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L’Engoulevent sans balanciers (Lagune de Somone, 8-10/10)

Parmi les 2000+ espèces que compte l’Afrique, il y a quelques oiseaux en particulier que chaque ornitho ayant mis pied sur le continent a envie de voir un jour: Bec-en-sabot, Grébifoulque, Pluvian, Bec-en-ciseaux, Chouette-pêcheuse de Pel, Touraco géant, Onoré à huppe blanche ou encore le Picatharte pour n’en citer que quelques-uns. Des espèces qui font rêver! Heureusement qu’il m’en reste quelques-uns à voir.

Il y a aussi ces deux engoulevents qui font, à coup sûr, partie de la liste: l’Engoulevent porte-etendard et celui à balanciers, deux espèces quasi mythiques, aux extensions alaires improbables. Le premier j’avais eu la chance de l’apercevoir plusieurs fois au campement dans les environs de Juba au Sud Soudan – j’avais d’abord cru voir un sac plastique blanc/noir me passer par-dessus la tête, tellement le vol du mâle nuptial ne ressemble à aucun autre oiseau. Le deuxième, je ne l’avais jamais vu… jusqu’à lundi dernier.

Avant de trop vous emporter, sachez que mes Engoulevents à balanciers (Standard-winged Nightjar) n’avaient pas de balanciers… bien malheureusement! C’est la saison internuptiale apparemment, donc les mâles n’ont pas cette rémige prolongée se terminant en grosse plume noire.

Mais Engoulevent à balanciers tout de même!! Et coche.

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Standard-winged Nightjar / Engoulevent à balanciers (prob. f.)

Cela faisait plus d’une année qu’on n’avait pas mis les pieds à la Somone (enfin, Guéréo) et déjà l’an dernier j’avais eu le plaisir de tomber sur une de ces espèces si particulières que je n’avais encore jamais vue: le Courvite à ailes bronzées. Comme quoi le coin mérite d’être parcouru! Et d’autant plus la zone autour de la “queue” de la lagune, autour du lodge nature de Dalaal Diam, super endroit en pleine nature et à deux pas de la rivière et de la lagune, établissement qu’on n’hésite pas à recommander. Immersion totale dans la nature garantie, à un tarif encore abordable.

C’est d’ailleurs aux abords mêmes du lodge que j’ai trouvé les engoulevents: d’abord un individu levé le matin du 9/10, puis en y retournant le soir pour valider mon identification et pour tenter quelques clichés. Mardi matin, j’ai pu photographier ce que je suppose être le mâle au plumage bien usé et plus clair que l’autre individu. Puis en rentrant j’ai trouvé un autre (?) oiseau à quelques centaines de mètres du premier spot.

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Standard-winged Nightjar / Engoulevent a balanciers

 

Cette observation n’a en soi rien d’extraordinaire car cet engoulevent est un visiteur régulier pendant et après la saison des pluies, avec une présence supposée assez répandue sur le territoire, y compris dans la moitié nord lors de la saison internuptiale. Il faut juste tomber dessus! L’ami Fred d’Ornithondar a d’ailleurs bien résumé le statut de l’espèce au Sénégal ici, lecture comme toujours enrichissante et très bien documentée.

Voici pour vous faire une idée du biotope, une photo du secteur où se trouvaient mes engoulevents, dans la zone de transition entre lagune et brousse. Les oiseaux se tenaient généralement bien dissimulés entre des touffes d’herbes ou au pied de tamaris et de palmiers.

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Dans la même zone, beaucoup d’Oedicnèmes du Sénégal bien sûr, et aussi plusieurs couples de Vanneaux à tête noire. Les Vanneaux caronculés se tenaient généralement au bord de l’eau, jusqu’une trentaine ensemble. L’Agrobate podobé semble assez fréquent ici.

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Black-headed Lapwing / Vanneau à tête noire

 

Quelques limicoles trainent par-ci par-la, une petite bande de Spatules blanches se nourrit devant le lodge, et un soir au crépuscule j’entends un cri caractéristique: deux Ibis hagedash qui passent en vol. Ils seront suivis plus tard par quelques Bihoreaux gris. L’ibis j’en avais vu un à Dakar en août dernier et deux en août 2015 au Lac Rose, mais à part ca il ne semble pas y avoir trop de données dans cette partie du pays. Nicheraient-ils peut-être encore dans le coin? Wim Mullié avait trouvé un nid actif – la première preuve de nidification pour le pays – en août 2000 à Saly dans un jardin d’hôtel, et en 1995-96 deux oiseaux sont vus régulièrement à l’IRD de Mbour. Sinon l’espèce est restreinte au tiers méridional du pays¹.

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Plus tard, ce sont deux Petits-ducs africains qui se font entendre dans le jardin (que dis-je, la brousse!) du lodge, émettant leur prrup monotone à tour de role: y aurait-il un couple installé ici?

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Il y a aussi les Coucous didric et surtout jacobin, dont un juvénile visiblement né dans les parrages (et sans doute adopté par des Crateropes bruns, particulièrement nombreux ici). Fred, toujours lui, nous apprend qu’en fait il n’y a guère de preuves de reproduction, “ni ici dans ce grand nord ni ailleurs dans le Sénégal soudanien comme sahélien, “à l’exception peut-être de la région de Kidira et de la Falémé, à la frontière malienne (in Borrow & Demey, 2011).”

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Jacobin Cuckoo  / Coucou jacobin juv.

Voici son hôte probable:

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Brown Babbler / Cratérope brun

 

Dans les champs je trouve entre autres l’Alouette chanteuse, Choucadors de Swainson, pas mal de Moineaux dorés, des Euplectes franciscains et au moins un vorabé, les Astrilds cendrés, etc. (Singing Bush LarkLesser Blue-eared Glossy Starling, Sudan Golden Sparrow, Northern Red & Yellow-crowned Bishop, Black-rumped Waxbill). L’Outarde de Savile est entendue du côté des collines de Guéréo.

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Northern Red Bishop / Euplecte franciscain

 

Un Loriot qui se pose dans un baobab est vu trop brièvement pour l’identifier avec certitude mais d’après les cris enregistrés il s’agirait plutot d’un Loriot doré et non d’un européen. A écouter ici.

Autres migrateurs fraîchement arrivés, quelques dizaines de Fauvettes passerinnettes, une dizaine de Rougequeues à front blanc, quelques Fitis, un Rossignol, 3-4 Rousserolles effarvattes, deux Pie-grièches à tête rousse (Subalpine Warber, Common Redstart, Nightingale, Eurasian Reed Warbler, Woodchat Shrike) Et surtout, cette Bondrée qui survole le site le 9/10, une première pour moi au Sénégal, ou elle est rarement observée (Honey Buzzard).

C’est déjà prévu, on retourne au Dalaal Diam fin décembre! Et peut-être que cette fois l’engoulevent aura bien ses balanciers.

