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Et c’est reparti…

…pour une nouvelle saison de seawatch!

Comme l’an dernier, j’espère bien pouvoir assurer un suivi modeste mais régulier de la migration devant la péninsule du Cap-Vert, et ce depuis la fameuse terrasse du Club Calao à Ngor. En fait, le suivi se fait plus ou moins en continu tout au long de l’année, car à toute saison il est possible de voir des mouvements devant ce site privilégié pour l’observation des oiseaux de mer. On l’a déjà présenté à plusieurs reprises dans ces pages, et d’autres ont fait un bon travail de compilation des connaissances sur la migration des oiseaux de mer à Dakar – voir notamment le site “Seawatching in Senegal“, qui n’est malheureusement plus tenu à jour depuis plusieurs années. Je ne résiste toutefois pas à l’envie d’inclure cette photo de la terrasse, prise hier matin entre deux averses.

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La terrasse du Calao, entre deux averses…

Avant de passer au passage postnuptial (= la migration ayant lieu après le période de reproduction), faisons rapidement le point sur le cru 2017 pour ce qui est du passage prénuptial, soit grosso modo couvrant la période fin février-début juin. Le suivi n’a pas été très assidu sauf peut-être dans la 2e quinzaine d’avril, et comme toujours je n’ai généralement qu’une heure de libre avant d’aller au boulot… mais on a tout de même pu faire quelques belles obs depuis notre Calao favori:

  • Jusqu’à 5500 Puffins du Cap-Vert (Cape Verde Shearwater) sont vus le 24/4, la plupart se nourrissant ou se reposant pas trop loin de la côte (rien que ça! cet effectif représente une part non négligeable de la population mondiale). La présence de l’espèce a été notée en tout cas entre le 13/3 et le 1/5, bien que des puffins non identifiés mais de type Cap-Vert aient été vus entre le 10/2 et le 3/6.
  • Deux Puffins majeurs (Great Shearwater) sont vus le 25/5, rare donnée de mai pour cette espèce dont on ne saisit pas encore très bien les mouvements devant les côtes ouest-africaines. Un seul Puffin fuligineux (Sooty Shearwater) par contre, le 24/4.
  • Présence d’Océanites de Wilson (Wilson’s Storm-Petrel) début et fin mai avec quelques individus se nourrissant au large.
  • Des Phaétons à bec rouge (Red-billed Tropicbird) isolés sont vus devant Ngor les 26/4 et 3/6.
  • Fou de Bassan (Northern Gannet): vu régulièrement jusqu’au 1er mai (11 individus), suite à quoi des isolés sont vus (toujours le même?) à quatre reprises entre le 14/5 et le 22/6.
  • Un Fou brun (Brown Booby) passe devant le Calao le 2/6, peut-être un des individus fréquentant les Iles de la Madeleine.
  • Trois espèces de labbes dont quelques Labbes à longue queue (les 10/3, 21 et 24/4 depuis la terre ferme, et le 15/4 depuis notre mini-pélagique, photo ci-dessous) (Long-tailed Skua)
  • Passage de Mouettes de Sabine (Sabine’s Gull) les 24 et 28 avril, lorsqu’un total respectable d’au moins 48 individus passent vers le NE (le 30/4, un adulte est vu en migration lors de la traversée vers l’île de Gorée, donc dans la baie de Hann).
  • Une Sterne de Dougall (Roseate Tern) adulte est détectée le 21/4, filant vers le NE.

 

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Long-tailed Skua / Labbe a longue queue 2nd c.y. / 2e a.c. (avril 2017)

 

Le passage “d’automne” a déjà bien commencé pour bon nombre d’espèces, notamment pour plusieurs limicoles comme en témoignent les beaux effectifs présents au Technopole, mais aussi pour les sternes et guifettes. Si l’essentiel est encore à venir, voici déjà quelques moments forts, d’après mes observations étalées entre le 22 juillet et le 12 août (huit séances, la plupart d’une heure environ):

