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Technopole 29/4: Goélands dominicains & co.

Sortie dominicale de routine au Technopole avant-hier 29/4, avec comme presque toujours quelques observations intéressantes à la clé.

A commencer par ces trois Goélands dominicains (Kelp Gull), espèce rarement observée au Technopole et à Dakar de manière générale : en scannant un groupe de laridés essentiellement composé de Goélands d’Audouin (quelques 85 inds. en tout, un bel effectif pour le site; Audouin’s Gull), un oiseau costaud sort du lot et lorsque j’arrive à voir son bec massif, je peux confirmer qu’il s’agit bien de Larus dominicanus, pas de doute possible cette fois. Un individu adulte ou presque, de taille nettement supérieure aux quelques Goélands bruns (Lesser Black-backed Gull) dans le même groupe, au bec énorme, un manteau bien sombre, et des pattes grises très claires tirant vers le vert. L’iris sombre est conforme à la ssp. vetula (Goéland du Cap, Cape Gull). A côté de lui se tiennent deux immatures avec la même structure et des pattes de la même couleur que l’adulte, soit trois Dominicains en tout. Les deux jeunes ont un âge similaire, ayant un plumage de type “2e cycle”, donc dans ce cas précis ce seraient des oiseaux nés en 2016. A part la taille et la forme du bec, la couleur des pattes est diagnostique et permet de rapidement repérer l’espèce au milieu de groupes de Goélands bruns, qui ont des pattes jaunes (adultes et subadultes) ou roses (immatures). Les trois oiseaux sont visibles sur la photo ci-dessous.

Pour plus d’infos sur l’identification des Goélands dominicains, voir notamment cet article de Jiguet et al. paru dans Birding World (2002), et aussi ici pour ce qui est des oiseaux de premier cycle.

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Audouin’s, Lesser Black-backed & Kelp Gulls / Goélands d’Audouin, brun & dominicain

 

Clive Barlow et Tim Dodman se sont penchés sur la population ouest-africaine, dont le petit noyau se trouve dans le delta du Saloum où l’espèce niche de manière régulière depuis 1980 au moins, lorsqu’un couple présumé mixte G. dominicain x G. brun fut trouvé sur l’Ile aux Oiseaux. Par la suite, des nidifications par des couples purs sont prouvées dès 1983 par Erard et al. Quelques individus fréquentent régulièrement la Gambie et la Mauritanie, et s’y reproduisent parfois, peut-etre aussi en Guinée-Bissau? Et avec l’intérêt grandissant que portent les ornithos européens au Sahara occidental – ou Sahara atlantique marocain, selon quel point de vue politique on adopte! – l’espèce est vue plus ou moins régulièrement en très petits effectifs plus au nord sur le continent, et il y a même quelques observations récentes au Portugal et en France. Clive et Tim émettent l’hypothèse que notre petite population isolée soit établie par quelques oiseaux égarés depuis l’Afrique australe (Afrique du Sud / Namibie), et que cette population soit maintenant autonome sans qu’il n’y ait de mouvements réguliers entres les populations australes et celle d’Afrique de l’Ouest. Il y aurait ainsi entre 20 et 50 couples dans la région. Une étude génétique est en cours ou du moins est-elle prévue, sauf erreur.

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Kelp Gull / Goéland dominicain

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Kelp Gull / Goéland dominicain ad. & imm. (même oiseau que sur la photo précédente

 

En région dakaroise, ce goéland hautement côtier est assez régulièrement signalée par des observateurs de passage, mais je ne suis pas sûr que toutes les observations soient réellement fiables… D’après mes propres données de ces trois dernières années le Goéland dominicain est très peu fréquent. Cela dit, je ne suis pas un larophile et si je faisais plus attention à ce groupe difficile que sont les grands goélands, j’en verrais probablement plus souvent!

Ainsi, Niklas Holmström et collègues en signalent pas moins de 20 entre le 13 et le 27/10/03 devant Ngor, mais un seul entre le 3 et le 16/10/05. Une équipe danoise en compte même 57 en « en migration vers le sud » du 22 au 29/10/04 – vraiment étonnant vu que l’espèce n’est présente qu’en très faibles effectifs plus au nord, et qu’en plus ils ne signalent aucun Goéland brun alors que c’est l’espèce dominante à cette période. En 2010, on passe à des effectifs plus raisonnables me semble-t-il, avec trois individus entre le 30/9 et le 8/10 (R. Lebrun) et autant du 25 au 31/10/10 (P. Crouzier & co.). Plus récemment, un Goeland dominicain est rapporté le 24/2 de Ngor par un groupe de naturalistes belges.

Pour ma part, ma seule autre observation au Technopole datait du 6/8/17, d’un immature que j’avais identifié comme dominicain et dont je reprends une des photos floues ci-dessous (l’autre est ) – commentaires bienvenus! Puis avec Manuel en février dernier on a également soupçonné un dominicain, mais trop loin et pas de photos pour confirmer l’identité de l’oiseau. Idem les 11 et 30/8/17 lorsque des probables dominicains passent devant Ngor.

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Probable Kelp Gull / Goéland dominicain (6/8/17)

 

Autre observation intéressante, celle d’un probable Heron « pâle », la sous-espèce monicae du Héron cendré qui ne niche qu’au Banc d’Arguin et peut-être ailleurs sur les côtes en Mauritanie et que certains considèrent même comme une espèce à part entière (“Pallid” or “Mauritanian” Heron). L’aspect très clair était frappant, et malgré la distance on arrive à bien voir les petites stries noires, fines et courtes, sur le cou qui comme le reste des parties inferieures parait presque aussi blanc que la Grande Aigrette. Le manteau était d’un gris pâle à l’exception d’une tache plus sombre à « l’épaule ». Il y a juste le dessin de la tête qui peut sembler un peu top contrasté pour un monicae classique, mais en regardant de près les quelques photos d’oiseaux mauritaniens cela semble encore rentrer dans la normale pour cette sous-espèce. Pour compliquer la chose, il y aurait des oiseaux intermediaires, et peut-être que c’est donc aussi le cas pour notre oiseau du Technopole (visibement un adulte nuptial). Bien entendu je suis preneur d’autres avis!

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Grey Heron / Heron cendré ssp. monicae (?)

 

Il doit s’agir d’un des ardéidés les plus rares au monde, la population totale ne comptant que quelques milliers d’individus, avec une aire de répartition très restreinte. Si c’est bien un mauritanien, alors il s’agirait de ma première observation d’un oiseau manifestement rare à Dakar. Ces derniers mois il y a eu au moins deux autres observations dans la région : un le 13/2 au parc de Hann (Gottlieb Dandliker, Cyril Schönbächler; photo ci-dessous) et un le 24/2 aux Iles de la Madeleine (M. Demeulemeester et al.). Monicae est plus fréquente en hiver dans les zones côtières du nord du pays, notamment autour de la Langue de Barbarie et Saint-Louis, mais même là le taxon reste d’observation plutôt aléatoire. Les observations d’Ornithondar permettent d’en savoir plus sur le taxon dans le Bas-Delta, et de comparer les photos avec l’oiseau du Technopole: articles bien instructifs ici et .

Tout cela pour dire qu’en gros, aussi bien l’identification que le statut et la distribution au Sénégal restent encore à préciser! On trouvera quelques infos résumées sur la page dédiée au Héron cendré sur le site du groupe HeronConservation.

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Grey Heron / Heron cendré ssp. monicae, Parc de Hann 13/2/18 (G. Dandliker)

 

Troisième espèce inattendue, vue par chance alors que j’étais en train de quitter le site : six Bengalis zébrés (Zebra [Orange-breasted] Waxbill). Ce sympathique petits passereau avait été vu pour la première fois au Technopole en janvier-mars 2017, et depuis j’ai pu en voir également à Yène, plus précisément le 1er janvier dernier. On peut donc supposer que ce nicheur du Bas-Delta sénégalais et du Saloum soit un erratique plus ou moins régulier dans la région dakaroise.

