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Retour aux îles (PNIM, 24/6)

Petit billet entièrement en images, pour le plaisir des yeux…

Parc National des Iles de la Madeleine, le 24 juin en milieu de matinée, en compagnie de Stuart, David, Sofia and Miguel.

Commençons par les stars de la sortie: les Sternes bridées. Il semblerait qu’il y ait au moins 5-6 couples installés cette année, répartis entre la grande (Sarpan) et la petite île (Lougne). Comme pour le phaéton à bec rouge, le PNIM est le seul lieu de nidification de cette sterne si élégante au Sénégal, présente seulement pendant quelques mois de l’année (juin-août?), juste le temps de nicher.

D’abord vues en vol, elles nous ont ensuite permis de les observer longuement dans l’un des secteurs où elle doit nicher (on s’est bien gardés de trop s’approcher pour ne pas déranger; les oiseaux ne semblaient pas encore en train de couver, évoluant en couples la plupart du temps).

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Sur la photo ci-dessous, prise depuis le bateau, l’un des individus fréquentant les falaises de l’île Lougne. C’est à cet endroit précis que vivrait le génie des îles, dans les grottes – qui selon le prioguier abriteraient aussi des chauves-souris!

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Seuls quelques Phaétons sont encore sur place, dont cet individu qui s’est posé près d’un nid contenant probablement un jeune (la saison de nidification est largement terminée maintenant).

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L’un des nombreux Milans à bec jaune. Le PNIM doit être l’un des rares endroits où cette espèce niche en falaises maritimes.

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Le fameux baobab nain vieux de 700 ans, dit-on… (pour citer le Routard, ce serait “l’un des plus grands baobabs nains d’Afrique de l’Ouest” – alors nain ou géant? Pas facile le débat… tout ce que je sais c’est qu’il est trop grand pour rentrer dans la photo!)

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La “cheminée” de Lougne…

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Et cette belle méduse, vue dans la crique principale. A l’intérieur se trouvaient quelques minuscules poissons (1cm?) qui doivent vivre en symbiose avec cette créature.

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Pour le reste, comme toujours peu d’espèces notées: seulement un ou deux Fous bruns, quelques Cormorans à poitrine blanche et africains, un Héron mélanocéphale (toujours le même immature qu’en mai?), un ou deux Balbuzards, Tournepierre, Corlieu, Pigeon roussard, Tourterelle mailléeCalao occidental, Tisserin mélanocéphale.

Toujours aussi enchanteuses ces îles.

D’ailleurs, pour en lire plus sur le travail de protection du parc et sur le suivi des phaétons, je vous conseille vivement cet article recent par BirdLife: La terre des génies aux portes de Dakar, sanctuaire pour le phaéton à bec rouge.

 

 

Toubacouta avant les pluies

Toubacouta, enfin !

Si mon article précédent avait comme sujet les sites hors sentiers battus, celui-ci vous présente un des spots assez classiques des circuits ornithologiques, et que je n’avais jusqu’à présent pas eu l’occasion de découvrir: les environs de Toubacouta. On se trouve ici tout juste sous la latitude 14° N, soit en pleine zone de transition entre la savane sèche et les forêts guinéennes qu’on trouve au sud du fleuve Gambie. Du coup, plusieurs espèces se trouvent ici en limite septentrionale de leur aire de repartition, comme le Touraco vert (Guinea Turaco) ou encore le Loriot doré (African Golden-Oriole). Certaines remontent depuis la Casamance ou de la Gambie en saison des pluies, comme l’Hirondelle fanti (Fanti Sawwing) dont plusieurs individus seront vus lors du séjour. On est ici d’ailleurs tout proche du petit pays voisin, aberration de l’histoire coloniale: à peine 25 km jusqu’à la frontière. J’ai donc passé deux nuits à Toubacouta (ou Toubakouta), site touristique plutôt agréable surtout en cette basse saison, situé en bordure de mangrove du vaste parc national du delta du Saloum.