  • Puffin sp.: deux puffins le 22/7 et quatre le 5/8 étaient trop loin au large pour pouvoir les identifier; les premiers étaient “des petits” genre Puffin des Anglais, alors que les seconds étaient des oiseaux de type cendré (Scopoli / cendré / Cap-Vert)
  • Océanite de Wilson: le matin du 22 juillet, par fort vent d’ouest, au moins 50 individus se nourrissent pas trop loin du rivage; deux jours plus tard, par mer calme, il n’y avait plus que trois océanites appartenant très probablement à cette espèce.
  • Passage important de Courlis corlieux (Whimbrel) le 9/8, avec en tout au moins 292 individus de passage en trois heures de temps… le suivi était intermittent, donc certainement que j’ai loupé des groupes. Plusieurs groupes de 50, 60, 80 courlis: impressionnant! Certainement que la pluie intense en fin de nuit devait y être pour quelque chose, car c’est la première fois que j’en vois autant en une matinée (le 5/8, deux vols totalisant 65 individus, en deux heures de suivi).
  • Un Huîtrier pie (Oystercatcher), assez rarement vu à Ngor semble-t-il, au milieu d’un vol de courlis le 5/8.
  • Quatre Labbes à longue queue le 11/8, dont deux adultes clairs, un probable adulte sombre, et un subadulte. Le petit groupe est passé assez près, avant de s’éloigner au large plein ouest – très belle obs comme on en veut encore! Sinon deux obs de labbes sp. loin au large ces derniers jours.
  • Une première Mouette de Sabine adulte le 5/8; comme toujours avec cette espèce elle passe bien au large, mais heureusement elle reste assez facilement identifiable grâce à sont pattern noir/blanc/gris “flashant” si caractéristique.
  • Un possible Goeland dominicain (Kelp Gull) immature est vu le 11/8 – le même que celui (encore non confirmé) du Technopole la semaine dernière?
  • Sterne arctique (Arctic Tern): min. 448 en 3h15 hier matin (mais à noter que la moitié du temps il pleuvait assez fort, stoppant largement le passage en mer). Plusieurs groupes de 50, 60 individus dont plusieurs haut dans le ciel et au moins un groupe qui m’est passé derrière, donc sur la terre ferme: j’ai dû en louper pas mal! Bien entendu difficile d’identifier chaque individu et il y avait certainement quelques Pierregarins (Common Tern) dans le tas, mais pour l’essentiel il s’agissait d’Arctiques adultes. Situation similaire la veille lorsque je dénombre au moins 106 individus en une heure.
  • Les Sternes caugeks et dans une moindre mesure les voyageuses ont commencé à passer ces derniers jours, avec en plus une Sterne naine bien seule au milieu d’un groupe d’Arctiques le 12/8 (+ trois le 28/7). Une Caspienne passe le 11/8, alors que pour les Royales il est toujours difficile de distinguer entre les migrateurs et les oiseaux locaux en vadrouille, même si hier matin l’essentiel des 67 individus filaient bien vers le SO  (Sandwich, Lesser Crested, Little, Caspian, Royal Terns)
  • Guifette noire: au max., une centaine le 11/8 en une heure de suivi.
  • Un Martinet noir (Common Swift) survole l’océan le 5/8 et deux au-dessus du Calao, entre deux averses, le 12 (en Gambie, Clive Barlow rapporte les premiers retours dès le 30/7).

 

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Sabine’s Gull / Mouette de Sabine (avril 2015)

 

L’an dernier je n’avais fait qu’une poignee de pointages courant septembre et j’ai pu faire vingt-huit séances entre début octobre et fin novembre, totalisant près de 28 heures de suivi… mais je n’ai jamais trouvé le temps d’en faire une petite synthèse. On garde tout ça au chaud et j’espère bien pouvoir compiler ces résultats un jour.

Mais d’abord faut que je retourne suivre le passage 2017… retour à Dakar le 21 pour la suite!

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L’îlot devant le Calao, avec au fond l’ile de Ngor

 

 

A New Shade of Pink (Technopole #223)

Yesterday’s weekly Technopole visit once again turned up a new species for the site. I’d been scanning and counting the numerous waders on the SW end of the main lake for over an hour, when I turned my attention the flock of Greater Flamingos that were feeding nearby. Two ringed birds proved to be tricky to read, one ring being very faded and the other one, also on an adult bird, was largely covered in mud – more on this further down in this post. I then started to count the flock, and after reaching the 200 mark (there were a total of 289 birds, so nearly 120 more than last week), I noticed a much hoped-for different shade of pink, darker and more intense: an adult Lesser Flamingo!

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Lesser Flamingo / Flamant nain

 

The noticeably smaller size, bright orange eye, and largely uniform dark crimson bill (or is it vermilion?) bill quickly confirmed the ID.

As far as I know, this is the first record of the species at Technopole, though of course that doesn’t mean that it hasn’t already occurred here: it may well have gone unnoticed or else unreported (which given the lack of any sort of bird observation recording system or central database would not be surprising! More on that in another post…)

It’s definitely not an unexpected addition (as predicted a few months ago), given that the species must regularly migrate along Senegal’s coast between the  Senegal and Saloum deltas. However, neither Morel & Morel nor Sauvage & Rodwell mention the species from the Dakar atlas square. This bird obviously got mixed in with a group of Greater Flamingos, possibly on their way down to the Saloum or moving between post-breeding dispersal areas in the region (Lac Rose, and soon maybe Lac Tanma when it will start filling up).