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Zebra Waxbill / Bengali zébré

 

Pour le reste, il y a de nouveau un petit groupe de Flamants roses (10 ind.), les premiers poussins d’Echasses blanches – juste trois pour le moment, déjà vus le 21/4 – et plusieurs adultes en train de couver; également un poussin de Vanneau éperonné; quelques Bécasseaux variables et surtout une bonne présence de Sanderlings (+150) et de Sternes caugeks notamment; une Hirondelle de rivage retardataire; et toujours quelques Spatules blanches et d’Afrique (Greater Flamingo, Black-winged Stilt, Spur-winged Lapwing, Dunlin, Sanderling, Sandwich Tern, Sand Martin, Eurasian & African Spoonbill). Sinon assez peu de limicoles, la plupart des chevaliers, pluviers, combattants et autres bécasseaux étant de retour en Europe maintenant: on attend déjà leur retour, d’ici deux mois à peine pour les avant-coureurs. Par contre, il y a toujours autant de Bihoreaux gris: une bonne trentaine (Black-crowned Night-Heron).

Le Souimanga cuivré est vu à chaque sortie en ce moment, et la semaine passée il y avait également un superbe mâle de Souimanga éclatant, photo ci-dessous (Copper & Splendid Sunbird).

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Splendid Sunbird / Souimanga éclatant

 

 

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Un nouveau fou aux Iles de la Madeleine…

Les fous des Iles de la Madeleine, j’en avais déjà parlé ici, en décembre 2016, pour faire le point sur le statut du Fou brun dans la région. Ce superbe oiseau marin est, depuis, signalé quasiment lors de chaque sortie au “PNIM” et plus particulièrement entre octobre et mai, et on le voit de temps en temps passer ou pêcher devant Ngor. Pas encore d’indices probants de sa nidification, mais ce n’est peut-être qu’une question de temps… voir plus bas.

Cette fois, c’est d’un autre fou dont il s’agit, et pas de celui que vous pensez – des Fous de Bassan, il y en a plein qui passent l’hiver dans les eaux dakaroises, et en ce moment même on les voit facilement de part et d’autre de la péninsule, que ce soit à Ngor ou devant les Mamelles.

En effet, il s’avère qu’un fou photographié le 26 janvier dernier par un groupe d’ornithos canadiennes (équipe 100% féminine, c’est assez rare chez les ornithos pour le souligner!), était en fait un Fou à pieds rouges (Red-footed Booby), et non un Fou brun (Brown Booby) comme initialement identifié. C’est grâce à une remarque laissée par un utilisateur d’eBird ayant mis en doute l’identité (« semble avoir les pieds étonnamment rouges pour un Fou brun! »), que la donnée est passée dans la liste à valider sur eBird, liste que je scrute de temps en temps en tant que vérificateur pour le Sénégal.

Et effectivement, l’oiseau pris en photo montre bien un Fou à pieds rouges, un individu de forme sombre – et qui du coup ressemble pas mal au Fou brun (et dont un oiseau était présent le même jour). Il se tenait sur la fameuse balise rouge et blanche qui sert très souvent de reposoir au Fous bruns, situé un peu au nord-est des îles.

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Red-footed Booby / Fou à pieds rouges (D. Thériault)

 

L’identification est relativement facile ici, d’une part parce qu’on voit encore tout juste les pattes roses, d’autre part parce que le plumage est brun uniforme y compris sur le ventre, sans contraste (même flou) comme chez les Fous bruns immatures. De plus, le bec relativement court et peu épais pour un sulidé, avec une base rosée et un cercle orbital bleu, est typique pour l’espèce. Notre oiseau montre également un front légèrement bombé, alors que chez le Fou brun il n’y a quasiment pas de front: la base du bec épais est dans la prolongation directe de la calotte, rendant la tête moins rondouillarde que chez le brun.

L’âge par contre est moins facile à déterminer: très probablement un immature, car le bec n’est pas bleu mais plutôt gris sur fond rose et peut-être que la couleur des pattes (rose et non rouge vif) est également un signe d’immaturité.

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Red-footed Booby / Fou à pieds rouges (M. O’Neill)

 

A comparer maintenant avec le Fou brun immature : ci-dessous, un oiseau d’un voire deux ans, ici en avril 2017 en compagnie de deux adultes. Les critères le distinguant du Fou à pieds rouges de forme sombre sont notamment la couleur des pattes et du bec, le contraste entre d’une part le ventre plus clair et d’autre part la poitrine et le dessus sombres, ainsi que la coloration générale plus sombre et moins pâle que son cousin à pieds rouges.

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Brown Booby / Fou brun imm. (gauche) et adultes (avril 2017)

 

C’est seulement la deuxième donnée de l’espèce au Sénégal, donc c’est loin d’être anodin comme observation! La précédente date d’octobre 2016, lorsqu’un oiseau est observé au cours d’une sortie en mer en marge du PAOC, à une vingtaine de kilomètres au large de Yoff – les détails de cette première observation pour le pays seront publiés dans le prochain bulletin de l’African Bird Club, à paraitre en septembre et que l’on partagera en temps voulu (Moran N. et al., First record of Red-footed Booby Sula sula for Senegal, voir photo ci-dessous).

 

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Red-footed Booby / Fou à pieds rouges, oct. 2016 (B. van Gemerden)

 

Le Fou à pieds rouges est une espèce marine tropicale plutôt répandue, et est classée non menacée par l’UICN bien que la population globale soit considérée comme étant en déclin. Les colonies les plus proches se trouvent sur l’île d’Ascension dans l’Atlantique Sud et sur l’archipel Fernando de Noronha (NE du Brésil). Il hiverne sur des îles tropicales sur tous les océans, en gros entre les deux tropiques.

Jusqu’à récemment l’espèce était un visiteur rare aux Îles du Cap-Vert, mais en octobre 2016, au moins 17 individus étaient présents à Raso, puis en octobre 2017 apparemment une centaine!! Autant dire que c’est l’explosion des effectifs, même si aucune nidification certaine n’a été rapportée pour le moment – du moins pas à notre connaissance. On peut donc s’attendre à d’autres observations dans les eaux sénégalaises à l’avenir, et j’espère bien sûr le voir un jour passer devant le Calao ou encore au PNIM. [addendum du 17/5/18: ce matin j’ai eu la chance d’en voir deux en train de pêcher longuement devant Ngor, non loin du rivage! Je ne pensais pas que je verrais l’espèce aussi rapidement…]

Ailleurs dans la région, Sula sula a été vu devant les côtes mauritaniennes (au moins un en oct.-nov. 2012), et des individus ont été signalés aux iles Canaries, aux Açores, et à Madeire. L’espèce est très rare plus au nord, avec p.ex. tout juste deux observations en France (un sur le lac de Sainte-Croix dans les Alpes-de-Haute-Provence en juillet 2011, puis un en juin 2017 en Bretagne dans la colonie des Fous de Bassan des Sept-Iles – voir l’article sur Ornithomedia). Ou encore cet oiseau trouvé épuisé sur une plage de l’East Sussex en septembre 2016, le premier pour la Grande-Bretagne.

Je reviens encore brièvement sur les Fous bruns, car samedi dernier (14/4) lors d’une visite aux Iles de la Madeleine nous avons pu observer de nouveau au moins sept individus : cinq posés dans leur falaise habituelle des îles Lougnes¹ (trois adultes, un subadulte, et un jeune au plumage similaire à celui de la photo d’avril 2017), puis encore deux adultes sur la fameuse balise marine, en train de parader lorsque nous passons à côté en bateau… Situation très similaire voire identique donc à celle d’avril-mai 2017, et toujours aussi intriguante: à quand la première nidification de l’espèce? Ci-dessous encore une photo médiocre de quatre de ces oiseaux dans leur falaise, prise lors de notre visite la plus récente, pour vous donner une idée.

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Brown Booby / Fou brun (avril 2018)

 

Samedi dernier il restait encore quelques Fous de Bassan, deux Courlis corlieux et deux Balbuzards, mais sinon peu d’oiseaux sur l’île. Lors de la traversée depuis Soumbedioune on a pu voir un Océanite de Wilson passer tout près, un Labbe pomarin, et plusieurs sternes (Dougall, arctique, pierregarn, caugek, voyageuse et royale) ainsi que quelques Guifettes noires en migration active (Northern Gannet, Whimbrel, Osprey, Wilson’s Storm-Petrel, Pomarine Skua, Roseate, Arctic, Common, Sandwich, Lesser Crested, Royal & Black Terns). Et bien sûr les Phaétons à bec rouge, emblème du parc, dont la nidification bat encore son plein; on a d’ailleurs eu la chance de renconter l’experte Ngoné Diop en train de faire le suivi de la colonie, qui abriterait cette saison au moins 40-50 couples nicheurs (Red-billed-Tropicbird).

