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Suivi de la migration d’automne à Ngor: août et septembre 2018

Depuis un peu plus de deux mois on a repris nos habitudes au Calao de Ngor cet automne (ai-je vraiment arrêté depuis l’an dernier?), pour voir ce que donne le cru 2018 pour ce qui est de la migration d’automne des oiseaux de mer. Le printemps avait déjà été pas mal, avec entre autres de beaux passages de Sternes voyageuses et de Dougall, de Mouettes de Sabine, et quelques espèces plus rares comme le Fou à pieds rouges, le Puffin de Macaronésie / de Barolo ou encore le Puffin majeur. Ayant eu un peu plus de temps libre et moins de voyages que d’habitude, j’ai donc repris le suivi régulier depuis fin juillet. J’étais curieux notamment de mieux suivre les mouvements en août et septembre, et finalement j’ai un peu mieux pu suivre ces deux mois que l’an dernier: entre le 30/7 et le 30/9, j’ai pu assurer une présence lors de 41 jours, pour environ 55 heures de suivi (2017: 40.5 heures sur 31 jours). A propos de notre suivi de l’an dernier, un article sur le suivi de la migration en 2017 est en cours de rédaction et sera partagé ici en temps voulu!

Les années se suivent mais se ne ressemblent pas: certaines espèces sont visiblement plus communes certaines années, et les conditions météo varient pas mal également. Ainsi, le mois d’août 2018 a été marqué par plusieurs jours de vent favorable (= vent soutenu de l’ouest a nord-ouest), et notamment le Labbe à longue queue a été bien plus nombreux a passer devant les cotes dakaroises qu’en 2017 et 2016. Idem pour les Phalaropes à bec large qui comme le labbe voient eux aussi s’établir un nouveau record journalier.

Comme d’hab’, voici donc une liste comme toujours un peu longue et ennuyeuse, agrémentée de quelques photos d’archives.

  • Océanites

Océanite de Wilson (Wilson’s Storm Petrel): au moins 159 oiseaux sont vus entre le 31/7 et le 23/8, avec un max. de 105 en 30′ de suivi le 13/8.

  • Puffins

Puffin du Cap-Vert (Cape Verde Shearwater): 97 ind. passent le 11/8 en 2h40′, suivi d’un isolé sur place le lendemain et deux oiseaux le 20/8.

Puffin fuligineux (Sooty Shearwater): comme en 2017, les premiers oiseaux apparaissent des les premiers jours de septembre, mais cette année les effectifs restent très modestes jusqu’à fin septembre: seulement 87 oiseaux du 2/9 au 30/9 alors que dans la même période l’an dernier il en passent 393 pour un effort comparable.

 

Sooty Shearwater / Puffin fuligineux
Puffin fuligineux / Sooty Shearwater  (Ngor, avril 2015)

Puffin des Anglais (Manx Shearwater): seuls six oiseaux sont détectés pour le moment, sans doute en raison de l’absence de bonnes conditions météo pour les puffins courant septembre, mois qui devrait marquer le pic du passage de cette espèce.

Puffin “d’Audubon” (Audubon’s Shearwater): à l’inverse, ce puffin généralement très pélagique a été vu bien plus que ces dernières années, avec 19 oiseaux pour le moment. Le premier oiseau passe le 11/8, puis le lendemain c’est un Puffin de Barolo qui est observé en migration active, assez près du rivage permettant son identification. Encore un Barolo ou Macaronésie le 28/8, et le 17/9 il y en a pas moins de 14 qui défilent en deux heures dont quelques groupes de 3-4 oiseaux migrant ensemble. Encore deux le 28/9, et peut-être qu’il en suivra encore quelques-uns dans les semaines à venir.

  • Fous

Fou de Bassan (Northern Gannet): un oiseau de 1ère année passe le 23/9 déjà (2017: premier le 18/9, puis un seul en octobre avant le véritable debut du passage début novembre).

Fou brun (Brown Booby): deux le 26 (un adulte et un imm.) et un imm. les 28 et 29/9 étaient probablement des oiseaux locaux en excursion de pêche depuis les îles de la Madeleine.

  • Limicoles

Comme je le disais dans l’intro, l’une des surprises de cette saison a été le passage important de Phalaropes à bec large (Red Phalarope) en août: alors que je n’avais noté aucun oiseau avant le 11/8, ce jour-la j’en dénombre pas moins de 825 en 2h40′ de suivi le matin, plus encore 35 en 40′ le soir – apparemment un nouveau record journalier pour le Sénégal, à en croire les chiffres a notre disposition. Plus rien les jours suivants, jusqu’au 18/8 lorsque quelques 65 oiseaux passent en deux groupes – toujours aussi difficiles à estimer! – 37 le 20/8, etc. jusqu’au 2/9. Encore 55 le 17/9, pour un total tout à fait honnête de 1256 oiseaux. Sans doute que plusieurs milliers sont passes au total, loin au large ou invisible entre les vagues. Parmi les autres limicoles, retenons le Courlis corlieu (Whimbrel) avec 415 ind., deux Barges rousses (Bar-tailed Godwit), 28 Huîtriers pies (Oystercatcher) dont 13 ce matin, deux groupes de Bécasseaux maubèches (Red Knot), quelques Tournepierres (Turnstone), un Combattant varié (Ruff), deux Grands Gravelots (Common Ringed Plover) et quelques Chevaliers gambettes et guignettes (Common Redshank & Common Sandpiper).

  • Laridés

Mouette de Sabine (Sabine’s Gull): un avant-coureur passe le 30/7 déjà, constituant peut-être bien la premiere observation de juillet pour le site. Passage plus ou moins régulier bien qu’en effectifs très faibles – comme il se doit en août et septembre – du 11 au 22/8 lors d’une période de vents favorables, puis sept le 1/9 et en tout 31 en 2h45 de suivi les 17-18/9. Encore cinq le 24/9 puis plus rien depuis! On attendra donc le gros passage de la deuxième moitie d’octobre pour cette espèce. Peu d’autres laridés pour le moment, mais tout de même à signaler un Goéland leucophée adulte (ou presque) le 23/8.

  • Sternes & Guifettes

Sterne naine (Little Tern): 129 individus pour le moment, soit le même ordre de grandeur que l’an dernier à la même periode (idem pour la Sterne caspienne (Caspian Tern), avec 27 oiseaux au compteur).

Guifette noire (Black Tern): avec 4402 oiseaux, c’est pour l’instant la deuxième espèce la plus nombreuse: pas mal d’oiseaux vers la mi-août, puis petit max. horaire de 460 le 18/9. Au moins une Guifette leucoptère (White-winged Tern) est identifiée le 11/8.

Une Sterne bridée (Bridled Tern) est vue en vol vers le NE le 9/8, suivi d’un individu vers le SW deux jours plus tard, et deux oiseaux (adulte et juv.) sur place le 22/8 – probablement des oiseaux ayant niche aux iles de la Madeleine ou au moins 3-4 couples ont été vus en juillet dernier. Plus surprenante, une jeune Sterne fuligineuse (Sooty Tern) passe vers le SW le matin du 17/9, ma première obs de l’espèce ici et en fait première obs tout court – coche √ 🙂

 

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Sterne bridée / Bridled Tern (Iles de la Madeleine, June 2017)

Sterne de Dougall (Roseate Tern): avec 133 Dougall dénombrés, on dépasse déjà d’un tiers l’effectif total de l’an dernier, avec un maximum de 41 oiseaux en 2h de suivi le 17/9. Toujours sympa de voir cette belle espèce, dont le statut de conservation en Europe est plutôt précaire avec des effectifs ne dépassant pas les 1900 couples au début des années 2000, essentiellement aux Açores et en Irlande.