Arrivée le samedi après-midi après 4h de route depuis Dakar en passant par Kaolack, séance d’observation dans la brousse au sud du village en fin de journée, puis ornitho intensive quasi toute la journée du dimanche : d’abord la « palmeraie » de Sandicoly, ensuite la brousse entre Sandicoly et Sokone, sieste en début d’après-midi, incursion dans champs et vergers autour de Keur Mama Lamine, pour finir la journée dans la forêt de Sangako. Le lendemain, sortie matinale dans un autre secteur de la forêt avant de reprendre le chemin du retour, avec escales rapides du côté de Keur Wally Ndiaye et un crochet à la station de l’IRD de Mbour pour y examiner la dizaine de Fauvettes passerinnettes de la collection du centre.

Résultat des courses, quelques 145 espèces observées, dont plusieurs que je n’avais pas encore eu le plaisir de voir au Sénégal. Entre autres, cinq espèces de coucou, quatre rolliers, sept (!) martins-pêcheurs, Guêpier à queue d’aronde (Swallow-tailed Bee-eater), Grand Indicateur (Greater Honeyguide), Irrisor noir (au nid ! Black Scimitar-bill), Petit-duc africain et plusieurs Chevêchettes perlées (African Scops Owl, Pearl-spotted Owlet), un couple de Courvites de Temminck (Temminck’s Courser), Echenilleur à épaulettes rouges, Bulbul à gorge claireSpréo améthyste, Zosterops jaune, Tisserin masqué, etc. etc. (Red-shouldered Cuckoo-shrike, Yellow-throated LeafloveViolet-backed Starling, Yellow White-eye, Heuglin’s Masked Weaver)

La première sortie de terrain, en compagnie de Carlos, guide ornitho polyglotte très compétent basé à Toubacouta, nous a permis d’observer plusieurs espèces typiques du coin. Parmi celles-ci, cet Autour unibande qui s’est posé un moment dans un arbre alors que nous étions en train de suivre le manège de deux Coucous de Klaas mâles en train de s’affronter.

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Lizard Buzzard / Autour unibande

Ci-dessous: Coucou de Levaillant, Martins-chasseurs à poitrine bleue et à tête grise, Martin-pêcheur pygmée (cliquez sur les photos pour agrandir ; Levaillant’s Cuckoo, Blue-breasted, Grey-headed, African Pygmy Kingfishers) :

LevaillantsCuckoo_Toubacouta_20170617_IMG_2539  BluebreastedKingfisher_Toubacouta_20170618_IMG_2613

GreyheadedKingfisher_Toubacouta_20170618_IMG_2610  AfricanPygmyKingfisher_Toubacouta_20170619_IMG_2675

Rollier à ventre bleu (Blue-bellied Roller) à l’ombre d’un palmier:

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L’étonnant Bagadais casqué (White-crested Helmetshrike) :

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Choucador pourpré (Purple Starling) :

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Pic à taches noires (Fine-spotted Woodpecker), qui semble plutot commun ici:FinespottedWoodpecker_Toubacouta_20170619_IMG_2693

Comme d’hab’ j’ai cherché à enregistrer les piafs du coin autant que possible – voir (et surtout écouter) les prises de son sur xeno-canto (lien direct ici). J’étais particulièrement content de mon enregistrement de ces deux Noircaps loriots (Oriole Warbler) chantant en duo.

Côté mammifères, j’ai eu la surprise de voir mes premiers Babouins sénégalais dans la mangrove de Sandicoly. Plus classiques, quelques Singes “rouges” (patas) et une famille de Phacochères sont vus dans la forêt de Sangako.

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Egalement plusieurs obs des deux écureuils les plus répandus au Sénégal: Ecureuil terrestre (= E. fouisseur, Striped Ground Squirrel) et – arboricole celui-ci – de Gambie (Gambian Sun Squirrel).

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La prochaine fois, on ira faire un tour dans la mangrove à la recherche du rare Onoré à huppe blanche (White-crested Tiger-Heron), Souimanga brun (Mangrove Sunbird) et autres spécialités de cette partie du delta. Rendez-vous pris pour fin novembre!