 

Merci aux observateurs tout d’abord: Hélène Gauthier, Marie O’Neill, Lorraine Plante, Diane Thériault. Et à Nick Moran et Barend van Gemerden pour avoir fourni les photos et la version finale de l’article sur la première observation sénégalaise. Et enfin, à tout seigneur tout honneur: c’est Brennan Mulrooney qui à signalé la donnée sur eBird, sans quoi elle aurait bien pu passer à travers les mailles du filet!

 

¹ Les îles Lougnes sont cees îlots rocheux inaccessibles faisant partie du parc national, photo ici.

 

 

Those Mystery Swifts: Horus, New to Senegal

(see also this Ornithondar post on the same topic, en Français!)

Back in January, when Frédéric Bacuez (Ornithondar), Filip Verroens and I visited the middle Senegal valley, we stayed the night at Gamadji Sare on the Doue river bank in the far north of the country. We had some really good birds here, such as Egyptian Plover, Red-throated Bee-eater, Fulvous Babbler, Cricket Warbler, and Seebohm’s and Isabelline Wheatears. We also encountered a flock of swifts which we initially took for White-rumped Swift as these had been reported from the Senegal valley before and since in Senegal this is the only swift with a white rump other than Little Swift.

However, something felt not quite right for this species, and luckily Frédéric was able to take a number of decent pictures – not an easy feat with these birds! Subsequent study of the pictures revealed that the birds did indeed not quite fit White-rumped Swift, and that they were something else… Frédéric was lucky to pay a second visit to the same site, in mid February, and despite very dusty conditions he obtained even better pictures. These provided a more definite clue to the identity of these mystery swifts, which we now feel confident are nothing less than HORUS SWIFTS!!!

2018 01 5, 14h38. Doué de Gamadji Saré. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_7122 (3)

Horus Swift / Martinet horus (© F. Bacuez) (1)

2018 01 5, 14h40. Doué de Gamadji Saré. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_7125 (3)

Horus Swift / Martinet horus (© F. Bacuez) (2)

 

Why do we get so excited about this one? It’s always exciting of course to find an addition to a country’s species list, but in this case we have a highly unexpected record since it comes down to a range extension of no less than 1,600 km, and because the species may even breed here. Plus, one can now safely assume that Horus Swift also occurs in Mauritania, Mali and Burkina Faso, and why not in northern Cote d’Ivoire and NE Guinea too (and for any WP listers out there: it may well make its way across the biogeographical border!). It also shows, once again, that there’s still so much to learn and to be discovered about birds in Senegal despite it being among the better explored countries in West Africa.

So far, the closest Horus Swift observations to Senegal were from Ghana, more precisely from Mole National Park and a few other locations in the NW of the country where they were first found in 2004, though it’s not clear whether these were incidental records of wanderers or whether the species is a resident here. It has also been recorded from SW Niger (‘W’ NP), several plateaux in Nigeria and the highlands in Cameroon, but only becomes relatively widespread in the highlands of East and Southern Africa.

HorusSwift_XC_map

Horus Swift range map from xeno-canto

 

On hindsight, the identification as Horus Swift is actually relatively straightforward, the key id features of Horus Swift being the following:

  • Broad rectangular white rump patch extending well onto the sides of the lower flank (not narrow and U-shaped as in White-rumped)
  • Moderately forked tail, intermediate in depth between Little and White-rumped Swifts
  • Absence of white trailing edge to secondaries (a feature that’s almost always present in White-rumped)
  • Overall structure and flight action closer to Little than White-rumped Swift, which is a slender bird with a graceful flight.

All of these are clearly visible on the pictures, some of which are shown below (merci Fred!). The option of a hybrid Little x White-rumped Swift was initially suggested, but all features fit Horus perfectly, and a hybrid would be slimmer with a smaller throat patch and some white edges to secondaries. Plus, it would be (near) impossible to have 18-20 hybrids together, without any pure birds. All swifts looked similar in the field, though pictures reveal that there may have been a Little Swift in the lot as well (picture here). A presumed hybrid was reported from Spain recently, see this eBird record. Our identification was confirmed by Gerald Driessens, illustrator of the reference guide to the swifts of the world.

2018 01 5, 16h17. Doué à Gamadji Saré. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_7133 (4)

Horus Swift / Martinet Horus (© F. Bacuez) (3)

2018 01 6, 8h40. Doué de Gamadji Saré. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_7362 (4)

Horus Swift / Martinet Horus (© F. Bacuez) (4)

 

The next three pictures are from February 12th, i.e. some five weeks later than our first observation when Frederic and Daniel Nussbaumer visited the site. Only a few birds were present, at least one of which showed a heavily worn plumage, see picture (6). Besides the shallow tail fork and large rump patch, the extensive white throat patch extending onto the upper breast is obvious here.

2018 02 12, 16h41. Doué. © Photo par Frédéric Bacuez,IMG_9557 (3)

Horus Swift / Martinet Horus (© F. Bacuez) (5)

2018 02 12, 16h28. Doué. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_9503 (3)

Horus Swift / Martinet Horus (© F. Bacuez) (6)

2018 02 12, 16h28. Doué. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_9506 (3)

Horus Swift / Martinet Horus (© F. Bacuez) (7)

 

Here’s a more detailed description, largely based on the ca. 50 pictures by Frédéric :

Structure: typical swift build with a body shaped like a fat cigar and long and pointy wings, and a moderately forked tail, the fork being about a third of the length of the outer rectrices when closed.

  • The wing shape resembled Little Swift much more than White-rumped, which has narrower wings. It often appeared to be fairly broad, particularly in the middle (inner primariers and outer secondaries). As can be seen on several of the images, the wing shape varied considerably throughout the birds’ flight action – for instance, compare pictures (3) and (4) which give very different impressions, and see also (8).
  • The tail always appeared to be broad throughout, never pointed as is often the case in caffer (1) & (2). When completely fanned out, the fork appeared very shallow, quite similar to House Martin (2). At times it disappeared nearly entirely, thus resembling Little Swift: compare (6) and (7), of the same bird taken at an interval of a few seconds.

Plumage

  • Overall very dark brown to black plumage except for the white throat, the very pale forehead extending to just above the eye (4), and the white rump;
  • The rectangular white rump patch (4) clearly extended onto the flanks and was thus visible from below, e.g. pictures (5) and (6).
  • The throat patch was similar to or larger than Little Swift, obviously extending onto the upper breast. Both features are nicely visible on (6) and to some extent on (1).
  • Several photographs clearly show the relatively contrasting underwing pattern, stemming from a combination of paler brown leading edge-coverts, dark lesser underwing coverts, again paler median coverts, and slightly darker greater coverts – see header picture and (3) and (6). In White-rumped Swift, the lesser and median coverts are all darker than the remainder of the underwing.
  • Upperwing entirely dark, without white trailing edge to secondaries. The latter appear slightly greyer or browner than the black mantle and scapulars (the “saddle”).

Voice: slightly lower-pitched trills than Little or White-rumped Swift; the short sound recording that I managed to obtain can be found here and contains two different calls, including a typical shrill swift call and a slower “twittering” of more melodious quality. It matches the recording by C. Chappuis quite well, both by ear and on sonogram, even if I find it hard to hear clear differences with some White-rumped Swift recordings (compare with e.g. this recording from Zambia). HBW describe the most common Horus call as a reedy trilled ”prrreeeeoo” or “prrreee-piu”. Of note is that until now, no recordings were available on xeno-canto or other online sound libraries.

Behaviour: the swifts were mostly feeding over the river and nearby banks, though usually remained above the water at various heights, occasionally flying right above the surface. They mostly remained in a loose flock, sometimes with 2-5 birds flying closely together and swooping close to the sand bank above which we were standing, sometimes calling in the process – a behaviour that’s indicative of breeding… The picture below shows two such birds “chasing” one another.

