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Évolutions taxonomiques de la liste Sénégal

La littérature disponible pour l’identification des oiseaux d’Afrique de l’Ouest a longtemps été très limitée, et ce n’est que depuis 2002 et la parution du guide Birds of Western Africa de Borrow et Demey que ce manque a été en grande partie comblé. Une deuxième édition de ce guide est sortie en 2014, ainsi que des traductions en français de ces ouvrages (Guide des oiseaux de l’Afrique de l’ouest en 2012 suivi de Oiseaux de l’Afrique de l’Ouest en 2015). Deux déclinaisons nationales de ce guide ont été publiées, à savoir Birds of Ghana (2010) et Birds of Senegal and the Gambia (2012) qui est le guide le mieux adapté pour l’ornithologue visitant le Sénégal, bien que limité à une version anglaise.

La taxonomie utilisée dans ce guide a évolué suite à la publication de nombreux travaux scientifiques, et il n’est pas rare que lorsqu’on parcourt un compte-rendu de voyage récent ou qu’on veuille saisir des données sur une base de données participative comme observado, ebird ou autre on tombe sur des espèces aux noms inconnus ou différents de ceux qu’on a l’habitude d’utiliser. La taxonomie, qui est la science s’attachant à nommer les organismes vivants, est comme son sujet d’étude : vivante. Elle évolue au gré des avancées scientifiques et technologiques, et permet de cerner les liens et différences entre espèces. Les noms donnés aux espèces peuvent donc évoluer, au grand dam de nombre de naturalistes. Cet aspect est à considérer, notamment quand on consulte la littérature ancienne. Un exemple de changement de nom d’espèce générant des erreurs d’appellation dans les carnets de terrain et sur les bases de données en ligne est celui du Pic goertan. Dans le livre de Morel et Morel Les oiseaux de Sénégambie (1990), ainsi que dans le vieux Serle & Morel (1993) – pendant longtemps l’unique guide de terrain pour l’Afrique de l’Ouest – le Pic goertan est nommé Pic gris, qui réfère aujourd’hui à une espèce différente, bien plus rare et présente au Sénégal uniquement dans le nord du pays, anciennement nommée Petit Pic gris.

Les concepts de délimitation d’espèces se font et se défont au cours du temps, et à l’heure actuelle les recherches ne permettent pas encore de lever le voile sur les liens taxonomiques au sein de certains groupes, comme c’est le cas chez la Pie-grièche « grise » que l’on observe au Sénégal, tantôt rattachée à la Pie-grièche méridionale et tantôt rattachée à la Pie-grièche grise. Parfois appellée “Pie-grieche grise du désert”, ce groupe comprendrait alors au moins trois taxons présents dans le pays: elegansleucopygos et algeriensis.

Dans cet article nous listons tous les changements de noms effectifs depuis la parution de la deuxième version du guide Birds of Western Africa, et l’article sera mis à jour à chaque évolution taxonomique. La liste d’espèces proposée par l’International Ornithological Committee (IOC) sera prise comme référence principale ; c’est aussi celle que nous avons suivi pour établir la liste des oiseaux du Sénégal. Nous ne tenons pas compte dans cet article des évolutions taxonomiques n’amenant pas à un changement du nom d’espèce, tels que le changement d’orthographe des noms scientifiques ou les changements dans les rangs taxonomiques supérieurs au rang d’espèce (changement de famille).

Il faut savoir que la plupart des noms nouveaux ne sont pas issus de la découverte de nouvelles espèces, mais de la réévaluation du statut taxonomique d’espèces ou de groupes d’espèces grâce à l’utilisation d’outils et de techniques d’analyse génétique récentes. Le résultat de ces études est le plus souvent un split, qui est la reconnaissance de différentes espèces à partir de taxons avant considérées comme appartenant à une seule espèce. Sur la base de différences génétiques, morphologiques, accoustiques et/ou d’aire de répartition on aboutit alors à la description de nouvelles espèces. D’autres ajouts taxonomiques proviennent de l’étude d’espèces cryptiques, comme chez les drongos dernièrement. Des analyses génétiques ont permis de reconnaître un ensemble d’espèces différentes chez des espèces à large répartition montrant des variations morphologiques mineures d’une région à l’autre.