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Enfin, si vous passez à Toubacouta je vous conseille vivement de prendre contact avec Carlos, guide unique en son genre avec une très bonne connaissance de la faune locale, qui vous fera un plaisir de vous faire découvrir cette partie du pays – voire au-delà, ayant parcouru une bonne partie des sites ornithos sénégalais. Me contacter si vous souhaitez avoir ses coordonnées.

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Observations faites du 17 au 19 juin

 

Forêt de Pout (Thiès), 25/6

A key aspect of birding is to know where and when to go look for birds.

This is pretty easy in many countries that have abundant resources under the form of “WTWB” (Where to watch birds) guides, bird clubs, web portals with latest sightings, and other online resources with highly detailed information on what birds to look for in a given location and season – sometimes down to the precise coordinates of each bird hide or view point in a given area

Not so in countries like Senegal.

Sure, the country is visited by quite a few birders, mainly Europeans, but they typically visit a fairly small number of sites that are known to harbour particular target species and are sure to boost one’s bird list. Senegal’s standard birding circuit covers places such as the Langue de Barbarie and Djoudj national parks, the Ndiael and Trois-Marigots reserves, a small patch of scrub near Richard-Toll’s airport, two or three of the Dakar hotspots, maybe one or two places along the Petite Côte (Somone, Popenguine), the Saloum delta of course (Palmarin, Kousmar, Toubacouta). For the highly motivated orni-tourists there’s the more remote Niokola-Koba national park and, in recent years, the Dindefelo area. A few adventurous spirits may venture into Basse-Casamance or spend some time in the Khelcom area, but that’s about it. Add to this that most birders will visit between November and March only, even though the other half of the year is certainly no less rewarding – frequent readers of this blog will know that there are many exciting birds to be found during spring wader migration, during the period before and during the rains when afro-tropical migrants arrive out of nowhere, and early on in autumn when many songbirds (and seabirds) pass through.

Away from these hotspots, there’s so much else to explore and to discover though… yet so little time! And to be fair, going out birding in a place that you know will have interesting birds to be seen is of course the easy option and offers the best return on investment so to speak. We’re always keen though to go off the beaten bird track, for instance to the little-known Lac Tanma, to other wetlands of the niayes area NE of Dakar (e.g. Mbaouane, Mboro), to the savanna around Lompoul, even Lac Rose which is rarely visited by birders despite there being a lot of good birds around. Work trips have so far taken us to Toubab Dialaw and Kolda, each time yielding interesting records.

When trying to identify good birding sites, here’s a tool that has made our life so much easier: Google Earth. I could literally spend hours getting lost in Google’s satellite imagery, looking for the next place to explore. The forêt de Pout is one of these, and yesterday morning Miguel and I ended up visiting this “forest” (a term used very liberally in Senegal to describe pretty much any area that has a lot of bushes and/or trees).

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We spent about two and a half hours in the forest, mostly walking slowly through the bush and around a small valley flowing out of the escarpment. Pout forest is located right on the edge of the Thiès plateau, and despite it being seriously overgrazed (and its slopes heavily eroded), it still gives one a good sense of what the original vegetation looks like here – vast expanses of shrubbery, thorn bushes, the occasional Acacia and Balaenites tree, and regularly spaced baobabs towering majestically above all the rest. The forest stretches for some 12 km between the North/South oriented escarpment and the road from Thiès to Mont-Rolland, and is up to about 5 km wide.

Before we’d even found a spot to park the car, we’d seen or heard a few decent birds by the side of the road: Helmeted Guineafowl, Singing Cisticola, Sahel Paradise-Whydah, Northern Red Bishop – all of which we’d encounter again during our hike. Black Scrub-Robins were singing their melancholic little song, while Stone Partridge and Hoopoe were only heard distantly; also Black-headed Lapwings, Vieillot’s Barbet, a Senegal Batis and even two elusive Spotted Thick-knees: rather a good start, given that we really didn’t know what to expect here.