Sternes pierregarin et Sterne arctique (Common & Arctic Terns): 8760 ind., en flot plus ou moins continu depuis le démarrage du suivi. La Sterne arctique était visiblement l’espèce dominante en août et début septembre, mais actuellement la tendance est en train de s’inverser, et la Pierregarin devrait logiquement être la plus commune courant octobre et novembre.

Sterne voyageuse (Lesser Crested Tern): au moins 187, généralement en groupes de 2-3 oiseaux suivant les Sternes caugeks, rarement plus d’une dizaine par heure.

Sterne caugek (Sandwich Tern): Troisième espèce la plus nombreuse, avec 2429 migrateurs pour le moment, dont 2000 passent dans la 2e moitié de septembre.

Sterne royale africaine (African Royal Tern): déjà 897 oiseaux, soit un peu plus du double de l’an dernier. Environ 45% de cet effectif défile pendant la dernière décade d’août, avec des maxima de 136/heure le 25.

  • Labbes

Labbe à longue queue (Long-tailed Skua): au moins 478 individus! Le passage débute soudainement le 10/8 – jour d’observation des premiers labbes – avec au moins neuf en 1h30, suivis le lendemain par un bel effectif de 70 oiseaux en 2h40 de suivi et quasiment tous les jours par quelques-uns ou quelques dizaines de migrateurs jusqu’au 22/8. Ensuite rien pendant quatre jours, puis reprise modeste tout à la fin du mois pour culminer le 2/9 avec un effectif impressionant de 217 individus en 1h15 de suivi. Sauf erreur c’est un nouveau record journalier pour le Sénégal, établi en à peine une heure d’observation: combien sont passés en tout ce jour-la? Sans doute plus d’un millier… Cette espèce est bien connue pour ses fluctuations d’effectifs d’année en année: sur les sites de nidification en fonction de l’abondance de nourriture, et visiblement sur les sites d’observation côtiers comme Ngor en fonction des vents pouvant pousser les migrateurs plus près des rivages. En 2017, je n’avais eu que 126 individus; même en prenant en compte l’absence de suivi à la mi-août et pendant plusieurs jours en septembre, il est clair que c’était une “petite” année à Labbes à longue queue, contrairement à 2018.

 

 
Labbe parasite (Arctic Skua): 266 individus au compteur, auxquels il convient d’ajouter sans doute une bonne partie des 82 labbes “sp.”; Seuls six Labbes pomarins (Pomarine Skua) pour le moment, avec le premier certain le 30/8.

Labbe de McCormick (South Polar Skua): un oiseau typique passe assez près du bord le 20/9.

 

Pendant les trois mois qui restent pour cette saison 2018 j’aurai un peu moins de temps que l’an dernier pour suivre ce spectacle de la migration: avis aux amateurs qui souhaiteraient venir en renforts!

Puis il faudrait que je trouve le temps de vous parler de nos sorties récentes au lac Tanma, à la lagune de Yène, et le lac Rose… Mais avant toute chose, demain matin on a prévu une sortie en mer au large de Ngor! Compte-rendu et photos à suivre, si tout va bien.

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Ngor spring migration: May 2018

 

Following on our April summary, here’s a brief update on results from last month’s short but regular seawatch sessions from Ngor, as usual all from the Club Calao terrace. Managed a total of 10 sessions between May 10th and May 26th, with more good stuff to report on, including a lifer!

Again, no pictures other than a few old ones that I’m recycling here… and yet again a pretty dull species list.

 

Wilson’s Storm-Petrel (Océanite de Wilson): unidentified storm-petrels were regularly seen in small numbers, and most likely referred to this species.

Cape Verde Shearwater (Puffin du Cap-Vert) were seen in good numbers on most days, feeding off Ngor or flying NE, with a max. of at least 540 birds in one hour on 26th. Not as many as last year when the maximum counted on a single day exceeded 5,000 birds (!), but the pattern of appearance and behaviour of birds is very much in line with the previous season.

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Cape Verde Shearwater / Puffin du Cap-Vert, off Ngor, April 2018

 

Cory’s / Scopoli’s Shearwater (Puffin cendré / de Scopoli): at least three on 26th when there was a remarkable diversity of shearwaters, with five species noted. Probably also a few on 11th, 14th and 15th but too far or seen too briefly to positively identify.

Two to five Great Shearwater (Puffin majeur) seen flying NE amidst the other shearwaters on 26th – remarkably similar to last year’s record of two birds on May 25th, noted as “apparently migrating north” and thought to be the first May record – see the short paper we published in the latest volume of Malimbus on a “wreckage” of Great Shearwater in the the occurrence in Senegal & Gambia (Barlow et al. 2018), PDF available here on my ResearchGate page.

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Great Shearwater / Puffin majeur, off Kayar, Nov. 2017

 

Sooty Shearwater (Puffin fuligineux): a few seen on 18th, 21st and 26th, with at least 12 birds on the latter date: these records suggest that this Southern Hemisphere breeder is slightly more numerous later in spring.

Boyd’s / Barolo Shearwater (Puffin de Boyd / Macaronésie): one on 21st seen at fairly close range was identified as  Barolo Shearwater – for once it was close enough and I was able to follow it over quite a distance. Probably a bird en route to its breeding grounds. Another one, also flying north-east, was either baroli or boydi. The taxonomic situation of these small black and white shearwaters is complex and seems to be constantly changing. with BirdLife and HBW now treating both taxa as subspecies of Audubon’s Shearwater (Puffinus lherminieri). Either way, these are apparently quite rare spring records, though Dupuy (1984) lists what was then known as “Little Shearwater” as an uncommon offshore “summer” visitor. Boyd’s Shearwater breeds exclusively on the Cape Verde islands (only about 5,000 pairs!), while Barolo’s breeds further north on the Macaronesian islands where it is known from Madeira, the Azores, the Selvagems, and the Canary Islands, with a total breeding population of the same order of magnitude.

Northern Gannet (Fou de Bassan): seen in small numbers on most days; all but one were immature birds (and one on 15th may actually have been a Cape Gannet, but I couldn’t rule out a 4th year Northern Gannet as I didn’t see the underwing pattern…).

Red-footed Booby (Fou à pieds rouges): a species I’d never seen before but somehow expected to show up one day at Ngor, two were seen feeding in the surf just beyond the Ngor islet on 17th, nicely showing their pink (not red!) feet, bluish bill and uniform brown plumage. One was seen again the following day and what I assume are the same two birds (both dark morph adults or near-adults) on 22nd, when they appeared to take off from the islet where they may have spent the night. Third record for Senegal! More on this species, which will likely show up more frequently in coming years, in this recent post.

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Red-footed Booby / Fou à pieds rouges off Kayar, Oct. 2016 (B. van Gemerden)

 

Brown Booby (Fou brun): just one record so far, of an immature (2nd c.y.) on 14th. Looks like the Iles de la Madeleine birds – if they are indeed still present – don’t wander around the peninsula too much.

A few Great While Pelicans were regularly seen, flying about or resting out at sea (and once on the islet), and on 26th a Pink-backed Pelican made an appearance (Pélicans blancs et gris).

Other than an Oystercatcher on 20th and three Whimbrels on 11th (and a few Common Sandpipers), no more waders were seen during May (Huîtrier pie, Courlis corlieu, Chevalier guignette).