Si tout le monde s’accorde pour dire que le nombre actuel d’espèces reconnues en tant que telles est sous-estimé, certains chercheurs pensent même qu’il y aurait en réalité plus de 18’000 espèces distinctes, soit près du double du nombre actuellement établi. Des travaux récents (Fuchs et al. 2018) ont par exemple révélé que le Drongo brillant, espèce couramment observée dans les savanes ouvertes africaines, comprend un minimum de cinq espèces, et que le Drongo de Ludwig présent dans nos contrées est en fait une espèce bien distincte auparavant passée inaperçue.

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Glossy-backed Drongo / Drongo “brillant” (Dicrurus divaricatus), Ziguinchor, Jan. 2019 (B. Piot)

Les résultats de tels travaux scientifiques ne sont pas toujours reconnus par toutes les instances nationales et internationales en charge de la taxonomie et de la nomenclature, et certaines instances reconnaissent un plus grand nombre d’espèces que d’autres. Afin de se maintenir au courant des avancées récentes en termes de taxonomie, il est possible de consulter le site web de l’IOC qui résume biannuellement les résultats des travaux scientifiques dédiés.

Voici donc la liste des principaux changements taxonomiques à prendre en compte depuis la publication du Birds of Senegal and the Gambia (2012) :

Puffin de Macaronésie (Puffinus baroli) ⇒ splitté en deux espèces présentes au Sénégal : Puffin de Macaronésie – Barolo Shearwater (Puffinus baroli) et Puffin de Boyd – Boyd’s Shearwater (Puffinus boydi). Il n’y a pas si longtemps que cela, ces taxons étaient considérés comme faisant partie du “Petit Puffin” (P. assimilis).

Puffin cendré (Calonectris diomedea) ⇒ splitté en deux espèces présentes dans les eaux côtières du Sénégal : Puffin de Scopoli – Scopoli’s Shearwater (Calonectris diomedea) et Puffin cendré – Scopoli’s Shearwater (Calonectris borealis). Auparavant, même le Puffin du Cap-Vert faisait partie de C. diomedea. Nous avions résumé les principaux critères d’identification de ces trois puffins dans cet article.

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Scopoli’s Shearwater / Puffin de Scopoli, Ngor, Nov. 2017 (B. Piot)

 

Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo ssp lucidus) ⇒ Cormoran à poitrine blanche – White-breasted Cormorant (Phalacrocorax lucidus) ; à noter que le Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo) est également présent sur la liste Sénégal. Le rattachement de la sous-espèce maroccanus du nord-ouest de l’Afrique à l’une ou l’autre de ces deux espèces reste sujet à discussion.

Milan parasite (Milvus migrans ssp parasitus) ⇒ Milan d’Afrique – Yellow-billed Kite (Milvus aegyptius parasitus), appelé “Milan noir d’Egypte” sur observado.org ; le Milan noir (M. migrans) est présent en tant qu’hivernant. Ce split n’a pas été retenu par le HBW, contrairement à la plupart des autres références.

Autour tachiro (Accipiter tachiro) ⇒ Autour de Toussenel – Red-chested Goshawk (Accipiter toussenelii) ; en Afrique de l’Ouest c’est la ssp. macroscelides qui est présente.

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Red-chested Goshawk / Autour de Toussenel, Dindefelo Feb. 2018 (A. Barbalat)

 

Talève sultane (Porphyrio porphyrio) ⇒ Talève d’Afrique – African Swamphen (Porphyrio madagascariensis)

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African Swamphen / Talève d’Afrique, Technopole, Feb. 2018 (B. Piot)

 

Calao à bec rouge (Tockus erythrorhynchus) ⇒ Calao occidental (ou Calao de Kemp) – Western Red-billed Hornbill (Tockus kempi)

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Western Red-billed Hornbill / Calao occidental, Guereo, March 2016 (B. Piot)

 

Hirondelle rousseline: la sous-espece domicella élevée au rang d’espèce devient l’Hirondelle ouest-africaine – West African Swallow (Cecropis domicella), résidente dans le sud et l’ouest du pays. L’Hirondelle rousseline (C. daurica) est donc également visible au Sénégal en tant qu’hivernant et migrateur venu des régions méditerranéennes.

Traquet de Seebohm – Seebohm’s Wheatear/Black-throated Wheatear (Oenanthe seebohmi) : Traité comme espèce par HBW et d’autres auteurs mais pas (encore) par IOC, pour qui c’est encore une sous-espèce du Traquet motteux ; voir notre récent article traitant de l’identification puis du statut de ce taxon.

Traquet à ventre roux (Thamnolaea cinnamomeiventris) ⇒ Traquet couronné – White-crowned Cliff Chat (Thamnolaea coronata) ; ce traquet inféodé aux milieux rupestres du sud-est du Sénégal hérite d’un nom on ne peut moins adapté à son plumage, sa tête étant uniformément noire.