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Lesser Flamingo / Flamant nain

Lesser Flamingo is listed as a Near-Threatened species on the IUCN Red List of Threatened Species. In short, the “NT” category typically includes declining or otherwise vulnerable species that in the medium to longer term are faced with the risk of extinction; as such they are likely to qualify for a threatened category in the near future. Despite having a vast range in the Old World, covering large parts of sub-Saharan Africa and the Indian subcontinent, Phoenicopterus (or Phoeniconaias) minor breeds only in a handful of sites in the world, with just six main colonies located in Mauritania, South Africa, Namibia, Botswana, the Tanzanian Rift Valley, and NW India. Other sites may be used irregularly, e.g. in Kenya and Pakistan.

Its global population is still pretty substantial with some 2-3 million individuals, mostly in East Africa, but it is extremely vulnerable to changes in conditions of those very few sites, whether induced by climate change or by a range of human disruptions to the environment. For instance, the IUCN species’ fact sheet tells us that “the proposed large-scale soda ash extraction at Lake Natron, the most important breeding colony, although currently on hold, would be disastrous for this species and, were this to happen, the species may qualify for uplisting to a higher threat category.” Read up a little bit more about this conservation issue and the actions that BirdLife and partners have taken here. Excessive predation by Jackals, African Wolves and even Warthogs and Honey Badgers may result in poor or even complete failure of breeding success. And at least in Mauritania poaching is also a problem.

The West-African population is thought to number about 15,000-25,000 birds (compared to over a million for East Africa), concentrated in the lower Senegal valley with the most regular breeding site being the lagoons of Aftout es Sâheli in the Diawling NP in southern Mauritania. Up to 46,500 birds have been counted in the Senegal delta (Feb. 1990), but breeding is not annual: according to Isenmann et al. it occurred only in 1965, 1988 (though all attempts failed that year), 2000, 2005, and 2010; it was suspected but not confirmed in 1998, 1999 and 2007. More recently, the species has bred at least in 2014 (a bit more info is available on the Diawling NP’s website, and see this video from the parc).

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Lesser Flamingo / Flamant nain

Its movements, and generally speaking its overall ecology, are largely dictated by feeding conditions as it is a highly specialised species; as a result, birds tend to respond rapidly to changing water levels and food availability (spirulina and other blue-green algae, small invertebrates). Fun fact: the Lesser Flamingo’s bill contains up to 10,000 microscopic lamellae!

At least one of the ringed Greater Flamingos was Spanish: I don’t have full details as I’m yet to submit the sighting, but judging by the code (white ring with black inscription “2|CZR”) it’s a bird that was ringed in 2013 at the Laguna de Fuente de Piedra in Malaga, which is also the origin of one born in 2014 and seen in June 2015 at Technopole. Coincidentally, the three ringed birds from the Camargue that I found last year were seen on the same date as yesterday’s birds: 6 August.

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Greater Flamingo / Flamant rose

Other than that, there was an interesting gull that will require a bit more work, and probably better pictures, in order to establish its ID. I’m suspecting Kelp Gull because of the massive bill and the large, stocky appearance, but am by no means a gull expert and will want to consult a few others first (contributions welcome!). I’ll get back to this one in due time – if it is indeed a Kelp rather than Lesser Black-backed Gull, one of which was present nearby, then it would mean yet another potential addition to the site list.

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Kelp Gull? / Goéland dominicain?

 

As I mentioned, I’d been counting waders for the first hour or so, which I continued doing on the opposite end of the pool close to the golf club house, where more birds were feeding. This resulted in some pretty good numbers especially for Ruff with a minimum of 598 (!) birds, at least one of which was colour-ringed with a yellow flag in combination with other rings – unfortunately it flew off shortly after I’d found it, never to be seen again… probably a Dutch bird. Some of the males were still largely in breeding plumage, such as this one:

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Ruff / Combattant varié

 

Another wader highlight was the very decent diversity of calidris sandpipers: two summer-plumaged adult Dunlins (probably the nominate ssp.), no less than seven Knots (my highest count here), with a supporting cast of several Curlew Sandpipers (9), Sanderlings (11) and Little Stints (12). There were now only 22 Black-tailed Godwits and just one Marsh Sandpiper, while the four Avocets seem to have finally moved on. Two Common Sandpipers on the other hand were most likely newly arrived birds.

 

[Note (13/8/17): it turns out that the Lesser Flamingo had already been photographed on August 3rd by J-M Dupart, but apparently was not identified at such at the time; I triple-checked my pictures of the flock that was present on 29/7 but it definitely wasn’t present at the time.]