Long-tailed Skua (Labbe à longue queue): following several records in the latter half of April, at least three were identified on 11th, one on 18th, and one on 26th – confirming that spring migration of this species occurs up to the end of May off Senegal. Pomarine and Arctic Skuas were much scarcer than in April, with just three records for the former and five for the latter species.

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Long-tailed Skua / Labbe à longue queue imm. off Ngor, April 2017

 

Audouin’s Gull (Goéland d’Audouin): up to three birds seen in any one session, though no notable active migrants as was the case in April; all were immature birds.

Sabine’s Gull (Mouette de Sabine) were recorded up to May 22nd, with four records of 1-9 actively migrating birds. Other gull species included 10 Grey-headed Gulls flying NE on 20th, and three Slender-billed Gulls on 22nd. A single Lesser Black-backed Gull was seen on 22nd, when a probable Kelp Gull was also present.

Single Bridled Tern (Sterne bridée) were seen feeding and flying around quite close to shore on 11th and 15th, bringing the total to three birds so far this season.

Lesser Crested Tern (Sterne voyageuse): seen twice (17th & 20th), unlike African Royal Tern (Sterne royale) which remained present in decent numbers throughout. Caspian Tern (Sterne caspienne) was seen just once, on 22nd.

Roseate Tern (Sterne de Dougall): following a decent passage in April, just one seen on 17th, though others may have passed through further offshore amidst Common and Arctic Terns (Sternes pierragarin et arctique). These two species were seen almost daily, but again in much smaller numbers than in April.

Three Whiskered Terns (Guifette moustac) flew past on 11th, followed by two White-winged Terns (Guifette leucoptère) on 21st. Black Terns (Guifette noire) were less numerous than in April, except on May 11th when about 300 birds were counted.

Let’s see what June brings! Assuming that I manage to make it out to the Calao…

 

Ngor spring migration: April 2018

Quick update on this past month’s seawatch sessions from Ngor, as there have been a few good species lately. As usual, most of these are from short sessions at the Calao, with a few from Pointe des Almadies and from a mini-pelagic on April 22nd. Here’s a rather dull species list, but given that still fairy little is known about the phenology of spring seabird migration off Dakar, I thought it would be worthwhile reviewing them here. I don’t really have any recent pictures to illustrate these records, except for a really poor header picture of a Sabine’s Gull actively migrating past the Pointe, and a few older pics that I’m recycling in this blog post.

So here we go:

Cape Verde Shearwater (Puffin du Cap-Vert): the first few birds were seen on 3.3 (min. 2), then ca. 20 on 16-17.3, and a regular presence was noted throughout April when seen during most sessions from 4th, typically 50-100 birds feeding offshore, at most ca. 490 birds on 27th (but just a handful the next day and none seen on 29th!).

Scopoli’s Shearwater (Puffin de Scopoli): at least one during our boat trip on 22.4, with Cory’s or Scopoli’s noted from Ngor on 28th (as well as on March 3rd & 11th).

Sooty Shearwater (Puffin fuligineux): first seen on 16.3, then again singles on 31/3 and 7/4, and at least three birds on 20th. Not much… and note that we didn’t see a single bird  during our boat trip.

European Storm-Petrel (Océanite tempête): after a good presence during the first half of February, the species was seen again on 22.4 from the boat, with a minimum of two birds.

Wilson’s Storm-Petrel (Océanite de Wilson): at least six were seen on 22.4, again during our boat trip. Unidentified storm-petrels migrating past the Calao on 7th (min. 8), 11th (3), 20th (3) and 29th (1) were likely this species, though others can’t be ruled out – when seen from land, these birds can be incredibly difficult to identify due to either the distance or the very brief sightings as they always fly low over the water surface and are typically seen only for a second or two before they disappear again in between waves.

Northern Gannet (Fou de Bassan): at most ca. 175 on 31.3, with numbers gradually decreasing throughout April. Curiously, no marked NE-ward passage was noted.

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Northern Gannet / Fou de Bassan, Ngor, April 2017

 

Grey (Red) Phalarope (Phalarope à bec large): four migrating on 29th was a good spring record! Other than these, the only waders seen during this period were a few groups of Whimbrel (Courlis corlieu).

Long-tailed Skua (Labbe à longue queue) single adults passing through on 20, 21 & 25.4, two on 26th, and an immature flew past on 29th. Pomarine and Arctic Skuas were seen in small numbers on most days, many of which were flying NE (though rarely more than five in any one session).

Lesser Black-backed Gull (Goéland brun): usually present in small numbers, either feeding in the surf or migrating past Ngor. There was obviously a peak around mid-March, with 107 passing through in just 40 minutes on 16.3, and 52 in half an hour the next day.

Audouin’s Gull (Goéland d’Audouin): typically between one and five birds seen on any one session, but on 16.3 there were 27 (incl. three adults) migrating past in 40 minutes and 14 the following day (in 30 minutes) – thus coinciding with the peak of the previous species.

Sabine’s Gull (Mouette de Sabine): after the first five on 4.4, becomes increasingly frequent towards the end of the month, with a max. of ca. 40 during our 22.4 boat trip, and 31 on 27th in just one hour. Actual numbers must be quite a bit higher as this species mostly passes through far out, typically in small groups. Sometimes a few birds would migrate closer to shore, and occasionally some would be feeding or resting just in front of the Calao. Other gull species included a surprising flock of 31 Grey-headed Gulls flying NE on 27th, and six Slender-billeds at Pointe des Almadies the following day.

Bridled Tern (Sterne bridée): one passing to the NE at fairly short range on 26.4 was a very nice surprise, as I’d only seen the species once before here (and more generally, away from the Iles de la Madeleine breeding grounds). It also appears to be an early date for the species, as it is typically seen in May-July. My only previous Ngor record was of three birds flying SW on 10 June ’16. Sauvage & Rodwell give the range of 27/4 – 9/7 for PNIM, and A. R. Dupuy recorded the species no less than eleven times from Pointe des Almadies from 26 May to 14 July ’92.

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Bridled Tern / Sterne bridee, Iles de la Madeleine, June 2017

 

Lesser Crested Tern (Sterne voyageuse): seen in small numbers throughout the month, with a good max. of at least 178 birds passing through on 9th, in just 65 minutes. African Royal Tern (Sterne royale) was seen on most days, typically in small numbers. Much less frequent were Caspian Tern (Sterne caspienne; singles on 31.3 and 28.4) and Little Tern (Sterne naine; one on 6.4, and a group of 16 migrating on 29th).

Roseate Tern (Sterne de Dougall): first seen on 31.3, then regular until the middle of the month with a max. of no less than 56 on 9th in just over an hour. Also singles on 26th and 28th. Most birds were actively migrating, with a few feeding locally with the mixed tern flock.

Arctic Tern (Sterne arctique): the first four birds were seen on 16.3, becoming regular from the end of March and seen on most sessions in April, max. ca. 70 on 24th though numbers probably higher as 1) species difficult to count, and many common/Arctic terns noted.

White-winged Tern (Guifette leucoptère): one flew past on 16.3, and a fine adult in summer plumage was feeding among the numerous Black Terns on 28.4 (Guifette noire). The latter species is seen pretty much during every session, with a maximum towards the end of the month: probably more well over 1,200 birds on 28th. An adult Whiskered Tern (Guifette moustac) was seen on 22nd, flying NE.

That’s about it for now.