Hypolaïs obscure – Western Olivaceous [= Isabeline] Warbler (Iduna opaca) élevée au rang d’espèce et séparée de l’Hypolaïs pâle – Eastern Olivaceous Warbler (Iduna pallida) ; si la première est très commune au Sénégal, la ssp. reiseri de l’Hypolaïs pâle est un visiteur bien plus rare et encore assez méconnu.

Eastern Olivaceous Warbler / Hypolaïs pâle, Guereo, mars 2016 (B. Piot)

Fauvettes « passerinettes » splittées en 3 espèces, dont 2 sont sur la liste du Sénégal : Fauvette passerinette – Western Subalpine Warbler (Sylvia inornata) et Fauvette de Moltoni – Moltoni’s Warbler (Sylvia subalpina). Nous avions résumé les connaissances sur l’aire d’hivernage de cette dernière dans un article paru dans la revue Malimbus en 2017.

Cisticole roussâtre (Cisticola galactotes) ⇒ Cisticole du Nil – Winding Cisticola (Cisticola marginatus)

Camaroptère à tête grise (Camaroptera brachyura) ⇒ Camaroptère à dos gris – Grey-backed Camaroptera (Camaroptera brevicaudata)

Gobemouche méditerranéen – Mediterranean Flycatcher (Muscicapa tyrrhenica) splitté du Gobemouche gris (M. striata) et également présent au Sénégal. Les deux taxons sont très délicats à identifier sur le terrain, et ce split n’a pas été adopté par toutes les instances.

Gobemouche de l’Atlas – Atlas Pied Flycatcher (Ficedula speculigera) élevé au rang d’espèce; le Gobemouche noir est bien sur également présent en hiver.

Pie-grieche méridionale ssp elegans et leucopygos – Southern Grey Shrike (Lanius meridionalis) ⇒ Pie-grièche grise – Great Grey Shrike (Lanius excubitor), attention taxonomie très fluctuante et potentiellement amenée à évoluer : il paraît assez logique que les Pie-grièches “grises” d’Afrique du nord et du Sahel soient élevées au rang d’espèce, la Pie-grièche du désert.

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“Great” Grey Shrike / Pie-grieche “grise” ssp. elegans, Gandiolais, Dec. 2017 (B. Piot)

 

Pie-grièche isabelle (Lanius isabellinus) ⇒ splittée en 2 espèces, Pie-grièche du Turkestan – Red-tailed Shrike (Lanius phoenicuroides) et Pie-grièche isabelle – Isabelline Shrike (Lanius isabellinus), celle présente au Sénégal étant vraisemblablement la première.

Drongo brillant (Dicrurus adsimilis) ⇒ Dicrurus divaricatus (Glossy-backed Drongo, nom français pas encore connu; on pourrait logiquement retenir le nom d’origine donc Drongo brillant).

Drongo de Ludwig (Dicrurus ludwigii) ⇒ Drongo occidental – Western Square-tailed Drongo (Dicrurus occidentalis) – voir notre billet au sujet de ce taxon.

Bruant cannelle (Emberiza tahapisi) ⇒ Bruant d’Alexander – Gosling’s Bunting, parfois aussi appellé Grey-throated Bunting (Emberiza goslingi).

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Gosling’s Bunting / Bruant d’Alexander, Gamadji Sare, Jan. 2018 (B. Piot)

 

Plusieurs splits sont attendus dans le futur, notamment la séparation des populations africaines et américaines de la Sterne royale, le changement de statut de la sous-espèce africaine de l’Agrobate roux (Agrobate mineur, qui deviendrait alors Cercotrichas minor), la séparation entre le Tisserin à cou noir et le Tisserin pirate (Ploceus brachypterus), l’Amarante masqué splitté en trois taxons distincts (dans la sous-région, elle devient alors l’Amarante vineux, Lagnosticta vinacea). Et bien d’autres encore !

Sterne royale / Royal Tern ssp. albidorsalis, île aux oiseaux, delta du Saloum, mai 2012 (S. Cavaillès)

 

Affaire à suivre!

 

Simon & Bram

 

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And we’re off to a good start… with a new species for Senegal

New Year, New Birds! Apparently I found another new species to Senegal – needless to say that this resulted in a rather successful day out birding. Which left me wondering, rather pointlessly, how many country firsts have been found on the first day of the year.

