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Un python… urbain!

Voir un python a l’état sauvage a toujours été un de mes (nombreux) vieux rêves de naturaliste, mais jusqu’ici ce serpent m’avait toujours échappé – même au PN du Djoudj où ils sont généralement faciles à trouver… J’étais donc plus qu’agréablement surpris lorsque j’ai enfin pu en trouver un, tout à fait par hasard, lors d’un passage au parc forestier de Hann dimanche dernier. Comme souvent avec les serpents, ce sont les oiseaux qui m’ont permis de le repérer, et plus particulièrement les Choucadors a longue queue, Bulbuls des jardins et autres Calaos à bec rouge, tous émettant des cris d’alerte incessants et suivant de plus ou moins près notre python.

Intrigué par le vacarme et suspectant la présence d’un serpent, je le trouve facilement alors qu’il se déplace lentement mais sûrement sur le substrat de feuilles et branches sèches, dans le bois non loin du petit lac au coeur de ce parc urbain. A peine dix mètres plus loin, un groupe d’étudiants sont installés mais n’ont pas l’air de noter le vacarme des oiseaux, ni le serpent. Je le suis donc tranquillement et j’arrive à prendre quelques photos même si la lumière n’est pas terrible ici.

La seule espèce de python présente en Afrique de l’Ouest est le Python de Seba (African Rock Python), considéré comme vulnerable et inclus dans l’Annex II de CITES. Il s’agit visiblement d’un jeune individu, mesurant environ 1m20, 1m50 maximum. Sachant que les plus gros adultes peuvent atteindre 5 voire 6 mètres de long, j’étais là devant un exemplaire encore très modeste.

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African Rock Python / Python de Seba

Arrivé sur un tas de branches, il s’arrête de progresser, mettant bien en évidence le dessin délicat sur toute sa longueur, comme s’il avait été peint. Quel bel animal. Et quel plaisir de le voir enfin dans la nature, et non en cage ou dans un enclos comme dans le temple des pythons de Ouidah au Benin, haut-lieu du culte vaudou, que j’avais visité en octobre 2015. Le python y est vénéré, considéré sacré même… malheureusement cela n’empêche pas que la douzaine de pythons qui habitent dans ce fameux “temple” vivent dans des conditions assez exécrables. Une fois par année, on les laisse se promener dans la ville pendant un festival. Ici au Sénégal, je suis sûr que le python a tout intérêt à ne pas trop se montrer car les gens auront vite fait de le décapiter sur le champ. Comme ailleurs dans la région on ne se pose pas la question de savoir si c’est un serpent dangereux… serpent c’est serpent!

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African Rock Python / Python de Seba

Je n’ai aucune idée si sa présence en ville est courante ni s’il s’agit d’un individu réellement sauvage ou bien au contraire échappé de captivité – le reptilarium est juste à côté mais j’espère que leurs reptiles y sont bien gardés car il y a plusieurs serpents hautement venimeux dans leur collection…S’il est présent ici alors pourquoi pas aussi au Technopole, étant donné sa prédilection pour les zones humides.

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African Rock Python / Python seiba

Quoiqu’il en soit, c’est sûr qu’il y a de quoi manger pour des serpents de ce calibre, même en pleine ville: comme pour le Varan (West African Monitor) qui est également présent au parc de Hann et au Technopole, j’imagine qu’il mange ici surtout des rats et autres rongeurs, peut-être aussi de jeunes oiseaux. Les pythons adultes s’en prennent à des proies plus grandes: peut-être chats voire chiens et chèvres en milieu urbain?

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West African Monitor / Varan ouest-africain au parc de Hann, mai 2016

 

Et les oiseaux, justement ? J’allais presque les oublier… rien de bien particulier à signaler au parc de Hann pour cette visite : les habituels Souimangas splendides (Splendid Sunbird), Crombecs sitelles (Northern Crombec), quelques Moineaux dorés (Sudan Golden Sparrow), et une probable Tourterelle turque (Eurasian Collared Dove) seulement vue en vol.

Au Technopole où j’avais commencé la matinée, il y avait entre autres une Spatule blanche (Eurasian Spoonbill) baguée d’Allemagne (ile de Mellum en Mer des Wadden) et un Goéland brun (Lesser Black-backed Gull) danois (en attente de réponse), trois Guifettes noires (Black Tern) et autant d’Avocettes, et peut-être surtout : mon premier Bihoreau gris (Black-crowned Night Heron) ici, enfin ! Cette dernière espèce y est certainement régulière mais simplement très discrète, du moins pendant la journée. L’an dernier je l’ai vu une fois au parc de Hann, mais étonnamment la majorité de mes observations proviennent de chez moi aux Almadies, où j’en entends régulièrement un ou deux passer en vol au crépuscule ces dernières semaines. C’était pareil en 2016, avec des observations exactement à la même période en février-mars : d’où viennent-ils, et où vont-ils se nourrir ?? A chaque fois ils semblent venir du côté de la Corniche / Mamelles et se diriger vers Ngor… mais j’ai vraiment de la peine à imaginer où ils se reposent en journée et quels seraient leurs lieux de gagnage nocturnes.

Toujours aux Almadies, 15 Hérons mélanocéphales (Black-headed Heron) se dirigeant bas vers le nord ou nord-est tout près de la Pointe des Almadies, le soir du 20/3, étaient visiblement en migration active.

Voila pour le moment… prochain post: la côte sud de la Casamance.

 

Technopole – lingering vagrants & more rings

It’s been a while since my last update from Technopole, which I was fortunate to visit quite regularly these past few weeks, taking advantage of not travelling much at the moment (something that will end soon, having trips to DRC, Cote d’Ivoire, Cameroon, and Morocco lined up for the next two months).