2018 01 6, 8h40. Doué de Gamadji Saré. © Photo par Frédéric Bacuez, IMG_7362 (3)

Horus Swift / Martinet Horus (© F. Bacuez) (8)

 

Below are a final few pictures from the January series:

 

Now compare with these pictures:

  • Horus Swift

Horus Swift / Martinet horus (© C. Cohen, on ABC website)

Horus Swift / Martinet horus (© S. Helming, on IBC website)

  • White-rumped Swift

White-rumped Swift / Martinet cafre (© S. Harvančík on IBC website)

White-rumped Swift / Martinet cafre (© H. Teichmann on IBC website)

 

The habitat in which we found these birds is also very much in line with what is to be expected from Horus Swift. Quite unlike most (all?) other swifts, the species breeds in “old burrows of bee-eaters, kingfishers and martins” (Borrow & Demey), i.e. typically in sandy banks along rivers – exactly the kind of place where we found these birds, which were seen “visiting” the Gamadji Sare cliff (approx. 6-8m at its tallest). Our swifts either rested on the cliff, or inside holes: at dawn on 6/1, several birds visibly left the river bank while the previous evening they were flying very close to or into the cliff, oftentimes calling (unfortunately, because we were positioned on top of the cliff, we could not confirm that they actually entered any nest holes). We estimated there to be about 18-20 birds on Jan. 6th, while the previous afternoon we saw just four.

It may thus even breed by the Doue river which likely has Pied Kingfisher and Blue-cheeked Bee-eaters, and possibly also Red-throated Bee-eater nesting here – something that we really ought to confirm in coming months (just before, during, or right after the rains?). White-rumped Swift typically breeds in disused swallow or Little Swift nests, though sometimes also “in crevices or on ledges within rock fissures or buildings” (Chantler & Driessens 1995). It may well breed at Popenguine for instance, where in September 2015 I saw two birds entering and leaving one of the World War II bunkers.

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The Doue river by Gamadje Sare

 

As I was typing this up, I started wondering why a rather unassuming little bird such as this one was named after one of the most significant ancient Egyptian deities. Well, I’m not quite sure! It was described in 1869 by German zoologist Theodor von Heuglin, who spent many years in north-east Africa in the mid-19th century. One can assume that he collected the type specimen in Sudan or especially in Ethiopia where Horus Swift is locally fairly common. And that Heuglin somehow must have been inspired by Horus, depicted as a falcon-headed man, when coming up with a name for this species.

 

Many thanks to François Baillon, Simon Cavaillès, David Cuenca, Ron Demey, Gerald Driessens, Miguel Lecoq, Carlos Sánchez and others who commented on the identification or provided reference material.

 

Bram & Frédéric (une co-production Senegal Wildlife & Ornithondar!)

 

References

  • Chantler, P. & Driessens, G. (1995) Swifts. A Guide to the Swifts and Treeswifts of the World. Pica Press.
  • Chantler, P. & Boesman, P. (2018). Horus Swift (Apus horus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona.

 

 

Identification of Kordofan Lark and Status in Senegal

Kordofan Lark (Mirafra cordofanica) is a poorly documented African lark species occurring in the Sahel. In West Africa it is known from Mauritania, Mali, Niger and Burkina Faso and its status in Senegal is considered to be that of a vagrant. A recent observation by a Belgian tour group led by Miguel Demeulemeester in March 2018 gives us a good opportunity to have a closer look at this species’ identification and its occurrence in Senegal.

Despite the quite broad range occupied by Kordofan Lark, which covers eight countries, it appears to be a highly localized resident. It is quite remarkable to note that there is not a single picture or video available on the Internet Bird Collection, nor are there any sound recordings on xeno-canto and other online sound libraries! It is probably the only bird species found in Senegal in that case. This is probably because the countries where the species is regular are not top birding destinations nowadays. A thorough internet search only takes you to a set of pictures taken in Niger by Tim Wacher, though it appears that these birds are actually Dunn’s Lark and not Kordofan as initially thought – see further down for a discussion of identification. The pictures taken by Jan Heip are therefore a very good contribution to the online presence of this scarce lark. As it turns out, they may well be the only pictures available online!

Kordofan Lark in Senegal

The first record of the species has been published by Morel & Roux (1962). Since this first observation a few more records have been added, which in most cases are not documented.

  • Collected or observed 4 or 5 times in grassland close to Richard Toll, April to June 1960 (Gérard Morel)
  • One close to Bakel, January 1983 (H. Schifter in Morel & Morel 1990)
  • At least one in the Richard Toll area, during a visit from 30 December 1993 to 5 January 1994 which “produced single records of Golden Nightjar, Little Grey Woodpecker and Kordofan Bushlark […] (per TG).” (Recent Reports, African Bird Club)
  • One record of a single bird NE of Louga (15°41´N, 16°7´W) on 30 July 2004, during North-South transects as part of a study on bird population densities along two precipitation gradients in Senegal and Niger (Petersen et al. 2007)
  • 4 individuals, Ndiaël, 4 December 2004 (Richard Cruse in Recent Reports, African Bird Club Bulletin)
  • 1 individual, southern part of Ndiaël, 14 February 2006 (Richard Cruse in Recent Reports, African Bird Club Bulletin)
  • One individual feeding close to Richard Toll, March 1st 2018 (Miguel Demeulemeester et al.)

There have been a couple of claims in the past years that refer to other lark species, and probably undisclosed genuine observations as well, as most observations of guided tours remain in notebooks. Most Kordofan Lark records from Senegal should be considered with care when they are not documented.

Kordofan Lark in surrounding countries

In Mali the species is reported as uncommon but widely distributed from 15°N to 23°N by B. Lamarche (1980), adding that the species undertakes local movements with evidence of breeding from May to July near Tombouctou. In mid-June 2004, several Kordofan Larks were in song in sand dunes south-west of Gao, where the spiky grass Schoenefeldia gracilis was dominant (Robert Dowsett & Francoise Lemaire; ABC Bulletin). Similarly, L. Fishpool recorded the song in June in NE Burkina Faso, by a bird “perched on a bush 2m above ground, on sandy soil (mainly of reddish tint)”. This recording was included in the legendary set of sound recordings of African birds by Claude Chappuis (2000).

For Mauritania the following information is given by Isenmann et al. (2010). The Kordofan Lark is thought to be a resident breeder in the Sahelian part of the country. Gee (1984) only found this lark 50-60 km north of Rosso where it was rather common and probably breeding (displaying and diversion behaviours). This location is close to the Senegalese border, and all observations of Kordofan Lark in northern Senegal most likely refer to birds breeding in this area, as there is not yet any evidence of breeding in Senegal. In fact, the species is so poorly known that its nest and eggs remain undescribed.

Identification

As written by Nik Borrow & Ron Demey in their reference bird guide, Kordofan Lark is a “small, pale sandy-rufous lark with stout whitish bill and distinctive tricoloured tail pattern (rufous, black and white). When fresh upperpart feathers fringed buff with narrow blackish subterminal crescents”. Its structure is rather similar to Singing Bush-Lark, but the plumage is noticeably different. The picture shows a head and breast pattern that nicely fits the plate in Borrow & Demey, with limited well-defined brownish streaking on the upper breast, sandy-brown head with paler supercilium and nape and a white throat patch extending below the ear coverts. The bird also shows a few fresh scapulars with a neat white fringe and a subterminal dark bar, typical of the species. Its bill also perfectly corresponds with the description given in the Handbook of the Birds of the World, describing the bill as “pale whitish horn, slightly darker tip and dorsal side of upper mandible“. The juvenile is said to have “broader pale feather fringes on back and wing-coverts, heavier dark spotting on breast“.

To sum up, the main characters to look at are the bicoloured bill, brown-rufous upperparts, pattern of fresh upperparts feathers, upperbreast streaking, pale supercilium and the tricoloured tail. These characters are a unique combination amongst larks from the desert.

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Kordofan Lark / Alouette du Kordofan (Jan Heip)

Kordofan Lark / Alouette du Kordofan (Jan Heip) – with a tick hooked to the rear crown

 

The group of birds photographed by Tim Wacher show a very pale plumage without breast streaking or contrasting upperparts, an entirely pale bill except for the tip, and no rufous tones in the plumage. At first sight the tail pattern (and length) fits Kordofan, but it lacks the rufous central tail feathers that should be obvious here, and which are clearly visible on the Richard Toll bird. The central tail feathers in the birds below appear more sandy brown than rufous/rusty. These birds also don’t show any white-tipped mantle feathers. As already suspected by Tim, the features shown by these birds thus correspond much more with Dunn’s rather than Kordofan Lark – including the tail pattern, which is quite similar to what can be seen here for example. It’s important to point out (thank you Tim!) that the tail of Dunn’s Lark can apparently also show a considerable variation in length, and that the white margins visible in the photos from Niger are not always evident (or present?).