Lac Rose

So I first went to Lac Rose, and more specifically the steppe to the NE of the lake as this area had produced a lot of good birds last winter, including three or even four Buff-breasted Sandpipers. I was keen to go back and see if any of the “specials” were around again this winter. One of the first birds I found in the short grass was Greater Short-toed Lark, so things were off to a good start.

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Greater Short-toed Lark / Alouette calandrelle

As I started walking on the far end of the steppe, I found a very pale wheatear: a textbook Isabelline Wheatear, just like last year in January.

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Isabelline Wheatear / Traquet isabelle

The same area held three Tawny Pipits and a few other birds, though not the hoped-for Temminck’s Coursers.

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Tawny Pipit / Pipit rousseline

Towards the end of my visit I came across this Southern Grey Shrike – cool bird, but a bit too flighty to allow for decent pictures.

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Southern Grey Shrike / Pie-grièche meridionale

Also around were several Kittlitz’s Plovers (+ Common Ringed and Kentish on the lake shores), at least four Quailfinches thus confirming the species’ presence in the Niayes IBA, a Black-headed Heron, Vieillot’s Barbet dueting in the distance, and so on.

Yene

Next up: the Yène-Tode lagoon. While on my previous visit, barely two weeks earlier (17/12), there was still a good amount of water, by now the lake has all but dried up: just a little trickle here and a small pool there, with just a handful of Black-winged Stilts, Spur-winged Lapwings, a lone Knot, Common Sandpiper and a few other waders. With all the waterbirds gone, I didn’t think I’d see much on this visit, but was soon proved to be very wrong!

Shortly after getting out the car, I located a small flock of Yellow Wagtails feeding on a green patch in what used to be the lagoon just a few weeks earlier. A pipit amidst the wagtails was either going to be a Tree or (more likely) a Red-throated Pipit, so I got the bird in the scope… and was a bit puzzled at first that it didn’t fit either species?! As I approached, it flew off and called a few times, confirming my suspicion: a Meadow Pipit!! It landed a hundred meters or so further in more dense vegetation. I knew this was a good species for the country and wanted to get better views and maybe even a few pictures (I didn’t quite realise it had never been confirmed in Senegal before!), so I went after it, flushed it and again heard the diagnostic hurried hiist-ist-ist-ist flight call. It returned to the original spot, and this time round I got really good views plus a few record shots:

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Meadow Pipit / Pipit farlouse

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Meadow Pipit / Pipit farlouse

Note the dense streaking on a pale buffy background with streaks clotting together on middle of breast, general lack of warm tones (as would be the case for Tree Pipit), fine bill with diffuse yellowish base, absence of clear pale lines on the mantle (as in Red-throated), the “gentle” expression with fairly pale lores, an indistinct supercilium and narrow-ish submoustachial (what a word!) stripe. The rump was clearly unstreaked (thus ruling out Red-throated Pipit) and while I didn’t manage any good pictures of the hind toe, it did appear quite long and pictures show it to be only moderately curved (ruling out Tree Pipit). These pipits are no easy birds to identify on plumage, but luckily the call is so typical and unlike any other pipit that it allowed for a safe ID while I was watching the bird, and I was lucky to get a few decent shots. A few people have asked me to provide more pictures, so here they are – all are originals without any editing except for cropping.

This bird was obviously in a fresh plumage, and can be aged as a first-winter bird based on the shape and colour of the median coverts: the ‘tooth’ on the dark centre with a clear white tip (Svensson 1992) is quite visible in the pictures.

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Meadow Pipit / Pipit farlouse

Meadow Pipit is of course a common species throughout much of Europe, be it as a breeding bird or on passage or as a winter visitor. Its non-breeding range covers western Europe and most of the Mediterranean Basin, extending along the Atlantic coast down to the Canary Islands and Morocco. In Mauritania it is considered to be scarce but regular, reaching as far as the Senegal river delta, more or less as shown on the map below (borrowed from xeno-canto). Surely it must occur at least irregularly in northern Senegal, given its status in nearby Mauritania?

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While relocating the Meadow Pipit, I also flushed no less than eight Red-throated Pipits as well as three Common Quails. Two Collared Pratincoles were hanging out by the last puddles; the Marsh Harriers and most of the Ospreys are now gone, but there were still at least two Short-toed Eagles in the area, with another two along the track back to Rufisque. Two Mosque Swallow were also around, while two Zebra Waxbills were rather unexpected, given that they’re not supposed to occur in the Dakar region (see last year’s post on the sighting of a group at Technopole). Tawny Pipit was another addition to the site’s ever-growing list.