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Spotted Thick-knee / Oedicnème tachard

 

By this time we’d made it to the edge of the escarpment, where we weren’t disappointed by the view over the plain below us: all the way to lac Tanma and the dunes near Kayar! The picture below doesn’t quite do it justice – blame the grey sky…

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Here, we encountered Northern Anteater Chats, Namaqua Doves, Cut-throats, Northern Crombec, more lapwings, and even a species that had so far eluded me in Senegal: a Brown Snake-Eagle patrolling the escarpment, looking for a juicy snake or lizard. A Diederik Cuckoo was singing in the distance, perhaps recently arrived here in anticipation of the rains to come.

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Brown Snake-Eagle / Circaète brun

 

On the way back, we added African Harrier-Hawk, Chestnut-backed Sparrow-Lark, Senegal Eremomela, and Chestnut-bellied Starling and a few others to the list. More Sahel Paradise-Whydahs were around; males were actively transitioning into their spectacular breeding plumage, such as this one:

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Sahel Paradise-Whydah / Veuve à collier d’or

 

Of course we only scratched the surface during this short visit, so future trips here throughout the seasons will certainly yield additional species. Green-winged Pytillia should obviously be around as it’s the host to the Paradise-Whydah, and the area may be good for Purple Rollers, Greater Honeyguide, and a range of Palearctic songbirds transiting through or spending the winter here. The fields on either side of the forest may hold birds such as Temminck’s Courser and, in winter, wheatears from Europe.

I’d definitely recommend this place to visitors who have limited time and who want to get a snapshot of Senegal’s savanna species, and more generally to anyone who’s looking for a nice place to go for a hike. Descending the slope into the valley, walking through the dry riverbed, then climbing back up to the plateau was definitely one of the highlights of the morning! Given how flat the country is one doesn’t often get the opportunity to do so over here. And all this barely an hour’s drive from downtown Dakar – go for it!

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Comptages Wetlands & Ressources Senegal Wildlife

Ce n’est pas tous les jours que la lettre d’infos de BirdLife International contient un article sur le Sénégal, alors je fais suivre! D’autant plus qu’on parle du travail de comptage d’oiseaux d’eau fait par les amis Miguel, Geoffroy et Claudien du bureau régional de BirdLife ici à Dakar. Article publié le 21 juin dernier, lien en bas de cette note.

J’en profite pour signaler l’ajout tout récent d’une modeste rubrique nouvelle sur ce site: une page de ressources ornithologiques, faune, nature au Sénégal – sites, blogs, livres, articles et autres pages web. Vous la trouverez en haut à droite sur cette page. Je compléterai au fur et à mesure, donc merci de me contacter si vous avez des sites, articles ou autres ressources à proposer. Objectif suivant: ajouter des pages “Où voir les oiseaux à Dakar et au-dela” avec descriptifs des principaux sites d’observation des oiseaux et de la faune en général.

Sinon j’ai un peu de retard dans les comptes-rendus d’excursions, faute de temps… Dans les semaines à venir j’espère vous raconter nos trouvailles récentes a Toubacouta, aux Iles de la Madeleine et bien sur au Technopole – peut-être que pendant la courte trève estivale j’aurai l’occasion d’écrire un peu. En attendant, ci-dessous l’oiseau du jour, vu au PNIM ce matin: la superbe Sterne bridée!

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Bridled Tern / Sterne bridée, PN Iles de la Madeleine, 24/6/17

 

Pour le moment, voici donc l’article de BirdLife:

Des oiseaux d’eau suivis de près sur les côtes ouest africaines

Chaque année le 15 janvier, l’ensemble des zones humides du monde (baies, estuaires, zones humides littorales, plaines alluviales, fleuves, plans d’eau, marais, deltas et carrières en eau) sont arpentés par des ornithologues professionnels et amateurs : c’est le comptage international des oiseaux d’eau de Wetlands International.

Ce gigantesque comptage mobilise des milliers de passionnés et permet d’identifier les principaux sites d’hivernage, sites d’étape importants pour de nombreuses espèces migratrices. En Afrique de l’ouest l’équipe BirdLife de Dakar et les partenaires de l’organisation se sont largement impliqués pour observer, apprendre, comprendre et COMPTER.