Je pourrais continuer encore sur les autres obs remarquables de ces derniers jours, mais j’ai un peu de peine à suivre avec les articles de ce blog… Puffin du Cap-Vert, Océanites de Wilson (+80 en 4 heures de suivi hier matin!) et Labbe de McCormick à Ngor, toujours le Phalarope à bec large au Technopole (photo ici), les premiers Traquets motteux (probablement un du Groenland, ssp. leucorhoa) et Phragmites des joncs, le retour des Pelerins du Diarama,… Je préfère nettement partir sur le terrain que de passer du temps derrière l’ordi, mais on verra ce qu’on arrive à écrire ces prochaines semaines.

 

¹ Note du 19/10/17: ce matin j’ai entendu 2-3 ibis au golf de Saly, qui pourrait donc bien abriter un couple… ou du moins, l’espèce semble encore regulière ici.

 

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Les Niayes, 1/10/17

C’est à trois que nous sommes partis à l’aube dimanche dernier, destination lacs Tanma, Mbaouane et Retba (Lac Rose). Il a fait chaud, très chaud, et après six heures sur le terrain nous étions bien cuits… mais comme toujours le déplacement en valait la peine: 103 espèces notées dont quelques “premières” pour la saison, trois coches pour Miguel et quelques dizaines pour Roel, et un rapace tout à fait inattendu (qui sera un ajout à ma liste “Sénégal”!).

Lac Tanma

A commencer par le lac Tanma, un peu plus accessible qu’il y a cinq semaines, le 4×4 de Miguel aidant. On commence par explorer la brousse en bordure de la plaine, histoire de voir si les passeraux européens sont déjà arrivés sur place (lors de notre dernière visite fin août, il y avait “juste” cette fameuse pie-grièche hybride et deux Hypolaïs polyglottes) et de se positionner du bon côté pour scruter le lac. En effet, il nous faut éviter le contre-jour qui empêche de bien voir les limis, canards et autres guifettes.

Les buissons donc: d’abord une Pie-grièche à tête rousse (bien pure celle-ci; Woodchat Shrike), puis deux Erémomèles à croupion jaune (Yellow-bellied Eremomela) – espèce désormais classique au lac Tanma – et effectivement, quelques migrateurs supplémentaires: Hypolaïs polyglotte, Fauvette grisette, Bergeronnette printanière. (Melodious Warbler, Common Whitethroat, Yellow Wagtail). Un Circaète Jean-le-Blanc immature est posé sur un baobab, alors que quelques Busards des roseaux, tout récemment arrivés d’Europe, évoluent au-dessus des rivages du lac (Short-toed Eagle, Marsh Harrier).

Pour le reste, on trouve les habituels résidents ou migrateurs afro-tropicaux: un Coucou didric chante au loin, plusieurs Rollier d’Abyssinie, un Agrobate podobé, un joli mâle de Beaumarquet melba, quelques Euplectes franciscainsAlectos à bec blanc en pagaille, etc. (Diedrik Cuckoo, Abyssinian Roller, Black Scrub-Robin, Green-winged Pytilia, Northern Red Bishop, White-billed Buffalo-Weaver).

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Abyssinian Roller / Rollier d’Abyssinie

 

Côté lac, il y a bien plus de monde qu’il y a cinq semaines: environ 435 Flamants roses  (Greater Flamingo), une centaine de Sarcelles d’été (Garganey) et quelques dizaines de Canards souchets (Shoveler), et surtout: une nouvelle famille de Canards à bosse, une douzaine de canetons menés par Maman Bossue (Knob-billed Duck, aka Comb Duck). Et plus tard, neuf canetons avec deux adultes de Dendrocygne veuf (on dit alors des dendrocygnons? White-faced Whistling Duck). La reproduction du Canard à bosse n’est plus une surprise ici car on l’avait déjà confirmée en novembre 2013, puis suspectée l’an dernier, et lors de notre visite précédente une femelle est vue plusieurs fois en vol en train de crier. Celle du “canard siffleur” par contre est la première nidif que je constate ici; la date correspond tout à fait à ce qu’indiquent les Morel: “reproduction pendant les pluies de juilet à octobre (très peu de nids trouvés) et en Gambie entre septembre et novembre.” Impressionnant tout de même comment ces canards arrivent à nicher sur un plan d’eau temporaire (il y a deux mois à peine le lac etait à sec) avec très peu de végétation lacustre!

Et bien sûr pas mal de limicoles, bien que pour la plupart un peu loins: Chevaliers aboyeur, stagnatile, gambette, sylvain, guignette, culblanc (Greenshank, Redshank, Marsh, Wood, Common, Green Sandpiper) ; trois Gravelots pâtres et quelques Grands Gravelots, une poignée de Courlis corlieux et Barges à queue noire, plein d’Echasses et 5-6 Avocettes, quelques Combattants, Bécasseaux variables… (Kittlitz’s & Common Ringed Plover, Whimbrel, Black-tailed Godwit, Black-winged Stilt, Avocet, Ruff, Dunlin). Une Sterne caspienne se tient parmi les Sternes hansels et Goélands railleurs; cette fois on n’identifie qu’une seule Guifette leucoptère parmi les dizaines de noires, mais la plupart des laridés se tiennent sur l’autre rivage, un peu loin donc (Caspian & Gull-billed Tern, Slender-billed Gull, White-winged & Black Tern).

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Greater Flamingo / Flamant rose

 

Pendant qu’on observe tout ce beau monde, un cri attire mon attention et je vois alors deux oiseaux passer derrière nous: des Coucous-geais (Great Spotted Cuckoo), apparemment un adulte et un jeune. Un peu plus tard un autre immature arrive en vol et traverse lui aussi le lac: oiseaux en migration active, ou nicheurs locaux? Mes amis genevois avaient vu un jeune nourri par des Choucadors à longue queue, le 12/11/16 au même endroit.

La surprise du jour viendra sous la forme d’un rapace passant haut dans le ciel que je tiens d’abord – à défaut d’autres options logiques – pour un Circaète brun… mais qui s’avère rapidement être un Aigle huppard (Long-crested Eagle)! Heureusement que Miguel était plus réveillé que moi. Arrivé du côteau de Pout, il cercle dans la zone tout en criant. Il y a bien une ancienne donnée non loin à Thiès (en décembre 1979!) sur eBird, mais actuellement cette espèce est restreinte, au Sénégal, au tiers méridional du pays. On s’attendra donc plutot à le voir à Toubacouta, en Casamance ou dans le Niokolo-Koba, mais certainement pas près de Dakar!

Lac Mbaouane

On rebrousse chemin pour se rendre du côté du lac Mbaouane et pour visiter un petit marais derrière le village de Beer, où l’on ajoute le Heron pourpré, un couple de Talèves d’Afrique, 2-3 Guêpiers perses, un Martinet des baobabs, des Hirondelles des mosquées, 3-4 Rousserolles des cannes et quelques autres à la liste (Purple Heron, African Swamphen, Blue-cheeked Bee-eater, Mottled Spinetail, Mosque Swallow, Greater Swamp Warbler). Plusieurs Balbuzards (Osprey) et quelques limicoles lointains fréquentent le lac lui-même, très peu profond comme le lac Tanma.