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Collared Pratincole / Glaréole à collier

 

Technopole

Following a very successful morning yesterday at Technopole (Short-eared Owl! Iberian Chiffchaff! Jack Snipe!) I stopped by to have a closer look at the numerous waders, given that yesterday I’d forgotten my telescope at home… Nothing out of the ordinary to report today, just tons of waders, gulls (incl. two Mediterranean Gulls) and lots of Caspian Terns (+150, and now also 27 Greater Flamingos (nine were present yesterday). And I relocated the Iberian Chiffchaff quite easily as it’s singing regularly, and tends to keep to a single bush – more on this in another post.

 

Oh and happy new year!

 

bram

 

Le PNOD, le PNLB, la RNICS & la RNP en images

Si vous arrivez à déchiffrer les acronymes du titre, alors chapeau! Faute d’un meilleur intitulé pour ce billet, et faute de temps pour écrire un long article sur tout ce qu’on a pu voir ces huit derniers jours, je vous présente ici quelques images prises lors de notre virée dans le Djoudj (le PNOD – parc national des oiseaux du Djoudj), le PN de la Langue de Barbarie (PNLB), la réserve naturelle d’intérêt communautaire de la Somone (RNCIS), et la réserve de Popenguine (RNP). Huit jours a se ressourcer en pleine nature, en agréable compagnie de nos amis Jan, Maria, Kajsa et Marnix venus découvrir le Sénégal – le bonheur.

PNOD

A commencer par ces Courvites isabelles vus vers le Grand Mirador du PNOD, trouvés par l’excellent guide Vieux Ngom (qui en passant salue toute l’équipe de Genevois!), dans une atmosphère poussiéreuse comme je l’ai rarement vue. Les courvites aussi j’en avais rarement vus, même jamais en fait! Belle coche donc pour commencer les vacances de fin d’année, d’une espèce régulière dans le nord du pays mais qui jusqu’ici m’avait toujours échappée, ici comme ailleurs d’ailleurs.

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Cream-coloured Courser / Courvite isabelle

Voici pour vous faire une idée des conditions météo, qui se résument tout simplement en “vent + froid + sable + poussière”, mais que notre ami d’Ornithondar a très bien expliqué ici. Jamais eu aussi froid au Sénégal… A peine 15 degrés au petit matin… suffisamment peu pour justifier au moins trois couches pour sortir.

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Aussi vus dans le Djoudj, dans le désordre: les habituelles Grues couronnées, une ou deux Talèves d’Allen, deux couples d’Anserelles naines, Sarcelles d’hiverPie-grièches méridionales, Glaréoles à collier, Tarier d’Afrique, Prinia aquatiquePygargue vocifère, Fauvette orphée, Alouettes calandrelles, et j’en passe. (Pygmy-Goose, Common Teal, Southern Grey Shrike, Collared Pratincole, African Stonechat, River Prinia, African Fish Eagle, Orphean Warbler, Short-toed Lark). Par contre peu de canards et très mauvaise visibilité sur le Grand Lac, mais Jean-Louis et Maha ont tout de même eu quelques Sarcelles marbrées deux jours plus tard, tout comme l’Outarde arabe et plein d’autres choses (Marbled Teal, Arabian Bustard).

Mais aussi Loup africain, Phacochères à volonté, un Crocodile du Nil, et pas moins de trois Pythons de Seba pour le grand bonheur de tout le monde mais peut-être surtout pour mes amis Jean-Louis et Maha, à peine arrivés au Sénégal.

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Warthog / Phaco

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African Rock Python / Python de Seba

PNLB

Passons maintenant au PNLB, ou l’on a passe deux nuits dans notre lodge favori au Senegal: le Zebrabar, niche entre lagunes et ocean, un petit havre de paix qui invite à la relaxation et au far niente… si ce n’était pour tous les oiseaux qu’il y a à découvrir! Même le jour de Noël on ne chôme pas, bien au contraire: en fin de matinee je passe d’abord à la STEP de St. Louis qui comme toujours grouille d’oiseaux, dont le Prinia aquatique, la Rousserolle des canes, plusieurs centaines de Dendrocygnes veufs et fauves tout comme quelques Canards souchets, et une bonne diversité de limicoles (River Prinia, Greater Swamp Warbler, White-faced & Fulvous Whistling-Ducks, Northern Shoveler). Mais surtout, je tombe sur une belle surprise sous la forme d’une Marouette de Baillon que je lève en bordure du sentier entre les deux plans d’eau principaux. Et que j’aurai ensuite le plaisir d’observer et de photographier pendant plus d’une demie heure – quel bonheur! Seulement ma deuxième obs de l’espèce, mais bien meilleure que la première, il y a près de 10 ans aux Pays-Bas.

