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Comptages Wetlands & Ressources Senegal Wildlife

Ce n’est pas tous les jours que la lettre d’infos de BirdLife International contient un article sur le Sénégal, alors je fais suivre! D’autant plus qu’on parle du travail de comptage d’oiseaux d’eau fait par les amis Miguel, Geoffroy et Claudien du bureau régional de BirdLife ici à Dakar. Article publié le 21 juin dernier, lien en bas de cette note.

J’en profite pour signaler l’ajout tout récent d’une modeste rubrique nouvelle sur ce site: une page de ressources ornithologiques, faune, nature au Sénégal – sites, blogs, livres, articles et autres pages web. Vous la trouverez en haut à droite sur cette page. Je compléterai au fur et à mesure, donc merci de me contacter si vous avez des sites, articles ou autres ressources à proposer. Objectif suivant: ajouter des pages “Où voir les oiseaux à Dakar et au-dela” avec descriptifs des principaux sites d’observation des oiseaux et de la faune en général.

Sinon j’ai un peu de retard dans les comptes-rendus d’excursions, faute de temps… Dans les semaines à venir j’espère vous raconter nos trouvailles récentes a Toubacouta, aux Iles de la Madeleine et bien sur au Technopole – peut-être que pendant la courte trève estivale j’aurai l’occasion d’écrire un peu. En attendant, ci-dessous l’oiseau du jour, vu au PNIM ce matin: la superbe Sterne bridée!

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Bridled Tern / Sterne bridée, PN Iles de la Madeleine, 24/6/17

 

Pour le moment, voici donc l’article de BirdLife:

Des oiseaux d’eau suivis de près sur les côtes ouest africaines

Chaque année le 15 janvier, l’ensemble des zones humides du monde (baies, estuaires, zones humides littorales, plaines alluviales, fleuves, plans d’eau, marais, deltas et carrières en eau) sont arpentés par des ornithologues professionnels et amateurs : c’est le comptage international des oiseaux d’eau de Wetlands International.

Ce gigantesque comptage mobilise des milliers de passionnés et permet d’identifier les principaux sites d’hivernage, sites d’étape importants pour de nombreuses espèces migratrices. En Afrique de l’ouest l’équipe BirdLife de Dakar et les partenaires de l’organisation se sont largement impliqués pour observer, apprendre, comprendre et COMPTER.

Technopole Express (4/6/17)

Petit post rapide pour partager quelques images des deux stars d’aujourd’hui, vu lors de mon passage dominical classique au Technopole:

D’abord ce Bec-en-ciseaux adulte, une espèce convoitée vue rarement au Technopole. Paul l’a vue en juillet/août 2012 et 2013, puis si je me souviens bien, Bass Diallo a pu en voir un en fin de saison sèche 2015 (à vérifier!).

Posé au milieu des Goélands railleurs, Sternes caugeks et autres laridés, le Bec-en-ciseaux s’envole parfois sur de petites distances avant de se reposer.  Lors d’un envol général de tout le groupe, il est parti plus haut, seulement pour retourner se poser de l’autre côté du plan d’eau. Apparemment un adulte car les parties supérieures sont tout à fait noires et le bec n’a pas l’extrêmité foncée des oiseaux immatures.

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African Skimmer / Bec-en-ciseaux africain

Belle coche locale en tout cas, d’un oiseau que je n’avais vu qu’une seule fois avant dans la sous-région, un seul individu dans le port de Conakry il y a plus d’une dizaine d’années… puis une trentaine d’oiseaux en un lieu plus classique, l’embouchure de la Rusizi au Burundi en 2011. Pour plus d’infos sur cette espèce au Sénégal, voir l’article de Paul de juillet 2012.

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African Skimmer / Bec-en-ciseaux africain

En observant ce beau spécimen de Rynchops flavirostris, tout d’un coup un Phalarope à bec étroit apparaît dans le champ de vue de mon téléscope: il est toujours là! Au moins 15 jours de présence (première obs. ici le 21/5)… pas pressé le Phalarope.

Cette fois j’ai pu me rapprocher un peu plus, donc photos pas trop floues (même si je ne gagnerai pas de concours photo avec, c’est bien mieux que les précédentes!). Voir ce post pour plus de détails sur cette espèce rarement vue en Afrique de l’Ouest.

 

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

 

Voilà pour l’essentiel. La plupart des limis sont partis maintenant et il ne restait plus qu’un seul Grand Gravelot, quelques Aboyeurs, quatre Barges à queue noire (estivantes? également deux Barges rousses dimanche dernier), 5-6 Pluviers argentés, et un Chevalier stagnatile avec une patte cassée, présent depuis deux semaines maintenant. Le plumage de cet oiseau (de 2e a.c.?) est inhabituel et un peu déconcertant au premier abord, étant bien plus brun uni que ses congénères.