Le Technopole en juillet

Ça y est, la première grosse pluie de la saison vient de tomber! Gros coup de vent avant-hier soir, puis averse soutenue pendant au moins deux heures. Le début de la saison humide (et chaude! 29°C samedi matin à 7h…) amène de nouveaux oiseaux et coïncide aussi avec l’arrivée de bon nombre de migrateurs européens.

Mon dernier post sur notre hotspot dakarois favori remonte à début juin déjà, donc il était grand temps de rattraper ce retard. Ce n’est pas faute d’observations mais plutôt faute de temps que je n’ai pas eu l’occasion de vous tenir au courant des dernières nouvelles. Bien sûr il y a eu une toute petite trêve estivale courant juillet, et j’ai dû effectuer quelques déplacements professionnels dans la sous-région, mais j’ai tout de même pu passer quatre fois au Technopole entre fin juin (le 24/6) et fin juillet (les 2, 23 et 29/7).

Rien de bien exceptionnel à vous signaler cette fois, mais le Technopole étant ce qu’il est, il y a toujours quelque chose de nouveau à voir. Juin et juillet sont généralement les mois les plus calmes ou du moins les moins suivis ici, mais les observations récentes (Phalarope à bec étroit! Bec-en-ciseaux!) montrent bien que ça vaut la peine de continuer à visiter le site régulièrement.  Il y a bien sûr les limicoles qui se font de plus en plus nombreux (les premiers retours se font déjà dans la première quinzaine de juin), mais aussi quelques migrateurs afro-tropicaux, et des espèces locales qui se reproduisent à cette période de l’année.

Commençons justement par quelques données de nidification:

  • Echasse blanche (Black-winged Stilt): comme nous l’avions pressenti, la saison 2017 rentrera dans les annales comme un très bon cru, avec de nombreuses nichées réussies. Il y a actuellement des jeunes de tous âges – ceux qui ont réussi à ne pas se faire bouffer par les milans! – et hier il y avait toujours au moins trois adultes qui étaient visiblement encore en train de couver.
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Black-winged Stilt / Echasse blanche juv.

  • Vanneau éperonné (Spur-winged Lapwing): étonnamment, cette espèce omniprésente au Sénégal, et présente en bon nombre au Technopole (souvent quelques centaines), ne fournit que quelques rares données de nidification. Lors de mes deux dernières sorties j’ai pu trouver quatre familles, tous avec des poussins âges de quelques jours seulement. La période coïncide avec l’observation d’une famille début août 2015 au Lac Rose et avec celle faite par Paul au Technopole en juillet 2012.
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Spur-winged Lapwing / Vanneau éperonné pull.

  • Perruche à collier (Rose-ringed Parakeet): un adulte accompagné d’au moins un jeune, visiblement récemment sorti du nid, est vu le 24/6: le jeune se reconnaît aisément à sa queue encore très courte, le bec entièrement rose pale, et l’absence d’un collier marqué comme chez l’adulte.
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Rose-ringed Parakeet / Perruche à collier

  • Martin-chasseur à tête grise (Grey-headed Kingfisher): pas de donnée certaine mais je soupçonne la présence d’au moins un jeune. En tout cas, il y a peut-être bien trois couples répartis sur le site cette année.
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Grey-headed Kingfisher / Martin-chasseur à tête grise

  • Blongios nain (Little Bittern): là non plus, pas d’indice concluant, mais la présence d’au moins un oiseau en juin et juillet laisse supposer une reproduction locale – ce qui ne serait somme toute pas très étonnant ici, mais connaissant l’espèce un peu il faut soit un gros coup de bol, soit beaucoup de patience et de nombreuses heures d’affût pour pouvoir certifier sa nidification.

 

Les migrateurs “afro-tropicaux” ou intra-africains

Même si une origine méditerranéenne n’est pas exclue pour certains, on peut supposer que la plupart des Flamants roses (Greater Flamingo) présents actuellement au Technopole sont africains. Comme prévu, le groupe initial arrivé vers la mi-mai s’est lentement mais sûrement agrandi au fil des semaines, atteignant 173 individus hier matin (alors que j’étais en train d’observer les limis dans la zone sud du site, tout le groupe est arrivé en vol, me permettant de faire un décompte précis sur photo).

Un Rolle violet (Broad-billed Roller) vu hier matin près des jardins du côté de l’entrée du site était une petite coche locale pour moi, et du coup aussi ma première observation à Dakar. Il en va de même pour un couple de Tourterelles masquées (Namaqua Dove), elles aussi déjà inscrites sur la liste d’espèces du Technopole mais constituant une première pour moi ici.

