five Ruff (with godwits).

Whimbrel is the most regular and most numerous of the waders, with 528 birds actively migrating so far. More than half of these (293) flew past on 9/8. Other species noted include Oystercatcher (regular in small numbers), Common Ringed Plover (five on 6/10), Greenshank (one on 15/10, and even Curlew (two on 5/9).

A single Grey Phalarope flew past at relatively close range on 18/9, while a flock of ca. 25 waders on 30/8 were probably this species as well.

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Overexposed Oystercatcher / Huîtrier-pie sur-exposé (Oct. 2017)

 

  • Skuas

The first skuas were noted on Aug. 11th when four Long-tailed Skuas flew past. From Aug. 23rd the passage gradually intensifies, with just a few fairly small peak dates so far: 31/8 (13 Long-tailed Skuas, first few Pomarines), 21/9 (104 total skuas in 75′), and this morning 21/10 (171 in 105 minutes). So far, out of 1,385 skuas counted, just over half could be identified to species. Out of these, 52% were Arctic Skuas, 32% Pomarines, and the remaining 15% Long-tailed. It seems that in recent days the balance of Arctic vs. Pomarine Skuas is tilting towards the latter species, which is most numerous in November.

Sixteen Catharacta skuas (=South Polar or Great) flew past between Aug. 23rd and this morning, with seven in the past three days. At least one of these clearly was a South Polar Skua, an intermediate form; one of this morning’s birds flew quite close to the shore and looked very dark, faintly streaked, and appeared to be very bulky: features that point to Great Skua. Going by last year, more should follow in coming days.

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Long-tailed Skua / Labbe à longue queue (April 2017)

 

  • Gulls

The first Sabine’s Gull is seen as early as August 5th, but it’s not until the end of the month that the species becomes more or less regular: two on 30/8, three on 31/8 and one the following day. The first small peak day is on 21/9 when 66 birds fly past in 75′; other good days were Oct. 10th (84 in 90′), 16th (214 in 150′), and 18th (94 in 60′). Up to now, we’ve counted 654 birds, almost all on days with moderate (20+ km/h) W to NNW winds – though it’s still quite rare to see them flying past at close range, being usually quite far out on the horizon and just about recognisable by their flashing black-white-grey plumage.

Audouin’s and Lesser Black-backed Gulls are much less regular, and so are Slender-billed and Grey-headed Gulls. Probable Kelp Gulls flew past on 11/8 and 30/8.

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Sabine’s Gull / Mouette de Sabine (April 2015)

 

  • Terns

With over 19,000 migrating terns counted, this group is by far the most numerous of all. The Arctic/Common “species pair”, often indistinguishable or too cumbersome to identify down to species level, represents nearly 50% of all terns, with just over 9,000 birds so far. Next in line is the Black Tern with 5,504 birds, with fairly consistent numbers throughout the season – often up to more than a hundred per hour. Sandwich Tern is the third most common species (3,551) followed by Royal (468) and Lesser Crested Tern (267). Little Tern is seen regularly in small numbers, not usually more than 10 on any given morning; Roseate Tern is even scarcer (97 birds so far, from Aug. 24th up to mid-October. Surprisingly, Caspian Tern is much less common than the previous species, with just 29 birds on nine dates. Whiskered Tern was positively identified just once (on 14/10) but could easily pass unnoticed among the flocks of Black Terns.

 

  • Others

As on every migration watch point, every now and then an unexpected migrant shows up. In Ngor, I’ve had Grey and Purple Herons (both on 24/9, arriving from out at sea!), a Marsh Harrier (12/10), one or two Lesser Kestrels (15/10), but also a Turtle Dove and twice a Hoopoe flying in from sea.

Songbirds are seen occasionally, such as Common Redstart or Northern Wheatear, both of which were seen in recent days on the volcanic rocks, just about sheltered from the waves, of the islet in front of the Calao.

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Purple Heron / Heron pourpré (Sept. 2017)

 

Surely there are lots more exciting birds to come and I hope to get out there regularly throughout November. Next update towards the end of the year!