We’re including the pictures here for comparison purposes, and also because Dunn’s Lark is likely to be found at some point in northern Senegal, given its nomadic habits and that it occurs not far over the border with Mauritania.

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Dunn’s Larks / Alouette de Dunn, Niger (Tim Wacher)

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Dunn’s Lark / Alouette de Dunn, Niger (Tim Wacher)

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Dunn’s Lark / Alouette de Dunn, Niger (Tim Wacher)

 

Beware also of the possible confusion with rusty females of Black-crowned Sparrow Lark, which can look superficially similar, but show a different tail pattern and proportions. The shorter tail and legs combined with a proportionally large head give a plump silhouette to the bird. Sparrow-larks are also smaller and more compact, and their upper breast is not streaked.

Black-crowned Sparrow Lark / Moinelette à front blanc f., Khelkom, Senegal (Jean-François Blanc)

 

The only other Mirafra species occuring in Senegal is the Singing Bush Lark Mirafra cantillans. This species is fairly common in dry savanna and grassland, and shares some characteristics with Kordofan Lark. The bill can be similarly coloured, the tail can appear tricoloured as well (though less obviously so, and less neatly separated, than in Kordofan – check out variations below) and upper breast is also streaked. In adult plumage the upperparts of Singing Bush Lark is scaly, identification is then straightforward. But in fresh plumage Kordofan Lark shows a scaly plumage as well, thus separating both species can become tricky.

Then what to look at? Global coloration of upperparts seems to be the clue, ground colour being cold sandy-brown for Singing Bush Lark and cinnamon-rufous for Kordofan Lark. Pay also attention to the fresh upperparts feather pattern, Kordofan Lark showing a clear dark subterminal band absent in Singing Bush Lark (this dark line remains on the photographed Kordofan Lark, which shows a fairly worn plumage; this detail is probably only visible at close range). Singing Bush Lark, at least in fresh plumage, typically has a more contrasted head pattern and appears more mottled overall, especially on the mantle and shoulders, with stronger breast streaking than Kordofan.

Singing Bush Lark / Alouette chanteuse, Lac Rose, Senegal (Bram Piot)

Singing Bush Lark / Alouette chanteuse, Richard-Toll, Senegal (Simon Cavaillès)

 

Obviously, much is still to be learnt about the various Sahelian larks, be it in terms of identification, status & distribution, or ecology!

 

A few references

Fishpool L., Oueda G. & Compaoré P. (2000). Kordofan Bush Lark Mirafra cordofanica and Desert Lark Ammomanes deserti, additions to the avifauna of Burkina Faso. Malimbus 22: 49-54.

Gee, J.P. (1984). The birds of Mauritania. Malimbus 6: 31-66.

Isenmann P., Benmergui M., Browne P., Ba A.D., Diagana C.H., Diawara Y. & El Abidine ould Sidaty Z. (2010). Birds of Mauritania – Oiseaux de Mauritanie. Société d’Etudes Ornithologiques de France, Paris, 408 p.

Lamarche B. (1980). Liste commentée des oiseaux du Mali. 2eme partie: Passereaux. Malimbus 3: 73-102.

Morel G., Roux, F. (1962). Données nouvelles sur l’avifaune du Sénégal. L’Oiseau et la Revue Française d’Ornithologie 32: 28-56.

Petersen B.S., Christensen K.D., Jensen F.P. (2007). Bird population densities along two precipitation gradients in Senegal and Niger. Malimbus 29: 101-121.

 

With thanks to Jean-Francois Blanc, Miguel Demeulemeester, Jan Heip, Tim Wacher.

 

Simon & Bram

Technopole update, Lac Rose & more

MediterraneanGull_Technopole_20180205_IMG_9041

Lots going on at Technopole at the moment, and hardly any time to write… pretty much as usual.

So here’s a quick update and a few pics, starting with some of the highlights:

  • The two obliging Buff-breasted Sandpipers are still present, seen each time in the area behind the fishermen’s cabin. The country’s 7th or 8th record, and also by far the longest staying birds.
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Buff-breasted Sandpiper / Becasseau rousset

  • This may be getting boring now and a bit of a déjà-vu, but yet again a Lesser Yellowlegs showed up in Dakar. This one was photographed on 8/2/18 by J. Dupuy and posted on observation.org; as far as I know this is the 8th record for Senegal and the third for Technopole (after singles in August 2015 and January 2016). Yesterday morning, a visit with French birders Gabriel and Etienne allowed us to relocate the bird, a very nice adult coming into breeding plumage:
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Lesser Yellowlegs / Chevalier a pattes jaunes

  • Almost just as good, and another first for Technopole (232 species on the list now), was this Common Shelduck – not totally unexpected given the small influx that took place this winter, but still a very good record and always nice to see this pretty duck showing up on my local patch. Unlike its name suggests, it’s definitely not common in Senegal, as there appear to be only about nine previous (published) records, two of which were also obtained this winter.
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Common Shelduck / Tadorne de Belon

  • Along the same lines, another scarce species showed up at Technopole recently, possibly still the same as the one I saw at the end of December: a Jack Snipe on 12 & 19/2. Only a few Garganeys are present at the moment, but Northern Shovelers are still numerous these days. At east three Eurasian Teal were with the preceding species (two males on 27/10, and a pair on 10/2).
  • Remember that influx of Short-eared Owls? Well it looks like it’s not finished yet, with the discovery of no less than seven (maybe even more!) Short-eared Owls roosting together, on 3/2, by Edgar and Jenny Ruiz (at least two birds were still in the same place on 18/2).

Switching categories now – ring reading! Even with such a diversity and sheer numbers of ducks, waders, terns, gulls to go through, we’re still paying attention to ringed birds. And making very modest contributions to our knowledge of migration strategies, survival rates, and much more – one bird at a time. Since the start of the year we’ve been able to read about 50 rings of more than 40 different birds, mostly Audouin’s, Lesser Black-backed and Slender-billed Gulls, but also a few more original species:

  • The flock of 170-180 Avocets that are still present contains at least two colour-ringed birds, both from SW Spain where they were ringed as chicks in… 2005! That’s nearly 13 years for both birds – a respectable age, though it seems that this species can live way longer that that: the record for a British (& Irish) Avocet is nearly 24 years (impressive… though not quite as much as a that 40-year old Oystercatcher!). Interestingly, “RV2” had already been seen at Technopole five years ago, by Simon, but no other sightings are known for this bird.
  • A few Black-tailed Godwits are still around though the majority has now moved on to the Iberian Peninsula from where they will continue to their breeding grounds in NW Europe. Reading rings has been difficult recently as birds tend to either feed in deeper water, or are simply too far to be read. This one below is “G2GCCP”, a first-winter bird that hatched last spring in The Netherlands and which will likely spend its first summer here in West Africa.  Note the overall pale plumage and plain underparts compared to the adult bird in the front, which has already started moulting into breeding plumage.
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Black-tailed Godwit / Barge a queue noire

  • Mediterranean Gulls are again relatively numerous this winter, with some 8-10 birds so far. As reported earlier, one bird was ringed: Green RV2L seen on 21 & 27/1, apparently the first French Med Gull to be recovered in Senegal.
  • The Caspian Tern “Yellow AV7” is probably a bird born in the Saloum delta in 2015 – awaiting details.
  • The regular Gull-billed Tern U83, ringed as a chick in 2009 in Cadiz province, seems to be pretty faithful to Technopole: after four sightings last winter, it’s again seen on most visits since the end of January.