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Broad-billed Roller / Rolle violet

Les Moineaux dorés du Soudan (Sudan Golden Sparrow), qui contrairement aux rolliers, coucous et marins-pêcheurs sont plutôt des visiteurs de saison sèche, ne devraient pas tarder à quitter le site.

 

Le retour des limis

Les limicoles les plus nombreux actuellement sont la Barge à queue noire (Black-tailed Godwit) et le Combattant (Ruff), chacun avec plus d’une centaine d’oiseaux. L’effectif de Chevaliers sylvains doit se situer autour de la cinquantaine, alors que seuls quelques culblancs et guignettes sont là actuellement (Wood, Green, Common Sandpiper).

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Avant-hier matin j’ai pu compter au moins neuf Chevaliers stagnatiles (Marsh Sandpiper), confirmant ainsi que l’été (juillet/août) est de loin la meilleure période pour observer ce limicole peu fréquent au Technopole.

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Marsh Sandpiper / Chevalier stagnatile

Trois Avocettes sont présentes depuis le début du mois; elles se tiennent la plupart du temps dans la partie méridionale du site à côté d’un groupe de sternes (caugek, voyageuse, royale, pierregarin et hansel) et de laridés (une poignée de Mouettes rieuses estivantes et quelques Goélands railleurs). Et à propos de sternes, mentionnons encore la présence continue de Guifettes noires, avec un max. d’env. 700 individus le 24/6. (Sandwich, Lesser Crested, Royal, Common & Gull-billed Terns; Black-headed and Slender-billed Gulls; Black Tern)

Pas moins de quatre espèces de bécasseaux sont observés lors de mes deux dernières sorties: Cocorli (max. 12 le 23/7), Minute (2 le 29/7), Sanderling (1 le 23/7) et enfin un Maubèche le 23/7, soit à une date plutôt inattendue pour cette espèce peu fréquente ici. Il y a un seul Grand Gravelot pour le moment; l’unique Pluvier argenté du site est probablement un estivant, alors qu’un Courlis corlieu venait probablement tout juste d’arriver. Les conditions sont assez idéales pour les limis en ce moment, notamment la partie la plus méridionale (proche de la route, accessible depuis les jardins de maraîchage avant même le bâtiment de la Sonatel) et le coin nord-est du plan d’eau principal, soit juste après le virage à 90° de la piste centrale.

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Ruff & Little Stints / Combattant & Bécasseaux minutes

 

 

Retour aux îles (PNIM, 24/6)

Petit billet entièrement en images, pour le plaisir des yeux…

Parc National des Iles de la Madeleine, le 24 juin en milieu de matinée, en compagnie de Stuart, David, Sofia and Miguel.

Commençons par les stars de la sortie: les Sternes bridées. Il semblerait qu’il y ait au moins 5-6 couples installés cette année, répartis entre la grande (Sarpan) et la petite île (Lougne). Comme pour le phaéton à bec rouge, le PNIM est le seul lieu de nidification de cette sterne si élégante au Sénégal, présente seulement pendant quelques mois de l’année (juin-août?), juste le temps de nicher.

D’abord vues en vol, elles nous ont ensuite permis de les observer longuement dans l’un des secteurs où elle doit nicher (on s’est bien gardés de trop s’approcher pour ne pas déranger; les oiseaux ne semblaient pas encore en train de couver, évoluant en couples la plupart du temps).

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Sur la photo ci-dessous, prise depuis le bateau, l’un des individus fréquentant les falaises de l’île Lougne. C’est à cet endroit précis que vivrait le génie des îles, dans les grottes – qui selon le prioguier abriteraient aussi des chauves-souris!

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Seuls quelques Phaétons sont encore sur place, dont cet individu qui s’est posé près d’un nid contenant probablement un jeune (la saison de nidification est largement terminée maintenant).

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L’un des nombreux Milans à bec jaune. Le PNIM doit être l’un des rares endroits où cette espèce niche en falaises maritimes.

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Le fameux baobab nain vieux de 700 ans, dit-on… (pour citer le Routard, ce serait “l’un des plus grands baobabs nains d’Afrique de l’Ouest” – alors nain ou géant? Pas facile le débat… tout ce que je sais c’est qu’il est trop grand pour rentrer dans la photo!)

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La “cheminée” de Lougne…

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Et cette belle méduse, vue dans la crique principale. A l’intérieur se trouvaient quelques minuscules poissons (1cm?) qui doivent vivre en symbiose avec cette créature.

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Pour le reste, comme toujours peu d’espèces notées: seulement un ou deux Fous bruns, quelques Cormorans à poitrine blanche et africains, un Héron mélanocéphale (toujours le même immature qu’en mai?), un ou deux Balbuzards, Tournepierre, Corlieu, Pigeon roussard, Tourterelle mailléeCalao occidental, Tisserin mélanocéphale.