Lac Rose

Il nous reste un peu de temps et un (petit) peu d’énergie, donc on fait encore un crochet par le lac Rose où je voulais parcourir la steppe au NE du lac, ces pelouses halophiles qui avaient produit quelques surprises l’hiver dernier. D’abord quatre superbes Courvites de Temminck (Temminck’s Courser) au bord de la piste, puis plus tard encore un qui passe en vol, et encore trois individus levés alors que nous étions en train de rechercher l’Alouette chanteuse (Singing Bush Lark). Visiblement la zone est un bon “spot” pour ces deux oiseaux qui peuvent être difficiles à trouver ailleurs dans la région. Une voire deux Alouettes seront vues, dans la même zone que l’hiver dernier (et en plein chant de parade, tournant haut dans le ciel telle une Alouette des champs).

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Temminck’s Courser / Courvite de Temminck

 

Sinon assez peu d’oiseaux sont vus dans ce secteur, mais on entend deux Outardes de Savile (Savile’s Bustard) chanter au loin dans les dunes – une première pour moi si près de Dakar. Un petit groupe de limicoles passant en vol est composé de six Corlieux et quatre Barges rousses, deux espèces que je vois de temps en temps migrer ensemble devant Ngor (Whimbrel & Bar-tailed Godwit). Un Héron mélanocephale (Black-headed Heron) passe lui aussi en vol: une fois de plus, cette espèce semble bien régulière dans les Niayes, ce qui ne ressort pas sur la carte de répartition du Borrow & Demey. Les rives nord du lac sont fréquentées par des dizaines de Bécasseaux minutes et quelques sanderlings, avec en prime deux Pluviers argentés, mais point de laridés (Little Stint, Sanderling, Grey Plover).

 

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#223 @Technopole

Quatre semaines déjà depuis ma dernière visite au Technopole: il était grand temps de rattraper ça! Retour sur le site donc ce matin, pour deux heures bien remplies sur place en agréable compagnie de Miguel. Un peu rapide comme visite mais on voulait encore passer au Calao voir ce qui se passe en mer aujourd’hui.

Grands Gravelots, Bécasseaux minutes, variables et sanderlings, quelques sternes et goélands, un Balbu qui se pose dans l’eau pendant quelques instants, un petit groupe de Flamants roses en train de se nourrir, puis tiens!… un Phalarope à bec large répéré par Miguel, d’abord au bord d’un tout petit îlot, pas trop loin de nous, puis il s’envole pour se poser hors de vue. Peu après, on le voit réapparaître lorsqu’il rejoint une bande de Guifettes noires: étonnante similarité en termes de plumage! Les nuances de gris/noir, le dessous blanc, même la “virgule” grise sur le haut des flancs, l’épaule noire… presque tout y est, comme s’ils avaient enfoui la même livrée. Notre oiseau était sans doute un adulte, d’après les quelques plumes rousses restant sur l’arrière des flancs. Il se tenait dans le secteur de la cabane à pecheurs.

Voici l’une de mes photos floues en guise de documentation de cette première observation technopolienne (vous l’aurez compris, c’est donc la 223e espèce vue sur le site).

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Grey (Red) Phalarope / Phalarope à bec large

Cette observation, plus attendue que celles de son cousin à bec étroit au printemps dernier, intervient en plein dans la période de migration postnutiale de l’espèce. Nicheur de la toundra arctique (les plus proches se trouvent dans le NE du Canada et en Islande), cet oiseau hiverne au large dans l’Atlantique et le Pacifique. Il est apparemment présent par milliers devant les côtes ouest-africaines. D’ailleurs j’en ai observé un l’autre jour depuis la terasse du Calao, filant plein SO, plus certainement au moins un groupe de quelques dizaines d’individus il y a quelques jours, mais trop loin pour certifier l’espèce à coup sûr.

Pour le reste, une jeune Spatule blanche, deux voire trois Faucons chicqueras, un Tournepierre, deux Chevaliers stagnatiles, deux Mouettes rieuses parmi les Goélands railleurs, un seul Goéland brun, quelques Sternes naines et… une Sterne de Dougall de 1er été. Ce plumage n’est pas illustré dans les guides de terrain classiques, mais au moins dans Olsen & Larsson (Les Sternes d’Europe et d’Amérique du Nord, 1994; en Néerlandais) on a une description assez complète qui semble confirmer notre identification. La structure de l’oiseau, ressemblant globalement à la Sterne pierregarin mais avec un bec bien plus long, plus droit et plus fin, et une queue relativement longue (non visible sur la photo), semble caractéristique, tout comme l’allure en vol. Le plumage plus blanc, notamment sur le manteau et les ailes, le bec tout sombre (juste la base est d’un rouge écarlate très foncé), et les pattes rouges sombres correspondent également. Les oiseaux de 1er été sont censés etre “pratiquement comme des adultes”, mais certains individus, comme le nôtre, ont encore les petites couvertures sombres.  Curieusement cet individu a une petite pointe pâle (jaune?) au bout du bec, rappelant ainsi la Sterne caugek.

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Roseate Tern / Sterne de Dougall

 

Autre sterne, autre gabarit, mais plumage assez similaire: un adulte (à gauche) et un jeune (de dos) de Sterne naine, ici au repos parmis les Bécasseaux variables:

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Little Tern / Sterne naine

 

Pour une fois, la Talève d’Afrique se montre à découvert:

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African Swamphen / Talève d’Afrique

 

Les premières Mouettes rieuses sont maintenant de retour, ici l’un des deux oiseaux en compagnie de deux Sternes hansels:

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Black-headed Gull & Gull-billed Tern / Mouette rieuse et Sterne hansel

 

Et donc ce Balbu de 2e année qui est venu se poser un moment dans l’eau, juste derrière la Club House.

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Osprey / Balbuzard

 

Au Calao, près d’une heure et demie de suivi permet de comptabiliser quelques Puffins fuligineuxLabbes arctiques et pomarins (27 au total), sept espèces de sternes (en majorité des arctiques: +500), un Fou brun, un jeune Goéland d’Audouin, et deux espèces bien moins attendues: d’abord un Héron pourpré seul qui atterrit derrière l’îlot, puis un 2e individu venant du nord (donc depuis le large!) avec trois Hérons cendrés; peu après c’est une Huppe fasciée qui prend exactement le même chemin que celle vue en début de semaine: arrivée du large, elle passe entre l’îlot et l’île de Ngor, puis est perdue de vue (s’est-elle posée sur l’île?). Comme quoi y a pas que les oiseaux marins qui passent devant Ngor!