Technopole Express (4/6/17)

Petit post rapide pour partager quelques images des deux stars d’aujourd’hui, vu lors de mon passage dominical classique au Technopole:

D’abord ce Bec-en-ciseaux adulte, une espèce convoitée vue rarement au Technopole. Paul l’a vue en juillet/août 2012 et 2013, puis si je me souviens bien, Bass Diallo a pu en voir un en fin de saison sèche 2015 (à vérifier!).

Posé au milieu des Goélands railleurs, Sternes caugeks et autres laridés, le Bec-en-ciseaux s’envole parfois sur de petites distances avant de se reposer.  Lors d’un envol général de tout le groupe, il est parti plus haut, seulement pour retourner se poser de l’autre côté du plan d’eau. Apparemment un adulte car les parties supérieures sont tout à fait noires et le bec n’a pas l’extrêmité foncée des oiseaux immatures.

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African Skimmer / Bec-en-ciseaux africain

Belle coche locale en tout cas, d’un oiseau que je n’avais vu qu’une seule fois avant dans la sous-région, un seul individu dans le port de Conakry il y a plus d’une dizaine d’années… puis une trentaine d’oiseaux en un lieu plus classique, l’embouchure de la Rusizi au Burundi en 2011. Pour plus d’infos sur cette espèce au Sénégal, voir l’article de Paul de juillet 2012.

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African Skimmer / Bec-en-ciseaux africain

En observant ce beau spécimen de Rynchops flavirostris, tout d’un coup un Phalarope à bec étroit apparaît dans le champ de vue de mon téléscope: il est toujours là! Au moins 15 jours de présence (première obs. ici le 21/5)… pas pressé le Phalarope.

Cette fois j’ai pu me rapprocher un peu plus, donc photos pas trop floues (même si je ne gagnerai pas de concours photo avec, c’est bien mieux que les précédentes!). Voir ce post pour plus de détails sur cette espèce rarement vue en Afrique de l’Ouest.

 

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

 

Voilà pour l’essentiel. La plupart des limis sont partis maintenant et il ne restait plus qu’un seul Grand Gravelot, quelques Aboyeurs, quatre Barges à queue noire (estivantes? également deux Barges rousses dimanche dernier), 5-6 Pluviers argentés, et un Chevalier stagnatile avec une patte cassée, présent depuis deux semaines maintenant. Le plumage de cet oiseau (de 2e a.c.?) est inhabituel et un peu déconcertant au premier abord, étant bien plus brun uni que ses congénères.

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Marsh Sandpiper / Chevalier stagnatile

 

Les Guifettes noires etaient plus nombreuses que ces dernières semaines, avec une bonne centaine d’individus, essentiellement des oiseaux de 2e année mais tout de même quelques adultes. Et une jeune Guifette leucoptère dans le tas!

Les deux jeunes Tantales ibis sont toujours là, et le nombre de Flamants roses continue d’augmenter lentement mais sûrement (37 inds. maintenant), alors que celui des Pelicans gris et surtout blancs a carrément explosé: plus de 400 individus. La semaine passée il y avait encore trois Hirondelles de fenêtre et une de rivage, mais ce matin plus aucun passereau migrateur.

Côté nicheurs, rien de bien nouveau: toujours quelques poussins d’Echasse blanche mais j’ai l’impression qu’il y a une forte prédation, notamment par les Milans qui semblent particulièrement intéressés par les jeunes limicoles. Comme la semaine passée, il y a six Gravelots pâtres en ce moment: vont-ils tenter de nicher? Plus anecdotique, l’observation de cette Cisticole des joncs en train de construire un nid très bien dissimulé dans les herbes denses au pied d’un petit palétuvier.

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Zitting Cisticola / Cisticole des joncs

 

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Le nid de la Cisticole se situe au pied de ce buisson, au milieu de l’image

 

 

Technopole mid-May – more surprises!