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Marsh Sandpiper / Chevalier stagnatile

 

Les Guifettes noires etaient plus nombreuses que ces dernières semaines, avec une bonne centaine d’individus, essentiellement des oiseaux de 2e année mais tout de même quelques adultes. Et une jeune Guifette leucoptère dans le tas!

Les deux jeunes Tantales ibis sont toujours là, et le nombre de Flamants roses continue d’augmenter lentement mais sûrement (37 inds. maintenant), alors que celui des Pelicans gris et surtout blancs a carrément explosé: plus de 400 individus. La semaine passée il y avait encore trois Hirondelles de fenêtre et une de rivage, mais ce matin plus aucun passereau migrateur.

Côté nicheurs, rien de bien nouveau: toujours quelques poussins d’Echasse blanche mais j’ai l’impression qu’il y a une forte prédation, notamment par les Milans qui semblent particulièrement intéressés par les jeunes limicoles. Comme la semaine passée, il y a six Gravelots pâtres en ce moment: vont-ils tenter de nicher? Plus anecdotique, l’observation de cette Cisticole des joncs en train de construire un nid très bien dissimulé dans les herbes denses au pied d’un petit palétuvier.

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Zitting Cisticola / Cisticole des joncs

 

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Le nid de la Cisticole se situe au pied de ce buisson, au milieu de l’image

 

 

Technopole mid-May – more surprises!

It really just doesn’t stop at the moment. Each visit to Technopole brings new birds, including several pretty good ones.

An adult Franklin’s Gull seen on 14/5 was one of these. This American gull used to be a regular Technopole visitor in 2011-2013, with up to five different birds roaming the peninsula. There was at least one record in 2014 (6-16/3/14, P. Robinson; J.-F. Blanc), then again an adult seen three times between 15/3 and 3/5/15 (J.-F. Blanc; BP). Finally, the most recent record was in June 2016 when an adult was photographed by visiting Dutch birders (details on observado). All these records may well refer to a single bird that’s still hanging around in West Africa, maybe even the same as the one seen on the beach in Nouakchott last month by resident birder Rob Tovey.

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Franklin’s Gull / Mouette de Franklin

American Golden Plover has been present for more than a month now, with two immatures still present on 14/5 and one on 21/5 (but none this morning 25/5). This time I only managed a distant record shot…

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American Golden Plover / Pluvier bronzé

Remember that fine Red-necked Phalarope that was present on 22-23/4? Well, a month later (21/5), we found another one! It was still present this morning. Same type of bird (a male or female moulting into breeding plumage), but obviously not the same individual since pictures show that this new one has more of a white eye-brow than the first one and appears less dark overall, suggesting a later moult stage. Here again, only a blurry picture as the bird was seen relatively far out and was mostly feeding in a shallow pool behind one of the gull flocks. When feeding, it rapidly spinned around on itself in typical phalarope fashion, a well-known behaviour that I’d never had the privilege of watching. Check!

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

Besides the Franklin’s Gull, three new birds for the season were noted, all migrants that seem to be scarce yet regular visitors to Technopole at this time of the year: first of all a Yellow-billed Stork feeding in a group of egrets and herons that also included an African Spoonbill. Both species were still there this morning. The stork flew off soon after we’d found it, only to land in the reed-fringed pool just on the other side of the track (Pikine side). We went over to have a look and soon noticed a second bird, also a young individual. The two pictures below each show a different bird.

As we were watching the nearby gulls and waders, Miguel noticed that a flock of 18 Greater Flamingos were present on the far south end of the main lake, right next to the road. These are the first I see here since last year’s raining season. Feeding conditions are now pretty good it seems, with low water levels, so let’s see how many others will join them in coming weeks (and why not with a Lesser Flamingo mixed in the flock!).

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Yellow-billed Stork / Tantale ibis

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Yellow-billed Stork / Tantale ibis

The number of waders is less impressive now than a month ago, but still: with several dozens Common Ringed Plovers, Sanderlings and Greenshanks along with a few hundred Black-winged Stilts (including the first chicks of the year, only a few days old!), a few Black-tailed and even three Bar-tailed Godwits and Ruffs, one doesn’t get bored here. Especially when the now regular Peregrine swoops in from time to time and causes birds to move around a lot…

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Black-winged Stilts chicks / Echasses blanches poussins

At one point, a mixed flock landed on a mudflat right in front of us: mostly Sanderlings and Ringed Plovers, but also a few Curlew Sandpipers, a lone Little Stint, and at one point eight Kittlitz’s Plovers settled down. The pictures below highlight the great variation in plumage types among these little waders, ranging from drab winter-plumaged or immature birds to full-blown summer adults. The Sanderlings in particular are really exquisite at the moment. One bird was colour-ringed but just wouldn’t show its left leg, making it impossible to get a proper reading (bird in the center in the first picture below).