Toujours aussi enchanteuses ces îles.

D’ailleurs, pour en lire plus sur le travail de protection du parc et sur le suivi des phaétons, je vous conseille vivement cet article recent par BirdLife: La terre des génies aux portes de Dakar, sanctuaire pour le phaéton à bec rouge.

 

 

Toubacouta avant les pluies

Toubacouta, enfin !

Si mon article précédent avait comme sujet les sites hors sentiers battus, celui-ci vous présente un des spots assez classiques des circuits ornithologiques, et que je n’avais jusqu’à présent pas eu l’occasion de découvrir: les environs de Toubacouta. On se trouve ici tout juste sous la latitude 14° N, soit en pleine zone de transition entre la savane sèche et les forêts guinéennes qu’on trouve au sud du fleuve Gambie. Du coup, plusieurs espèces se trouvent ici en limite septentrionale de leur aire de repartition, comme le Touraco vert (Guinea Turaco) ou encore le Loriot doré (African Golden-Oriole). Certaines remontent depuis la Casamance ou de la Gambie en saison des pluies, comme l’Hirondelle fanti (Fanti Sawwing) dont plusieurs individus seront vus lors du séjour. On est ici d’ailleurs tout proche du petit pays voisin, aberration de l’histoire coloniale: à peine 25 km jusqu’à la frontière. J’ai donc passé deux nuits à Toubacouta (ou Toubakouta), site touristique plutôt agréable surtout en cette basse saison, situé en bordure de mangrove du vaste parc national du delta du Saloum.

Arrivée le samedi après-midi après 4h de route depuis Dakar en passant par Kaolack, séance d’observation dans la brousse au sud du village en fin de journée, puis ornitho intensive quasi toute la journée du dimanche : d’abord la « palmeraie » de Sandicoly, ensuite la brousse entre Sandicoly et Sokone, sieste en début d’après-midi, incursion dans champs et vergers autour de Keur Mama Lamine, pour finir la journée dans la forêt de Sangako. Le lendemain, sortie matinale dans un autre secteur de la forêt avant de reprendre le chemin du retour, avec escales rapides du côté de Keur Wally Ndiaye et un crochet à la station de l’IRD de Mbour pour y examiner la dizaine de Fauvettes passerinnettes de la collection du centre.

Résultat des courses, quelques 145 espèces observées, dont plusieurs que je n’avais pas encore eu le plaisir de voir au Sénégal. Entre autres, cinq espèces de coucou, quatre rolliers, sept (!) martins-pêcheurs, Guêpier à queue d’aronde (Swallow-tailed Bee-eater), Grand Indicateur (Greater Honeyguide), Irrisor noir (au nid ! Black Scimitar-bill), Petit-duc africain et plusieurs Chevêchettes perlées (African Scops Owl, Pearl-spotted Owlet), un couple de Courvites de Temminck (Temminck’s Courser), Echenilleur à épaulettes rouges, Bulbul à gorge claireSpréo améthyste, Zosterops jaune, Tisserin masqué, etc. etc. (Red-shouldered Cuckoo-shrike, Yellow-throated LeafloveViolet-backed Starling, Yellow White-eye, Heuglin’s Masked Weaver)

La première sortie de terrain, en compagnie de Carlos, guide ornitho polyglotte très compétent basé à Toubacouta, nous a permis d’observer plusieurs espèces typiques du coin. Parmi celles-ci, cet Autour unibande qui s’est posé un moment dans un arbre alors que nous étions en train de suivre le manège de deux Coucous de Klaas mâles en train de s’affronter.

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Lizard Buzzard / Autour unibande

Ci-dessous: Coucou de Levaillant, Martins-chasseurs à poitrine bleue et à tête grise, Martin-pêcheur pygmée (cliquez sur les photos pour agrandir ; Levaillant’s Cuckoo, Blue-breasted, Grey-headed, African Pygmy Kingfishers) :

LevaillantsCuckoo_Toubacouta_20170617_IMG_2539  BluebreastedKingfisher_Toubacouta_20170618_IMG_2613

GreyheadedKingfisher_Toubacouta_20170618_IMG_2610  AfricanPygmyKingfisher_Toubacouta_20170619_IMG_2675

Rollier à ventre bleu (Blue-bellied Roller) à l’ombre d’un palmier:

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L’étonnant Bagadais casqué (White-crested Helmetshrike) :

WhitecrestedHelmetshrike_Toubacouta_20170619_IMG_2648

Choucador pourpré (Purple Starling) :

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Pic à taches noires (Fine-spotted Woodpecker), qui semble plutot commun ici:FinespottedWoodpecker_Toubacouta_20170619_IMG_2693

Comme d’hab’ j’ai cherché à enregistrer les piafs du coin autant que possible – voir (et surtout écouter) les prises de son sur xeno-canto (lien direct ici). J’étais particulièrement content de mon enregistrement de ces deux Noircaps loriots (Oriole Warbler) chantant en duo.