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So, what’s about at Technopole? Water levels continue to drop, rendering the main lake more and more attractive for a range of species. The panorama above attempts to give a bit of a feel of the area for our readers (click image to enlarge). Lots of gulls and a good range of waders are the key features at the moment, the following being some of the highlights:

  • Garganey: a single male on 25/2. Besides a few White-faced Whistling Ducks, there are hardly any ducks around these days.
  • African Swamphen: this is a fairly common resident here, but a very discrete one… so seeing an adult carry plant material for its nest, on 3/3, was a good breeding record.
  • Avocet: one on 25/2 and 3/3. Fairly scarce visitor to Technopole.
  • Kittlitz’s Plover: two birds on 12/3 were new for the season: my previous record here dates back to early August 2016, before the rains. It seems that this is mostly a dry season visitor to Technopole, possibly an irregular breeder when conditions are right (including last year, when a very young bird was seen in June though no adults were observed in previous months).
  • Yellow-legged Gull: an adult on 3/3 and at least two (adult and 3rd winter) on 12/3. Last winter only one bird was seen here.
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Yellow-legged Gull / Goéland leucophée

  • Common Gull: the same bird as on 12 February – Senegal’s fourth – was seen again on 3/3, when I showed visiting birder Bruce Mast around. The very worn plumage makes it straightforward to identify this as the same individual, which may hang out around the harbour or the Hann bay when not at Technopole.
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Common Gull / Goéland cendré

  • Mediterranean Gull: two on 25/2 (1st and 2nd winter), and Miguel Lecoq reported two first winters on 4/3 meaning that so far at least three birds are around.
  • Little Tern: an adult on 3/3, shortly resting with the other terns and gulls (and at one point sitting next to a Caspian Tern, nicely illustrating the huge size difference between the two species). The (near-) absence of black on the tip of the bill indicates that this is the local guineae subspecies. Not a frequent visitor to Technopole – my only other record was last year I only saw two on 28 August. They seem to be more regular at Ngor in September, though still far from common.
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Little Tern / Sterne naine ssp. guineae

  • Whiskered Tern: an adult in breeding plumage was present on 3/3, bringing the total number of tern species seen that day to six.
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Whiskered Tern / Guifette moustac (and seven other species!)

  • Barn Swallow: one passing through on 12/3
  • Copper Sunbird: a pair on 12/3 was my first record in a long time here. They were on the edge of the gardens in the NE corner. So far I’d only seen a single male on 17 and 24/4, presumably the same bird – more frequent visits to the vegetable garden areas would likely result in more observations as this must be a resident in the area.
  • Zebra Waxbill: surprisingly, what is probably the same group as on 28/1 was seen again on 3/3 in exactly the same spot, near the small baobab past the golf club house. This time we counted at least 16 birds and I even managed to get a few decent record shots.
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Zebra Waxbill / Bengali zebré males

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Zebra Waxbill / Bengali zebré female type

On the ring-reading front, new birds were added to the list on each visit, with 11 birds “read” on 12/3 alone: one French Spoonbill (+ another, probably Dutch, that flew off before I could make out the ring combination), two new Norwegian Lesser Black-backed Gulls, three Audouin’s Gulls, four Slender-billed Gulls, and the now usual Gull-billed Tern “U83” all from Spain. Except for the Spoonbill, all rings were read in the flock of gulls and terns that’s visible on the panorama shown at the top of this post. My recent post on ring recoveries from Technopole was updated with this new information.

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Two of the ringed birds of the day: Audouin’s Gull “BYPB” and Slender-billed Gull “R78”. Note the subadult Yellow-legged Gull on the left (scratching; head not visible)

More to follow shortly I hope – am going back to Technopole tomorrow morning. For today I have some more seawatching to do, with spring migration slowly picking up it seems, and good numbers of skuas (mostly Pomarines but also several Arctic Skuas and even an a-seasonal Long-tailed Skua last week), Northern Gannets and Cape Verde Shearwaters feeding off Ngor.

D’où viennent les oiseaux du Technopole? Analyse de deux ans de lectures de bagues.

Cette petite analyse des lectures de bagues effectuées ces deux dernières années au Technopole sur le site repose sur un total de 130 lectures, dont 35 faites par d’autres observateurs. Les détails complets ont été obtenus pour 104 données, plus deux dont je connais pour le moment le lieu de baguage mais pas la date ; pour six autres lectures je connais juste le pays d’origine (les autres n’ont pas été trouvées ou sont encore en attente de réponse).

La plupart des lectures ont été faites en 2016 (n=83) et début 2017 (n=34), plus six en 2015, une en 2013, deux en 2012, trois en 2007 et une en 2005. Les reprises plus anciennes concernent tous des d’oiseaux contrôlés en 2015-2017 mais déjà vus au Technopole auparavant par d’autres observateurs. J’espère bien sur pouvoir intégrer des données supplémentaires, anciennes et futures, obtenues par d’autres observateurs !

La Barge à queue noire et la Spatule blanche sont de loin les deux espèces les plus souvent « lues » au Technopole, suivies par les Goélands railleur et d’Audouin. Pour les autres espèces je dispose de une à quatre données.

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La majorité des oiseaux bagués proviennent des sites de reproduction ou d’escale aux Pays-Bas et en Espagne, et dans une moindre mesure de la France et du Sénégal (sternes et goélands nicheurs du delta du Saloum). Trois reprises d’Allemagne, deux de Norvège, deux oiseaux britanniques, un portugais et un danois complètent le tableau.

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Carte des sites de baguage (hors Sénégal), contenant également des reprises d’oiseaux vus à Palmarin, Joal et Guembeul.

Le lieu de baguage le plus éloigné de Dakar est celle d’un Goéland brun norvégien, tout comme pour un Chevalier gambette probablement bagué dans ce même pays (mais malheureusement lecture incomplète donc pas de détails sur le lieu ni la date).

L’oiseau le plus âgé que j’ai pu contrôler était une Spatule blanche de 2006, mais ce sont visiblement les Goélands d’Audouin qui tiennent la palme de longévité : à Palmarin, j’ai eu des oiseaux de 2005, 2004, 2003 et même 1999 !