On the raptors front, Osprey has been a regular sighting, as always during winter, until 31.3 at Ngor, after which one was seen on 13.4 at Mamelles and on 14.4 at PNIM. A few young birds may still hang around of course. The wintering pair of Peregrines was last seen on 20.4 roosting on the Diarama hotel, and two birds were seen roosting in the Mamelles cliff on 22.4 – pretty intriguing!

 

 

La migration en mer devant Dakar: l’automne 2017 (2ème partie)

Comme promis, ci-dessous la suite de notre petite synthèse du suivi de la migration à Ngor. Au cas où vous l’auriez loupée, la première partie se trouve ici.

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Pomarine Skua moulting / Labbe pomarin en mue (2nd c.y.?), Nov. 2017

Je reprends ici le tableau des espèces, même si cette deuxième partie traite uniquement des limicoles, labbes, laridés, sternes et de quelques autres migrateurs (cliquez/tapez pour agrandir).

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Limicoles (Waders)

  • Huîtrier pie (Eurasian Oystercatcher): vu lors d’une séance sur quatre, c’est avec l’espèce suivante le limicole le plus régulier. Généralement des oiseaux isolés ou par 2-3 ensemble, rarement plus (max. de 7 le 12/10).
  • Courlis corlieu (Whimbrel): de loin le limicole le plus nombreux, avec plus de 500 oiseaux dénombrés. Le passage s’effectue – sans surprise – tôt en saison, les premiers oiseaux étant observés le 28/7 (certainement que d’autres les avaient déjà précédés courant juillet, le Corlieu étant l’un des migrateurs paléarctiques les plus précoces). Le matin du 9/8, ce ne sont pas moins de 293 Courlis corlieux qui passent devant le Calao, en 3h30 de suivi… impressionnant! Les effectifs deviennent plus modestes dès le début du mois de septembre, avec un dernier migrateur supposé le 27/10.
  • Barge rousse (Bar-tailed Godwit): ce limicole venu du Grand Nord est bien moins fréquent que l’espèce précédente, qu’il accompagne d’ailleurs volontiers. Plus de la moitié des 67 barges sont vues le 24/8, après quoi le passage est occasionnel avec des petits effectifs à chaque fois.
  • Phalarope à bec large (Grey Phalarope): le seul limicole “pélagique”, cette espèce ne s’observe pas très souvent depuis le Calao; seuls une centaine d’oiseaux sont vus dont 70 qui passent en trois groupes le 28/10, suivis par 24 le 6/11. Quelques observations lointaines de limicoles indéterminés qui pourraient bien se rapporter à cette espèce.
  • D’autres limicoles vus en migration active sont le Courlis cendré (deux le 5/9), le Grand Gravelot, les Chevaliers gambette, aboyeur, guignette et même culblanc, le Combattant varié; aussi Bécasseaux sanderling, cocorli, variable, minute, et le Tournepierre. La plupart de ces limis sont vus lors des matinées pluvieuses, ou après des averses nocturnes, comme ce fut le cas le 24/8 lorsque pas moins de neuf espèces sont vues en migration active.
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Oystercatcher / Huîtrier en escale devant le Calao

Labbes (Skuas/Jaegers)

Avec un total de 5’882 labbes dénombrés, il s’agit là du 3e groupe le plus nombreux à passer devant Ngor, après les puffins (36’335 ind.) et le sternes (22’307 ind.).

  • Labbe de McCormick / Grand Labbe (South Polar / Great Skua): la présence des deux espèces a été confirmée dans les eaux dakaroises, mais leur identification reste toujours délicate voire impossible sur le terrain, du moins en l’absence de bonnes photos. Ceci vaut encore plus pour les oiseaux vus en migration active, typiquement vus de loin et pendant quelques secondes ou 1-2 minutes tout au plus, leur séparation est généralement impossible. J’ai donc noté seulement quelques individus typiques comme étant des McCormick sûrs, soit les oiseaux de forme claire ou intermédiaire vus suffisamment bien. Le premier “grand labbe” est vu le 23/8 déjà – date hâtive pour un Grand, donc plutôt McCormick? – puis des isolés passent les 18 et 20/9. Le 8/10 je note un McCormick, le lendemain deux “sp.”, trois le 14/10, puis ce n’est que du 18/10 au 31/10 que ces oiseaux sont vus quasi quotidiennement, avec un max. horaire de 8 le soir du 24/10 – un peu moins donc que l’an dernier à la même période. Encore deux observations fin novembre et une le 3/12, portant le total à 75 oiseaux pour la saison.
  • Labbe pomarin (Pomarine Skua): avec un minimum de 3’368 oiseaux comptes, c’est l’une des espèces les plus nombreuses à passer devant Ngor. Le passage est régulier dès le 31/8, culminant dans la dernière semaine d’octobre et la première décade de novembre. Le maximum est noté le 7/11: pas moins de 957 individus en deux heures de suivi a peine! La fin du passage n’est pas incluse dans ce suivi 2017, car des oiseaux continuent de migrer encore, en nombres variables selon les jours, jusqu’à la 2e décade de décembre en tout cas (p.ex. 47 inds. en 75 min. le 15/12), avec certainement encore quelques oiseaux encore tout à la fin du mois. A noter qu’une bonne partie des 1’731 labbes non identifiés étaient sans doute des Pomarins – probablement au moins les deux tiers, car en plus d’être de loin le labbe le plus fréquent, la plupart des labbes non identifiés sont ceux qui passent loin au large, et on a l’impression – partagée par les équipes des années 2000 – que le Pomarin passe généralement plus au large que le Parasite, qui lui migre volontiers plus près des côtes. Sur l’ensemble de la saison, le rapport Pomarin/Parasite s’établit à environ 6:1.
  • Labbe parasite (Arctic Skua): espèce très régulière bien qu’en petits effectifs, de la dernière décade d’août jusqu’à la fin de la saison. Comme indiqué sur le graphique ci-dessous, il n’y a pas eu de pic bien net, contrairement au labbe précédent qui passe en force pendant une période bien concentrée. On constate également des différences dans le comportement de ces deux labbes: lors des jours de forte migration, les Pomarins passent souvent en groupes lâches comprenant jusqu’à plusieurs dizaines d’individus (max. env. 70 ensemble!), alors que le Parasite migre typiquement seul ou en paires, rarement plus de 3-4 oiseaux ensemble. Autre différence, le Pomarin migre régulièrement assez haut dans le ciel.
  • Labbe à longue queue (Long-tailed Skua): sur les 125 individus dénombrés, 123 sont passés vers le SW – effectif probablement légèrement sous-estimé, car quelques labbes indéterminés sont notés comme “Longue queue ou Parasite”. Ce labbe peut être vu de la mi-août jusqu’à mi-novembre, bien que les deux derniers individus (16 et 21/11) n’étaient pas en migration active: sans doute des oiseaux en escale. Les adultes passent surtout en août et septembre, alors qu’en octobre on voit essentiellement des immatures. Malheureusement je n’ai pas eu le luxe de noter les classes d’âge pour les labbes – là j’aurais besoin de renforts! – donc difficile d’en dire plus sur la répartition précise des immatures et des adultes au fil de la saison chez les trois “petites” espèces.