It really just doesn’t stop at the moment. Each visit to Technopole brings new birds, including several pretty good ones.

An adult Franklin’s Gull seen on 14/5 was one of these. This American gull used to be a regular Technopole visitor in 2011-2013, with up to five different birds roaming the peninsula. There was at least one record in 2014 (6-16/3/14, P. Robinson; J.-F. Blanc), then again an adult seen three times between 15/3 and 3/5/15 (J.-F. Blanc; BP). Finally, the most recent record was in June 2016 when an adult was photographed by visiting Dutch birders (details on observado). All these records may well refer to a single bird that’s still hanging around in West Africa, maybe even the same as the one seen on the beach in Nouakchott last month by resident birder Rob Tovey.

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Franklin’s Gull / Mouette de Franklin

American Golden Plover has been present for more than a month now, with two immatures still present on 14/5 and one on 21/5 (but none this morning 25/5). This time I only managed a distant record shot…

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American Golden Plover / Pluvier bronzé

Remember that fine Red-necked Phalarope that was present on 22-23/4? Well, a month later (21/5), we found another one! It was still present this morning. Same type of bird (a male or female moulting into breeding plumage), but obviously not the same individual since pictures show that this new one has more of a white eye-brow than the first one and appears less dark overall, suggesting a later moult stage. Here again, only a blurry picture as the bird was seen relatively far out and was mostly feeding in a shallow pool behind one of the gull flocks. When feeding, it rapidly spinned around on itself in typical phalarope fashion, a well-known behaviour that I’d never had the privilege of watching. Check!

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Red-necked Phalarope / Phalarope à bec étroit

Besides the Franklin’s Gull, three new birds for the season were noted, all migrants that seem to be scarce yet regular visitors to Technopole at this time of the year: first of all a Yellow-billed Stork feeding in a group of egrets and herons that also included an African Spoonbill. Both species were still there this morning. The stork flew off soon after we’d found it, only to land in the reed-fringed pool just on the other side of the track (Pikine side). We went over to have a look and soon noticed a second bird, also a young individual. The two pictures below each show a different bird.

As we were watching the nearby gulls and waders, Miguel noticed that a flock of 18 Greater Flamingos were present on the far south end of the main lake, right next to the road. These are the first I see here since last year’s raining season. Feeding conditions are now pretty good it seems, with low water levels, so let’s see how many others will join them in coming weeks (and why not with a Lesser Flamingo mixed in the flock!).

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Yellow-billed Stork / Tantale ibis

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Yellow-billed Stork / Tantale ibis

The number of waders is less impressive now than a month ago, but still: with several dozens Common Ringed Plovers, Sanderlings and Greenshanks along with a few hundred Black-winged Stilts (including the first chicks of the year, only a few days old!), a few Black-tailed and even three Bar-tailed Godwits and Ruffs, one doesn’t get bored here. Especially when the now regular Peregrine swoops in from time to time and causes birds to move around a lot…

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Black-winged Stilts chicks / Echasses blanches poussins

At one point, a mixed flock landed on a mudflat right in front of us: mostly Sanderlings and Ringed Plovers, but also a few Curlew Sandpipers, a lone Little Stint, and at one point eight Kittlitz’s Plovers settled down. The pictures below highlight the great variation in plumage types among these little waders, ranging from drab winter-plumaged or immature birds to full-blown summer adults. The Sanderlings in particular are really exquisite at the moment. One bird was colour-ringed but just wouldn’t show its left leg, making it impossible to get a proper reading (bird in the center in the first picture below).

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Sanderling & Little Stint / Bécasseaux sanderling & minute

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Common Ringed Plover & Little Stint / Grand Gravelot et Bécasseau minute

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Curlew Sandpiper / Bécasseau cocorli

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Curlew Sandpiper & Common Ringed Plover / Bécasseau cocorli & Grand Gravelot

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Kittlitz’s & Common Ringed Plovers / Gravelot pâtre & Grand Gravelot

There were also a few colour-ringed Sandwich Terns (blue and yellow rings) and Slender-billed Gulls but only a couple of the latter were close enough to be read. On these last few visits there have been up to 10 tern species, including a splendid adult White-winged Tern and one species that was new to my Technopole list: Roseate Tern! First a first-summer bird on 14/5, then this morning when I noticed four fine adults as they flew off from within one of the tern roosts, only to disappear high up towards Yoff… great sighting though of a species that I usually see migrating past Ngor.