Ce qui suit ne repose que sur un petit échantillon (j’espère un jour pouvoir faire une synthèse plus complète), donc les quelques résultats présentés ici sont plus anecdotiques que scientifiques… Pour beaucoup d’espèces on connait bien les sites d’hivernage et d’escale ainsi que les stratégies et voies de migration, notamment celles dont une bonne proportion de la population est équipée de bagues couleurs : Spatule blanche, Balbuzard pêcheur, Barge à queue noire, Goéland d’Audouin notamment. Pour d’autres ce n’est pas le cas (Goélands railleurs, sternes ou encore les limicoles comme le Chevalier gambette et le Combattant varié) et beaucoup reste à apprendre sur leurs migrations et mouvements locaux. Chaque lecture a donc le potentiel d’apporter des connaissances nouvelles.

  • Spatule blanche / Eurasian Spoonbill

Sur 17 individus dont la bague a été lue, huit étaient hollandais (iles des Wadden, IJsselmeer, Markiezaat, Haringvliet), quatre français (Lac de Grand-Lieu et Brière), autant d’espagnols (parc national du Coto Doñana et Marismas del Odiel à Huelva), et un danois.

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Présente surtout en janvier-mars avec en plus une reprise en avril et une en mai d’immatures (donc restés en Afrique lors de leur premier été). Pour la plupart il doit s’agir d’oiseaux en escale ayant hiverné plus au sud car il est rare de voir plusieurs fois le même oiseau, et la Spatule est peu fréquente avant décembre au Technopole. Un individu hollandais LYf/BRB a été vu une première fois le 25/5/12 (par Paul Robinson) puis était de retour le 26/2/17, alors que l’espagnole N7T était présente en janvier 2015, janvier 2016, et février 2017 et semble donc bien fidèle au Technopole lors de ses escales annuelles. Pour la plupart des individus ces lectures étaient les premières en période d’hivernage.

La plupart des oiseaux vus au Technopole ont été bagués entre 2009 et 2013, à l’exception d’un oiseau bagué B[SY]/W[SY] en 2006 à Schiermonnikoog et vu ici à Dakar en janvier 2016, donc lorsqu’il avait presque 10 ans… et neuf ans après sa première apparition au Technopole, en mars-avril 2007 ! Le plus jeune est un oiseau (NfYP/aGR) vu dimanche dernier et ayant été bagué en juin 2015 en tant que poussin au nid dans la colonie du Markiezaat ; il est donc certainement en route pour rejoindre ses terres natales européennes pour la première fois.

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Eurasian Spoonbill / Spatule blanche « YfLY/BaY» des Pays-Bas

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Eurasian Spoonbill / Spatule blanche « V020 » du Danemark

  • Flamant rose / Greater Flamingo

Cette espèce n’est présente régulièrement que pendant quelques mois au Technopole, surtout en « été » lorsque le niveau d’eau est bas et les conditions de nourrissage sont bonnes. Il n’y a donc que quelques lectures, d’abord d’un oiseau espagnol le 7/6/15, puis de 3 flamants français dans un groupe de +100 Flamants le 6/8/16. Ces derniers provenaient tous de Camargue bien sûr, mais étaient issues de générations différentes : un de 2013 (étang du Fangassier), un de 2014 (Aigues-Mortes) et un de 2015 (Fangassier) ! Seul KDNB né en juillet 2014 avait déjà été contrôlé après la saison de nidification, en octobre de la même année à Malaga (Laguna de Fuente de Piedra, qui est aussi le lieu d’origine de l’oiseau espagnol vu en 2015).

En Afrique de l’Ouest il semble y avoir très peu de reprises provenant de Camargue ; celles d’Espagne sont apparemment plus courantes, et il y a quelques données d’oiseaux venant d’ailleurs sur le pourtour méditerranéen.

Greater Flamingo / Flamant rose

Au moins un des flamants français se trouve dans ce groupe (6/8/16)

  • Balbuzard pêcheur / Osprey

Un oiseau allemand le 13/11/16 avait été bagué en tant que poussin au nid en juin de la même année dans le Brandenbourg, à deux pas de la frontière polonaise. Un individu portant une bague avec inscription HH4 vu le 12/10/16 par Enrico Leonardi est écossais, ayant été bagué lui aussi comme poussin dans un nid de trois jeunes en juillet 2016, près d’Inverness.

Sur la base des lectures de bagues faites ailleurs au Sénégal (notamment Somone, Langue de Barbarie, Grande Côte), les Balbus hivernant ici proviennent essentiellement de France, Allemagne, Ecosse, Suède et même Finlande – et certainement Norvège et Pologne également ?

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Osprey / Balbuzard pécheur « BA40 » vu le 13/11/16

  • Barge à queue noire / Black-tailed Godwit

Cinquante-cinq observations de 20 individus différents, avec des lectures tous les mois de l’année sauf en septembre. La plupart sont de novembre, décembre, janvier et février, avec quelques-unes en mars et juin-juillet-août, une en avril, une fin mai et une fin octobre.

La grande majorité proviennent des sites de nidification hollandais : 15 individus en tout ! Pour le reste, dans le tas se trouvent des nicheurs d’Allemagne (RNR-YRM, Schleswig-Holstein 2014) et d’Angleterre (YR/RL ‘E’, Nene Washes 2015), et au moins trois oiseaux bagués sur les sites d’escale français (Moëze près de Rochefort) et espagnols (Hernán Cortés, Extremadura). Quelques oiseaux n’ont pu être identifies, généralement en raison de pertes de bagues (ceci arrive assez régulièrement il semble ; c’était aussi le cas par exemple pour une Barge rousse vue en janvier 2016 à Palmarin).

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Lieux de baguage des Barges à queue noire (sites de nidification uniquement)

La présence sur plusieurs semaines, et plusieurs hivers de suite, de quelques individus bagués démontre, s’il le fallait encore, l’importance du Technopole en tant que site d’hivernage pour cette espèce menacée. L’oiseau 1GT25G par exemple a été vu en janvier 2015, en juillet 2016, puis à 4 reprises entre le 11/11 et 30/12/16.