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Mouettes & Goélands (Gulls)

  • Mouette de Sabine (Sabine’s Gull): cette belle mouette est sans aucun doute l’une des espèces phares du site, et cette saison on n’a pas été déçus: après un avant-coureur vu le 9/8 déjà, le passage s’amorce timidement dès la fin août, pour devenir régulier à partir du 18/9 au moins. Un premier petit pic est noté le 21/9 (66 inds. en 1h15), puis le 10/10 (84 en 1h30), le 16/10 (182 en 2h)… effectifs qui nous semblaient déjà tout à fait corrects. C’était sans compter (pour ainsi dire!) sur la suite de la saison: Après cinq jours avec à peine quelques individus (sans doute lié aux vents dominants du N/NNE), j’en vois 484 en 2h30 de suivi le 24/10, puis le matin du 25/10, Miguel et moi en comptent pas moins de 1’415 (!) en 3h30, avec encore 77 individus supplémentaires comptés le soir en 1h20. Cela porte donc le total à 1’492 Mouettes de Sabine: à notre connaissance il s’agit là d’un nouveau record journalier pour le Sénégal et sans doute pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. En extrapolant, on peut estimer l’effectif total à quelques 4’850 oiseaux pour cette seule journée du 25/10! Quel spectacle que de voir des groupes de 20, 30 Mouettes de Sabines défiler à la queue-leu-leu… Il y a encore eu quelques bons jours début novembre, puis la migration s’arrête assez brusquement après le 13/11, lorsque les vents tournent vers le N/NE. Deux retardataires le 21/11 et un seul le 1/12 portent finalement le total de la saison à 3’326 oiseaux. Plus encore que pour les autres espèces pélagiques, le passage de cet oiseau devant les côtes est fortement influencé par la direction des vents: quasiment toutes les observations sont faites par vent modéré d’ouest à nord-ouest. Les autres jours, elle doit passer bien plus au large. Là non plus, il n’a pas été possible de tenir des statistiques sur les âges, mais c’est sûr qu’il y avait en tout cas cette année une forte proportion d’adultes; les juvéniles sont plutôt vus en fin de saison.

SabinesGull_2017_chart

  • Pour ce qui est des autres laridés, il y a surtout le Goéland d’Audouin: (voir cet article pour en savoir plus sur son statut au Sénégal) et le Goéland brun (Audouin’s & Lesser Black-backed Gulls). Une centaine pour le premier (env. 85 vers le SW) et 24 oiseaux (dont 14 vers le SW) pour le deuxième, auxquels il faut ajouter 16 “grands goélands indéterminés”, soit des Leucophées, bruns ou dominicains. Un très probable Goéland dominicain (Kelp Gull) passe le 11/8. Le Goéland railleur est vu à cinq reprises seulement, entre le 9/8 et le 8/11, la Mouette à tête grise seulement deux fois (isolés les 18 et 24/9) (Slender-billed & Grey-headed Gulls).

 

Sternes (Terns)

  • Sterne arctique / pierregarin (Arctic / Common Tern): cette paire regroupe 50% (49,8% pour être précis!) de toutes les sternes notées en migration, mais vu la difficulté de distinguer entre les deux taxons lorsque les groupes défilent rapidement devant le site de suivi, j’avais fait le choix de toujours les grouper – ce qui une fois de plus montre les limites de faire un tel suivi tout seul! De plus, j’ai dû estimer le passage certains jours de fort passage, et lorsque les oiseaux passaient très proches du rivage voire haut dans le ciel (surtout le cas avec l’Arctique) j’ai dû en louper pas mal. Du coup, difficile d’interpréter la phénologie telle que suggérée par la courbe ci-dessous. On y note toutefois un net pic à fin septembre, avec une moyenne horaire de près de 300 individus. Le pic de la Sterne arctique se situe apparemment plus tôt en saison (fin août/début septembre); celui de la Pierregarin environ un mois plus tard.

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  • Sterne de Dougall (Roseate Tern): le total de 98 individus est à considérer comme un stricte minimum, car plusieurs individus sont sans doute passés inaperçus dans le flot de Pierregarins et Arctiques sans se faire détecter. Quoiqu’il en soit, la phénologie est assez nette, le passage étant régulier du 24/8 au 20/10, avec un dernier individu le 24/10. Le pic doit se situer à la mi-septembre, mais en l’absence de suivi du 7 au 17/9, difficile d’en dire plus. Un groupe inhabituellement grand (19 inds.) passe encore le 13/10.
  • Sterne naine (Little Tern): avec 186 individus, cette espèce peut être considérée comme migratrice régulière, en faibles effectifs, de fin juillet à fin octobre ou début novembre (un dernier oiseau est vu le 29/11, mais celui-ci n’était pas en migration active).
  • Sterne caugek (Sandwich Tern): près de 4’000 individus dénombrés, surtout de la mi-août à la mi-octobre, bien que le passage s’étale sur toute la saison: déjà fin juillet, des petits groupes sont notés, mais à partir de novembre il devient de plus en plus difficile de faire la part entre migrateurs actifs et oiseaux partant vers les reposoirs ou les sites de nourrissage situés plus au SW du Calao.

SandwichTern_2017_chart

  • Sterne voyageuse (Lesser Crested Tern): les premiers oiseaux sont vus dans la première décade d’août qui marque le début du passage régulier, qui s’étale jusqu’à la mi-novembre. Comme pour l’espèce précédente, il est parfois difficile de distinguer entre oiseaux en migration active et hivernants locaux. En effet, entre deux et cinq oiseaux fréquentent régulièrement la baie de Ngor dès le mois de septembre. Le très modeste pic du passage semble se situer dans la dernière décade de septembre.
  • Sterne royale “africaine” (African Royal Tern): très régulière mais rarement vue en nombres importants, cette sterne est vue tout au long de la saison, mais dès début octobre le passage ralentit fortement pour ne concerner plus que quelques individus (là aussi, il a souvent été difficile de faire le tri entre locaux et migrateurs). Au nord de Dakar, cette espèce ne se reproduit que dans deux grandes colonies, soit celles de la Langue de Barbarie et du Banc d’Arguin.
  • Sterne caspienne (Caspian Tern): vue irrégulièrement: seulement douze données sur l’ensemble de la saison, pour un total de 31 oiseaux présumés migrateurs actifs (max. 12 le 18/9; les trois derniers individus n’étaient probablement pas des migrateurs). L’origine de ces oiseaux peut être européenne ou africaine.
  • Guifette noire (Black Tern): l’une des espèces les plus régulières, avec un “taux de présence” de 87%: elle a donc manqué à l’appel seulement lors de quelques sessions. Effectif maximal de 740 individus le 22/9, lorsque plusieurs milliers ont dû passer devant Dakar. A noter que j’ai entendu des migrateurs nocturnes à plusieurs reprises migrer au-dessus de la maison aux Almadies lors du pic de fin septembre. Une Guifette moustac (Whiskered Tern) est vue le 14/10, mais d’autres sont certainement passées inaperçues, tout comme quelques Guifettes leucoptères ont pu passer au milieu des noires.

BlackTern_2017_chart

Autres taxons

J’en ai déjà mentionné plusieurs ici, donc juste pour résumer voici les autres espèces vues en migration active devant Ngor:

Trois Hérons cendrés et deux pourprés passent le 24/9, alors que des Grandes Aigrettes (1 le 12/10, 5 le 31/10) étaient probablement des migratrices en escale (une Aigrette intermédiaire était également présente le 31/10). Un Balbuzard est noté en migration active le 5/10, tout comme un Busard des roseaux le 12/10, un Faucon crécerellette le 15, et des crécerelles le 27/10 (2 ind.) et le 20/11 (1 ind.). Une Tourterelle des bois passe devant le Calao le 5/9, puis il y a eu ce fameux Hibou des marais le 2/12. Peut-être l’espèce la plus insolite a été la Huppe fasciée, avec deux observations d’individus ayant le même comportement les 18 et 24/9: à chaque fois, je repère l’oiseau arrivant du N ou du NNE volant au-dessus de l’océan et se dirigeant vers Ngor. Seuls quelques Martinets noirs sont vus en tout début de saison (les 5 et 12/8), avec un probable Martinet pâle, vu la date, le 22/10. Quelques Bergeronnettes printanières sont vues ou entendues entre le 14 et le 28/10, alors qu’une Bergeronnette grise survole le site le 30/11. Et enfin deux passereaux en escale sur les rochers ou la petite plage du Calao: quatre Traquets motteux (16/10-29/11) et deux Rougequeues à front blanc (14 & 24/10).