A morning out to Lac Rose on 11/2 with visiting friends Cyril and Gottlieb was as always enjoyable, with lots of good birds around:

  • The first Temminck’s Courser of the morning was a bird flying over quite high, uttering its typical nasal trumpeting call. The next four were found a little further along, while yet another four birds were flushed almost from under the car, allowing for a few decent pictures:
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Temminck’s Courser / Courvite de Temminck

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Temminck’s Courser / Courvite de Temminck

  • The now expected Greater Short-toed Larks were not as numerous as last year, with a few dozen birds seen, sometimes side by side with Tawny Pipit. No Isabelline nor any Black-eared Wheatears this time round, but one of the Northern Wheatears was a real good fit for the leucorrhoa race from Greenland (& nearby Canada and Iceland).
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Greater Short-toed Lark / Alouette calandrelle

  • As usual, a few Singing Bush Larks were about, though not very active and as always quite difficult to get good views of as they often remain close to cover, even sheltering under bushes.
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Singing Bush Lark / Alouette chanteuse

  • Quite surprisingly, we saw lone Sand Martins (twice), a House Martin, and especially Red-rumped Swallow – the latter a long-awaited addition to my Senegal list. Already on the move, or are these hirundines overwintering in the area?
  • A final stop on the edge of the plain, where the steppe transitions into the dunes on one side and a seasonal pond (now dry) on the other. Here we found a couple of species that I’d seen in the same spot before, particularly two that have a pretty localised distribution in western Senegal it seems: Yellow-fronted Canary, and Splendid Sunbird. Also seen here were another Red-necked Falcon, Mottled Spinetail, Vieillot’s Barbet, etc.
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Splendid Sunbird / Souimanga eclatant

  • And plenty of gulls by the lake! First time I see this many gulls here, with at least 800 birds, mainly Audouin’s (ca. 350) and some 500 Lesser Black-backed Gulls. Lots of ringed birds of course, but most were too far and we didn’t take the time to go through the entire flock.

 

And elsewhere in Dakar…

  • A “Pallid HeronArdea (cinerea) monicae was found by Gottlieb and Cyril at Parc de Hann on 13/2 (but not relocated yesterday…). A rare Dakar record!
  • Seawatch sessions at Ngor continue to deliver good species, most notably good views of several European Storm-Petrels these past couple of weeks. Lots have been seen along the Petite Cote (Saly, Somone, Toubab Dialaw) recently, and especially at the Gambia river mouth where several dozen birds were counted.

 

 

Business as usual (enfin, presque) au Technopole… 21/1

Visite de routine du dimanche matin au Technopole, avant-hier avec Miguel.

Tout comme ces dernières semaines, il y a plein de monde sur notre hotspot urbain favori: très nombreux limicoles profitant des conditions de nourrissage idéales en ce moment, plusieurs centaines de canards dans la partie la plus profonde du plan d’eau central, un groupe de flamants, spatules, des pélicans des deux espèces, des centaines de laridés, etc. etc.

Janvier, c’est le mois du comptage international des oiseaux d’eau Wetlands, donc on s’est dits que ce serait intéressant de faire un décompte aussi complet que possible. Pas facile! Il y a des groupes d’oiseaux dans tous les sens, pour certains en partie cachés par la végétation et les îlots, et de surcroît tout ce monde bouge en continu, dérangés à tour de rôle par des rapaces (notamment un Busard des roseaux et un Faucon crécerelle), chiens et pêcheurs. On prend chacun quelques espèces ou on se partage la zone en secteurs afin de faciliter le dénombrement, qui nous occupera bien pendant plus de trois heures.

On commence par les plus faciles: cinquante-cinq Pélicans gris, trente-deux blancs  (Great White & Pink-backed Pelican), dix-neuf Spatules blanches (Eurasian Spoonbill), cinq Bihoreaux (Black-crowned Night-Heron), puis juste à côté au pied des palétuviers une Foulque (! Eurasian Coot), douze Flamants,… Les limis ensuite, avec l’Echasse blanche (Black-winged Stilt) en tête: 1’420 individus! J’avais estimé leur nombre à la louche, lors de mes précédentes visites, à 700-900 Echasses, mais n’avais jamais pris le temps de faire une comptage proprement dit. Effectif impressionnant!! Sur la photo ci-dessous il y en a à peu près 200…

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Black-winged Stilt / Echasse blanche

 

Toujours beaucoup de Pluviers argentés (min. 49) et d’Avocettes (107); au moins 18 Gavelots pâtres, 6-7 Petits Gravelots et 665 (!) Grands Gravelots. (Grey Plover, Avocet, Kittlitz’s, Little Ringed & Common Ringed Plover)

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Common Ringed Plover / Grand Gravelot

 

Environ 300 Barges à queue noire (Black-tailed Godwit), apparemment en légère augmentation par rapport au début du mois, avec plusieurs individus qui commencent à arborer leur livrée nuptiale. Pas moins de 830 Combattants variés (Ruff)… puis là tout d’un coup, devant nous, deux délicats limicoles surgissent de nulle part: des Bécasseaux roussets! (Buff-breasted Sandpiper!)

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Buff-breasted Sandpiper / Bécasseau rousset

Ils se laisseront bien observer même si leur comportement nerveux fait qu’ils sont difficiles à suivre et à photographier, courant rapidement sur la vase sans jamais s’arrêter. Ils se nourrissaient essentiellement sur la vase sèche en bordure des ilots enherbés, un peu derrière la cabane des pêcheurs. Nos deux yankees disparaissent aussi subitement qu’ils ne sont apparus, pour revenir d’un coup au même endroit un peu plus tard. Je suis d’ailleurs persuadé que lors de ma précédente visite j’ai vu passer un de ces oiseaux en vol: ne l’ayant vu que brièvement et l’oiseau ayant disparu loin au fond, je n’ai pas osé l’annoncer comme tel… donc j’étais bien content de pouvoir confirmer!

C’est la septième ou huitième donnée pour le pays, selon si on considère l’oiseau vu en janvier dernier au Lac Rose comme nouvel arrivant ou bien comme l’un des trois individus trouvés en décembre 2017. Petit résumé des précédentes observations ici.

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Buff-breasted Sandpiper / Bécasseau rousset

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Buff-breasted Sandpiper / Bécasseau rousset

 

On continue le comptage avec les bécasseaux: 75 Cocorlis, au moins 242 Minutes (sans doute bien plus!), et un minimum de huit Variables, une douzaine de Sanderlings, et enfin six Maubèches. Chez les chevaliers, le Sylvain est le plus nombreux (+40), suivi par les Aboyeurs, Stagnatiles, Gambettes, Guignettes et l’habituel Culblanc (ce dernier dans le même coin qu’une Rhynchée peinte, déjà vue la semaine précédente). (Curlew Sandpiper, Little Stint, Dunlin, Sanderling, Knot, Wood Sandpiper, Greenshank, Marsh Sandpiper, Redshank, Common Sandpiper, Green Sandpiper, Greater Painted-Snipe)

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Wood & Marsh Sandpiper / Chevalier sylvain & stagnatile

 

Maintenant au tour des mouettes, goélands et sternes – douze espèces en tout, essentiellement des Goélands railleurs (450) et bruns (près de 200; Slender-billed & Lesser Black-backed Gull). Avec comme souvent quelques trucs plus rares dans le tas: un Goéland leucophée (Yellow-legged Gull) adulte, quatre ou cinq Mouettes mélanocéphales (Mediterranean Gull), tous de premier hiver, dont un oiseau porte une bague verte avec inscription blanche! On arrive tout juste à la déchiffrer, RV2L. Cet oiseau bagué en tant que poussin en juillet 2017 sur l’ile de Noirmoutier (Vendée, France) fournirait du coup la première reprise de bague pour l’espèce au Sénégal. Un autre oiseau français avait déjà été contrôlé en Gambie en mars 2015, mais pour le reste il n’y a apparemment pas de reprises de Mouettes mélanocéphales en Afrique de l’Ouest. On est ici vraiment en limite de l’aire d’hivernage régulier donc très peu d’oiseaux sont vus au Sénégal, pour la plupart des individus dans leur premier hiver en région dakaroise. Cette espèce coloniale très étudiée en Europe – un peu comme les Goélands d’Audouin du bassin méditerranéen – cela devait arriver tôt ou tard qu’un oiseau bagué pointe le bout du bec chez nous.