Ces lectures permettent également de déceler des mouvements locaux lors du séjour des barges au Sénégal : par exemple, l’oiseau G3PGWW que j’avais vu le 20/8 à Palmarin était au Technopole du 20/11 au 30/12 au moins ; ou encore R6RBLY vu le 3/1/16 au Technopole, le 30/11/16 à Palmarin, puis de nouveau au Technopole le 30/12. Ces mouvements sont sans doute en partie dictés par la situation hydrologique et donc par l’accès à la nourriture : en septembre-octobre, le Technopole est généralement trop plein en eau et n’offre donc pas de bonnes conditions de nourrissage, alors qu’après la fin des pluies ces conditions s’améliorent nettement. A Palmarin, la situation semble optimale d’août à novembre, mais moins par la suite – en tout cas en 2016, car la pluviométrie est bien variable d’une année à une autre. Le Technopole est aussi utilisé par des oiseaux hivernant en Casamance lors de leurs escales en route vers le nord, en janvier : par exemple Y6BBRR vu en août 2015 près de Dianki est contrôlé au Technopole les 17 et 21/1/16. En parlant de mouvements : l’oiseau B4YRYL vu le 26/6/16 avait encore été vu sur les sites de nidification du Friesland quinze jours plus tôt (le 10/6), illustrant à quel point ces oiseaux migrent rapidement vers l’Afrique de l’Ouest après leur nidification.

La plupart ont été baguées entre 2012 et 2016, avec trois oiseaux plus âgés : 2007, 2009 et 2010. L’oiseau de 2007, R6LRBB, est aussi l’une des barges baguées les plus fidèles au Technopole, ayant été vue au moins sept fois : du 4 au 21/1/16 et entre le 20/11 et le 30/12. (A noter qu’un individu plus âgé encore, car bagué en tant qu’adulte en mai 2004 à Workum, était à Palmarin en août 2016).

Pour plus d’infos sur le programmes de baguage hollandais, voir ici (in English) et aussi cette carte interactive avec le déplacement des barges équipées d’émetteurs. (also in English is this summary on Technopole birds from early January 2016)

Black-tailed Godwit / Barge a queue noire  Black-tailed Godwits / Barges a queue noire

  • Bécasseau sanderling / Sanderling

Un oiseau hollandais a été vu le 3/3/17. S’agissant probablement de « Y3BRGR », cet individu a été capturé lors d’une escale sur l’ilot de Griend dans la Mer des Wadden, le 6/8/16. C’est sans doute un oiseau originaire du NE du Groenland, voir le site du Wader Study Group. La recherche porte essentiellement sur les taux de survie des Sanderlings selon leurs stratégies de migration, la phénologie, l’écologie hivernale et le comportement. Depuis 2002, plus de 6000 oiseaux ont été bagués en couleurs ! L’un d’eux avait d’ailleurs été trouvé sur la plage à la pointe de Djiffer par mes amis Jérôme et Boris en janvier 2016.

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  • Combattant varié / Ruff

Un oiseau présent le 15/8/16 portait une bague qui malheureusement n’a pu être lue… La combinaison d’un drapeau orange ou jaune avec inscription et une bague rouge correspondrait plutôt à un oiseau anglais (écossais ?) selon le registre du Wader Study Group, mais divers contacts avec des bagueurs potentiels (jusqu’en Biélorussie !) n’ont rien apporté.

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Combattant mystère avec drapeau jaune ou orange et bague rouge

  • Chevalier gambette / Common Redshank

Comme l’espèce précédente, une lecture incomplète (bague drapeau orange souillée donc impossible de lire le code) et pas eu de réponse concluante jusqu’ici, mais il s’agit probablement d’un oiseau issu d’un programme de baguage en Norvège. Observation le 26/6/16.

  • Goéland d’Audouin / Audouin’s Gull

Onze individus dont au moins huit provenant d’Espagne et un du Portugal (plus deux dont l’origine est inconnue pour le moment, probablement lectures incorrectes). Les colonies d’origine se trouvent au delta de l’Ebre, près de Cartagena, aux salins d’Alicante, aux Baléares (Mallorca et Menorca), et près de Faro à la pointe sud du Portugal ; les sites sont indiqués en rouge sur la première carte.

Tous les individus dont j’ai pu relever les bagues étaient des immatures (H1 ou H2), toujours dominants par rapport aux adultes au Technopole – et ce contrairement aux goélands de Palmarin, où les adultes sont bien plus nombreux que les jeunes. En témoigne l’oiseau AWNV, qui après avoir été bagué en tant que poussin au nid à Mallorca le 25/6/10 est vu pour la première fois au Technopole par Ngone Diop en juillet 2012, donc lors de son 2e été, puis à l’âge adulte il prend ses habitudes à Palmarin où il est vu en octobre-décembre 2015 et de nouveau en août 2016.

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Audouin’s Gull / Goéland d’Audouin adulte « AWNV », Palmarin, 20/8/16

  • Goéland brun / Lesser Black-backed Gull

Un adulte J73C la semaine dernière était originaire de la pointe méridionale de la Norvège, tout comme deux nouveaux individus vus le 12/3/17. Un oiseau avec inscription HEAT5 vu le 10/12/16 venait du nord de l’Allemagne. Dans les quatre cas il s’agissait du premier contrôle pour ces oiseaux, ce qui est plutôt surprenant pour J73C car cet individu est né en 2007 (les trois autres ont entre 1 et 3 ans). Le programme de baguage du Schleswig-holstein a jusqu’ici eu plusieurs contrôles mauritanies et trois gambiens, mais notre oiseau de décembre dernier serait le premier pour le Sénégal. Le programme norvégien n’a que 17 lectures sénégalaises dans leur base, comparé à près de 250 provenant de Gambie et 142 de Mauritanie.

Ces oiseaux appartiennent logiquement à la sous-espèce intermedius.

(le 19/3, observation d’un adulte avec une bague danoise V.125 – en attente de détails)

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Lesser Black-backed Gull / Goéland brun « J73C » le 26/2/17

  • Mouette rieuse / Black-headed Gull

Un oiseau originaire des Pays-Bas est vu les 30/1 et 20/2/16, bagué ENY5 le 26/7/15 en tant que mâle adulte à Arnhem. C’est la reprise la plus méridionale pour le programme de baguage de Frank Majoor, qui a pu baguer des milliers de Mouettes rieuses à Arnhem. Jusqu’ici le « record » était pour un oiseau repris à Gran Canaria. Sauf erreur c’est aussi la première reprise d’une Mouette rieuse au Technopole, où quelques centaines d’individus sont régulièrement présents en janvier-mars (le 3/3/17, un adulte avec une bague blanche était présent, mais la bague n’a pu être lue…. peut-être ENY5 ?).