Et pas que les oiseaux d’ailleurs: hier un petit groupe de dauphins, et ce matin pour la 4e fois depuis fin août il y avait deux baleines, cette fois bien plus au large que les fois précédentes. Difficile de se prononcer sur l’espèce… peut-être le Rorqual de Brydes, ou encore Sei, ou Fin, voire la Baleine de Minke (Petit Rorqual)… Si je m’y connais un peu en oiseaux, c’en est autrement pour le mammifères marins sur lesquels j’ai tout à apprendre! Le peu que je peux en dire c’est que lorsque les baleines viennent à la surface, toujours très rapidement, on ne voit qu’une petite partie du dos, montrant une nageoire dorsale bien distince et nettement courbée vers l’arrière. Une seule fois un individu a sorti la queue avant de plonger. Le souffle est peu volumineux et de forme plutot triangulaire; en général ils se montrent à plusieurs reprises en l’espace de quelques minutes, puis disparaissent pendant 15-20 minutes avant de refaire surface un peu plus loin.

 

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La Garden Liste

Tout birder qui se respecte tient une petite liste des oiseaux qu’il ou elle a vu ou entendu dans son jardin: la garden list.

Après deux ans et demi passés dans notre quartier aux Almadies, et avec plusieurs firsts pour ma liste ces dernières semaines (dont trois dimanche dernier!), je me suis dit que c’était l’occasion de faire le point. Ne tenant pas de liste proprement dite – autrement que dans ma tête – j’ai donc fouillé dans mes archives et j’en ai profité pour extraire mes données brutes, les rattacher aux lieux-dits moyennant quelques operations dans QGIS, puis de les synthétiser afin de les présenter ici pour la postérité, rien que ça.

Pour se situer, voici une petite carte de l’Ouest dakarois avec mes observations de ces deux dernières années, soit plus de 5’000 données pour la zone montrée ci-dessous (toutes saisies avec l’excellente application Naturalist, cela dit en passant) :

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Résultat des courses, sur la base de mes quelques 1’800 observations “jardin”, je peux vous annoncer que j’ai pu rencontrer quelques 71 espèces autour de chez nous. Je dis bien “autour” car n’ayant pas vraiment de jardin, je considère tout oiseau vu ou entendu depuis chez moi comme faisant partie de ma garden list.

Tout d’abord un oiseau vu et surtout entendu de temps en temps, généralement de nuit ou tôt le matin: le Dendrocygne veuf (White-faced Whistling Duck), survolant la maison (avril et deux fois en septembre, en 2016). Deux autres espèces qu’on voit parfois passer en vol sont le Cormoran à poitrine blanche et le Cormoran africain (White-breasted, Long-tailed Cormorants), ce dernier ayant été vu une seule fois pour l’instant (2 inds.  le 11/5/16). De même, peu d’ardéidés sont vus, principalement le Héron gardeboeuf (Cattle Egret), suivi par le Bihoreau gris (Black-crowned Night-Heron) qui semble régulier en migration au printemps (mi-février à début avril), quand on peut entendre son cri de contact caractéristique, toujours de nuit comme il se doit. Le Héron pourpré (Purple Heron) quant à lui a été entendu le soir du 17/9/17, certainement un voire plusieurs oiseaux en migration active.

L’une des grandes surprises de la liste est un oiseau qui n’a rien à faire à Dakar, étant restreint au tiers méridional et oriental du pays: l’Ibis hagedash (Hadada Ibis): le matin du 23/8/17, j’entends un oiseau passer pile au-dessus de la maison, puis j’ai pu le voir dans le jumelles in extremis, avant qu’il ne disparaisse derriere les immeubles. Heureusement qu’il a crié celui-là, sinon je l’aurais loupé… Ma seule autre observation dans la région est celle d’au moins deux oiseaux le 9/8/15 au Lac Rose.

Les Vautours charognards (Hooded Vulture), je vous en ai déja parlés ici et , mais je rajoute tout de meme une petite photo histoire d’aérer un peu cet article un peu. Ci-dessous, un adulte (à droite) et un jeune.

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De temps en temps, un ou deux Balbuzards (Osprey) tournoient au-dessus de la maison, alors que le Milan à bec jaune (Yellow-billed Kite) est évidemment très commun; il y a certainement plusieurs couples aux alentours. Debut janvier 2017, c’est un rapace bien plus imposant et tout a fait inattendu qui a fait escale dans les eucalyptus juste derrière la maison: un Aigle ravisseur (Tawny Eagle)! Arrivé en fin d’après-midi du 5/1 (alors non vu, mais le boucan énorme des corbeaux a annoncé sa présence), c’est le lendemain matin que je me rends compte qu’il est toujours là et qu’il a dû passer la nuit à moins de 50 mètres de la maison! Du côté opposé du spectre des rapaces, l’Epervier shikra (Shikra) est vu de temps en temps: à part un ind. le 2/12/15 toujours en septembre et octobre, dont ce jeune individu photographié tout récemment depuis le balcon:

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Dernier rapace sur la liste, le Faucon chicquera (Red-necked Falcon) qu’on voit parfois chasser à toute vitesse dans le quartier. Il semble nicher non loin, vers la Pointe des Almadies où il y a beaucoup de vieux cocotiers.

Le Vanneau éperonné (Spur-winged Lapwing) est présent en petit nombre dans le quartier, mais ce sont surtout les bruyants Oedicnèmes du Sénégal (Senegal Thick-knee) qui se font bien remarquer, des la nuit tombante et jusqu’au petit matin: à écouter ici! Voila un chant que j’associerai sans doute pour toujours avec notre sejour au Sénégal. Viennent deux limicoles migrateurs ensuite, chacun vus une seule fois pour le moment: le Courlis corlieu (Whimbrel) vu le 11/9/15; le Chevalier culblanc (Green Sandpiper) le 17/9/17 lorsqu’un oiseau survole la maison en criant. Certainement un migrateur qui a dû se poser quelque part dans les environs en fin de nuit, puis qui s’est fait déranger.

L’océan n’étant qu’a quelques pas, de temps en temps j’entends ou je vois des sternes survoler la maison: la Sterne royale (Royal Tern) à plusieurs reprises entre mars et juillet; la voyageuse (Lesser Crested Tern) uniquement le 17/3/17 (3 inds.).

Le Pigeon roussard (Speckled Pigeon) est commun et niche quelque part dans le bâtiment (sous le toit?). L’autre jour j’ai pu contstater la présence d’au moins un gros juvénile, à comparer avec le parent (photo du bas):

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Encore plus commune, la Tourterelle maillée (Laughing Dove); par contre la présence d’une Tourterelle rieuse (African Collared Dove) les 16 & 18/12/15 était tout à fait inattendue (après coup je me demande s’il n’a pu s’agir d’une Tourterelle turque, option que je n’avais même pas considérée à l’époque car c’était bien avant la découverte de la petite population du parc de Hann).

Si la Perruche à collier (Rose-ringed Parakeet) n’est vue que de temps en temps (2-4 fois par mois peut-être), le Perroquet youyou (Senegal Parrot) s’observe quasi quotidiennement, généralement tôt le matin lorsqu’ils quittent un dortoir dans les environs, ou encore le soir survolant la maison en criant.

Senegal Parrot / Perroquet youyou

Le Touraco gris (Western Plantain-eater) est courant à toute saison, et toujours bien bruyant! Généralement 2-3 oiseaux ensemble, rarement plus.