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Sanderling & Little Stint / Bécasseaux sanderling & minute

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Common Ringed Plover & Little Stint / Grand Gravelot et Bécasseau minute

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Curlew Sandpiper / Bécasseau cocorli

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Curlew Sandpiper & Common Ringed Plover / Bécasseau cocorli & Grand Gravelot

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Kittlitz’s & Common Ringed Plovers / Gravelot pâtre & Grand Gravelot

There were also a few colour-ringed Sandwich Terns (blue and yellow rings) and Slender-billed Gulls but only a couple of the latter were close enough to be read. On these last few visits there have been up to 10 tern species, including a splendid adult White-winged Tern and one species that was new to my Technopole list: Roseate Tern! First a first-summer bird on 14/5, then this morning when I noticed four fine adults as they flew off from within one of the tern roosts, only to disappear high up towards Yoff… great sighting though of a species that I usually see migrating past Ngor.

Talking of which – this morning I scanned the ocean for about an hour at the Calao in Ngor. Things are really quiet now – not even a single Skua – but then when you least expect them to show up, two Great Shearwaters passed by and flew around a bit. Quite distant, but close enough to recognize the sharply demarcated dark hood. While there are a few records from June, as far as we know this would be the first May record for Senegal.

Visite à Kolda, Moyenne Casamance

La semaine passée j’ai eu l’occasion de passer quelques jours dans la ville de Kolda, capitale de la région du même nom, pour une visite d’appui à l’un de nos projets. J’en ai bien sûr profité pour observer un peu les oiseaux, essentiellement sur le terrain de l’hôtel Le Firdou où nous étions logés. Situé au bord de la Casamance en bordure sud de la ville, les oiseaux étaient bien entendu au rendez-vous: plus de 90 espèces vues en trois jours, et ce uniquement sur le terrain du Firdou.

Chaque jour apportait d’ailleurs son lot de nouvelles espèces: comme quoi ça paie de revisiter une même zone, même de surface réduite, plusieurs fois de suite. La rivière attire bien sûr bon nombre d’oiseaux (et pas des moindres… voir plus bas!), tout comme le jardin et ses nombreux manguiers et anacardiers. La brousse de l’autre côté de la rivière doit certainement héberger d’autres espèces mais n’était pas vraiment accessible… même si la Casamance est plutôt un ruisseau ici qu’un grand fleuve comme c’est le cas à Ziguinchor, surtout en cette fin de saison sèche –

Par où commencer? Peut-être par cet impressionant Martin-pêcheur géant (Giant Kingfisher), un mâle immature, vu plusieurs fois aux abords de l’eau, tout comme le Martin-pêcheur pie, le bruyant Martin-chasseur à poitrine bleue ainsi qu’un couple de Martin-pêcheurs huppés tout excités (Pied, Blue-breasted and Malachite Kingfishers). C’était d’ailleurs la première fois que j’ai pu entendre et enregistrer le chant de ce dernier, qui comme notre Martin-pêcheur d’Europe ne doit pas se faire entendre très souvent!

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Giant Kingfisher / Martin-pêcheur géant

Toujours sur le plan d’eau, il y avait tous les jours quelques Cormorans africains (Long-tailed Cormorant), Jacanas à poitrine dorée (African Jacana; probablement trois couples, bien territoriaux!), 2-3 Poules d’eau (Common Moorhen), plusieurs Râles à bec jaune (Black Crake) et même un Chevalier guignette (Common Sandpiper) retardataire ou estivant…

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Black Crake / Râle à bec jaune

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African Jacana / Jacana à poitrine dorée

… mais aussi et surtout ce Grébifoulque d’Afrique (African Finfoot), oiseau unique en son genre (literalement!) qui fait partie de ces espèces tant convoitées par les birders. Et dont pour une fois le nom francais un peu barbare décrit bien cette étrange créature: mi-grèbe, mi-rallidé, tout aussi bizarre dans son apparence que dans son comportement. Perso j’ai eu la chance de l’observer au Kenya, en Zambie et au Liberia, et maintenant donc aussi au Sénégal! Je l’ai trouvé deux matinées de suite en train de se nourrir, discret comme tout mais heureusement pas trop farouche. A priori une femelle, voire un mâle immature?