 

Je doute fort que j’aurai le temps de refaire un tel suivi l’automne prochain… bien qu’avec un peu de renforts lors des périodes “stratégiques” il doit être possible de faire encore mieux que cette année. Pour l’instant, on va essayer de renforcer le suivi au printemps (fin février / fin mai) mais là non plus ce ne sera pas possible tout seul… avis aux amateurs!

 

La migration en mer devant Dakar: l’automne 2017 (1ère partie)

Voici donc une première ébauche de synthèse de la saison de seawatch 2017, que j’espère pouvoir retravailler par la suite pour une petite publication. En effet, c’est à notre connaissance la toute première fois qu’un suivi aussi exhaustif est fait sur l’ensemble d’une saison. Les efforts précédents ont presque toujours porté sur une période courte (1 à 3 semaines), généralement en octobre. Il y avait donc pas mal de spéculation quant à la phénologie et l’abondance de certaines espèces qu’on supposait passer plus tôt ou plus tard en saison.

Comme le note Niklas Holmström sur son site Senegal seawatching (qui bien qu’il date un peu, contient toujours une multitude d’infos pratiques): “septembre, fin novembre et décembre restent inexplorés et sont des périodes intéressantes pour les pionniers du seawatching ayant envie de faire des découvertes. Les possibilités d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses sur ce mystérieux groupe d’oiseaux sont encore énormes, surtout en ce qui concerne l’identification, la mue et les migrations!”. On trouvera notamment une liste des oiseaux de mer vus depuis Ngor ou au large depuis des bateaux, ainsi qu’une synthèse des effectifs notés par les diverses équipes ayant fait des suivis dans les années ’90 et 2000.

J’avais déjà fait un premier point sur la saison 2017 ici, et une note sur notre sortie en mer est consultable ici. Et pour une petite synthèse du passage prénuptial, se rendre ici.

Scopoli's Shearwater / Puffin de Scopoli

Scopoli’s Shearwater / Puffin de Scopoli, Ngor, Nov. 2017

Ces derniers mois, j’ai donc élu domicile sur la terasse du Calao, ayant fait 92 séances (82 dates différentes) entre le 22 juillet et le 5 décembre, pour un total de 125 heures de suivi (et j’ai dépensé une petite fortune en espressos, à 1’500 CFA la tasse, et même pas reçu de rabais!!) Soit une présence sur près de deux jours sur trois pendant la période; quelques séances ont été assurées par Miguel Lecoq lorsque j’étais absent et d’autres ont été faites en sa compagnie – un grand merci à lui! Sans exception, toutes les observations ont été effectuées depuis le Calao de Ngor, généralement le matin entre 7h30 et 9h30 à l’exception de quelques séances plus longues ou en fin de journée. Au final, ce sont un peu plus de 69’000 oiseaux qui ont été comptés.

Les principaux “trous” dans le suivi étaient fin juillet/début août, la 3ème semaine d’août, du 7 au 17 septembre, et les cinq premiers jours de novembre. On a donc fourni un gros effort pour avoir un suivi aussi complet que possible, mais le faire tout seul (ou presque) est bien sûr impossible. Du coup je suis allé observer un peu moins dans d’autres coins ces derniers mois (Technopole, mais aussi Pointe des Almadies, Ngor, Mamelles, Iles de la Madeleine…), mais surtout, j’ai encore plus souvent que d’habitude été absent de la maison, surtout le matin… j’en profite donc pour m’excuser auprès de ma petite famille, et à remercier Madame pour son niveau de tolérance élevé!

On a essayé de compter toutes les espèces de manière systématique, plus particulièrement les puffins, océanites, sulidés, limicoles. labbes, laridés et sternes. A quelques occasions des estimations ont dû être faites pour les sternes, car certains jours lors de passages soutenus c’était impossible de compter tous les oiseaux tout seul. Idem lorsqu’on se trouve devant un flux de plusieurs milliers de puffins. Pour les sternes en particulier, il est parfois difficile de distinguer entre oiseaux en migration active et individus stationnant ou se nourrissant dans la zone; il en est de même pour les Goélands bruns et d’Audouin, surtout en fin de saison.

Essai de synthèse…

Par où commencer? Peut-être par les faits les plus marquants, et notamment les passages impressionnants de Mouette de Sabine, Puffin cendré/de Scopoli, et Puffin majeur avec apparemment des records battus pour chacune de ces espèces. Pas de grandes raretés vues, mais tout de même quelques migrateurs peu courants sont notés, comme le Puffin des Baléares ou le Puffin de Boyd. L’absence ou la quasi-absence de quelques oiseaux de mer comme le Pétrel de Bulwer et les océanites est aussi à relever; ces espèces seraient plus faciles à détecter depuis l’ile de Ngor car on se trouve d’une part sur un point de vue plus élevé, d’autre part plus proche des migrateurs que le Calao.

Aussi 2-3 espèces inattendues, avec notamment un Hibou des marais qui arrive depuis le large, le 2/12, ainsi que deux observations de Huppe fasciée et une de Tourterelle des bois en migration active.

Le tableau ci-dessous est une tentative de résumé du passage des principales espèces: vous y trouverez le total compte, le “taux de présence” (rien de scientifique ici! juste le % de jours de présence de chaque espèce), les premières et dernières dates, ainsi que la date et l’effectif maximal, sous forme de nombre d’oiseaux par heure. En effet, vu que je n’ai pas pu faire un suivi exhaustif avec une présence continue chaque jour (j’aurais dû prendre quatre mois de congés, et encore!), il a fallu trouver un moyen de standardiser afin de pouvoir comparer l’intensité du passage au cours de la saison. J’ai donc calculé pour chaque jour le nombre d’oiseaux passant par heure, puis pour faire les graphiques de présence c’est la moyenne des effectifs par heure que j’ai utilisée. Pas sûr si ça tient la route tout ça, à creuser encore… d’ailleurs s’il y en a qui ont des idées pour analyser les données de manière à les rendre pertinentes, je suis preneur…

Seawatch_2017_Summary

Maintenant pour une brève discussion pour chaque espèce:

Puffins (Shearwaters)

  • Puffin cendré & de Scopoli (Cory’s/Scopoli’s Shearwater): ces deux taxons sont très difficiles à distinguer donc ils sont regroupés ici; avant c’était d’ailleurs bien plus simple car ils étaient traités comme des sous-espèces et non des espèces à part entière. On ne sait pas trop dans quelle proportion chacune des deux espèces est présente, mais c’est sûr qu’il y avait aussi bien de Scopolis que des cendrés. Je soupçonne toutefois que les Scopolis sont largement majoritaires, selon nos observations de l’an dernier et aussi lors du pélagique de mi-novembre. Idem d’ailleurs fin octobre devant les côtes marocaines, avec moins de 10% de cendrés sur les 500 Calonectris vus par l’équipe de Limosa. Voir aussi cette discussion sur l’identification de ces puffins ici. Vus lors de chaque séance à partir du 23 octobre, initialement en petit nombre (1-14 ex., 23-28/10), puis dès le 30/10 le passage s’intensifié: près de 100 ind. par heure le 30, pour culminer du 6 au 11/11. Pendant ces six jours, le flux de puffins est quasi continu, avec presque tous les jours plus de 1,000 oiseaux par heure (max. 4157/h. le 6/11, soit 70 individus par minute). Il est probable que ce passage très concentré ait commencé quelques jours plus tôt, mais il n’y a pas eu d’observations du 1er au 5/11. Après le 11/11 le passage devient moins constant, peut-être en raison du changement de la direction dominante des vents (NE au lieu de N/NW) bien qu’il concerne toujours quelques centaines d’oiseaux par heure du 14 au 16 et le 19/11. Les 3-4/12 il y a de nouveau pas mal d’oiseaux qui défilent – passage qui peut d’ailleurs durer jusqu’à fin décembre, du moins certaines années. En tout, plus de 32,000 individus sont comptés, soit près de la moitié (47%) de l’effectif total toutes espèces confondues.