Trois coucous se trouvent sur ma petite liste: le Coucal du Senegal (Senegal Coucal) bien sûr (surtout entre juin et novembre? Présence variable d’une année à une autre), mais aussi une fois un Coucou didric (Diederik Cuckoo) entendu chanter le 28/7/17, puis – grosse suprise! – un jeune Coucou-geai (Greater Spotted Cuckoo) entendu puis vu le 21/6/17.

On a la chance d’avoir au moins un couple d’Effraies des clochers (Barn Owl) dans le quartier, oiseaux qui ont du nicher dans une maison voisine l’an dernier car les jeunes une fois émancipés se sont installés sur (et sous?) le toit de la maison d’à coté: à écouter ici; bref article . Plus étonnant, un Petit-duc à face blanche (Northern White-faced Owl): se fait entendre le soir du 24/1/17, alors que Simon et moi sirotions tranquillement une biere sur la terasse… probablement dans les eucalyptus derrière la maison.

Les Colious huppés (Blue-naped Mousebird) se font souvent entendre lorsqu’ils rôdent dans le quartier. Le Martinet des maisons (Little Swift) niche bien sûr dans les environs et s’observe régulierement au-dessus de la maison; le Martinet noir (Common Swift) par contre n’a été vu qu’une seule fois pour le moment, le 3/5/16. Il faut dire que cette espèce est étonnament peu vue à Dakar, sans doute parce que la plupart des oiseaux en transit passent plus a l’intérieur du pays, ou longent la côte mais couperaient alors à travers la péninsule du Cap-Vert (hypotheses et spéculations! il se peut aussi qu’ils migrent simplement trop haut dans le ciel pour les détecter). Le Guêpier nain (Little Bee-eater) s’arrête parfois quelques jours sur les terrains vagues aux alentours de la maison (notamment entre la mi-mars et mi-mai 2016); un Rollier d’Abyssinie (Abyssinian Roller) a fait escale le 18/8/16.

Aussi bien le Calao à bec rouge que le Calao à bec noir (Western Red-billed & African Grey Hornbills) sont présents dans l’agglomération, mais ne sont pas communs et semblent surtout fréquenter les parcs et grands jardins: dans notre quartier, je ne les vois que de temps à autre, et plutot celui à bec noir, hors période d’hivernage. Le petit Barbion à front jaune (Yellow-fronted Tinkerbird) est un visiteur occasionnel chez nous, avec pour l’instant juste une obs auditive le 29/8/17; je l’entends de temps à autre du côté de Fenêtre-Mermoz vers l’école des enfants, et ce uniquement en saison des pluies. Le Pic gris (African Grey Woodpecker) fait des incursions de temps à autre et se fait lui aussi remarquer par son cri caractéristique, et semble assez repandu dans les quartiers les plus arborés.

Les Hirondelle de Guinée (Red-chested Swallow) font désormais partie du paysage aviaire du quartier, alors qu’en 2015 cette espèce faisait plutot défaut. Elles doivent nicher dans les environs immédiats car elles chantent, viennent chasser, se posent sur les fils… et le 3/6/17 il y avait au moins deux jeunes recemment émancipés; l’Hirondelle rustique (Barn Swallow): janvier, février, octobre 2016. Autre migratrice, la Bergeronnette printanière (Yellow Wagtail) survole la maison le 24/11/16.

Présent tout au long de l’année et souvent le première espèce à chanter le matin, parfois avant meme l’aube, le Bulbul des jardins (Common Bulbul) mérite bien son nom. Le Gonolek de Barbarie (Yellow-crowned Gonolek) se fait bien plus discret et a besoin d’un peu plus de buissons.

La Fauvette passerinette (Western Subalpine Warbler) ensuite, vue plusieurs fois au printemps 2015 dans ces mêmes arbustes, puis le 4/3/17 dans les fourrés en face du portail. Le Pouillot fitis (Willow Warbler) s’observe irrégulièrement, surtout depuis que les gros buissons sur le terrain voisin ont été coupés pour y construire encore une grosse baraque (+ 17/9/16); le Pouillot véloce (Chiffchaff) a fait une escale, en chantant, le 1/12/15.

La Cisticole des joncs (Zitting Cisticola) ensuite: un chanteur lance son tsit!…tsit!…tsit!… explosif les depuis dimanche dernier dans le terrain vague juste à côté. C’est lors de la saison des pluies que les oiseaux sont les plus vocaux ici, et je l’entends souvent p.ex. aux abords du futur ex-aéroport, ou encore entre les Mamelles et Ouakam, mais c’est la première fois que j’ai un oiseau en pleine zone résidentielle… faut dire que l’espèce est vraiment peu exigeante ici! Ceci vaut encore plus pour les Prinias modestes et Camaropteres à dos gris (Tawny-flanked Prinia, Grey-backed Camaroptera), deux piafs omniprésents sur le continent et que je vois tout au long de l’année. Le Crombec sittelle (Northern Crombec) par contre est bien moins typique des jardins urbains, mais en 2015 de temps en temps je l’entendais chanter dans les arbres aux environs. On le trouve fréquemment au Parc de Hann ainsi qu’au Technopole, par exemple. Le Gobemouche noir (Pied Flycatcher) s’arrête parfois dans les grands arbres aux alentours, notamment en septembre quand il se fait remarquer par ses cris de contact constants.

J’ai encore un peu de mal à saisir les mouvements des souimangas ici, avec deux espèces régulieres et une occasionnelle (le Souimanga cuivré Copper Sunbird est vu le 5/9/15 mais plus jamais depuis): le Souimanga à longue queue (Beautiful Sunbird), plutot visible en fin de saison sèche et début d’hivernage, et le Souimanga variable (Variable Sunbird); qui lui semble plutot arriver en septembre/octobre, timidement d’abord, pour rester tout au long de la saison sèche, jusqu’à début juin.

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Les Choucadors à longue queue (Long-tailed Glossy Starling) se font très régulierement entendre, parfois – comme ce fut le cas lors de l’hivernage 2015 – de nuit, lorsque certains oiseaux se mettent à chanter à tue-tete pendant des heures et des heures (oui on a souffert!!). L’autre représentant des sturnidés sur notre liste est le Choucador à ventre roux (Chestnut-bellied Starling), avec une observation étonnante d’onze individus passant en vol devant la maison le 25/3/16. Cette espèce ne se rencontre pas habituellement en ville, mais il y a visiblement une petite population (résidente?) dans les jardins de l’hôtel King Fahd où ils fréquentent les pelouses du terrain de golf.