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African Finfoot / Grébifoulque d’Afrique

Bien que répandu à travers le continent, Podica senegalensis n’est nulle part commun et en raison de ses moeurs discrètes et un habitat souvent difficile d’accès, on ne trouve pas beaucoup d’infos concernant sa répartition au pays qui a donné lieu à son nom scientifique: les Morel font état d’une petite population sur les rives nord du Lac de Guiers (aujourd’hui disparue il me semble) et de sa présence en Basse-Casamance, et ils mentionnent quelques données de Tambacounda et Kédougou; Sauvage & Rodwell le signalent en plus du Niokolo-Koba et de la rivière Koulountou (limite régions de Kolda et Tambacounda). Le seul site sénégalais qui fournit des observations plus ou moins régulières est le campement de Wassadou sur le fleuve Gambie, escale obligatoire dans le circuit orni-touristique pour les visiteurs en route pour le Niokolo-Koba ou Kédougou (peut-être également Mako plus en amont, au SE du PNNK). Le Grébifoulque est pour l’instant absent de l’atlas de Casamance, bien qu’il soit certainement assez répandu dans cette partie du pays, vu à quel point il est régulièrement contacté en Gambie toute proche.

Bien plus en vue, les ardéidés étaient au rendez-vous même si toujours en effectifs faibles, généralement à l’unité ou par 2-3 individus : Crabier chevelu, Héron noir, Aigrette des récifs, Aigrette intermédiaire, Héron gardeboeufs, Héron strié, pourpré, cendré, Bihoreau gris. (Squacco, Black, Striated, Purple & Grey Herons, Western Reef & Cattle Egrets, Black-crowned Night-Heron). Une Ombrette (Hamerkop) ne fera que passer en vol, le premier soir.

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Squacco Heron / Crabier chevelu

Peu de rapaces sont notés mais c’est peut-être surtout lié au fait que je n’ai observé que les matins tôt et généralement l’heure précédant le coucher du soleil… boulot oblige! Seulement une poignée de Vautours charognards (Hooded Vulture; quel contraste avec la Basse-Casamance!) et une fois deux Gyps vus sans jumelles, probablement des Vautours africains. Aux alentours du lodge, présence de l’Autour sombre (Dark-chanting Goshawk), Autour unibande (Lizard Buzzard), Milan à bec jaune, Pygargue vocifère (entendu un peu en amont), et un adulte de Vautour palmiste, toujours aussi imposant malgré son apparence clownesque. A l’aéroport de Kolda, un Busautour des sauterelles sera la 400e espèce que je vois au Sénégal (eh oui je tiens une liste!!).

D’autres ajouts étaient le Râle perlé (White-spotted Flufftail; entendu un seul matin), les bruyants Touracos violets (Violet Turaco), le Guêpier à gorge rouge (Red-throated Bee-eater), le Prinia à ailes rouges (Red-winged Warbler), la Cisticole chanteuse (Singing Cisticola; encore bien discrète), le Gladiateur de Blanchot (Grey-headed Bushshrike; comme toujours invisible mais très audible!), les sympathiques Chevêchettes perlées (Pearl-spotted Owlet). Egalement une poignée d’espèces vues jusqu’ici à quelques reprises seulement, comme l’Hirondelle fanti (Fanti Saw-wing), toujours aussi élégante. La donnée de Râle perlée est intéressante car il n’y a apparemment que peu d’observations du Sénégal, alors qu’il est régulier en Gambie. Cette quasi-absence d’infos est probablement à mettre en relation avec le fait que l’espèce chanterait surtout en ce moment (mai-juin selon Morel & Morel) et que l’essentiel de l’activité ornithologique a lieu pendant l’hiver nordique lorsque ces flufftails sont soit absents, soit silencieux.

A propos de chant: les nombreux Cossyphes à tete blanche et Merles africains (White-crowned Robin-Chat, African Thrush) et dans une moindre mesure les quelques Bulbuls à gorge claire (Yellow-throated Leaflove) du jardin étaient bien vocaux, tout comme un Coucou africain (African Cuckoo) entendu chanter tous les jours dans la brousse sur la rive gauche. En tout, seize espèces enregistrées dont quelques-unes nouvelles pour ma petite collection sonore, à découvrir sur xeno-canto.

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Observations faites du 16 au 19/5/17.

Technopole encore et encore (29/4 et 1/5)

Au risque de devenir un poil répétitif, petit post rapide en images en guise de compte-rendu de deux sorties matinales récentes au Technopole, en compagnie de Miguel Lecoq.

Le cortège de limicoles continue d’être bien varié, grâce au mélange agréable de nicheurs locaux (les Echasses blanches sont de plus en plus nombreuses à couver ; Black-winged Stilt), oiseaux en escale prolongée (Pluviers bronzés, mais aussi Barges à queue noire p.ex. ; American Golden Plover, Black-tailed Godwit) et apparitions d’un jour (dont un Bécasseau maubèche le 1/5 ; Knot).