  • Goéland railleur / Slender-billed Gull

Quatre “locaux” du delta du Saloum (nés en 2014 et 2015) et 11 individus espagnols. Six oiseaux de 1er hiver contrôlés en mars (trois par Gabriel Caucal le 3/3/17, et quatre dont trois nouveaux le 12/3)  étaient originaires de la même colonie près du parc national de Donana. Peut-être plus étonnant, deux adultes 88L et 88M bagués le même jour pres d’Almeria en juin 2007 (!) étaient au Technopole le 28/1/17, suggérant des liens solides entre les oiseaux issus de la même colonie. A part TF9, aucun oiseau n’a été vu plusieurs fois pour le moment.

Cette espèce peut être vue toute l’année au Technopole, mais la plupart des individus sont présents en janvier-mars lorsque les conditions sont optimales pour les laridés et que les effectifs locaux sont renforcés par les oiseaux espagnols. La seule lecture en dehors de cette période (juin 2016) était d’un oiseau né un an auparavant dans le delta du Saloum.

La présence parfois simultanée d’oiseaux espagnols et sénégalais au Technopole illustre bien comment des populations distinctes peuvent se retrouver en contact les unes avec les autres. Si les mouvements et la phénologie des premiers sont assez bien connus, il n’en est pas des nicheurs ouest-africains sur lesquels beaucoup reste à apprendre.

  • Sterne caspienne / Caspian Tern

Un oiseau vu en janvier 2016 par Wim Mullié était un oiseau bagué par ses soins en 2015 au delta du Saloum.

  • Sterne caugek / Sandwich Tern

A64, vu le 9/3/16, avait été bagué en tant que poussin le 23/6/15 sur l’ile d’Ameland aux Pays Bas. C’était la première reprise sénégalaise pour ce programme, mais deux autres Caugeks baguées le même jour dans cette colonie avaient déjà été contrôlées au Kartong Bird Observatory en Gambie les 28-29/1/16. Et un mois plus tôt, un individu de 2014 a été vu à Walvis Bay, Namibie !

En mars 2016, le taux de premières reprises sur les 164 Caugeks baguées en couleur en 2014 et 2015 était de 34% (soit 56 individus), sur un total de 87 lectures (53%) – pas mal pour une espèce dont il est souvent difficile de lire les bagues !

  • Sterne hansel / Gull-billed Tern

L’adulte “U83” vu les 12 et 26/2 puis de nouveau le 12/3/17 provient de Las Mesas près de Cádiz en Espagne, où il a été bagué en juin 2009… sans avoir été revu pendant plus de sept ans !

Comme pour le Goéland railleur, les deux populations très distinctes (sénégalaise et espagnole) se retrouvent ici donc en contact lors de la saison internuptiale.

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Gull-billed Tern / Sterne hansel « U83 » le 26/2/17

Il y a bien sûr d’autres espèces susceptibles de porter des bagues couleur, et les visites futures permettront sans doute encore de belles trouvailles. On peut citer l’Aigrette garzette (preuve en est la lecture récente d’un oiseau hongrois par Simon), divers limicoles dont Bécasseau minute, Grand Gravelot et l’Avocette, ou encore les quelques sternes « manquantes » comme la royale et la pierregarin. Et pourquoi pas un jour une Mouette mélanocephale, vu qu’elle est souvent porteuse de bagues et qu’elle est devenu assez fréquente, bien qu’en effectifs faibles, au Technopole.

Quelques remerciements sont dus ici car sans le travail des coordonnateurs des divers programmes de baguages, qui souvent on apporte des réponses très rapidement, il ne serait pas possible de faire une compilation comme celle qui précède… Ngone Diop, José Abad Gómez-Pantoja “Pipe”, Jos Hooijmeijer, Harry Horn, Hugh Insley, Vincent Lelong, Nils Helge Lorentzen, Carlos M., Frank Majoor, Loic Marion, Sönke Martens, Wim Mullié, Otto Overdijk, Jeroen Reneerkens, Volker Salewski, Daniel Schmidt, Jen Smart, Jan Veen, Rolf Wahl… Et enfin, une mention spéciale pour Dirk Raes qui maintient la plateforme European colour-ring Birding qui est très souvent mon premier point de chute pour rechercher l’origine des oiseaux bagués en couleurs.

(article mis à jour le 12/3/17)

Palmarin 18-19/2

Another family trip to Palmarin, another report with a few interesting observations and some pictures to share. To start, a pleasant surprise was a pair of Four-banded Sandgrouse that were flushed from an uncultivated field, then landed just a few meters away and allowed for close-up views (but alas no picture). Could they be breeding here? This is the first time, in five visits (August, twice in November, January, and now February), that I’ve seen the species in the Palmarin area or anywhere in Senegal for that matter.

The same goes for a first-winter Southern Grey Shrike which is another addition to my Palmarin list, and which is more likely a scarce or irregular winter visitor here. Typically seen in the north – Djoudj, Ndiael, Richard-Toll etc. – it is apparently scarce this far south. Even around Dakar there seem to be only a handful of records, including one at Technopole a few years ago that was found by Paul Robinson. However, Simon Cavaillès and friends regularly see the species in the Ndiafatte / Kousmar region and it’s been reported as far south as Tambacounda, but there are only a couple of records from The Gambia.

We’ll try to get back to the topic of subspecies identification in this taxon as it’s not a straightforward matter. According to what can be seen on the pictures below (on which the bird appears somewhat darker than in the field) my bird from Palmarin would fit ssp. elegans which breeds across the Sahara: pale plumage, lots of white in wing, grey rump, large size.