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Baillon’s Crake / Marouette de Baillon

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Baillon’s Crake / Marouette de Baillon

Au retour de la STEP, brève escale au bord de la piste qui mène au Niokobokk: une Pie-grièche mériodionale (ou doit-on dire Pie-grièche du désert maintenant? voir cet article sur Ornithondar). J’essaierai de revenir sur la question des (sous-)espèces en 2018…

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Southern Grey Shrike / Pie-grieche méridionale

En fin d’après-midi, je pars dans la plaine et la brousse derrière Mouit, là où j’avais eu entre autres Outarde de Savile, Coucou-geai, Oedicnème tacheté et cie. lors de mes précédentes visites. Parcourant la steppe à la recherche de fauvettes (le site me semble idéal pour la Fauvette à lunettes notamment) ou autres pipits, je tombe sur ce Hibou des marais – le sixième au moins depuis début novembre au Sénégal, confirmant ainsi le petit (?) afflux qui a visiblement lieu encore en ce moment. Combien passent inaperçus? J’ai donc une fois de plus dû mettre à jour l’article que j’y avais consacré il y a quelques semaines, avec l’image en plus et quelques obs supplémentaires (dont une de la lagune de Somone).

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Short-eared Owl / Hibou des marais

Ci-dessous le biotope:

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RNICS

Ensuite, après un crochet par Lompoul (Outarde de Savile, Oedicneme tacheté, Petit Moineau, Guêpier d’Orient et j’en passe; Savile’s Bustard, Spotted Thick-knee, Bush Petronia, Little Green Bee-eater), on pose les valises au Dalaal Diam près de la lagune de Somone.

Là, j’en profite pour retourner dans mon coin à Engoulevents à balanciers: rien vu! Ils ont dû repartir sous d’autres cieux. Curieusement, comme en octobre, une Bondrée (Honey Buzzard) me passe par-dessus la tête en filant vers le sud. Vu le plumage c’était un autre individu qu’en octobre, un jeune individu assez roux. Et à la place des Petits-ducs africains, cette fois ce sont au moins deux Chevêchettes perlées (Pearl-spotted Owlet) qui se font entendre de nuit (et parfois de jour) dans le jardin du lodge. Une Cigogne noire (Black Stork) survole le site, un Busard cendré chasse en bordure de la lagune, des centaines de Moineaux dorés du Soudan se mêlent aux Travailleurs a bec rouge et autres tisserins. Et curieusement toujours, je trouve deux Hypolaïs pâles (Eastern Olivaceous Warbler) non loin de la zone où j’avais déjà observé cette espèce peu connue en Sénégambie, en mars 2016. Hiverneraient-ils dans le secteur? Les deux oiseaux évoluaient ensemble et étaient peut-être en couple, à moins qu’il ne s’agisse de deux mâles se disputant un buisson stratégique… Quoiqu’il en soit, l’identification était relativement simple car les deux oiseaux hochaient activement la queue tout en ouvrant les ailes vers le bas, et la structure (notamment le bec plus fin) et les critères du plumage concordent; le chant semblait aussi assez différent de l’Hypolaïs obscure – je dois encore traiter et analyser les quelques prises de son, qui je l’espère ne seront pas trop affectés par le vent.

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Eastern Olivaceous Warbler / Hypolaïs pâle

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Eastern Olivaceous Warbler / Hypolaïs pâle

RNP

Point de photos de Popenguine à part un jeune Circaète Jean-le-Blanc (Short-toed Eagle) un peu flou, mais à signaler notamment neuf ou dix Hirondelles de rochers (Crag Martin), deux Monticoles bleus (Blue Rock Thrush), quelques discrets Bruants d’Alexander (Gosling’s Bunting), 4-5 Beaumarquets melba, 2-3 Sporopipes quadrillés (Speckle-fronted Weaver). Visite depuis Guéréo, hier matin 29/12. Au retour, on passe par le Lac Rose, ce qui permet d’ajouter le Goéland d’Audouin à la liste.

Voilà pour ce tour d’horizon, pas si rapide finalement.

Prochaine expédition: la moyenne vallée du fleuve, dans une semaine à peine. Avant cela, on va essayer de profiter des quelques jours de congés restants pour passer au Technopole, les steppes du Lac Rose ou encore la lagune de Yene.