Ci-dessous l’une des Echasses sur son nid, construit sur l’un des nombreux ilôts du plan d’eau « ouest », derrière la Sonatel.

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Black-winged Stilt / Echasse blanche

Alors que je n’avais revu qu’un seul Pluvier bronzé le 23/4, cette fois on compte pas moins de quatre individus, tous vus simultanément. Sauf erreur c’est le plus grand groupe vu en Afrique continentale. La première photo ci-dessous montre le nouvel individu – sans doute un oiseau de 2e année, mais au stade de mue plus avancé que les deux autres jeunes (en particulier l’oiseau le plus sombre aux parties supérieures très unies, cf. 2e photo). L’adulte continue d’acquérir son plumage nuptial : comparez la 3e photo avec celle-ci p.ex., prise deux semaines auparavant lorsque nous avions trouvé ces pluviers.

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American Golden Plover / Pluvier bronzé

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American Golden Plover / Pluvier bronzé

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American Golden Plover / Pluvier bronzé

Lors des deux visites, un mâle adulte de Faucon pèlerin est vu à plusieurs reprises en train de chasser sur le site, semant la panique parmi les limis, mouettes et sternes. Le 29/4, il prend comme cible l’un de nos Pluviers bronzés : s’en suivent une poursuite impressionnante lors de laquelle le pluvier évite de justesse le faucon, parfois à quelques centimètres près ! Le Pèlerin finit par abandonner, ouf. Deux jours plus tard, le même individu (il lui manque une rémige dans l’aile droite) arrive droit sur nous avec une petite proie dans les serres : difficile de dire quoi au juste, sans doute un petit passereau (moineau, tisserin ?) qu’il commence à manger ou du moins à déplumer en plein vol. Petit snack qui ne lui suffit visiblement pas, car un peu plus tard il est de retour et s’en prend de nouveau aux limicoles et laridés. Serait-ce le même mâle que celui qui traine toujours à Ngor ? Et quelle sous-espèce… un minor local pour ma part, auquel cas il faudra bien surveiller le Diarama de Ngor ou encore le secteur des Mamelles pour constater une éventuelle nidification locale (en 2015, j’avais vu un adulte à fin aout aux Mamelles – intriguant !). De toute manière cela commence à faire tard pour un calidus de la toundra arctique, et l’oiseau est plutôt petit, assez sombre et possède des « moustaches » bien larges. Sujet à creuser, une fois de plus… lorsque je trouverai le temps.

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Peregrine Falcon / Faucon pèlerin

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Peregrine Falcon / Faucon pèlerin

Un Pipit des arbres (Tree Pipit) en escale le 1er mai était tout à fait inattendu : non seulement c’est une espèce peu vue au Technopole, mais aussi c’est une date déjà bien tardive pour un oiseau qui s’installe typiquement courant avril dans ses sites de nidification européens. Peut-être un oiseau scandinave ? On peut d’ailleurs en supposer autant pour les hirondelles vues en escale ces derniers jours : Hirondelles de rivage surtout, mais aussi quelques rustiques et une Hirondelle de fenêtre (Sand Martin, Barn Swallow, House Martin).

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Tree Pipit / Pipit des arbres

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Tree Pipit / Pipit des arbres

Il y a un peu moins d’ardéidés ces derniers temps, avec très peu d’Aigrettes des récifs, Crabiers chevelus et autres Hérons ardoisés. (Western Reef, Squacco, Black Heron). Sans doute en lien avec la baisse du niveau d’eau, qui en ce moment est presque aussi bas que le niveau de début août 2016, soit juste avant les pluies de « l’hivernage » dakarois. C’est à se demander s’il restera de l’eau tout court d’ici trois mois !

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Intermediate Egret / Aigrette intermédiaire

Et enfin voici une image pour vous donner une petite idée de l’état actuel du site :

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Magnificent Frigatebird – first record for Senegal

Birding in Dakar just seems to be getting better by the day at the moment: after the American Golden Plovers and Red-necked Phalarope at Technopole, a record number of Cape Verde Shearwaters and lots of other good birds at Ngor (incl. 40 Sabine’s Gulls a few day ago), on Saturday morning we were fortunate to see a new species for Senegal: Magnificent FrigatebirdFrégate superbe.

Miguel Lecoq and I started our morning at Technopole (where else?) where we enjoyed the waders, terns and gulls that are still present in good numbers. We found all three American Golden Plovers, plus a new bird (we saw all four birds simultaneously) as well as several other good ones including Peregrine Falcon causing havoc among the waterbirds – at one point chasing one of the AGPs over a long distance, with several extremely close failed attempts at catching this bird – and Lesser Crested Tern.

