The Dakar Vultures once again / Les vautours dakarois, une fois de plus

(version française en bas, sous les photos)

Short post today, simply to announce that last month a paper on our study on Dakar’s Hooded Vultures was published in Ostrich, the Journal of African Ornithology.

“The decline of an urban Hooded Vulture population in Dakar, Senegal, over 50 years” describes in more detail the findings that were presented at last year’s PAOC by lead author Wim Mullié, and is part of a special vultures issue of the journal. This allowed us to further refine our analyses and to dig a little deeper into the possible causes of the important decline – which even if they remain unconfirmed hypotheses, are likely to provide better insights into the species’ requirements in terms of feeding, nesting and roosting. And which hopefully will contribute to specific protection measures.

I’m pleased to announce that I can share the paper freely through this blog, hoping that it may be of interest to some of our readers: click HERE to download the PDF version of the article (2 MB); for those with less time I’ve copied the abstract here:

As in many West African cities, in Dakar Hooded Vultures Necrosyrtes monachus have always been characteristic urban scavengers. The recent decline of Hooded Vultures in other parts of Africa, mainly eastern Africa, has been the reason in 2015 for up-listing of its status by the IUCN in the Red List of Threatened Species to Critically Endangered. As the Hooded Vulture is still common in the Lower Casamance, Senegal, in the Western Region of The Gambia and in Guinea-Bissau, without clear signs of a recent decrease, a survey of its current status in Dakar was undertaken and compared with historical data over the past 50 years. A strong decrease of >85% was noted from 3 000 individuals in 1969 to 400 in 2016. This decline is on the high end of the decline noticed over much of its range but in striking contrast with the apparently stable populations along the West African coast more to the south (The Gambia to Guinea). Likely causes are (1) exponential urbanisation resulting in loss of feeding sites and reduced food availability, (2) increased poisoning of feral dogs with strychnine sulphate due to an upsurge of rabies and (3) increased disappearance of suitable trees for nesting and roosting.

Fred Bacuez kindly informed me that the paper was also referenced on the website of the Vulture Conservation Foundation, who highlight the importance of the Vulture Multi-Species Action Plan (MsAP), which “includes all African vulture species [and which] will hopefully be approved by all signatory states in the next Conference of the Parties this fall, and will then be a significant tool to address these massive poisoning incidents and therefore revert the continuing decline of African vultures.” This is much needed of course, but ultimately it will come down to implementing substantial conservation actions – a large part of which comes down to sensitising and educating local communities, and to adequate law enforcement to stop the trade in vulture parts.

 

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Hooded Vulture / Vautour charognard imm. aux Almadies

Hooded Vulture / Vautour charognard

Hooded Vulture / Vautour charognard ad. aux Almadies

 

Billet rapide (mais bilingue!) aujourd’hui, simplement pour annoncer la publication, le mois dernier, de l’article résultant de notre étude sur les Vautours charognards de Dakar, dans le journal d’ornithologie africaine Ostrich.

Intitulé “Déclin d’une population urbaine de Vautours charognards Necrosyrtes monachus sur 50 ans à Dakar, Sénégal”, l’article décrit de manière plus détaillée les résultats que Wim Mullié, l’auteur principal de l’article, avait déjà présentés lors du congrès d’ornithologie panafricain (le PAOC) l’an dernier, et fait partie d’un numéro spécial sur les vautours. Ceci nous a permis de creuser un peu plus les analyses et surtout les causes possibles du déclin important – qui même si elles restent à l’état d’hypothèses non confirmées, peuvent aider à mieux comprendre les besoins de l’espèce en matière de nourrissage, reproduction et reposoirs. Et qui, nous l’espérons, pourront contribuer à mettre en place des mesures de protection spécifiques.

J’ai le plaisir de partager l’article à travers ce blog, en espérant qu’il soit utile pour nos lecteurs: cliquez ICI pour télécharger la version PDF (2 MB); le résumé est repris ci-dessous pour ceux qui n’auraient pas le temps (ou l’envie!) de lire l’article entier:

A Dakar, comme dans de nombreux centres urbains de l’Afrique de l’Ouest, les Vautours Charognards Necrosyrtes monachus ont toujours été des charognards caractéristiques de ces villes. Le récent déclin des Vautours charognards dans d’autres parties de l’Afrique, principalement en Afrique de l’Est, a motivé, en 2015, son inscription sur la Liste rouge de l’UICN comme espèce menacée « En danger critique d’extinction ». Cependant le Vautour charognard est encore commun en Basse Casamance (Sénégal), dans la partie occidentale de la Gambie et en Guinée-Bissau sans indicateurs d’un déclin de sa population. Ainsi une enquête sur son statut actuel à Dakar a été menée afin d’effectuer une comparaison avec les données disponibles des 50 dernières années. Une forte baisse (>85%) a été notée de 3 000 individus en 1969 à 400 en 2016. Ce déclin correspond aux chutes des populations ailleurs en Afrique mais contraste avec les populations apparemment stables de la Gambie à la Guinée. Les causes probables de déclin sont (1) une urbanisation galopante entraînant une perte de sites d’alimentation et ene réduction de la disponibilité de nourriture, (2) une intoxication accrue de chiens sauvages avec du sulfate de strychnine due à une recrudescence de la rage et (3) une disparition accrue des arbres appropriés pour la nidification et le repos.

Fred Bacuez vient de m’informer que l’article a été mentionné sur le site web de la Vulture Conservation Foundation, qui soulignent l’importance du Vulture Multi-Species Action Plan (MsAP), qui “inclut toutes les espèces de vautours africains [et qui] sera, on l’espère, ratifié par tous les Etats signataires lors de la prochaine Conférence des Parties cet automne, et qui deviendra alors un outil important pour remédier aux incidents d’empoisonnements massifs en vue d’infléchir le déclin continu des vautours africains.” C’est très nécessaire bien sûr, mais à la fin du compte ce ne sont que des actions concrètes qui pourront aider nos vautours – ce qui revient en grande partie à la sensibilisation et à l’éducation des communautes locales, et à l’application effective des mesures légales pour mettre fin au commerce des parts de vautours.

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  1. La Garden Liste | Senegal Wildlife - September 20, 2017

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