Côté mammifères, j’ai eu la surprise de voir mes premiers Babouins sénégalais dans la mangrove de Sandicoly. Plus classiques, quelques Singes “rouges” (patas) et une famille de Phacochères sont vus dans la forêt de Sangako.

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Egalement plusieurs obs des deux écureuils les plus répandus au Sénégal: Ecureuil terrestre (= E. fouisseur, Striped Ground Squirrel) et – arboricole celui-ci – de Gambie (Gambian Sun Squirrel).

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GambianSunSquirrel_Toubacouta_20170617_IMG_2560

 

La prochaine fois, on ira faire un tour dans la mangrove à la recherche du rare Onoré à huppe blanche (White-crested Tiger-Heron), Souimanga brun (Mangrove Sunbird) et autres spécialités de cette partie du delta. Rendez-vous pris pour fin novembre!

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Enfin, si vous passez à Toubacouta je vous conseille vivement de prendre contact avec Carlos, guide unique en son genre avec une très bonne connaissance de la faune locale, qui vous fera un plaisir de vous faire découvrir cette partie du pays – voire au-delà, ayant parcouru une bonne partie des sites ornithos sénégalais. Me contacter si vous souhaitez avoir ses coordonnées.

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Observations faites du 17 au 19 juin

 

Forêt de Pout (Thiès), 25/6

A key aspect of birding is to know where and when to go look for birds.

This is pretty easy in many countries that have abundant resources under the form of “WTWB” (Where to watch birds) guides, bird clubs, web portals with latest sightings, and other online resources with highly detailed information on what birds to look for in a given location and season – sometimes down to the precise coordinates of each bird hide or view point in a given area

Not so in countries like Senegal.

Sure, the country is visited by quite a few birders, mainly Europeans, but they typically visit a fairly small number of sites that are known to harbour particular target species and are sure to boost one’s bird list. Senegal’s standard birding circuit covers places such as the Langue de Barbarie and Djoudj national parks, the Ndiael and Trois-Marigots reserves, a small patch of scrub near Richard-Toll’s airport, two or three of the Dakar hotspots, maybe one or two places along the Petite Côte (Somone, Popenguine), the Saloum delta of course (Palmarin, Kousmar, Toubacouta). For the highly motivated orni-tourists there’s the more remote Niokola-Koba national park and, in recent years, the Dindefelo area. A few adventurous spirits may venture into Basse-Casamance or spend some time in the Khelcom area, but that’s about it. Add to this that most birders will visit between November and March only, even though the other half of the year is certainly no less rewarding – frequent readers of this blog will know that there are many exciting birds to be found during spring wader migration, during the period before and during the rains when afro-tropical migrants arrive out of nowhere, and early on in autumn when many songbirds (and seabirds) pass through.

Away from these hotspots, there’s so much else to explore and to discover though… yet so little time! And to be fair, going out birding in a place that you know will have interesting birds to be seen is of course the easy option and offers the best return on investment so to speak. We’re always keen though to go off the beaten bird track, for instance to the little-known Lac Tanma, to other wetlands of the niayes area NE of Dakar (e.g. Mbaouane, Mboro), to the savanna around Lompoul, even Lac Rose which is rarely visited by birders despite there being a lot of good birds around. Work trips have so far taken us to Toubab Dialaw and Kolda, each time yielding interesting records.

When trying to identify good birding sites, here’s a tool that has made our life so much easier: Google Earth. I could literally spend hours getting lost in Google’s satellite imagery, looking for the next place to explore. The forêt de Pout is one of these, and yesterday morning Miguel and I ended up visiting this “forest” (a term used very liberally in Senegal to describe pretty much any area that has a lot of bushes and/or trees).

PoutForest_GE_June2017

 

We spent about two and a half hours in the forest, mostly walking slowly through the bush and around a small valley flowing out of the escarpment. Pout forest is located right on the edge of the Thiès plateau, and despite it being seriously overgrazed (and its slopes heavily eroded), it still gives one a good sense of what the original vegetation looks like here – vast expanses of shrubbery, thorn bushes, the occasional Acacia and Balaenites tree, and regularly spaced baobabs towering majestically above all the rest. The forest stretches for some 12 km between the North/South oriented escarpment and the road from Thiès to Mont-Rolland, and is up to about 5 km wide.