Talking of which – this morning I scanned the ocean for about an hour at the Calao in Ngor. Things are really quiet now – not even a single Skua – but then when you least expect them to show up, two Great Shearwaters passed by and flew around a bit. Quite distant, but close enough to recognize the sharply demarcated dark hood. While there are a few records from June, as far as we know this would be the first May record for Senegal.

Visite à Kolda, Moyenne Casamance

La semaine passée j’ai eu l’occasion de passer quelques jours dans la ville de Kolda, capitale de la région du même nom, pour une visite d’appui à l’un de nos projets. J’en ai bien sûr profité pour observer un peu les oiseaux, essentiellement sur le terrain de l’hôtel Le Firdou où nous étions logés. Situé au bord de la Casamance en bordure sud de la ville, les oiseaux étaient bien entendu au rendez-vous: plus de 90 espèces vues en trois jours, et ce uniquement sur le terrain du Firdou.

Chaque jour apportait d’ailleurs son lot de nouvelles espèces: comme quoi ça paie de revisiter une même zone, même de surface réduite, plusieurs fois de suite. La rivière attire bien sûr bon nombre d’oiseaux (et pas des moindres… voir plus bas!), tout comme le jardin et ses nombreux manguiers et anacardiers. La brousse de l’autre côté de la rivière doit certainement héberger d’autres espèces mais n’était pas vraiment accessible… même si la Casamance est plutôt un ruisseau ici qu’un grand fleuve comme c’est le cas à Ziguinchor, surtout en cette fin de saison sèche –

Par où commencer? Peut-être par cet impressionant Martin-pêcheur géant (Giant Kingfisher), un mâle immature, vu plusieurs fois aux abords de l’eau, tout comme le Martin-pêcheur pie, le bruyant Martin-chasseur à poitrine bleue ainsi qu’un couple de Martin-pêcheurs huppés tout excités (Pied, Blue-breasted and Malachite Kingfishers). C’était d’ailleurs la première fois que j’ai pu entendre et enregistrer le chant de ce dernier, qui comme notre Martin-pêcheur d’Europe ne doit pas se faire entendre très souvent!

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Giant Kingfisher / Martin-pêcheur géant

Toujours sur le plan d’eau, il y avait tous les jours quelques Cormorans africains (Long-tailed Cormorant), Jacanas à poitrine dorée (African Jacana; probablement trois couples, bien territoriaux!), 2-3 Poules d’eau (Common Moorhen), plusieurs Râles à bec jaune (Black Crake) et même un Chevalier guignette (Common Sandpiper) retardataire ou estivant…

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Black Crake / Râle à bec jaune

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African Jacana / Jacana à poitrine dorée

… mais aussi et surtout ce Grébifoulque d’Afrique (African Finfoot), oiseau unique en son genre (literalement!) qui fait partie de ces espèces tant convoitées par les birders. Et dont pour une fois le nom francais un peu barbare décrit bien cette étrange créature: mi-grèbe, mi-rallidé, tout aussi bizarre dans son apparence que dans son comportement. Perso j’ai eu la chance de l’observer au Kenya, en Zambie et au Liberia, et maintenant donc aussi au Sénégal! Je l’ai trouvé deux matinées de suite en train de se nourrir, discret comme tout mais heureusement pas trop farouche. A priori une femelle, voire un mâle immature?