We then made our way through the Saturday morning traffic to the plage de Soumbedioune as we wanted to visit the Iles de la Madeleine national park, mainly to see what was going on with the Brown Boobies. The park staff was exceptionally efficient this time round, and in no time we were on the boat making our way to the island. A Sandwich Tern, then an Arctic Skua flying close by the boat, a bit further a group of feeding Cape Verde Shearwaters, and then…. a bird high up in the sky which I initially took for a skua because it appeared all dark with a long tail. When I got my binoculars onto it, I immediately recognised the distinctive silhouette of a frigatebird and called it out, though I couldn’t quite believe what I saw. Miguel quickly got onto it while I fumbled with the camera to get a few desperate pictures to make sure that we could document the record and to aid with identification, as this is not always a straightforward matter with these birds. We got as close as possible to the bird which was soaring quite high up, and ultimately managed to get a few distant and mostly blurry record shots:

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Magnificent Frigatebird / Frégate superbe

After we arrived on the island, we picked the bird up again as it was still patrolling the area between the Madeleines and the mainland. Luckily we had a telescope with us which allowed for slightly better views, although it remained far out. Towards the end of our tour of the island we spotted it once again, meaning that it had been hanging out in the area for at least two hours. This morning I also learned (by chance) that a visiting birder saw it yesterday, behaving much in the same way as it did on Saturday. It would be great if someone could make it to the islands one evening or early morning to find out whether it spent the night in one of the baobabs there.

Identification

Four species of Frigatebirds should be considered as options off West Africa, though two of these (Greater and Lesser Frigatebird) are Indican Ocean species that are yet to be recorded along Africa’s western coastlines. The two others are Magnificent and Ascension Frigatebird. Luckily this was a female bird; males of the latter two species and of Greater Frigatebird may be impossible to identify given how close they are in plumage, requiring detailed and close-up views.

While its size was difficult to judge, the impression was of a large, heavy bird with a distinctive silhouette formed by the long, narrow wings and a long and deeply forked tail. Barely beating its wings, it soared and glided slowly between the island and the mainland, every now and then “dipping” down a short distance. Our bird appeared entirely black except for a contrasting white breast and pale bill. The breast patch did not visibly extend onto the underwing, and while it seemed rather rounded in the field, pictures show that its shape is very much in line with what is typical for adult female Magnificent Frigatebird Fregata magnificens.

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Magnificent Frigatebird / Frégate superbe

 

Status & Distribution

Magnificent Frigatebird is a fairly widespread tropical seabird, occurring both in the Atlantic and Pacific Oceans. Unlike Ascencion Frigatebird which only breeds on one island, there are many colonies of Magnificent throughout its range, including in the Caribbean Sea, along the coast of Brazil, the Galapagos Islands, etc. The nearest site is on the Cape Verde islands, but it appears to be all but extinct there now: it used to breed regularly in small numbers, but now there are said to be only two females left at this relict site (maybe even just one at the moment, in the event that our bird came from Cape Verde!). Given how few birds remain there, a Neotropical origin is more likely. The second closest site to West Africa is Fernando de Noronha NP (Pernambuco, NE Brazil), which lies about 2,650 km from Dakar.

Outside the breeding season it is largely sedentary, with some dispersal of immature and non-breeding birds. It has reached Western Europe on a number of occasions, including Ireland, the UK, Denmark and Spain; there even are records from Alaska and Newfoundland which shows how far this ocean wanderer can disperse.

In West Africa, there are 2-3 older records from The Gambia, and there’s an unconfirmed record at sea off Nouakchott in April (year?) but this was not retained by Isenmann et al. in their Birds of Mauritania (2010). Likewise, the species is said to have been seen a few years ago in Dakar off Cap Manuel but this record has not been published and as far as I’m aware there are no photographs – trying to find out more about this. The Gambian records are from March 1965 and October 1980, with an additional unidentified Frigatebird seen from the coast in 2005. I could not find any records from Guinea-Bissau, Guinea or Liberia. As such, our sighting may represent the third record only for mainland West Africa, though it’s very likely that the species shows up from time to time in these waters without being noticed.

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It’s not every day that one gets to add a bird species to a country list, so one can only imagine our excitement! In addition, this was a very unexpected “lifer” for me (I had seen Greater and Lesser Frigatebird before, but each only once); Miguel had his lifer with the American Golden Plovers earlier that day. Even Falou, the eco-garde that accompanied us, seemed pleased with seeing a rare bird that he only knew from wildlife documentaries on TV.