Corys-ScopolisShearwater_2017_chart

  • Puffin du Cap-Vert (Cape Verde Shearwater): vu à quelques reprises seulement, bien qu’il soit possible que quelques individus soient passés inaperçus dans les gros mouvements de l’espèce précédente. Les quelques oiseaux vus n’étaient pas forcément en migration active, comme p.ex. ce groupe de 11 individus qui se nourrissent devant Ngor le 11/10. Deux puffins vus fin juillet et quatre début août étaient peut-être bien des Cap-Vert, mais trop lointains pour en être certain… Cette espèce doit d’ailleurs être bien plus nombreuse au large, comme en témoignent nos observations du 15/11 lors de notre sortie en mer. La présence de l’espèce devant Dakar semble d’ailleurs hautement variable d’une année à une autre.
  • Puffin majeur (Great Shearwater): l’une des grosses surprises de la saison fut le passage tout à fait inattendu de centaines d’individus début décembre… alors que seul un individu avait été vu début novembre. Fait étonnant, ce passage a eu lieu quasi uniquement le soir: le dimanche 3/12, je note 157 Puffins cendrés/de Scopoli en deux heures de suivi le matin, et en retournant en fin d’après-midi – espérant voir un peu plus de labbes – c’est un flot continu de puffins qui se présente devant moi, avec plus de 700 individus notés en 40′, dont env. 200 Puffins majeurs! Le lendemain pareil: très peu de puffins le matin (juste 14 de type cendré et un fuligineux), mais le soir il y a une bonne centaine de majeurs qui passent vers le sud-ouest, avec un passage soutenu qui dure jusqu’au crépuscule au moins. Vraiment étonnant et tout à fait exceptionnel! Comme quoi, ça vaut la peine de ne pas seulement faire du seawatch le matin – quelque chose qu’on savait déjà pour les labbes, mais pour ces Puffins majeurs ce passage uniquement “vespéral” était vraiment inattendu. Logiquement il s’agirait d’oiseaux immatures à cette époque, car les adultes devraient maintenant avoir regagné les sites de nidification de l’Atlantique Sud. Dommage que je n’aurai pas pu continuer le suivi après le 5/12, car c’est bien possible que ce passage ait continué encore dans les jours suivants.
  • Puffin fuligineux (Sooty Shearwater): l’une des espèces les plus régulières, vue sept jours sur dix et quasiment lors de toutes les séances à partir du 18/9. Le graphique ci-dessous résume la phénologie, sous forme de nombre moyen d’oiseaux par heure, pour chaque décade entre fin juillet et début décembre; il y aurait donc deux pics de passage, mais j’ai mis le pic de la 2ème décade de septembre en bleu clair car il n’y a eu que deux jours d’observation lors de cette période, donc moyenne à prendre avec des pincettes. Comme pour pas mal d’autres taxons, le passage est généralement plus intense par vents d’ouest à nord. Avec 3,600 individus comptés, Ardenna griseus fait partie du Top 10 des espèces les plus nombreuses de la saison.

SootyShearwater_2017_chart

  • Puffin des Anglais (Manx Shearwater): régulier avec des effectifs très modestes de mi-septembre à fin octobre, puis arret quasi total de la migration par la suite, avec juste une observation en novembre puis un seul oiseau le 3/12. Comme je n’ai pas pu faire de suivi entre le 7 et le 17/9, il est bien possible que les premiers oiseaux passent déjà début septembre. Et que pas mal d’individus passent plus au large et ne sont pas détectés depuis le Calao (par contre, ce qui est sympa chez cet oiseau c’est qu’il passe régulièrement près du rivage, contrairement à la plupart des autres puffins).
  • Puffin des Baléares (Balearic Shearwater):  un individu notê le 23/9. Peut-être plus courant que cette seule donnée ne le suggère, mais pas forcément facile à identifier donc peut-être qu’il y en avait quelques-uns parmi la soixantaine de puffins non identifiés que j’ai notés…
  • Puffin de Boyd (ou est-ce de Macaronésie? difficile de savoir quel traitement taxonomique lui réserver; Boyd’s Shearwater): un le 18/9.

Océanites (Storm Petrels)

  • Océanite de Wilson (Wilson’s Storm Petrel): Curieusement, lors de ma toute première séance, le 22/7 (ca parait bien loin maintenant!), je constate la présence d’une cinquantaine d’océanites devant le Calao, en train de se nourrir en faisant leurs va-et-vient papillonnants typiques de l’espèce. Deux jours plus tard, alors que le vent s’est couché, il n’y en a plus que trois. Il faut ensuite attendre le 8/10 pour voir quatre de ces oiseaux, par mer ultra calme de surcroît, puis trois le 11/10 et pas moins de 80 (environ!) le 14/10 et quelques-uns encore les deux jours suivants. Encore un oiseau le 24/10, puis c’est tout!
  • Océanite tempête (European Storm Petrel): un seul oiseau identifié, le 11/11 par mer très calme et un vent du nord bien faible.

Sulidés (Boobies & Gannets)

  • Fou de Bassan (Northern Gannet): un premier individu est vu le 18/9, mais ensuite il faut attendre un bon mois avant le suivant, puis ce n’est qu’a partir de début novembre que l’espèce devient régulière. Sur les 65 individus dénombrés, neuf passaient vers le nord-est ou étaient plutôt stationnaires. Le Fou de Bassan devrait logiquement encore continuer d’arriver ces prochaines semaines, et c’est bien plus tard en saison (janvier/fevrier) qu’on voit les plus gros effectifs, parfois quelques centaines, dans les eaux dakaroises.
  • Fou brun (Brown Booby): vu sept fois, dont trois individus en vol vers le sud-ouest et quatre vers le nord-est: difficile de parler d’un passage migratoire, peut-être plutôt des oiseaux stationnant aux Iles de la Madeleine et partant en mer pour pêcher? Tous les oiseaux étaient des immatures.

La suite de cette synthèse sera publiée dans quelques jours si tout va bien. Vous y trouverez limicoles, labbes, mouettes et goélands, sternes et guifettes, et quelques autres piafs encore.

 

 

 

Ngor seabird migration update

Fifty-one sessions, 69 hours, 23,693 birds, 54 species: this, in summary, is the result of the past three months of seawatching from Ngor.