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African Finfoot / Grébifoulque d’Afrique

Bien que répandu à travers le continent, Podica senegalensis n’est nulle part commun et en raison de ses moeurs discrètes et un habitat souvent difficile d’accès, on ne trouve pas beaucoup d’infos concernant sa répartition au pays qui a donné lieu à son nom scientifique: les Morel font état d’une petite population sur les rives nord du Lac de Guiers (aujourd’hui disparue il me semble) et de sa présence en Basse-Casamance, et ils mentionnent quelques données de Tambacounda et Kédougou; Sauvage & Rodwell le signalent en plus du Niokolo-Koba et de la rivière Koulountou (limite régions de Kolda et Tambacounda). Le seul site sénégalais qui fournit des observations plus ou moins régulières est le campement de Wassadou sur le fleuve Gambie, escale obligatoire dans le circuit orni-touristique pour les visiteurs en route pour le Niokolo-Koba ou Kédougou (peut-être également Mako plus en amont, au SE du PNNK). Le Grébifoulque est pour l’instant absent de l’atlas de Casamance, bien qu’il soit certainement assez répandu dans cette partie du pays, vu à quel point il est régulièrement contacté en Gambie toute proche.

Bien plus en vue, les ardéidés étaient au rendez-vous même si toujours en effectifs faibles, généralement à l’unité ou par 2-3 individus : Crabier chevelu, Héron noir, Aigrette des récifs, Aigrette intermédiaire, Héron gardeboeufs, Héron strié, pourpré, cendré, Bihoreau gris. (Squacco, Black, Striated, Purple & Grey Herons, Western Reef & Cattle Egrets, Black-crowned Night-Heron). Une Ombrette (Hamerkop) ne fera que passer en vol, le premier soir.

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Squacco Heron / Crabier chevelu

Peu de rapaces sont notés mais c’est peut-être surtout lié au fait que je n’ai observé que les matins tôt et généralement l’heure précédant le coucher du soleil… boulot oblige! Seulement une poignée de Vautours charognards (Hooded Vulture; quel contraste avec la Basse-Casamance!) et une fois deux Gyps vus sans jumelles, probablement des Vautours africains. Aux alentours du lodge, présence de l’Autour sombre (Dark-chanting Goshawk), Autour unibande (Lizard Buzzard), Milan à bec jaune, Pygargue vocifère (entendu un peu en amont), et un adulte de Vautour palmiste, toujours aussi imposant malgré son apparence clownesque. A l’aéroport de Kolda, un Busautour des sauterelles sera la 400e espèce que je vois au Sénégal (eh oui je tiens une liste!!).

D’autres ajouts étaient le Râle perlé (White-spotted Flufftail; entendu un seul matin), les bruyants Touracos violets (Violet Turaco), le Guêpier à gorge rouge (Red-throated Bee-eater), le Prinia à ailes rouges (Red-winged Warbler), la Cisticole chanteuse (Singing Cisticola; encore bien discrète), le Gladiateur de Blanchot (Grey-headed Bushshrike; comme toujours invisible mais très audible!), les sympathiques Chevêchettes perlées (Pearl-spotted Owlet). Egalement une poignée d’espèces vues jusqu’ici à quelques reprises seulement, comme l’Hirondelle fanti (Fanti Saw-wing), toujours aussi élégante. La donnée de Râle perlée est intéressante car il n’y a apparemment que peu d’observations du Sénégal, alors qu’il est régulier en Gambie. Cette quasi-absence d’infos est probablement à mettre en relation avec le fait que l’espèce chanterait surtout en ce moment (mai-juin selon Morel & Morel) et que l’essentiel de l’activité ornithologique a lieu pendant l’hiver nordique lorsque ces flufftails sont soit absents, soit silencieux.

A propos de chant: les nombreux Cossyphes à tete blanche et Merles africains (White-crowned Robin-Chat, African Thrush) et dans une moindre mesure les quelques Bulbuls à gorge claire (Yellow-throated Leaflove) du jardin étaient bien vocaux, tout comme un Coucou africain (African Cuckoo) entendu chanter tous les jours dans la brousse sur la rive gauche. En tout, seize espèces enregistrées dont quelques-unes nouvelles pour ma petite collection sonore, à découvrir sur xeno-canto.

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Observations faites du 16 au 19/5/17.