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Southern Grey Shrike / Pie-grièche méridionale

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Southern Grey Shrike / Pie-grièche méridionale

My second Eastern Olivaceous Warbler in Senegal was seen early Sunday morning while feeding in a tree, tail flicking and nicely showing its narrow bill and overall pale appearance. See this post for a discussion of the my first record (in French)

Numerous Common Whitethroats, a few Barn Swallows which are obviously on the move and should have started heading back to Europe. A male Whinchat was near Joal: are they already on the move, or would they winter in this area? Most of the Yellow Wagtails that were seen appeared to belong to the Iberian subspecies, such as this male:

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“Spanish” Yellow Wagtail / Bergeronnette printanière ssp. iberiae

A few OspreysMontagu’s and Marsh Harriers were around and a Short-toed Eagle was near Samba Dia, but in general not many raptors were seen. Single Grey and Common Kestrels, and also what appeared to be a family of Black-winged Kite with at least one young.

Waders were as usual well represented, though many were in distant flocks which I didn’t have the time to check thoroughly: Grey Plover, Common Ringed Plover, numerous Bar-tailed Godwits and Avocets, a single Oystercatcher, a few Turnstones and Whimbrels plus the usual Greenshanks, Redshanks, Wood Sandpipers, Common Sandpipers, hundreds of Little Stints and Curlew Sandpipers, etc.

On the local front, Bruce’s Green Pigeons, Purple Rollers, Yellow-fronted Tinkerbird and Yellow-billed Oxpeckers were around, while a few Sudan Golden Sparrows at Diakhanor were also a first for me in Palmarin. Red-billed Queleas were particularly numerous, just like in Dakar at the moment, with low thousands moving south at Diakhanor on 19/2 and several smaller flocks scattered throughout the area (though considering that this is supposedly the most abundant bird species on the planet and that they can gather in huge flocks, these numbers are still on the low side!).

Below is a small sample of some of the local birds seen during the weekend.

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Abyssinian Roller / Rollier d’Abyssinie

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Yellow-crowned Gonolek / Gonolek de Barbarie

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Greater Blue-eared Glossy Starling  / Choucador à oreillons bleus

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Red-billed Quelea / Travailleur à bec rouge

 

(Header picture by Jane Piot!)

Technopole, 12 February

I went back to Technopole last Sunday, expecting some new birds to be around given that northbound migration has now picked up for several species – and wasn’t disappointed!

First stop was on the main lake near the fisherman’s cabin, where a dozen or so Eurasian Spoonbills were present. One of the first birds I checked was ringed: green “V020”, pictured below, which turned out to be a Danish bird born in 2013. Further scrutiny of the 50+ Spoonbills that were around yielded seven ring readings and a few more ringed birds that could not be read; as per www.cr-birding.org these are birds from the Netherlands, France, Spain and maybe other countries.

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Eurasian Spoonbill / Spatule blanche

Continuing on the same theme, I found an adult Gull-billed Tern with a coded ring (white “U83”), a Spanish bird – and a far less common ring recovery than the spoonbills! This turned out to be only the first re-sighting of this bird ringed as a chick in 2009 at Las Mesas (SE of Madrid). The small flocks of gulls and terns also held an adult Royal Tern and a 2nd winter Mediterranean Gull, a new individual this season which by the way has not seen many Med Gulls yet – more are likely to show up in coming weeks. A group of 13 Garganeys was probably refueling on its way back to Europe. The usual Pink-backed and now also ca. 50 Great White Pelicans were scattered throughout the lake, as were several groups of Little Grebe (80-100 ind.) and a handful of Sacred Ibises.

Pretty much the first bird that I saw after setting up my spotting scope behind the golf club house was a Common Sandpiper that caught my attention because of its distinctive yellowish legs and fairly uniform appearance of upperparts. Could it be a Spotted Sandpiper? It was pretty distant and soon settled partly hidden by a group of Senegal Thick-knees where it started preening, making it hard to get a good look (and pictures). After it vanished I found it again later towards the opposite end of the pool and got a few more poor shots. I never managed to see any pattern on the tertials, and it seemed to have a fairly short tail – but no spots (which would be normal at this time of the year) and didn’t get to see its wing bar and didn’t hear it call… so it will probably remain an Actitis sp. for ever after! Comments welcome of course.

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A much more straightforward bird to identify was this 1st winter Common Gull roosting among the other gulls and a few terns: medium-sized, slender gull with a relatively dark grey mantle, fairly short and slim bi-coloured bill, largely white and unstreaked head and underparts; Ring-billed Gull could be easily excluded. On the picture below, note the presence of Slender-billed and Black-headed Gull, Caspian and Gull-billed Tern (and spot the Whiskered Tern!) and of course the Black-winged Stilts in the background.

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Common Gull / Goéland cendré

Of note is its very worn plumage, which seems typical of those vagrant gulls from Europe. The first Technopole Common Gull was pretty much in the same state, and so was last year’s Little Gull. Not sure whether this is indicative of a bird’s overall physical condition, but it struck me that these worn gulls are a bit of a recurring theme here.

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Common Gull / Goéland cendré

Apparently this would be Senegal’s 4th record only, and second for Technopole. Previous observations are from 10/1 (a 1st winter bird) and 18/1/94 (probably the same bird together with another 1st winter and an adult bird) at Saint-Louis by Pierre Yésou and Patrick Triplet, followed nearly 20 years later by a third record, this time from February 2013 (again a 1st winter) at Technopole by Jean-Francois Blanc (the blog post incorrectly refers to this as the second record: technically speaking the two Saint-Louis dates should be treated as two separate records given that two new birds were found on the second date).

There are several “occasional” sightings from Mauritania (Banc d’Arguin mainly, cf. Paul Isenmann’s The Birds of the Banc d’Arguin 2006 which I happened to come across in the library at my boys’ school today!), but it is probably not a regular visitor here given that even in much better watched Morocco the species seems to be really scarce. A couple of old records exist from The Gambia, but I’m not sure whether there are any recent sightings – awaiting further info from our southern neighbours.

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Common Gull / Goéland cendré

No less than seven gull species were present at Technopole on Sunday though I didn’t thoroughly check the large Lesser Black-backed Gull flock which was at the far end of the western pool. The Common Gull was my 10th gull species for the site; only Ring-billed Gull is missing (it’s on the list, but I haven’t managed to find out when it was sighted here).