Ensuite deux espèces commensurales, omniprésentes à Dakar: le Corbeau pie (Pied Crow) et le Moineau domestique (House Sparrow). L’histoire de ce dernier est fascinante, ce petit moineau ayant réussi à conquérir une bonne partie de la planète – une progression qui d’ailleurs est toujours en marche, du moins sur le continent africain où il reste encore beaucoup de villes à coloniser. Arrivé sans doute au tout debut des annees 1970, “provenant vraisemblablement de l’Afrique du Sud” (Morel & Morel 1990), Passer domesticus a petit à petit conquis les villes et villages du nord du pays (premier couple nicheur à Saint-Louis en 1979), le long de la Petite Côte et même jusqu’à Tambacounda où sa présence fut confirmée tout récemment. Si le corbeau niche dans un palmier juste en face, les moineaux s’installent dans des trous dans les murs ou dans le toît, sous les tuiles (3-4 couples dans notre maison). Le Moineau gris (Grey-headed Sparrow) par contre ne semble pas très bien se maintenir en ville, car je ne l’observe que de temps en temps et jamais plus de deux oiseaux (des couples?) ensemble. Le petit Moineau doré (Sudan Golden-Sparrow) se montre plus rarement encore, généralement associé à des groupes de Travailleurs à bec rouge (Red-billed Quelea) et plutôt en saison sèche (surtout février – mai). Toujours dans le meme registre, les Tisserins: le minule est vu de temps en temps, alors que le gendarme et surtout celui à tete noire sont bien plus courants, nichant à proximité de la maison (Little, Village, Black-headed Weavers).

C’est presque fini! Reste plus que les petits granivores tels que le Combassou du Sénégal (Village Indigobird), charmant petit parasite qui en ce moment, lors des pluies, est présent quotidiennement.

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Je ne sais pas en fait si les Amarantes du Sénégal (Red-billed Firefinch), présentes toute l’année, s’en rendent bien compte qu’ils se font avoir par le combassou! Une seule obs de Cordon-bleu à joues rouges (Red-cheeked Cordonbleu), le 12/12/16 (il y a une petite population non loin, dans les jardins du King Fahd). Parmi les oiseaux urbains les plus répandus à Dakar figure le sympathique Capucin Bec-d’Argent (African Silverbill), voir photo d’en-tête. Le Capucin nonnette (Bronze Mannikin) est présent en nombre variable et plutôt en saison des pluies. Puis last but not least, espèce numéro 71: le Serin à croupion blanc (White-rumped Seedeater)!

 

p.s. du 24/9: la nuit dernière, encore une espèce est venue s’ajouter à la liste: quelques Guifettes noires passent au-dessus de la maison, en criant, peu après minuit!

 

 

La Tabaski à Palmarin

Le weekend dernier, c’était la grande fête de la Tabaski ici. Les villes du pays se vident, tout le monde rentre au village, et un demi million de moutons sont sacrifiés. Nous en avons donc profité pour s’éclipser pendant quelques jours dans le delta du Saloum, plus précisement à Palmarin où nous avons passé trois nuits dans l’agréable écolodge à Diakhanor. Petit récit en images.

D’abord les limicoles, avec ce couple de Rhynchées peintes vues dans une flaque d’eau douce dans le secteur des lagunes. De l’eau, il y en a cette année! Bien plus que l’an dernier à la même époque, au point où les quelques villages de la commune sont en grande partie inondés… L’oiseau très coloré de gauche est la femelle: le dimorphisme sexuel est inversé chez cette espèce si particulière, le mâle se chargeant de l’incubation pendant que Madame va voir ailleurs.

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Greater Painted-Snipe / Rhynchée peinte

Comme toujours, les limis sont nombreux: quelques centaines de Bécasseaux cocorlis, dizaines de variables, quelques Sanderlings, les Chevaliers gambettes, guignettes, aboyeurs, sylvains et stagnatiles, Grands Gravelots, Barges rousses et à queue noire (dont deux hollandaises avec bagues couleurs), quelques Tournepierres, un Huîtrier pie, 2-3 Courlis cendrés et beaucoup de corlieux.

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Whimbrel / Courlis corlieu

 

Chez les laridés, c’est bien sûr le Goéland brun qui domine, suivi de près par les Audouins dont une estimation grossière résulte en un total respectable d’au moins 400 oiseaux dont pas moins de 32 (!) individus bagués. La plupart sont espagnols, mais cette fois je trouve aussi trois italiens et cinq portugais. Je reviendrai sur l’évolution de la distribution de cette espèce au Sénégal dans un autre article, disposant maintenant d’une bonne centaine de données de lectures de bagues.

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Audouin’s Gull / Goéland d’Audouin & co.

 

Suite à la saison de nidification, il y a à cette époque de l’année enormement de Sternes caspiennes à Palmarin, avec par exemple environ 3’100 individus dans la lagune de Diakhanor le matin du 2/9 – et c’est sans compter les centaines voire milliers d’oiseaux dans les lagunes juste au nord de Ngallou au petit matin du 4/9, dont une partie est visible sur la photo d’en-tête.

Assez peu de rapaces sont vus: 2-3 Faucons chicqueras, un Elanion blanc, onze Vautours de Ruppell au dortoir à Ngallou, un Gymnogène le long de la route Joal – Samba Dia (où l’on voit également une Ombrette, exactement au même endroit que l’an dernier en novembre).

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Ruppell’s Vulture / Vautour de Ruppell

 

Ensuite quelques passeraux, à commencer par cette Veuve dominicaine en plumage nuptial, tout comme les autres viduidés (veuves) et les plocéidés (tisserins, euplectes). Les rectrices de cet individu sont encore en train de pousser et peuvent facilement atteindre le double de la longueur de l’oiseau.

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Pin-tailed Whydah / Veuve dominicaine

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Black-headed Weaver / Tisserin mélanocéphale

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Little Weaver / Tisserin minule

 

Deux Gobemouches noirs seront les seuls passereaux migrateurs nordiques que j’observe, dont un individu qui m’a paru assez inhabituel car présentant un plumage encore très “jeune”, étant nettement tacheté, et avec pas mal de blanc au bout des moyennes couvertures: Gobemouche noir classique, ibérique, de l’Atlas? Difficile à dire à ce stade, mais je vais essayer de creuser la matière un peu plus lorsque j’en trouverai le temps. (J’écris ces quelques lignes depuis Bamako, où il y a visiblement pas mal de Gobemouches noires en escale en ce moment!)

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European (?) Pied Flycatcher / Gobemouche noir (?) juv.

 

Pour terminer deux reptiles fort sympathiques: une femelle d’Agame des colons (ou “Margouillat“), et ce qui semble être une Couleuvre sifflante, trouvée dans un arbre de l’écolodge grâce au vacarme des Bulbuls des jardins, Souimangas à poitrine rouge et autres Barbions à front jaune.

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Agama agama

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Psammophis sibilans

Et pour une fois, on finit par un poisson… sauf erreur une espèce de la famille des Tetraodontidae, qu’on trouve assez régulièrement échoué sur les plages sénégalaises.

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A Mystery Shrike

Yesterday, Gabriel and I paid a visit to Lac Tanma – our first of the season and of what will hopefully be a series of regular visits there.

We’d barely arrived near the lake, after a couple of failed attempts to find a driveable track towards the lake (too muddy!), when we noticed a shrike sitting on top of a thorny bush. The overall appearance was that of a fairly large, greyish shrike, but quite a few things were just wrong for a Southern Grey Shrike (which given the time of the year would have been surprising to see here, as it typically shows up between December and February/March).