On arrivera également à déchiffrer les bagues de deux Goélands railleurs, un Goéland d’Audouin, une Sterne hansel (U83, déjà vu l’hiver dernier) – tous espagnols – et une Barge à queue noire hollandaise. (colour-ringed Slender-billed & Audouin’s Gulls, Gull-billed Tern, Black-tailed Godwit)

Ensuite les canards, d’habitude faciles à compter au Technopole car ils sont rarement présents en nombre. Cette saison c’est différent: depuis octobre, on voit plus de Sarcelles d’été (Garganey) que ces dernières années, et depuis le début du mois il y a une quantité inhabituelle de Canards souchets (Northern Shoveler). En effet, on arrive à environ 420 souchets et 110 sarcelles – là aussi, de beaux effectifs pour le site! A mettre en relation avec le manque d’eau sur d’autres zones? J’allais presque oublier les Grèbes castagneux (Little Grebe), pour lesquels on fait encore péter le score: pas moins (et en fait plutôt plus) de 527 individus.

Apres tout cela, on en a enfin terminé avec les oiseaux d’eau, pour un bilan de plus de 6’000 individus de 61 espèces différentes. Qui dit mieux?

En plus des passereaux hivernants classiques – Bergeronnettes printanières, Pouillots véloces, Fauvettes passerinettes, Phragmites des joncs – il y avait ce matin aussi un Traquet motteux. (Yellow Wagtail, Common Chiffchaff, Western Subalpine Warbler, Sedge Warbler, Northern Wheatear)

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Yellow Wagtail / Bergeronnette printanière

 

Sinon bonne présence de l’Hirondelles de Guinée, avec une troupe considérable (+38!) qui évoluent au-dessus de la zone, et dont plusieurs individus semblent collecter de la boue pour le nid. Aussi quatre Toureterelles masquées, quelques Martinet des palmes et une petite troupe d’Erémomèles a dos vert, trois espèces assez rarement vues au Technopole. (Red-chested Swallow, Namaqua Dove, Palm Swift, Senegal Eremomela)

Terminons enfin avec une espèce très commune et généralement ignorée par les ornithos (moi en premier), alors qu’elle fait partie d’une des famille d’oiseaux les plus remarquables de la planète: les corvidés. Extrêmement intelligents, ces oiseaux sont connus pour leur esprit curieux, joueur et inventif – au point où il y a des espèces, comme le Corbeau calédonien qui détiendrait la palme des oiseaux les plus smart, fournissant l’un des très rares exemples d’animaux sachant fabriquer et utiliser des outils (avec des modeles variables d’une région à une autre! Et qui disait que “Culture” était un trait purement humain?). A ce sujet, je vous recommande vivement l’excellent The Genius of Birds par Jennifer Ackerman. Mais je divague… là, on observe le manège de deux Corbeaux pies posés non loin et qui semblent s’intéresser de près à un bout de plastique (?). Simple curiosité, envie de jouer, ou intérêt purement culinaire?

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Pied Crow / Corbeau pie

 

 

L’année ornithologique sénégalaise 2017 / Year in review

Comme cela semble une tradition chez les bloggeurs, je me suis pris au jeu de faire une petite revue de l’année 2017, ornithologiquement parlant bien sûr. On parlera évidemment des vraies raretés, mais aussi de l’exploration de quelques coins peu connus, des données de nidification et d’extension d’aire, et j’en passe. Pas facile en tout cas de résumer les points forts de ces douze derniers mois, non seulement parce qu’il y en a pas mal, mais aussi du fait que pour beaucoup d’espèces le statut réel au Sénégal reste encore à préciser: répartition, phénologie, statut et tendances. Difficile aussi de couvrir un pays entier quand on n’est que 3-4 ornithologues réellement actifs à y résider!! Il manque certainement des obs importantes dans ma synthèse – qui sera forcément incomplète – donc si vous avez des compléments ou des corrections je les ajoute volontiers.

D’abord les grosses raretés:

Ensuite, quelques autres migrateurs rares – Rare migrants:

  • Le Puffin majeur est vu à Ngor le 25/5 (2 inds.), une rare donnée “printanière”, alors qu’un passage important – et étonnant par la date – a lieu début décembre. Great Shearwater: two at Ngor on 25/5 were apparently the first May record, while a strong passage was noted early December. 
  • Un Grand Cormoran de la ssp. maroccanus était lui aussi à Ngor, sur les enrochements, les 2 et 15/12. Great Cormorant at Ngor in December. 
  • Plusieurs Bondrées apivores sont notées entre le 9/10 et le 5/11, avec un autre même à fin décembre, alors que c’est une espèce apparemment rarement vue, en tout cas dans l’ouest du pays: Dakar, Toubacouta, Guéréo/Somone et Popenguine. Several Honey Buzzards in October and early November between Dakar and the Saloum, with another bird at Somone in late December. 
  • Deux Aigles de Bonelli sont vus dans la région des Trois-Marigots en novembre-décembre, où un imm. était déjà présent en fevrier, confirmant ainsi la présence régulière en très petit nombre dans le nord-ouest du pays. Ornithondar continue avec les rapaces, sous la forme d’un Vautour percnoptère noté le 25/12, espèce qui a aussi vu des effectifs importants dans le Boundou en fin d’année. Two Bonelli’s Eagles and an Egyptian Vulture near Saint-Louis.
  • Deux petits rallidés peu vus au Senegal ensuite: la Marouette poussin surtout, trouvée à Boundou les 4-5/11, mais aussi celle de Baillon au Djoudj (7/2) à la STEP de Saint-Louis (25/12), qui pourraient bien concerner un hivernant ou un oiseau de passage et non un local. Two little marsh skulkers that are rarely reported from Senegal, though they are probably quite frequent on migration, are Little Crake at Boundou, and Baillon’s Crake near Saint-Louis.
  • Plusieurs espèces peu fréquentes dans la région de Dakar sont vues pour la première fois au Technopole: Goéland dominicain, Flamant nain, Phalarope à bec large, Bengali zebré, Souimanga pygmée, Rolle violet, Hibou des marais, Pouillot ibérique. Egalement un Bec-en-ciseaux le 4/6 et une Sarcelle d’hiver le 9/11, avec d’autres migrateurs peu fréquents comme le Goéland leucophée et la Bécassine sourde à l’appui. A number of scarce species in the Dakar region were reported for the first time from Technopole: Kelp Gull, Lesser Flamingo, Grey Phalarope, Zebra Waxbill, Pygmy Sunbird, Broad-billed Roller, Short-eared Owl, Iberian Chiffchaff. Also African Skimmer and a Eurasian Teal, while other uncommon migrants seen at the site include Jack Snipe, Yellow-legged Gull.
  • Le 29/10, un Blongios de Sturm est à la lagune de Yène, endroit par ailleurs très fréquenté cet automne par les canards et limicoles. A Dwarf Bittern, along with good numbers of ducks and waders, was seen at Yene lagoon.
  • Un Martinet à ventre blanc est vu le 13/10 à Boundou, et le 13/11 il y en avait deux à Popenguine, où jusqu’à neuf Hirondelles de rochers étaient présentes en novembre-décembre. Alpine Swift at Boundou and at Popenguine, where up to nine Crag Martins were seen in Nov.-Dec.
  • L’Hypolais pâle, un hivernant probablement régulier mais rarement détecté au Sénégal, était à Palmarin le 19/2, alors que deux oiseaux sont identifiés le 28/12 près de Guéréo (dans la même zone qu’en mars 2016 – une coïncidence?). Eastern Olivaceous Warbler – probably regular, but very rarely detected. One was at Palmarin on 19/2, while two birds were at Guereo (Somone) on 28/12 (where one was seen in the same area in March 2016 – a coincidence?)
  • Une Pie-grièche isabelle est signalée près de Gossas (vers Ouadiour) le 28/11. Isabelline Shrike near Gossas on 28/11. 
  • Un hybride Pie-grièche à tête rousse x écorcheur le 26/8 au Lac Tanma était une première non seulement pour le pays mais apparemment aussi pour le continent africain. Hybrid Woodchat x Red-backed Shrike at Lac Tanma, apparently a first such record for Africa.
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Baillon’s Crake / Marouette de Baillon

Woodchat x Red-backed Shrike / Pie-grieche a tete rousse x ecorcheur

Woodchat x Red-backed Shrike / Pie-grieche à tête rousse x ecorcheur

Quelques autres observations intéressantes: effectifs records, nouvelles donnes sur la répartition – Other sightings: record numbers and new range data