We still have about two months to go until the end of the season (does it really ever stop? There’s always birds on the move off Ngor!), but I thought I’d give a quick update of what the season has been like so far. I did six sessions in early August, then started doing regular one to two hour spot checks from August 21st. The only interruption was from 7-17 September when I was in Mali, but other than that I managed to go on most days, usually in the morning. Miguel accompanied me on a couple of occasions and provided additional counts for two days. All observations – in the sake of consistency! – were made from the Calao terrace, which may not be as good as Ile de Ngor, but it definitely has the advantage of being easily accessible, and what’s more there’s shade and decent coffee.

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I won’t go into a review for each species as I may do this at the end of the season, so here are just a few highlights so far, along with a few recycled pictures because except for a few blurry pictures of migrating Whimbrels or a Purple Heron I don’t have much to offer.

  • Shearwaters

The main species here is Sooty Shearwater, which is seen in varying numbers during almost all seawatch sessions since Sept. 18th. The first three birds are noted on 4/9, and so far there have been small peak days on 18 & 20/9, 3/10, 14 and 16/10 with a max. of 164 birds in one hour on 3/10 (out of a total of 1,411 birds counted). This morning there finally was a pretty much constant flow of shearwaters, with 284 Sooties zooming past in less than two hours (= nearly 3 per minute).

The only other regular species is Manx Shearwater, seen during 18 out of 30 sessions since 18/9 – usually between one and five birds, with a max. of 31 in 75′ on 20/9. A Cape Verde Shearwater flew past on 31/8, while 11 birds were feeding off the Calao, luckily at fairly close range, on 11/10. A Balearic and a probable Boyd’s Shearwater were seen on 23/9 and 18/9, respectively.

Sooty Shearwater / Puffin fuligineux
Sooty Shearwater / Puffin fuligineux (April 2015)

 

  • Storm-Petrels

A very unpredictable group of pelagic species, which occurs in highly variable numbers from year to year – at least, based on what passage can be seen from land. As already mentioned, some 50 birds were feeding off the Calao on July 22nd with 3 still there two days later. The next Oceanodroma petrels were seen on 8/10 only (4 birds during SSW winds), followed by three on 11/10, then at least 80 on 15/10 (when we counted seabirds for 4 hours and 15 minutes) and a handful on following days. Most if not all of these were Wilson’s Storm-petrel, though it’s quite possible that there were a few Band-rumped (Madeiran) Storm-petrels in the lot. We really ought to get out at sea to get a closer look at these difficult birds – hopefully something we can manage to do in mid-November when we’re planning a pelagic.

 

  • Sulidae (Gannets & Boobies)

An early Gannet flew past on 18/9, though I can’t say for sure it was a Northern Gannet and not the vagrant Cape Gannet; the only other one so far was seen yesterday afternoon. This species should become increasingly common in coming weeks. Single Brown Boobies were seen on 18/9, 24/9 and 29/9, though only one was flying SW (could it have been three times the same immature bird?). Haven’t been back to Iles de la Madeleine for a few months now but it’s likely that several Brown Boobies are hanging out there at the moment.

 

  • Waders

Though this group is not made up of seabirds (except maybe Grey Phalaropes in winter), they can often be seen migrating along the coast, sometimes up to about a kilometer out at sea. Best days for waders are early on in the season (Aug./Sept.) during the peak migration time for most species, and particularly when it’s been raining during the night and early morning.

This was the case for instance on 24/8, when a good variety of waders were seen in 1.5 hours under light rain, after a heavy shower that started around 6am and with moderate SSW winds. About 39 Bar-tailed Godwits were counted, in four groups, all except one mixed with Whimbrels; also 13 Turnstones, a Common Redshank, a Common Sandpiper, four Little Stints, 16 Sanderling, four Curlew Sandpipers, and five Ruff (with godwits).

Whimbrel is the most regular and most numerous of the waders, with 528 birds actively migrating so far. More than half of these (293) flew past on 9/8. Other species noted include Oystercatcher (regular in small numbers), Common Ringed Plover (five on 6/10), Greenshank (one on 15/10, and even Curlew (two on 5/9).

A single Grey Phalarope flew past at relatively close range on 18/9, while a flock of ca. 25 waders on 30/8 were probably this species as well.

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Overexposed Oystercatcher / Huîtrier-pie sur-exposé (Oct. 2017)

 

  • Skuas

The first skuas were noted on Aug. 11th when four Long-tailed Skuas flew past. From Aug. 23rd the passage gradually intensifies, with just a few fairly small peak dates so far: 31/8 (13 Long-tailed Skuas, first few Pomarines), 21/9 (104 total skuas in 75′), and this morning 21/10 (171 in 105 minutes). So far, out of 1,385 skuas counted, just over half could be identified to species. Out of these, 52% were Arctic Skuas, 32% Pomarines, and the remaining 15% Long-tailed. It seems that in recent days the balance of Arctic vs. Pomarine Skuas is tilting towards the latter species, which is most numerous in November.

Sixteen Catharacta skuas (=South Polar or Great) flew past between Aug. 23rd and this morning, with seven in the past three days. At least one of these clearly was a South Polar Skua, an intermediate form; one of this morning’s birds flew quite close to the shore and looked very dark, faintly streaked, and appeared to be very bulky: features that point to Great Skua. Going by last year, more should follow in coming days.

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Long-tailed Skua / Labbe à longue queue (April 2017)

 

  • Gulls

The first Sabine’s Gull is seen as early as August 5th, but it’s not until the end of the month that the species becomes more or less regular: two on 30/8, three on 31/8 and one the following day. The first small peak day is on 21/9 when 66 birds fly past in 75′; other good days were Oct. 10th (84 in 90′), 16th (214 in 150′), and 18th (94 in 60′). Up to now, we’ve counted 654 birds, almost all on days with moderate (20+ km/h) W to NNW winds – though it’s still quite rare to see them flying past at close range, being usually quite far out on the horizon and just about recognisable by their flashing black-white-grey plumage.

Audouin’s and Lesser Black-backed Gulls are much less regular, and so are Slender-billed and Grey-headed Gulls. Probable Kelp Gulls flew past on 11/8 and 30/8.

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Sabine’s Gull / Mouette de Sabine (April 2015)

 

  • Terns

With over 19,000 migrating terns counted, this group is by far the most numerous of all. The Arctic/Common “species pair”, often indistinguishable or too cumbersome to identify down to species level, represents nearly 50% of all terns, with just over 9,000 birds so far. Next in line is the Black Tern with 5,504 birds, with fairly consistent numbers throughout the season – often up to more than a hundred per hour. Sandwich Tern is the third most common species (3,551) followed by Royal (468) and Lesser Crested Tern (267). Little Tern is seen regularly in small numbers, not usually more than 10 on any given morning; Roseate Tern is even scarcer (97 birds so far, from Aug. 24th up to mid-October. Surprisingly, Caspian Tern is much less common than the previous species, with just 29 birds on nine dates. Whiskered Tern was positively identified just once (on 14/10) but could easily pass unnoticed among the flocks of Black Terns.

 

  • Others

As on every migration watch point, every now and then an unexpected migrant shows up. In Ngor, I’ve had Grey and Purple Herons (both on 24/9, arriving from out at sea!), a Marsh Harrier (12/10), one or two Lesser Kestrels (15/10), but also a Turtle Dove and twice a Hoopoe flying in from sea.

Songbirds are seen occasionally, such as Common Redstart or Northern Wheatear, both of which were seen in recent days on the volcanic rocks, just about sheltered from the waves, of the islet in front of the Calao.

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Purple Heron / Heron pourpré (Sept. 2017)

 

Surely there are lots more exciting birds to come and I hope to get out there regularly throughout November. Next update towards the end of the year!