Suspecting a hybrid, we took a number of pictures before the bird flew off, which allowed us to compare with photographs and descriptions of known hybrids. I vaguely remembered that a few years back (it turns out this was in 2010) a similar hybrid had been reported from the French Jura, and that there was a drawing of another French bird in the excellent Shrikes – A Guide to the Shrikes of the World (Lefranc & Worfolk 1997).

This is what our bird looked like:

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In typical shrike fashion, this bird had a distinctive black “Zorro mask” with an otherwise grey head and largely grey back (faintly mottled brown); white scapulars; black wings with a fairly large, elongated off-white patch at the base of the primaries; entirely pale salmon-pink underparts (from the throat all the way to the vent); and a white rump contrasting with its long black tail. In the field we noted some narrow pale borders to tertiaries, but these are not well visible in the pictures.

While a lot of hybrids between two bird species typically resemble both parents in one way or another, showing intermediate characteristics, this is not the case here. Our bird superficially looks like a Southern Grey Shrike, but clearly isn’t one: the buffish underparts especially, but also the seemingly all-dark tail (no white outer rectrices) and the lack of distinct white markings on the tertials and secondaries. Moreover, the structure and size – even though our bird seemed quite large – were not right for Southern Grey which is larger and more powerful (cf. a couple of pictures taken last winter in Palmarin). The same pretty much applies to Lesser Grey Shrike, which in addition has a black mask that extends to the forehead and lacks the white scapulars.

So who are the parents? Based on comparisons with pictures of hybrid shrikes and with the drawing and description in Lefranc & Worfolk, these types of birds are considered to be hybrid Woodchat x Red-backed Shrikes. The former is the most common Palearctic shrike species in Senegal, while the latter doesn’t usually occur in West Africa. The black mask, grey head, and “pinkish-white” underparts are typical of Red-backed, while the white scapulars, rump and wing patch are indicative of Woodchat. The grey back is a bit odd but has also been observed on other presumed hybrids with these two species as parents, and the faint brownish mottling hints at a hybrid origin. Another option would be a hybrid Woodchat x Lesser Grey Shrike, though there’s apparently only one such suspected bird that has been observed, in Hungary in 1979 (Handbook of Avian Hybrids of the World, McCarthy 2006). Much less likely, and one would expect at the minimum a black front on such hybrids¹.

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Woodchat x Red-backed Shrike / Pie-grièche à tête rousse x écorcheur

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Woodchat x Red-backed Shrike / Pie-grièche à tête rousse x écorcheur

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Woodchat x Red-backed Shrike / Pie-grièche à tête rousse x écorcheur

 

Now compare our bird with the painting of a hybrid noted in France in 1995, fig. 26g:

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Source: Lefranc & Worfolk (1997)

Comments on the identification of this bird are more than welcome of course!

As far as I know, this is the first record of such a hybrid in (West) Africa; all other published data are from birds on migration or on breeding grounds in Europe. In recent years there’s been one such bird in Switzerland (April 2014), one in the French Lot department (May 2014), while hybrid males have bred (successfully!) with female Red-backed Shrikes in  2005 in South-East Belgium (short note available in PDF here), and in 2010 and 2011 in France. Pictures of the 2010 Jura bird can be found e.g. here and here. At least 12 mixed pairs have been found in France, but it seems that nothing is known on the whereabouts of these birds outside the breeding season: do they migrate to East Africa just like Red-backed Shrikes, or can they be found anywhere in Woodchat Shrike’s wintering grounds? Lefranc & Worfolk describe the latter as “a vast belt running across the African continent just south of the Sahara and largely north of the huge forest areas”. Our observation would suggest that they can show up anywhere in that area.

Other than our peculiar shrike, we had a pretty good morning out birding, with close to 100 species seen. Lac Tanma didn’t hold an awful lot of waders (a few hundred only, mostly Black-winged Stilts) but we did confirm breeding once again of Kittlitz’s Plover, while a female Knob-billed Duck also showed signs of breeding as it was seen flying around several times (and sometimes calling, which is associated with courtship behaviour). There were about 250 Greater Flamingos (and ca. 220 more at lac Mbaouane), several Gull-billed, Caspian, and White-winged Terns, but very few herons. A surprise find was that of three Spotted Thick-knees on the edge of the lake’s floodplain, quite close to the main road. Several Diederik, African and Jacobin Cuckoos were seen or heard, as were a few Broad-billed Rollers (another wet season visitor) and a single Purple (=Rufous-crowned) Roller. As usual, Mosque Swallows were hawking insects above the lake shore and the baobab forest; the latter also had a singing Hoopoe and several Woodland and Grey-headed Kingfishers. Besides the shrike, the only European songbirds that we spotted were two Melodious Warblers.

A Purple Heron at a small marsh near the village of Beer was my first of the season; we also found African Swamp-hen, Red-eyed Dove, and African Thrush here. Lac Mbaouane was visited only briefly and we just scanned the NW side of the lake, which had a few dozen Common Ringed Plovers and some Little Stints, while a few Blue-cheeked Bee-eaters were flying over and a Red-necked Falcon dashed over the lake as it was hunting.

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Lac Mbaouane

 

(Regular readers will wonder what’s happening at Technopole. Well, I paid my first visit in three (!) weeks this morning, together with Theo. Water levels are rising with every shower, so conditions are getting less ideal for waders. Still a few hundred Ruffs, some Curlew Sandpipers, ca. 50 Sanderling and a few Little Stints, a handful of Black-tailed and a single Bar-tailed Godwit, Marsh, Green, Wood & Common Sandpipers, Greenshank, Redshank, a few migrating Whimbrels, etc. Also Shikra, a Hoopoe, and again a Broad-billed Roller to name but the most interesting records. The most unusual record this past week was actually one from Almadies: a Hadada Ibis flying over our house one morning! More on that one later, if I get the chance to write something up.)

 

¹ N. Lefranc mentioned that a mixed pair senator x minor was found in France last year. And that so far, no hybrid or mixed pairs senator x meridionalis have been recorded.

Et c’est reparti…

…pour une nouvelle saison de seawatch!

Comme l’an dernier, j’espère bien pouvoir assurer un suivi modeste mais régulier de la migration devant la péninsule du Cap-Vert, et ce depuis la fameuse terrasse du Club Calao à Ngor. En fait, le suivi se fait plus ou moins en continu tout au long de l’année, car à toute saison il est possible de voir des mouvements devant ce site privilégié pour l’observation des oiseaux de mer. On l’a déjà présenté à plusieurs reprises dans ces pages, et d’autres ont fait un bon travail de compilation des connaissances sur la migration des oiseaux de mer à Dakar – voir notamment le site “Seawatching in Senegal“, qui n’est malheureusement plus tenu à jour depuis plusieurs années. Je ne résiste toutefois pas à l’envie d’inclure cette photo de la terrasse, prise hier matin entre deux averses.