Prior to Fregata magnificens, the most recent additions to the Senegal list were Red-footed Booby (Oct. 2016), Eurasian Collared Dove (May 2016), Freckled Nightjar (March 2016), Eye-browed Thrush (Dec. 2015), Mountain Wagtail (March 2015, see the latest Bulletin of the African Bird Club), and Short-billed Dowitcher (October 2012). Maybe one day I’ll find time to update the list with these and other additions… if only I could take a few months off work!

And the Brown Boobies? Well we saw at least seven birds! More on these in another post. Other birds seen on or around the island are the following:

  • Cape Verde Shearwater
  • White-breasted Cormorant (still a few juvs. on nests, but most of the breeding activity is over now)
  • Long-tailed Cormorant (four birds)
  • Northern Gannet (at least one imm., far out at sea)
  • Red-billed Tropicbird (a few birds flying around; we didn’t seek out any nests so as to avoid disturbance)
  • Osprey (at least four birds)
  • Yellow-billed Kite (a few dozen birds, including one on a nest in one of the cliffs)
  • Whimbrel
  • Common Sandpiper
  • Ruddy Turnstone (like previous species, just one bird)
  • Pomarine Skua (2-3 birds)
  • Arctic Skua (4-5 birds)
  • Royal Tern
  • Sandwich Tern
  • Arctic Tern (ca. 5 birds migrating)
  • Laughing Dove
  • Speckled Pigeon
  • Western Red-billed Hornbill
  • Pied Crow
  • Northern Crombec

What next? It’s hard to imagine that things will get even better henceforward, but surely there will be more surprises and more additions to the bird list in coming months and years.

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Technopôle numéro 221…

…un Phalarope à bec étroit!

Je m’attendais bien à voir un Phalaropus un jour au Technopole, mais je pensais logiquement que ce serait celui à bec large, dont la présence au Sénégal et particulièrement à Dakar n’aurait rien de vraiment exceptionnel puisqu’il est régulier en tout cas lors du passage d’automne. De temps en temps, le Phalarope à bec large se montre dans les lagunes et marais salants un peu à l’interieur des terres, comme p.ex. en novembre dernier à Palmarin. Son cousin à bec étroit par contre est une vraie rareté en Afrique de l’Ouest… inutile de dire donc que j’étais bien content quand je me suis retrouvé devant un des ces oiseaux, de surcroît en plumage nuptial. La derniere fois que j’ai vu un phalarope nuptial c’était en… mai 1995 lorsqu’une femelle avait fait escale dans mes terres natales, près d’Anvers.

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

La photo ci-dessus est prise à bonne distance (80-100m?), avec le zoom digital poussé au maximum… mais on reconnait bien l’oiseau: plumage gris/blanc à l’exception de la bande marron partant de derrière l’oeil et descendant par les côtés du cou vers les flancs, contrastant avec la gorge blanche; même à cette distance on distingue le bec fin et assez long. Lors de ses quelques nerveux deplacements en vol, j’ai pu voir la barre alaire étroite mais assez nette. Il s’agissait probablement d’un mâle car la coloration ne me paraissait pas très vive (les phalaropes font partie des rares espèces d’oiseaux dont la femelle a un plumage plus coloré que les mâles). Mais apparemment il est aussi possible que ce soit une femelle de 2e année, car certains individus acquièrent déjà leur plumage nuptial lors de leur 1er été – difficile donc d’en dire plus à cette distance.

Curieux d’en savoir plus sur son statut dans le pays, j’ai fouillé les sources habituelles… mais n’ai trouvé que quelques mentions d’apparitions du Phalarope à bec étroit au Sénégal:

  • Morel & Morel ne mentionnent qu’une seule donnée, de “8 sujets à l’embouchure de la Somone, 9 déc. 1983 (A. Dupuy)”. La localité, la date, et surtout le fait qu’il y avait huit individus ensemble, plaident bien plus en faveur du Phalarope à bec large. En l’absence de documentation mieux vaut donc ne pas prendre en compte cette observation ancienne.
  • Sauvage & Rodwell incluent deux observations bien plus plausibles dans leur mise à jour de 1998: des isolés le 30/10/91 à la Pointe des Almadies, et un le 13/4/92 au Lac Retba (=Lac Rose).
  • Un individu est signalé par un observateur de passage lors du PAOC, pendant une séance de seawatch à Ngor le 18/10/17: “1st-winter bird came in and landed just past breaking waves […]. Smaller; more dainty than Red [=Grey Phalarope] with finer bill, darker underwing in flight, less contrasting wing stripe. Appeared darker overall, even when distant and coming in” – cette obs semble donc plutôt crédible.
  • J’attends des infos pour 10 individus signalés eux aussi sur eBird par deux ornithos espagnols, il y aurait des photos… mais me semble peu probable vu l’effectif.