Before we’d even found a spot to park the car, we’d seen or heard a few decent birds by the side of the road: Helmeted Guineafowl, Singing Cisticola, Sahel Paradise-Whydah, Northern Red Bishop – all of which we’d encounter again during our hike. Black Scrub-Robins were singing their melancholic little song, while Stone Partridge and Hoopoe were only heard distantly; also Black-headed Lapwings, Vieillot’s Barbet, a Senegal Batis and even two elusive Spotted Thick-knees: rather a good start, given that we really didn’t know what to expect here.

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Spotted Thick-knee / Oedicnème tachard

 

By this time we’d made it to the edge of the escarpment, where we weren’t disappointed by the view over the plain below us: all the way to lac Tanma and the dunes near Kayar! The picture below doesn’t quite do it justice – blame the grey sky…

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Here, we encountered Northern Anteater Chats, Namaqua Doves, Cut-throats, Northern Crombec, more lapwings, and even a species that had so far eluded me in Senegal: a Brown Snake-Eagle patrolling the escarpment, looking for a juicy snake or lizard. A Diederik Cuckoo was singing in the distance, perhaps recently arrived here in anticipation of the rains to come.

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Brown Snake-Eagle / Circaète brun

 

On the way back, we added African Harrier-Hawk, Chestnut-backed Sparrow-Lark, Senegal Eremomela, and Chestnut-bellied Starling and a few others to the list. More Sahel Paradise-Whydahs were around; males were actively transitioning into their spectacular breeding plumage, such as this one:

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Sahel Paradise-Whydah / Veuve à collier d’or

 

Of course we only scratched the surface during this short visit, so future trips here throughout the seasons will certainly yield additional species. Green-winged Pytillia should obviously be around as it’s the host to the Paradise-Whydah, and the area may be good for Purple Rollers, Greater Honeyguide, and a range of Palearctic songbirds transiting through or spending the winter here. The fields on either side of the forest may hold birds such as Temminck’s Courser and, in winter, wheatears from Europe.

I’d definitely recommend this place to visitors who have limited time and who want to get a snapshot of Senegal’s savanna species, and more generally to anyone who’s looking for a nice place to go for a hike. Descending the slope into the valley, walking through the dry riverbed, then climbing back up to the plateau was definitely one of the highlights of the morning! Given how flat the country is one doesn’t often get the opportunity to do so over here. And all this barely an hour’s drive from downtown Dakar – go for it!

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Comptages Wetlands & Ressources Senegal Wildlife

Ce n’est pas tous les jours que la lettre d’infos de BirdLife International contient un article sur le Sénégal, alors je fais suivre! D’autant plus qu’on parle du travail de comptage d’oiseaux d’eau fait par les amis Miguel, Geoffroy et Claudien du bureau régional de BirdLife ici à Dakar. Article publié le 21 juin dernier, lien en bas de cette note.

J’en profite pour signaler l’ajout tout récent d’une modeste rubrique nouvelle sur ce site: une page de ressources ornithologiques, faune, nature au Sénégal – sites, blogs, livres, articles et autres pages web. Vous la trouverez en haut à droite sur cette page. Je compléterai au fur et à mesure, donc merci de me contacter si vous avez des sites, articles ou autres ressources à proposer. Objectif suivant: ajouter des pages “Où voir les oiseaux à Dakar et au-dela” avec descriptifs des principaux sites d’observation des oiseaux et de la faune en général.

Sinon j’ai un peu de retard dans les comptes-rendus d’excursions, faute de temps… Dans les semaines à venir j’espère vous raconter nos trouvailles récentes a Toubacouta, aux Iles de la Madeleine et bien sur au Technopole – peut-être que pendant la courte trève estivale j’aurai l’occasion d’écrire un peu. En attendant, ci-dessous l’oiseau du jour, vu au PNIM ce matin: la superbe Sterne bridée!

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Bridled Tern / Sterne bridée, PN Iles de la Madeleine, 24/6/17

 

Pour le moment, voici donc l’article de BirdLife:

Des oiseaux d’eau suivis de près sur les côtes ouest africaines

Chaque année le 15 janvier, l’ensemble des zones humides du monde (baies, estuaires, zones humides littorales, plaines alluviales, fleuves, plans d’eau, marais, deltas et carrières en eau) sont arpentés par des ornithologues professionnels et amateurs : c’est le comptage international des oiseaux d’eau de Wetlands International.

Ce gigantesque comptage mobilise des milliers de passionnés et permet d’identifier les principaux sites d’hivernage, sites d’étape importants pour de nombreuses espèces migratrices. En Afrique de l’ouest l’équipe BirdLife de Dakar et les partenaires de l’organisation se sont largement impliqués pour observer, apprendre, comprendre et COMPTER.