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La terrasse du Calao, entre deux averses…

Avant de passer au passage postnuptial (= la migration ayant lieu après le période de reproduction), faisons rapidement le point sur le cru 2017 pour ce qui est du passage prénuptial, soit grosso modo couvrant la période fin février-début juin. Le suivi n’a pas été très assidu sauf peut-être dans la 2e quinzaine d’avril, et comme toujours je n’ai généralement qu’une heure de libre avant d’aller au boulot… mais on a tout de même pu faire quelques belles obs depuis notre Calao favori:

  • Jusqu’à 5500 Puffins du Cap-Vert (Cape Verde Shearwater) sont vus le 24/4, la plupart se nourrissant ou se reposant pas trop loin de la côte (rien que ça! cet effectif représente une part non négligeable de la population mondiale). La présence de l’espèce a été notée en tout cas entre le 13/3 et le 1/5, bien que des puffins non identifiés mais de type Cap-Vert aient été vus entre le 10/2 et le 3/6.
  • Deux Puffins majeurs (Great Shearwater) sont vus le 25/5, rare donnée de mai pour cette espèce dont on ne saisit pas encore très bien les mouvements devant les côtes ouest-africaines. Un seul Puffin fuligineux (Sooty Shearwater) par contre, le 24/4.
  • Présence d’Océanites de Wilson (Wilson’s Storm-Petrel) début et fin mai avec quelques individus se nourrissant au large.
  • Des Phaétons à bec rouge (Red-billed Tropicbird) isolés sont vus devant Ngor les 26/4 et 3/6.
  • Fou de Bassan (Northern Gannet): vu régulièrement jusqu’au 1er mai (11 individus), suite à quoi des isolés sont vus (toujours le même?) à quatre reprises entre le 14/5 et le 22/6.
  • Un Fou brun (Brown Booby) passe devant le Calao le 2/6, peut-être un des individus fréquentant les Iles de la Madeleine.
  • Trois espèces de labbes dont quelques Labbes à longue queue (les 10/3, 21 et 24/4 depuis la terre ferme, et le 15/4 depuis notre mini-pélagique, photo ci-dessous) (Long-tailed Skua)
  • Passage de Mouettes de Sabine (Sabine’s Gull) les 24 et 28 avril, lorsqu’un total respectable d’au moins 48 individus passent vers le NE (le 30/4, un adulte est vu en migration lors de la traversée vers l’île de Gorée, donc dans la baie de Hann).
  • Une Sterne de Dougall (Roseate Tern) adulte est détectée le 21/4, filant vers le NE.

 

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Long-tailed Skua / Labbe a longue queue 2nd c.y. / 2e a.c. (avril 2017)

 

Le passage “d’automne” a déjà bien commencé pour bon nombre d’espèces, notamment pour plusieurs limicoles comme en témoignent les beaux effectifs présents au Technopole, mais aussi pour les sternes et guifettes. Si l’essentiel est encore à venir, voici déjà quelques moments forts, d’après mes observations étalées entre le 22 juillet et le 12 août (huit séances, la plupart d’une heure environ):

  • Puffin sp.: deux puffins le 22/7 et quatre le 5/8 étaient trop loin au large pour pouvoir les identifier; les premiers étaient “des petits” genre Puffin des Anglais, alors que les seconds étaient des oiseaux de type cendré (Scopoli / cendré / Cap-Vert)
  • Océanite de Wilson: le matin du 22 juillet, par fort vent d’ouest, au moins 50 individus se nourrissent pas trop loin du rivage; deux jours plus tard, par mer calme, il n’y avait plus que trois océanites appartenant très probablement à cette espèce.
  • Passage important de Courlis corlieux (Whimbrel) le 9/8, avec en tout au moins 292 individus de passage en trois heures de temps… le suivi était intermittent, donc certainement que j’ai loupé des groupes. Plusieurs groupes de 50, 60, 80 courlis: impressionnant! Certainement que la pluie intense en fin de nuit devait y être pour quelque chose, car c’est la première fois que j’en vois autant en une matinée (le 5/8, deux vols totalisant 65 individus, en deux heures de suivi).
  • Un Huîtrier pie (Oystercatcher), assez rarement vu à Ngor semble-t-il, au milieu d’un vol de courlis le 5/8.
  • Quatre Labbes à longue queue le 11/8, dont deux adultes clairs, un probable adulte sombre, et un subadulte. Le petit groupe est passé assez près, avant de s’éloigner au large plein ouest – très belle obs comme on en veut encore! Sinon deux obs de labbes sp. loin au large ces derniers jours.
  • Une première Mouette de Sabine adulte le 5/8; comme toujours avec cette espèce elle passe bien au large, mais heureusement elle reste assez facilement identifiable grâce à sont pattern noir/blanc/gris “flashant” si caractéristique.
  • Un possible Goeland dominicain (Kelp Gull) immature est vu le 11/8 – le même que celui (encore non confirmé) du Technopole la semaine dernière?
  • Sterne arctique (Arctic Tern): min. 448 en 3h15 hier matin (mais à noter que la moitié du temps il pleuvait assez fort, stoppant largement le passage en mer). Plusieurs groupes de 50, 60 individus dont plusieurs haut dans le ciel et au moins un groupe qui m’est passé derrière, donc sur la terre ferme: j’ai dû en louper pas mal! Bien entendu difficile d’identifier chaque individu et il y avait certainement quelques Pierregarins (Common Tern) dans le tas, mais pour l’essentiel il s’agissait d’Arctiques adultes. Situation similaire la veille lorsque je dénombre au moins 106 individus en une heure.
  • Les Sternes caugeks et dans une moindre mesure les voyageuses ont commencé à passer ces derniers jours, avec en plus une Sterne naine bien seule au milieu d’un groupe d’Arctiques le 12/8 (+ trois le 28/7). Une Caspienne passe le 11/8, alors que pour les Royales il est toujours difficile de distinguer entre les migrateurs et les oiseaux locaux en vadrouille, même si hier matin l’essentiel des 67 individus filaient bien vers le SO  (Sandwich, Lesser Crested, Little, Caspian, Royal Terns)
  • Guifette noire: au max., une centaine le 11/8 en une heure de suivi.
  • Un Martinet noir (Common Swift) survole l’océan le 5/8 et deux au-dessus du Calao, entre deux averses, le 12 (en Gambie, Clive Barlow rapporte les premiers retours dès le 30/7).

 

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Sabine’s Gull / Mouette de Sabine (avril 2015)

 

L’an dernier je n’avais fait qu’une poignee de pointages courant septembre et j’ai pu faire vingt-huit séances entre début octobre et fin novembre, totalisant près de 28 heures de suivi… mais je n’ai jamais trouvé le temps d’en faire une petite synthèse. On garde tout ça au chaud et j’espère bien pouvoir compiler ces résultats un jour.

Mais d’abord faut que je retourne suivre le passage 2017… retour à Dakar le 21 pour la suite!

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L’îlot devant le Calao, avec au fond l’ile de Ngor