Et ailleurs?

En Mauritanie, il y a trois observations d’oiseaux isolés (Cap Blanc 21/10/66, Nouadhibou 7/4/80, f. nuptiale le 17/6/88 au Banc d’Arguin; Isenmann et al. 2010). Il y a une seule observation en Gambie (Banjul, octobre 1993). Ailleurs en Afrique de l’Ouest je n’ai trouvé que quelques observations: une du Niger (21/10/89), une du Tchad (22/9/14), quatre obs récentes du Ghana (janvier, juillet, deux fois en décembre). Soit moins de 15 données en tout et pour tout, c’est pas beaucoup! Plus au sud, en Namibie et en Afrique du Sud, ce phalarope est également rare, mais il y est tout de même vu assez régulièrement, peut-etre surtout grâce à une meilleure pression d’observation comparé à l’Afrique de l’Ouest et centrale.

On peut se demander si cet oiseau, et de manière générale les quelques individus observés en Afrique de l’Ouest, ne seraient pas plutôt d’origine néarctique qu’européenne, car les populations nichant en Europe passent l’hiver dans l’Océan indien, et les néarctiques se retrouvent dans le Pacifique. Notre phalarope en escale à Dakar aurait ainsi passé l’hiver de ce côté de l’Atlantique, de la même manière que les Pluviers bronzés ou Bécasseaux roussets par exemple. Et il serait donc en route de ses quartiers d’hiver en Afrique australe vers le Haut-Arctique canadien ou le Groenland (tout ça n’est que speculation bien sur – don’t quote me on this one).

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En tout, il y avait le weekend dernier pas moins de 21 espèces de limicoles au Technopole… le phalarope étant d’ailleurs la 37e espèce de limi vue sur le site. Les effectifs étaient assez impressionnants, surtout samedi en fin de journée: il devait y avoir au moins 600 à 700 limicoles de toutes sortes!

Parmi les plus intéressants, signalons un Bécasseau variable (Dunlin) tout seul parmi les minutes, cocorlis et sanderlings, deux Gravelots pâtres (Kittlitz’s Plover) parmi les nombreux Grands Gravelots (Common Ringed Plover), un Courlis corlieu (Whimbrel) passant en vol, cinq Combattants (Ruff) et autant de Barges à queue noire (Black-tailed Godwit; rare donnée d’avril).

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Et surtout, les trois Pluviers bronzés (American Golden Plover) trouvés le lundi 17/4 qui étaient toujours présents samedi 22; le lendemain matin par contre je n’ai retrouvé qu’un des deux juvéniles, l’individu le plus sombre:

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American Golden Plover & Little Stint / Pluvier bronzé & Bécasseau minute

L’adulte continue de muer vers son plumage nuptial, ayant acquis encore un peu plus de plumes noires sur le ventre et les flancs. Difficile par contre de prendre des photos l’après-midi… les visites matinales sont bien plus propices à l’observation et la photographie des limis du Technopole: pas de contre-jour, et moins de vagues de chaleur.

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American Golden Plover / Pluvier bronzé

En plus de ce beau cortège de limicoles il y a toujours une bonne diversité chez les laridés en ce moment, avec sept espèces vues lors des deux visites: il reste encore quelques Goélands bruns (Lesser Black-backed Gull) immatures et encore 2 Audouins (Audouin’s Gull), ca. 250 Goélands railleurs, +50 Mouettes à tête grise et autant de rieuses (Slender-billed, Grey-headed & Black-headed Gulls), et encore une Mouette mélanocéphale  (Mediterranean Gull) le 23/4 et aussi toujours le jeune Goéland cendré (Common Gull) trouvé en février, vu le 22/4.

Egalement beaucoup de sternes et guifettes: quelques Sternes caspiennes, 30-50 hansels, plusieurs dizaines de caugeks, une dizaine de royales, une Sterne naine posée les deux jours et dix en migration active le 22/4, puis une Sterne arctique de 2e année le matin du 23/4… et de nouveau les trois espèces de Guifettes (deux Moustacs en migration active le 22/4, et au moins deux Leucoptères évoluant avec les Guifettes noires). (Caspian, Gull-billed, Sandwich, Royal, Little, Arctic, Whiskered, White-winged, and Black Terns)

Les passereaux paléarctiques semblent tous avoir quitté le site; juste encore quelques Hirondelles de rivage (Sand Martin), 1-2 Bergeronnettes printanières (Yellow Wagtail). Hier aussi au moins quatre Martinets noirs (Common Swift).

Curieux de savoir quelle sera la 222e espece!?

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Spur-winged Lapwing / Vanneau éperonné