With only 13 species, wader diversity was a bit lower than is often the case, with Black-tailed Godwits now having left the site, and none of the Calidris sandpipers except for Little Stint being around yet. Quite unusual was the sudden arrival of at least a hundred Wood Sandpipers, possibly a group of migrants that just arrived or that were disturbed in another part of the area. Most of the usual herons were seen, including a Little Bittern quickly dashing between two reedbeds east of the golf course. On the raptors front, there were singles of Osprey, Peregrine (not seen very often here) and Red-necked Falcon.

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Great Egret / Grande Aigrette

Among the wintering or migrant songbirds, there were still one or two White Wagtails around, plenty of Yellow Wags, a single Chiffchaff, several Subalpine and Sedge Warblers, and two Woodchat Shrikes.

All in all, 87 species were seen in a single morning: not bad for an urban wetland!

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White-breasted Cormorant / Cormoran à poitrine blanche

Back in Almadies, I once again saw the aberrant Common Ringed Plover with a leucistic plumage, just like last year on the beach near the Méridien hotel. This very distinctive individual was first seen in February 2016 (see this blog post for initial account and a picture of the bird); it was present on the same beach on 5 May and 30 October 2016. Interesting case of site fidelity in a wintering shorebird – and no need for hard-to-read colour rings or expensive geolocators or other tracking devices… Curious to see when and where it shows up again in coming years!

Encore une nouvelle espèce pour le Technopôle: le Bengali zébré

Décidément la liste d’espèces du Technopôle n’en finit pas de se rallonger, parfois avec des espèces plutôt inattendues !

Samedi matin lors une visite éclair pour montrer le site à quelques ornithos de passage à Dakar, on a eu la surprise de trouver une petite douzaine de Bengalis zébrés (Zebra Waxbill, aka Orange-breasted Waxbill) en train de se nourrir au bord du sentier un peu après le club house.

Au Sénégal, la répartition de ce petit granivore se limite principalement a la basse-vallee du fleuve Sénégal où il est encore relativement fréquent, p.ex. dans le Djoudj, les Trois-Marigots ou le Ndiael. Bien que censée être présente également dans le delta du Saloum (et en Gambie), je ne l’y ai pas encore observée lors de nos diverses visites effectuées à toutes saisons – et ce contrairement à l’Astrild-caille, qui souvent partage le même habitat et qui reste relativement commun dans le Saloum. Essentiellement sédentaire, le Bengali zébré est connu pour entamer des mouvements nomadiques en dehors de la saison de nidification, donc il n’est pas si surprenant d’en rencontrer en dehors de l’aire habituelle (les Morel ne nous apprennent pas grand-chose sur sa présence dans la région de Dakar : l’espèce est juste indiquée comme étant présente dans le carré atlas ; Borrow & Demey indiquent juste une croix un peu au NE de la péninsule). Si ça se trouve une petite population pourrait subsister dans la région des niayes, p.ex. à Mbaouane ou autour de Mboro.

Il semble toutefois que l’espèce soit en diminution dans nos contrées notamment en raison de la disparition progressive des prairies humides, son habitat de prédilection – il n’y a qu’à se rendre dans le delta du Sénégal pour se rendre compte de ce désastre environmental. Elle pourrait également souffrir du commerce – illégal – d’oiseaux à destination de l’Europe, phénomène apparemment bien réel comme en témoigne cette arrestation toute récente à l’aéroport de Dakar

Pas eu le réflexe de sortir l’appareil assez rapidement, mais je tenais tout de même à inclure une photo de ces petits oiseaux fort sympathiques – un grand merci donc à Frédéric Bacuez (ornithondar) pour avoir mis à disposition ce cliché d’un mâle près du nid, pris tout récemment dans les Trois-Marigots (cliquez sur la photo pour accéder à l’article original) :

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Orange-breasted Waxbill / Bengali zébré (F. Bacuez)

Pour le reste, signalons également un Héron mélanocéphale (Black-headed Heron), espèce qui semble de plus en plus courante dans la région des niayes bien que généralement sous forme d’individus isolés, cette fois un immature; au moins deux Spatules blanches (Eurasian Spoonbill) dont une baguée a priori hollandaise; un Faucon chiquera au comportement territorial agressant Milans à bec jaune (Yellow-billed Kite) et Corbeaux pies (Pied Crow) dans la zone où il a niché l’an dernier; deux Bergeronnettes grises (White Wagtail) et autant d’Hirondelles de Guinée (Red-chested Swallow).

Après mon départ Gabriel a pu compter au moins 220 Goélands railleurs (Slender-billed Gull; dont 4 baguées couleur) et a trouvé une Mouette mélanocéphale (Mediterranean Gull) – peut-être la même depuis fin décembre – et deux espèces plus typiques de la saison humide: un Epervier shikra et un Martin-chasseur à tête grise (Grey-headed Kingfisher), entre autres.

Enfin, une Pie-grièche à tête rousse (Woodchat Shrike) était une première pour moi en ce lieu, bien que cette espèce soit l’un des passereaux paléarctiques les plus répandus au Sénégal.

Pour en revenir à la liste du Technopôle, celle-ci compte maintenant au moins 220 espèces, un chiffre tout à fait correct pour un site de 7 hectares à peine, de surcroît en pleine ville. Peu après notre arrivée à Dakar en février 2015, j’ai repris le tableau que Paul Robinson avait compilée en son temps, en y ajoutant petit à petit les espèces nouvellement constatées ainsi que quelques données manquantes comme la Bergeronnette citrine et quelques autres égarés. J’ai également inclus une indication du statut, nidification et autres notes.

Ce travail est atuellement en cours et qui sait aboutira peut-être un jour en la publication d’un article sur l’avifaune du Technopôle; pour l’instant la liste est disponible sur demande et elle sera certainement mise à disposition sur ce site dans un futur proche.

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Intermediate Egret / Aigrette intermédiaire, l’une des 13 especes d’ardéidés présentes au Technopôle

Quel sera le prochain ajout?