  • Parmi les autres “premières” pour la réserve naturelle communautaire du Boundou se trouvent bon nombre de migrateurs paléarctiques comme la Spatule blanche (Eur. Spoonbill) ou le Becasseau cocorli (Curlew Sandpiper) et même un Fuligule nyroca (4-5/11; Ferruginous Duck), mais aussi quelques africains, migrateurs (Blongios de Sturm, Least Bittern), erratiques (Courvite à ailes bronzées, Bronze-winged Courser) et résidents (Gladiateur de Blanchot, Grey-headed Bush-shrikeBruant à ventre jaune, Brown-rumped Bunting).
  • Le Puffin du Cap-Vert est présent en fin d’hiver au large de Dakar, comme d’habitude, mais un effectif important est noté le 18/4 lorsque pas moins de 5’500 oiseaux se nourrissent devant Ngor. Cape Verde Shearwater: a max. of ca. 5,500 birds were feeding off Ngor on 18/4.
  • L’observation d’un Phaéton à bec rouge adulte sur l’Ile aux Oiseaux de la Langue de Barbarie les 7-12/4 était pour le moins insolite. Red-billed Tropicbird on the Langue de Barbarie’s “Bird Island” on 7-12/4.
  • Un Ibis hagedash survole la maison aux Almadies, Dakar, le 23/8, alors que l’espèce semble toujours présente sur la Petite Côte avec plusieurs observations en octobre. Hadada Ibis: one on 23/8 flying over Almadies, Dakar, and several observations at Somone and Saly. 
  • Le Marabout d’Afrique est vu aux Trois-Marigots (14/4), soit dans une région du pays où l’espèce est maintenant très rare semble-t-il. Marabou Stork at Trois-Marigots. 
  • Un Aigle huppard adulte a survolé le Lac Tanma tout en criant, le 1/10, donc hors de son aire regulière dans le pays. A Long-crested Eagle flew over Lac Tanma while calling, away from its regular range in Senegal
  • L’effectif d’environ 300 Foulques macroules le 16/5 à Ross-Bethio (près du Djoudj) est surprenant à cette période de l’année. A Dakar, il y en a eu deux au Lac Mbeubeusse le 7/10 et autant à Yène-Todé les 21-29/10. Around 300 Eurasian Coots were at Ross-Bethio on 16/5, a high count especially at this time of the year; in the Dakar region, two records of two birds. 
  • Un Trogon narina est de nouveau observé dans la réserve naturelle de Dindéfello (16/2), soit le seul site d’où l’espèce est actuellement connue, suite à sa découverte en 2010. J’allais aussi ajouter deux Bulbuls à queue rousse signalés dans la forêt de galerie au même endroit (3/2) et publiés dans le Bulletin de l’ABC, mais à en lire le rapport de voyage des observateurs on constate que l’identification est loin d’être certaine. Narina’s Trogon was seen again at Dindéfello, the only site in Senegal where the species, which was first recorded here in 2010, occurs. Two Leafloves were reported from the gallery forest here, but it seems that identification is far from certain despite being published in the ABC Bulletin.
  • Le Moineau domestique est maintenant bien implanté à Tambacounda semble-t-il, et l’espèce est vue pour la première fois au Boundou: l’expansion continue! House Sparrow now well established in Tambacounda and reported for the first time at Boundou. 
  • A Lompoul, le Petit Moineau est vu début janvier puis de nouveau confirmé à la fin de l’année, avec plusieurs oiseaux dont des chanteurs, bouchant ainsi un trou dans l’aire de répartition connue. Bush Petronia was found early January and confirmed again at the end of the year, thus filling a gap in the known distribution range.
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Cape Verde Shearwater / Puffin du Cap-Vert

Quelques donnees de nidification intéressantes – Interesting breeding records:

  • Le Canard à bosse a de nouveau niché au Lac Tanma (f. avec 12 canetons le 1/10); le Dendrocygne veuf a niché au même endroit et à la lagune de Yène. Knob-billed Duck noted breeding again at Lac Tanma, where also White-faced Whistling Duck, which also bred at Yene. 
  • Pas encore de nidification, mais des observations intriguantes de plusieurs Fous bruns dont des couples visiblement formés et montrant un comportement territorial, aux Iles de la Madeleine en avril-mai surtout – à suivre! Au même endroit, 5-6 couples de Sternes bridées étaient présents en juinBrown Boobies showing signs of breeding behaviour (but no confirmed breeding) at Iles de la Madeleine, where 5-6 pairs of Bridled Tern were present in June.
  • La nidification de la Gallinule poule-d’eau est confirmée au Technopole, tout comme celle – déjà constatée dans le passé – de la Talève d’Afrique. Moorhen confirmed breeding at Technopole, where African Swamphen was also seen breeding once again. 
  • Les Echasses blanches ont eu une très bonne année au Technopole, alors que la nidification a été attestée de nouveau dans le Djoudj. Black-winged Stilts had a bumper year at Technopole, while breeding was noted in the Djoudj. 
  • Toujours pas de preuve de nidification (faute d’avoir investi le temps qu’il faudrait!), mais les Tourterelles turques du parc de Hann sont toujours présentes – avis aux amateurs! Still no proof of breeding, but the small population of Eurasian Collared Doves in Dakar is still around. 
  • Un jeune Coucou jacobin vu en octobre près de la Somone constitue une rare donnée de nidification certaine (voire la première?) pour le pays. Un autre juvenile est vu à Patako début novembre Jacobin Cuckoo fledgling near Somone. 
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Bridled Tern / Sterne bridee

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Jacobin Cuckoo / Coucou jacobin

Et enfin, parlons un peu des coins peu connus ou peu explorés – Little explored areas:

  • L’un de ces sites est la forêt de Pout près de Thiès, que nous avons visitée en juin (Circaète brun, Pintade de Numidie, Oedicnème tachard, etc.), et plus encore la forêt de Patako près de Toubacouta, explorée par Miguel en novembre.
  • En Casamance, nous avons pu faire des observations à Kolda en mai, avec observations entre autres du Grébifoulque et du Rale perlé, deux especes rarement notées en Casamance même si elles doivent y être régulières. Egalement en Casamance, on a pu voir des Faucons crécerellettes et un Busard pâle en migration active près de Cap-Skirring, alors qu’à Diembering on a pu confirmer p.ex. la présence de l’Apalis à gorge jaune (+ Phyllanthe capucin et quelques autres spécialités forestières à l’écoparc). Gabriel de son côté a pu visiter la région de Vélingara, avec notamment l’observation d’un Bihoreau à dos blanc. African Finfoot & White-spotted Flufftail at Kolda in Casamance. There appear to be very few, if any, recent records from Casamance even though the species is likely to be widespread. Also in Casamance: Cap Skirring – Lesser Kestrel and Pallid Harrier; ecoparc near Diembering: Yellow-throated Apalis, Capuchin Babbler, etc. Also a White-backed Night-Heron near Velingara. 
  • Quelques visites dans la steppe, les dunes et les niayes près du Lac Rose, trop peu visitées par les ornithos, ont produit des observations d’hivernants peu courants à cette latitude, comme l’Alouette calandrelle, le Traquet isabelle, ou encore le Traquet oreillard A few visits to the steppe, dunes and niayes near Lac Rose, rarely visited by birders, yielded several interesting records of winter visitors that are reputed to be mostly restricted to northern Senegal: Greater Short-toed Lark, Isabelline Wheatear, Black-eared Wheatear.
  • Enfin, en 2017 nous avons pu mener ce qui doit être le premier suivi systématique sur l’ensemble de la saison de migration d’automne des oiseaux de mer, devant Dakar. Les faits marquants comprennent notamment un effectif record de Mouettes de Sabine, un passage impressionnant de Puffins cendrés et de Scopoli, un Puffin de Boyd et un Puffin des Baléares, et bien plus encore – résumé complet iciLast but not least, in 2017 we conducted what was the first extensive seabird migration monitoring effort in Senegal (and more generally in West Africa it seems), with regular observations made from the mainland at Ngor between the end of July and the end of December. Highlights included a record number of Sabine’s Gulls, strong passage of Cory’s and Scopoli’s Shearwater, a Boyd’s Shearwater, a Balearic Shearwater, and much more. 
African Finfoot / Grebifoulque

African Finfoot / Grebifoulque

Que nous apportera 2018? Dans tous les cas, avec un nouvel ajout à la liste nationale des le 1er janvier, l’année a bien commencé!