Ce n’est que spéculation bien sûr, mais il est certain que plusieurs espèces occasionnelles seront vues dans les mois et années à venir. Pour ne citer que quelques candidats potentiels, il y a par exemple le Canard à bosse, le Flamant nain, l’Elanion blanc, diverses marouettes (de Baillon, poussin, ponctuée), les Vanneaux à tête noire (déjà observe p.ex. a Ngor) et du Sénégal, ou encore le Coucou didric et le Tchagra à tête noire. On peut aussi s’imaginer que la Tourterelle turque finisse par s’implanter au Technopôle étant donné la proximité du parc de Hann, pour l’instant toujours le seul site connu du pays. La présence de deux nocturnes qui devraient logiquement chasser sur le site plus ou moins régulièrement, l’Effraie et le Petit-duc à face blanche¹, sera plus difficile à établir. Parmi les migrateurs paléarctiques “manquants”, citons le Guêpier d’Europe, le Martinet pâle, le Pouillot de Bonelli et le Pipit rousseline.

Bref… il y a encore de quoi découvrir sur ce hotspot urbain et chaque visite a le potentiel d’augmenter encore nos connaissances de l’avifaune du site.

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Black-headed Lapwing / Vanneau à tête noire (ici au Lac Tanma)

¹ A propos de Petit-duc: la semaine dernière Simon et moi en avons entendu un chanter aux Almadies, depuis notre terrasse… ce qui montre que ce hibou peut fréquenter des zones urbaines

Technopole & Lac Rose (again)

Back in town after a trip to Niamey (Cricket Warbler! Egyptian Plover! Greater Swamp Warbler and more!) we headed out to Le Calao du Lac Rose where we spent the weekend. No birding on Saturday, but as is often the case hotel grounds have some good stuff to offer.

There are the usual Senegal Parrots, Little Bee-eatersRed-billed Firefinches, Beautiful Sunbirds and so on, but this time it was a small mammal that stole the show: two ochre-coloured, medium-sized bats with huge ears and a distinctive “nose”. I found them while walking past a bougainvillea bush in which they were roosting, where they allowed for real good views in broad daylight. They turned out to be Yellow-winged Bats, a widespread species that I’d already seen roosting in bamboo growth in the Plain du Sô near Cotonou. More on bats will follow here in due course.

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Yellow-winged Bat Lavia frons

While looking for the bats after they’d moved to a Casuarina tree, I spotted a Northern White-faced Owl observing us from a bit higher up. Seen first in fading light (1st picture) we found it again in the same place the next morning (2nd picture). Somehow this bird had extremely long eartufts and was much greyer in the face than what I’ve seen on other individuals; see also the species gallery on the African Bird Image Database hosted by the ABC.

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Northern White-faced Owl / Petit-duc à face blanche

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Northern White-faced Owl / Petit-duc à face blanche

On Sunday, an early morning visit to the dunes and nearby niaye was fairly uneventful; this site is probably quite interesting during and just after the raining season when the depression fills up. Besides the usual suspects, a male Green-winged Pytillia was seen in a group of granivores, which also held a Yellow-fronted Canary, just like on my previous visit here. Other scarcer species seen were Black-headed Heron once again, Yellow-fronted Tinkerbird, and Splendid Sunbird.

While looking for Buff-breasted Sandpipers (no sign of them – they all seem to have left by now!), I did find a Temminck’s Courser on the NE end of the plain, not far from the dunes that I’d just been exploring. Not the hoped for Cream-coloured Courser but a courser nevertheless – and definitely my best views of the species so far. I took a few pictures after which it flew off, uttering its typical toy trumpet call… and soon to be followed by a second individual that must have been sitting in the short grass nearby. Didn’t get good views of the second courser, but it may well have been a young bird.

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Temminck’s Courser / Courvite de Temminck

Barely five minutes later I found two more coursers, this time closer to the “sandpiper field”. Light was better by now and although they stayed within 30-40 meters I managed to get a few good pics with our trusted Canon Powershot SX60 HS:

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Temminck’s Courser / Courvite de Temminck

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Temminck’s Courser / Courvite de Temminck

At least two Singing Bushlarks and what were probably a few Greater Short-toed Larks were also around. The lake itself held a few Audouin’s and Lesser Black-backed Gulls, some Gull-billed Terns and a few Common Terns. Fairly few waders were around, mostly Little Stints and Common Ringed Plovers, while on the beach the main species was Sanderling. Both locations also had several Ospreys which spend the winter around lac Rose in decent numbers (15-20 birds?).

Meanwhile at Technopole – where I hadn’t been in about 3 weeks – there weren’t many new birds around except maybe for an increase in the number of European Spoonbills (ca. 35) and Little Stints (ca. 90). Other birds of note seen during my most recent visit (23/1) included a female Marsh Harrier and a White-winged Tern, the latter a “site tick” for me; the harrier is, surprisingly perhaps, only an irregular visitor to Technopole. Just like on my previous visit, a single Mediterranean Gull was present among the range of other gulls, which have finally started building up in numbers: Lesser Black-backed Gulls mostly, but also up to ca. 35 Audouin’s and a few dozen each of Black-headed, Grey-headed and Slender-billed Gulls.

Black-tailed Godwits now number around 150 which is half of the number about a month ago: it’s quite possible that part of the wintering birds have already left for the Iberian rice fields where they typically refuel before continuing to northwestern Europe. This time round I managed to read colour rings on one bird only, but on previous visits I’ve had up to nine different ringed birds within the same flock, including Dutch, English and German breeders. Two Bar-tailed Godwits seemed more closely associated with a loose group of 16 Grey Plovers, with most of the regular waders also concentrating on the pools behind the golf club house (the majority of gulls though were on the westernmost lake, which is again accessible).

The only bird I managed to get a decent picture of was this adult Red-necked Falcon perched in a baobab:

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Red-necked Falcon / Faucon chicquera

Subalpine and Sedge Warblers were actively singing, while Common Redstart, Chiffchaff, and Common Whitethroat, were far less conspicuous.